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ISBN : 2756039470
Éditeur : Delcourt (06/03/2013)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 10 notes)
Résumé :
De retour, le Goon est horrifié de voir ce qu'est devenue sa ville. À peine éloigné, voilà que tout part à vaul'eau ! Les pestiférés ont pris possession des rues, et ceux qui auparavant se terraient à son approche font à présent la loi. Il va falloir frapper un bon coup pour remettre de l'ordre. Et c'est avec l'aide de son pote de toujours, Franky, que le Goon fait le ménage, et ça... déménage !
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Presence
  17 février 2015
Ce tome fait suite à Calamité de conscience. Il contient les épisodes 34 à 37, ainsi que l'épisode spécial "The Goon's on vacation" et l'histoire courte "An irish wake" (8 pages), parus en 2011.
Épisode 34 - Goon et Franky se heurtent à des vampires qui scintillent (avec de beaux abdominaux), et la pension McGreg pour enfants abandonnés accueille une nouvelle pensionnaire. Épisode 35 - Au détour d'une route de cambrousse, Goon et Franky atterrissent dans un cirque (ou plutôt une foire aux monstres) qui maltraitent ses clients. Épisode 36 - Roxy DLite (une reine du burlesque) et Abercrombie débarquent en ville pour relancer la boîte de striptease ; Franky est sous le charme de DLice. Épisode 37 - Goon prend parti pour le syndicat des ouvrières de l'usine de textile. "The Goon's on vacation" - Quelqu'un a chapardé les saucisses de Franky pour le barbecue et un hippie incarnant un double album en public de Supertramp vient donner son avis ; évidemment tout se termine avec des zombies. "An irish wake" - le cadavre d'un mari repose sur l'une des tables du bar que fréquente Goon quand un goblin vient le réclamer.
Avec ces épisodes, Eric Powell fait une pause dans sa narration au long cours pour revenir à des histoires racontées en 1 seul épisode. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a conservé toute sa verve et son second degré, avec une bonne dose de provocation politiquement incorrecte. Goon a toujours aussi peu de patience pour tous les abrutis qui lui font perdre son temps (avec une mention spéciale pour les vampires un peu trop bellâtres qui pourraient faire penser à Twilight). Ces histoires permettent au lecteur de le retrouver dans son rôle de début de série : truand & cogneur. Powell a toujours le sens de la dérision, du bourre-pif, de la veulerie et de la défense des cas sociaux et autres marginaux. Il ne se contente pas de jouer sur un humour mêlant monstres trop bêtes pour être effrayants, et personnages principaux à qui on ne la fait pas. Dans ces épisodes, il aborde aussi la manipulation (à l'américaine) des syndicats par la pègre, mais également l'inhumanité du capitalisme sauvage dans toute son horreur. En inversant le schéma habituel des monstres de foire, il provoque son lecteur l'obligeant à réfléchir à ses valeurs, et à sa conception de la normalité. Roxy DLice est irrésistible dans son usage éhonté de sa beauté et de ses charmes, Franky est irrésistible dans son comportement imbécile dicté par ses hormones. Powell raille aussi bien le comportement de la femme fatale et vénale, que celui du mec viril mené par le bout du nez parce qu'il pense avec ce qu'il a entre les jambes.
Et bien sûr les illustrations sont un délice exceptionnel pour les pupilles. Impossible de ne pas ricaner bêtement devant le groupe de vampires scintillants. Difficile de résister au second degré kitch des 5 enfants sales et amochés couchés dans le même lit, inquiets devant une jeune fille propre sur elle en train de les regarder fixement. Eric Powell est déchaîné ; il fait rire avec les crimes barbares, il se moque des infirmes (un cul-de-jatte irrésistible), Il affuble des femmes avec un corps à se damner d'expressions veules et bêtes. Il s'approprie avec maestria les codes des pulps, pour mettre en scène des gros durs évoluant dans une Amérique fantasmée, au milieu d'individus déformés et de belles pépées. Il passe sans coup férir d'un humour grotesque et crade, à une scène dramatique et organique. Il utilise un homme tronc comme chair à canon, pour ensuite décrire l'horreur d'une vieille dame digne exploitée comme ouvrière dans un atelier de tissage. Les images racontent à elles seules les deux tiers, si ce n'est les trois quarts de l'histoire.
