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Minos Hubert (Traducteur)
ISBN : 2702138748
Éditeur : Calmann-Lévy (13/11/2008)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Sur le continent des Sept Cités placé sous la domination de l'Empire malazéen, au sein du désert saint de Raraku, la prophétesse Sha'ik et ses fidèles ont mis en oeuvre le Tourbillon, la guerre sainte annoncée par le Vent de Tempête. Un entrelacs de magie et de sauvagerie guerrière qui a entraîné les forces malazéennes dans le conflit le plus sanglant de leur histoire, et qui risque d'ébranler jusqu'au trône de l'impératrice Laseen.
Mais le Tourbillon ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Apophis
  04 mars 2016
Malgré ce que la couverture de l'édition française affiche, il ne s'agit pas du tome III du cycle mais de la seconde partie du tome II de la VO. Nous l'appellerons donc tome 2.5
- Révélations et précisions sur l'univers
Certains nouveaux pans de l'univers se dévoilent, certains que nous ne connaissions pas du tout, d'autres qui étaient juste imprécis. Nous apprenons par exemple que sous l'Empereur, il existait un autre Corps d'assassins / espions impériaux que la Griffe : dénommée la Serre, cette seconde organisation opérait à l'extérieur de l'Empire, alors que la Griffe opère à l'intérieur de ses frontières (essentiellement comme police secrète). Pensez à la différence entre FBI (contre-espionnage intérieur) et CIA (espionnage extérieur) si vous voulez. Lorsque l'Impératrice a pris le pouvoir, elle a fait massacrer les agents de la Serre par ceux de la Griffe, dans un parallèle fictif de la neutralisation des SA par les SS lors de la Nuit des Longs Couteaux.
De même, la nature des pratiques magiques se dévoile enfin un peu : nous apprenons que dans le passé, la magie était dans les hommes (ou autres races) eux-mêmes, alors qu'aujourd'hui, elle est dans les Labyrinthes, et que le Mage doit ouvrir le sien pour y accéder. Nous avons également des précisions sur les change-forme, qui, loin du banal loup-garou qui transmet sa maladie / malédiction / son état par sa morsure, sont en fait une race : on naît change-forme, on ne le devient pas.
Les expressions « livre Malazéen des Glorieux Défunts » et « Chaîne des Chiens » trouvent une explication (pour la première, il était temps me direz-vous…). On savait que la seconde était liée à Coltaine et au convoi de réfugiés qu'il escorte sur des milliers de kilomètres, mais on découvre qui sont les chiens et qui tient qui en chaîne.
Toujours concernant les précisions, le tome 1 donnait une échelle d'au moins 300 000 ans. Dans ce tome 2.5, ce sont des civilisations plus anciennes qu'un million d'années qui sont évoquées par Icarium (sur lequel on en apprend, au passage, beaucoup plus). Personnellement, je ne connais aucun livre de Fantasy qui fait remonter l'historique de son univers aussi loin. En SF, oui, des durées encore plus vertigineuses sont courantes, mais en fantasy, les historiques les plus ambitieux ne remontent, au mieux, qu'à quelques milliers d'années, parfois quelques dizaines de milliers. Voilà une preuve de plus, s'il vous en fallait encore une, du caractère incroyablement ambitieux et hors-normes de ce cycle.
Enfin, alors que nous entendions parler d' »Ascendants » depuis le début, nous avons droit à une explication du terme : il s'agit en fait d'ex-mortels qui se sont hissés à un niveau divin (c'est le cas de Trône-Fantôme et de Cotillon). Au passage, nous en apprenons encore un peu plus sur les Azaths, dont nous avions déjà pu jauger la considérable puissance à la fin du tome 1.
- La traversée infernale
J'ai déjà évoqué dans la critique du tome 2.0 le côté très immersif de la description de l'interminable retraite orchestrée par Coltaine vers Aren, la dernière cité encore sous contrôle impérial du continent. On monte encore d'un cran à ce niveau dans ce tome 2.5, et on est vraiment dans le sang, les larmes et la sueur jusqu'au cou. le pauvre Coltaine doit faire face, outre à la lente érosion de ses troupes et à un ennemi qui devient de plus en plus habile, aux tracasseries que ne cesse de lui infliger le conseil des nobles faisant partie du convoi. Malgré tout, il continue à faire preuve d'immenses qualités de stratège, bien aidé par les sorciers Wickans et par les Sapeurs Malazéens, jamais à court de mauvais coups à infliger à l'adversaire. Les premiers, notamment, emploient un sort absolument spectaculaire, basé sur l'énergie vitale, pour aider l'armée à submerger une fortification ennemie. La fin de ce calvaire (et même, pour être plus précis, la double fin) est magistralement bien rendue, très poignante aussi.
Ces passages du livre sont, sans conteste possible, les plus réussis, les plus immersifs et les plus intéressants.
- Faux-semblants
Ce que j'aime bien avec Steven Erikson, c'est que rien n'est vraiment ce qu'il semble être. Un personnage a l'air de troisième ordre ? Il se révélera être au seuil de l'Ascendance. Il y a une description volontairement un peu nébuleuse, vous avez toutes les raisons (logiques) de croire qu'elle concerne un des personnages ? Perdu, elle en concerne en fait un autre. Un personnage se méfie d'un autre ? les événements prouveront qu'il avait raison de se méfier… mais pas du tout pour ce qu'il croyait ! Bref, on est tout le temps (agréablement) surpris, peu de choses se révèlent prévisibles ou cliché.
