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ISBN : B0014X930A
Éditeur : Hatier (30/11/-1)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
- Editions Hatier

- Connaissances de Lettres n° 12

- Imprimé 1er trimestre 1968

- Mise à jour par Jean Ehrard, professeur à la faculté des Lettres de Clermont-Ferrand.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   24 avril 2014
Je signalerai les Mémoires de Charles-Paul Hurault de l'Hôpital, seigneur de Bélesbat, comte de Beu, mort en 1706. Ses Mémoires furent présentés à Louis XIV entre 1690 et 1700. 
[...]
Il faut, y dit-il, abattre la puissance de Rome, en dénonçant les concordats, en restituant au roi le droit de nommer aux évêchés vacants, ainsi que cela se pratiquait avant le malheureux concordat de 1516; en brisant les ordres religieux «qui sont fort attachés à la Cour de Rome et exécutent aveuglément ce qu'elle leur ordonne», et qu'il rend responsables des factions de la Ligue, des révoltes du royaume contre les rois Henri III et Henri IV, et même l'assassinat de ces deux princes; en abolissant les résignations et provisions de la Cour de Rome : « Il est constant, dit-il, que le Pape n'aura plus alors nulle autorité en France. »
De la suppression des ordres religieux à la confiscation des biens d’Église, la distance était petite, et Bélesbat l'eut vite franchie. Afin de porter assistance « à tous les pauvres et malades du royaume », il prône la mainmise sur tous les ecclésiastiques. Il prétend d'ailleurs justifier cette mesure par une enquête historique « qui fera voir l'origine des biens d’Église ». Elle tient toute dans la générosité des rois, qui se trouvent ainsi fondés à reprendre, en un temps de misère, ce qu'ils avaient pu accorder en un temps de prospérité.

1703 - [Connaissance des lettres n° 12, p. 57/58]
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JcequejelisJcequejelis   13 avril 2014
Ce fut pendant ses premiers séjours à Paris qu'il fut admis aux réunions littéraires qui se tenaient chez un abbé italien, Oliva, bibliothécaire, du cardinal de Rohan à l'hôtel de Soubise. L'abbé était charmant, fort érudit et groupait dans son salon quelques hommes de lettres qui discutaient des ouvrages nouvellement parus. Montesquieu y était fort assidu. Il a raconté lui-même que l'intolérance du Père Tournemine le fit renoncer à cette société. Ce jésuite avait été le maître du jeune Arouet, avec qui il échangeait une correspondance pleine d'amitié. Le souvenir de Voltaire, qu'il n'a jamais aimé, fut-il pour quelque chose dans « le despotisme et les tracasseries » dont Montesquieu se plaint d'avoir été la victime ?

1688 - [Connaissance des lettres n° 12, p. 16]
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JcequejelisJcequejelis   20 avril 2014
C'est alors (durant la Régence) que les thèses les plus audacieuses se heurtent dans l'ombre des cabinets où l'on fait profession d'étudier la chose politique. De là datent les premiers essais d'une Académie des sciences politiques et morales, parfaitement constituées, ayant dressé le programme de ses travaux, dont plusieurs furent magistralement développés, mais à qui manqua la protection d'un Richelieu. Le club de l'Entresol fut, parmi bien d'autres, un centre d'activité politique dont nous ne connaissons pas encore toute la mystérieuse histoire. Comment Montesquieu en aurait-il ignoré l'existence et les travaux ?
[...]
De fortes personnalités réfugiées en France ou de passage à Paris font, au club de L'Entresol, des rapports remarquables. Grâce au marquis de Matignon, lord Bolingbroke est accueilli par l'abbé Alary...

1695 - [Connaissance des lettres n° 12, p. 47/8]
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JcequejelisJcequejelis   13 avril 2014
[Montesquieu] vivait simplement avec ses gens de La Brède, parlant leur patois, les accompagnant dans leurs travaux, chaussé de sabots de bois, couvert d'un bonnet de coton et vêtu si communément que ses visiteurs le prirent souvent pour un serviteur du château. Il avait, en effet, un grand amour de la petite patrie, de son château féodal, lourd et un peu triste, de ses grandes prairies et de ses vignobles dont il vendait la récolte à ses amis anglais.

1687 - [Connaissance des lettres n° 12, p. 24]
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