Eric Powell sait tout dessiner en mariant un premier degré balancé en pleine face du lecteur, et un second degré railleur et pas dupe. le lecteur est à la fois subjugué par Goon en chemise hawaïenne, pataugeant dans la boue du marais, les poings fermés et l'ombre de sa casquette lui mangeant le haut du visage. Et il est à la fois souriant devant cette image improbable d'un gros dur implacable, massif, improbable, l'image même de la force virile que rien n'arrête et totalement impossible dans cette chemise, avec un gugusse (Franky) tout droit échappé d'un dessin animé humoristique. À la fois il s'agit d'une image mettant en valeur la force inéluctable de Goon, à la fois c'est une parodie se moquant des clichés du genre. Loin de se neutraliser, ces 2 niveaux de lecture se renforcent, augmentant ainsi le plaisir de lecture. À nouveau ses illustrations bénéficient de la mise en couleurs sophistiquées et discrètes de Dave Stewart, un orfèvre en la matière.
Avec ce tome composé de 6 histoires indépendantes, Eric Powell rappelle au lecteur qu'il est le maître dans le pastiche des histoires de truands, tout en racontant une histoire prenante et captivante. Il régale le lecteur de personnages truculents, plus grands que nature, irrésistibles, tout en donnant son point de vue sur des horreurs de notre société ou de la condition humaine.
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bdelhausse
  05 avril 2019
Enormément de clins d'oeil et de contenu parodique dans ce 10è tome des aventures du Goon. Enfin, dirais-je... Car cela fait un petit moment que l'humour rase-mottes de Franky et le punch du Goon me manquaient. Eric Powell s'est amusé, clairement, et j'en suis fort aise.
On démarre par un quintet de vampires scintillants... façon Twilight, qui sont expédiés rapidement par l'homme à la casquette. Avec une vieillarde qui dit "je suis bien plus virile que ces CENSURE étincelants"... Ensuite, on a l'orphelinat de la mère McGregor et un épisode tout à fait "normal" du Goon avec une jeune adolescente qui se révèle être un monstre hideux.
Les 4 histoires qui suivent m'ont tout particulièrement plu. Une sur un cirque bourré de freaks, et qui évoque clairement le classique de Todd Browning du même nom. le corps dépourvu de membres de la dernière page de l'histoire évoque clairement un personnage du film. Histoire suivante: Franky tombe amoureux dans un hommage aux films des années 30-40, à mon avis, avec du burlesque et des filles en vestes d'uniforme portées sur des porte-jarretelles. le tout est bien galbé comme Eric Powell sait le faire.
L'histoire suivante est un drame social avec l'incendie d'une manufacture textile où vont périr plusieurs dizaines d'ouvrières. le clin d'oeil est magnifique, le Goon n'apparaissant qu'assez peu lorsque les rescapées viennent demander la protection du syndicat dirigé par le Goon. Autre coup de coeur pour l'histoire suivante: le Goon prend des vacances et le voir latter du monstre vêtu de sa chemise Hawaï m'a bien fait rigoler, sans compter les références musicales disséminées dans le récit.
OK, ce n'est pas de la dentelle de Calais ou de Bruges, mais c'est hyper bien vu et superbement dessiné (bien qu'Eric Powell ne se foule plus trop dans la mise en page).
Par ailleurs, il est assez clair qu'Eric Powell multiplie les hommages à des proches/amis, car plusieurs personnages ont des tronches de caricature. A l'occasion, je creuserai un peu plus profondément afin de connaître le fin mot de l'histoire.
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darko
  29 mars 2013
Je n'ai pas du tout aimé ce tome, pourtant j'ai adoré les premières aventures du Goon.
J'ai trouvé que tout y était poussif, grossier. Je n'ai pas souri, j'ai plutôt poussé des soupirs excédés.
Je ne suis pas sure de continué l'aventure...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
NicolasFJNicolasFJ   22 mars 2013
- Je ne me souviens plus de la dernière fois que j'ai pu m'asseoir et lire un bouquin.
- Je ne savais même pas que tu savais lire !
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bdelhaussebdelhausse   05 avril 2019
Qui a besoin de super pouvoirs quand on a un fusil à double canon, sale renifleur d'étrons ! ! (p.126)
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bdelhaussebdelhausse   05 avril 2019
Fais dodo, clodo mon p'tit père ! Fais dodo, t'auras du tord-boyaux ! Môman est en haut, avec un couteau ! Pôpa est en bas, avec un coutelas ! (p.118)
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bdelhaussebdelhausse   05 avril 2019
Et ces pas des meurtres non plus, gros singe. C'est de la vengeance, 'Y a une différence, tu sais. (p.42)
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bdelhaussebdelhausse   05 avril 2019
Elle est ignoble, sournoise, menteuse, manipulatrice, cupide et elle a un super cul ! (p.71)
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Bande Annonce du comics "Bêtes de Somme" Scénario : Evan Dorkin Dessin : Jill Thompson En librairie le 6 juin 2012 aux Éditions Delcourt
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