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ISBN : 2253069531
Éditeur : Le Livre de Poche (12/04/2017)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Huit ans avant sa mort, Olivier Goldsmith publie ce qui restera son seul roman : Le Vicaire de Wakefield. Le succès n’est pas au rendez-vous, il sera long à venir mais durable. Il existe déjà six traductions quand, en 1838, Charles Nodier entreprend la sienne.
Ce roman est une synthèse des sujets et des thèmes familiers aux grands romanciers anglais du XVIIIe siècle. De Fielding, il retient le picaresque mais accentue le comique, de Richardson, il rep... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
LePamplemousse
  08 mai 2017
Vous avez déjà lu tous les livres de Jane Austen et vous recherchez un roman très bien écrit, intelligent, sensible et caustique à la fois ?
Datant de 1766, cet unique roman d'Oliver Goldsmith est un petit bijou dans lequel le travail, la bonté et la gentillesse sont des valeurs mille fois plus reconnues que la renommée, la beauté ou la richesse.
Nous y suivons la famille d'un modeste vicaire qui va connaître bien des mésaventures et des revers en tout genre. Malgré son bon coeur et sa sagesse, de terribles malheurs et d'innombrables injustices vont s'abattre sur lui et sa famille.
Bien sur, tout cela sera finalement surmonté grâce à des concours de circonstances, des rencontres fortuites, des coïncidences etc...car ce pauvre homme est juste et droit et dans ce genre d'histoire, c'est forcément le bien qui triomphe au détriment des menteurs, des voleurs, des orgueilleux etc...
Comme plus tard dans les romans de Jane Austen, nous rencontrerons des jeunes gens avides de pouvoir, qui ne veulent que jouir des plaisirs de la vie sans respecter autrui, qui déshonorent les jeunes filles pures et innocentes, qui ridiculisent les braves et qui dépouillent les honnêtes gens.
Mais la morale et la justice sont bien sûr les plus fortes dans ce combat entre le bien et le mal, et les méchants en prennent pour leur grades au passage.
J'ai beaucoup aimé ce roman sarcastique au charme suranné.
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Commenter  J’apprécie          290
mjaubrycoin
  12 mai 2017

Ce livre d'Oliver Goldsmith fut pour moi une totale découverte car ce roman qui a bien l'allure d'un roman victorien, a en fait été écrit plus d'un siècle avant soit en 1766. Cette fable sympathique m'a immédiatement fait penser à l'histoire biblique de Job qui était bien entendu présente à l'esprit de tous les contemporains.
Le révérend Primrose qui vit heureux et dans l'aisance au sein d'une famille unie, est successivement accablé par tous les malheurs du monde. Il perd sa fortune, son fils ainé court les routes du vaste monde sans y trouver sa place, sa fille est séduite et abandonnée par un noble sans scrupules, sa maison brûle et pour finir il connait la prison pour dettes (qui n'avait rien à envier à cette époque à celle que Dickens nous a décrite plus tard dans son roman "La petite Dorrit").
Ce livre traite bien sûr des thèmes à la mode à toute époque (les risques que l'amour peut faire courir aux jeunes femmes trop confiantes, les revers de fortune, les faux semblants) et les mésaventures des personnages, narrées avec une réjouissante ironie parfois, en font une lecture distrayante .
Malgré toutes les épreuves qui le frappent, le révérend Primrose ne perd jamais la foi et fait face courageusement avec ce que l'on peut toutefois qualifier de suffisance orgueilleuse. S'érigeant en modèle au sein de sa famille, il ne fait pas preuve d'une grande tolérance pour les écarts des autres et s'il pardonne à sa fille, c'est parce que les malheurs de cette dernière et sa repentance , lui permettent de le faire sans perdre la face. Il va même jusqu'à prêcher au milieu des détenus qui l'entourent lors de son incarcération, les faisant profiter de leçons de morales censées améliorer leur nature foncièrement perverse.
Au delà de ces aspects qui peuvent agacer le lecteur, et qu'il faut replacer dans un contexte historique donné ce qui les rend plus compréhensibles, il convient de relever les analyses livrées par l'auteur qui sont parfois d'une grande modernité, notamment les développements consacrés à la politique pénale et qui peuvent annoncer le développement de la critique sociale et des lumières de la fin du 18ème siècle.
Le roman se termine de façon heureuse avec nos héros sauvés pas un "deus ex machina", ce qui l'inscrit dans la catégorie des contes philosophiques et évoque le célèbre "Candide" voltairien bien qu'il soit très en deçà en ce qui concerne la critique sociale et religieuse (totalement absente chez Goldsmith).
Pour manier l'anachronisme de façon assumée, je dirai que voici un roman "feel good" qui a dû connaitre un beau succès lors de sa sortie en faisant les délices des lectrices en mal de divertissement.
Pour découvrir la littérature de cette période, il est quand même préférable de relire Henry Fielding et son inoubliable "Tom Jones".
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Patoche
  25 avril 2017
Très plaisant à lire pour qui aime la littérature victorienne ; "Le curé de Wakefield" est en effet plus ancien, et permet de mesurer la modernité de Jane Austen, Anthony Trollope, des soeurs Brontë, Charles Dickens ...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   15 avril 2018
La petite république à laquelle je donnai des lois obéissait aux règles suivantes : au lever du soleil nous nous réunissions tous dans la salle commune, le feu ayant été préalablement allumé par la domestique. Après nous être salués avec toute la gravité requise (car j’ai toujours considéré comme souhaitable de maintenir des formes inhérentes à une bonne éducation, sans lesquelles la liberté finit toujours par détruire l’amitié), tous nous nous inclinions pour manifester notre gratitude envers l’Être qui nous gratifiait d’un jour de plus. Ce devoir accompli, mon fils et moi vaquions au-dehors à nos occupations habituelles, tandis que ma femme et mes filles s’employaient à préparer le petit déjeuner, qui était toujours prêt à heure fixe. J’accordais une demi-heure de liberté pour ce repas – et une heure pour diner -, temps passé par ma femme et mes filles à s’amuser innocemment, tandis que mon fils et moi nous engagions dans des discussions philosophiques.
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cecilitcecilit   09 février 2018
Je m'efforçai d'être de bonne humeur, mais jusqu'à maintenant la bonne humeur n'a jamais été obtenue par un effort de volonté qui en soi est pénible.
Commenter  J’apprécie          40
DanieljeanDanieljean   29 novembre 2015
J'ai vu que, dans tout le pays, la richesse était un nom qui remplace celui de liberté, et qu'il n'y a pas d'homme si ami de la liberté qui ne voulût soumettre la volonté de quelques individus à la sienne.
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DanieljeanDanieljean   29 novembre 2015
La religion présente à l'homme heureux une continuité de bonheur ; au malheureux, un changement de misère en bonheur.
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ElidoreElidore   24 mai 2017
Si nous jetons un coup d’œil sur notre passé, il nous paraît très bref, et quoi que nous pensions du reste de notre existence, il nous semble encore plus court car, à mesure que nous vieillissons, les jours nous donnent l'impression de raccourcir et notre familiarité avec le temps toujours abrège notre perception de la durée.
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