De même, de nombreux personnages semblent mourir dans ce tome (parfois, on se demande si ce n'est pas un tome du Trône de Fer !) , mais sont-ils vraiment décédés ? La question reste posée, au moins pour deux d'entre eux (et je pense que c'est également certainement le cas pour un troisième).
Toujours au chapitre personnages, outre Duiker, Coltaine, le mystérieux Karpolan Demesand (de la Guilde Marchande), Panek (l'enfant crucifié transformé en être aux terrifiants pouvoirs par la démone Apt), Perle, Minala et Felisine, c'est le duo Icarium / Mappo qui focalise l'attention, en raison de la très belle amitié qui les lie et du terrible fardeau qui pèse sur les épaules du second de ce fait. Les personnages, anciens ou nouveaux, sont tous plus intéressants les uns que les autres (à l'exception, à mon avis, d'Iskaral Pust). Kalam, qui avait déjà acquis plus d'importance dans le tome 2.0, en prend encore plus dans le 2.5.
- Scènes épiques
Si vous avez lu les tomes 1 et 2.0 (ou leurs critiques), vous ne serez pas étonnés par la présence de scènes, de batailles ou de combats principalement (mais pas que, cf l'apparition du dragon mort-vivant dans le Labyrinthe), absolument épiques, dont la poursuite dans le dédale qui s'étend autour de la Maison Azath ou la lutte d'un Kalam isolé et blessé contre des hordes d'assassins de la Griffe. A nouveau, les change-forme, D'ivers et Soletakens, font la preuve de leur considérable pouvoir : cette fois, ils ne se contentent pas de se changer en essaims de dizaines ou centaines de rats ou de mouches, mais en véritables hordes apocalyptiques dans lesquelles un change-forme devient des dizaines de milliers de rongeurs ou d'insectes !
Mais les scènes qui frappent le plus, quasiment à la manière d'un coup de poing, sont celles qui ont lieu à Aren après l'arrivée de la colonne des réfugiés, notamment celle impliquant Squint et Coltaine et celle de la sortie des troupes impériales. Les 75 dernières pages du livre, environ, sont absolument extraordinaires. Certes, ce terme peut parfois être galvaudé, mais il se justifie totalement dans ce cas là : pensez aux scènes les plus coup-de-poing du Trône de Fer, à leur atmosphère épico-dramatique, quasi-Shakespearienne, et vous aurez une bonne idée de la dimension de celles de la fin du livre. Rien que pour ces derniers chapitres, ce tome, ce cycle, ont leur place au panthéon de la Fantasy.
- Facilités scénaristiques
Ce tome 2.5 a donc beaucoup de points positifs, mais également un point négatif en particulier qui, personnellement, me dérange assez : un nombre un peu trop élevé de Deus ex machina dans le dernier tiers de l'intrigue. Que ce soit Fiddler et son coquillage magique, les deux interventions de la Guilde Marchande ou celle des Khundryls, la surprenante aide des impériaux à Minala pour traverser les eaux du port de Cité Malaz, ou d'autres exemples encore, des retournements de situation sortis de nulle part sauvent de façon artificielle certains groupes de personnages dans des situations désespérées. Ce genre de facilité scénaristique me gène, d'autant plus lorsque l'auteur a, par ailleurs, une grande maîtrise de son univers et du reste de l'intrigue.
- En conclusion
L'ensemble du tome 2 (2.0 + 2.5) se révèle encore plus intéressant que le tome 1. le fil rouge de la narration (très éclatée entre différents groupes de personnages, qui finissent cependant souvent par se croiser) est constitué par la retraite militaire menée par Coltaine vers la dernière des Sept Cités sous contrôle impérial, et, du fait de son côté très immersif, c'est clairement le gros point fort du livre : on a vraiment l'impression d'y être. Si l'aspect militaire en Fantasy ne vous dérange pas (voire si vous l'appréciez), c'est vraiment quelque chose à lire. D'ailleurs, si vous êtes un adepte de Fantasy tout court, ce tome 2 prouve que ce cycle est sans conteste un incontournable du genre, grâce à son ambition et à la richesse démesurée de son univers, et grâce à la puissance de certaines scènes des derniers chapitres.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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gordien
  07 avril 2012
Sur mon blog, mon avis sur ce que j'ai pu lire en VF de cette série :

Lien : http://livres-de-moi.blogspo..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ApophisApophis   01 mars 2016
Qu'est-ce qui rend un soldat Malazéen si dangereux ? Il est autorisé à penser.
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ApophisApophis   01 mars 2016
La seule leçon de l'Histoire est que personne ne la tire jamais.
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ValandilValandil   07 mai 2016
We humans do not understand compassion. In each moment of our lives, we betray it. Aye, we know of its worth, yet in knowing we then attach to it a value, we guard the giving of it, believing it must be earned, T’lan Imass. Compassion is priceless in the truest sense of the wold. It must be given freely. In abundance.
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Steven Erikson - Le livre des martyrs : Volume 1, Les jardins de la lune
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