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Critiques sur Korsakov (13)
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carre
  20 janvier 2013
Eric Fottorino que j'ai découvert avec « Un territoire fragile », est un auteur que j'aime retrouver depuis. Avec l'histoire de François Signorelli, je dois avouer que le plaisir de le lire fut décuplé. C'est un portrait magnifique d'un homme qui après une enfance privé de père (rôle du père bien présent dans son oeuvre) se voit priver de mémoire devenu adulte. C'est le syndrome de Korsakov. le médecin réputé qu'il est devenu va se battre pour faire appel à son imaginaire, puisque Korsakov lui bouffe sa mémoire.
Fottorino joue avec nos émotions avec une rare maitrise, il évite tous pathos avec un sujet qui avait tout pour l'être. Que François s'appelle Ardanuit dans son enfance ou Signorelli devenu adulte (vous découvrirez pourquoi), c'est bouleversant d‘intensité. Signorelli, souvent privé dans son existence, est un magnifique personnage en lutte. le roman m ‘a bouleversé de bout en bout. Préparez vos mouchoirs !!!
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Lolokili
  11 septembre 2011
Servie par une fascinante subtilité du style et des mots, une nostalgie délicate émane de cette histoire quelquefois cruelle et de ses personnages si attachants. Malgré une dernière partie étrangement différente (presque décevante...?) voilà un ouvrage profondément touchant et lumineux.


Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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isabelleisapure
  30 septembre 2018
Korsakov est un grand roman familial, ample et musical, qui interroge superbement la mémoire et les pouvoirs de la fiction.

Son héros, François Ardenuit, est atteint du syndrome de Korsakov qui altère la mémoire et permet au malade d'imaginer une histoire lorsque les souvenirs se font fugaces.
Eric Fottorino divise son ouvrage en trois parties dans lesquelles nous suivons tour à tour François enfant élevé par sa grand-mère et sa mère. L'absence du père plane, qui est ce papa qui s'appelle MAMAN ? L'enfant écoute, enregistre, interroge.
Dans la deuxième partie, François est devenu neurologue et peu à peu la maladie altère sa mémoire et ses souvenirs se transforment, il les réinvente.
La troisième partie, peut-être la plus émouvante, s'attarde sur un grand-père fantasmé par un cerveau malade.

Ce livre est très difficile à résumer, je ne m'y risquerai pas davantage, mais c'est un roman dense, envoutant que j'ai eu du mal à lâcher.

Une fois de plus je suis sous le charme d'Eric Fottorino qui est un conteur, un raconteur. Un vrai, un talentueux. de ceux qui inventent des histoires ou narrent les leurs. de la famille aux amours blessés, Eric Fottorino sait trouver avec simplicité le chemin des émotions justes, des sensations perdues, des souvenirs oubliés
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JoyeuxDrille
  08 mai 2015
Un roman sur l'imaginaire tendre et émouvant. le personnage principal n'est pas devenu en grandissant ce qu'il rêvait d'être enfant. Alors, il va se fabriquer une vie idéale. Sauf que ce palimpseste va se faire grâce à une terrible maladie : le syndrome de Korsakov. A la fois beau et terrible...
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jiefp13
  09 novembre 2015
Il serait injuste de dire que c'est un mauvais livre.
L'écriture est claire, le style "coule bien", et les thèmes abordés sont puissants (l'écartelement entre un père absent, et un père sprituel idéalisé, la maladie de Korsakov qui éteint la mémoire, le déracinement, ...).
Mais un cheminement du roman très distendu, qui se coupe parfois, des parties qui peuvent se lire presque indépendemment les unes des autres (notamment la troisième).
La jeunesse bordelaise, la période Ardanuit, c'est à la fois la misère affective et intellectuelle. Le portrait de "la vieille" est plutôt bien vu, la quête du père, d'un cercle familial, le trouble d'un amour maternel idéalisé et parfois frustré nous valent quelques belles pages.
Mais on se demande ce que viennent faire dans le roman des personnages à la description diaphane (Gilbert, Louis, même Marcel, le premier père de substitution).
La deuxième partie est plus riche, avec une description intéressante du phénomène de perte de mémoire, ou plutôt ,avec cette maladie, de substitution de mémoire. Le père spirituel s'y installe seul peu à peu, non seulement en père mais en mémoire complète (résiduelle).
Mais la thématique du père génétique absent revient souvent assez lourdement, sans qu'en définitive elle apporte grand chose à l'histoire.
Il y a là aussi des pages lumineuses sur le combat du neurologue atteint par une maladie qu'il a soignée, sur la Sicile et Palerme, et sur la difficulté à être père, quand on est en quête du sien. Mais beaucoup de répétitions ....
La troisième partie, c'est la fin du protectorat français sur la Tunisie, l'exil et le déracinement de ceux qui y avaient installé leur vie.
Des pages émouvantes, (peut-être aussi en écho avec des épisodes de ma "mythologie familiale"), et une très belle écriture.
Mais quel lien avec les précédentes parties (si ce n'est la vie "tunisienne" d'un flamboyant père de substitution).
En résumé, un livre dans lequel j'ai eu du mal à m'installer, qui part un peu dans tous les sens, en allant rarement au bout de ses chemins.
Peut-être trop long pour ce qu'il avait à dire ...

En relisant, je me trouve un peu sévère ... mais c'est une critique à chaud. J'essaierai dans quelques temps un autre livre de Fottorino ....
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mamansand72
  30 juin 2015
Beau et grand roman, original, bien construit sur le thème de la construction de soi quand on ne connaît pas son origine. François vit entre sa mère, sa grand-mère bigote, ses oncles originaux et ne sait rien de son père si ce n'est que c'est un juif arabe. Sa mère l'a eu à 17 ans… il grandit en cherchant un père…qu'il finira par trouver à 10 ans avec Marcel Signorelli qui lui donnera son nom, une grande famille aimante, son amour… mais François a toujours « un trou à combler » dans son parcours.
C'est toute la vie de François qui se déroule : son enfance d'abord…puis à rebours l'âge adulte alors que, devenu médecin neurologue, il se sait atteint de la maladie de Korsakov et qu'il oublie la réalité, la transforme, l'invente. Il replonge dans son passé au travers de son agenda et se raconte ainsi. (Korsakov : maladie de la mémoire : on oublie en reconstruisant un autre passé, « la mémoire prolifère et s'invente à mesure qu'elle se détruit. »)
C'est dense, intense, prenant…bien écrit et original… très difficile à synthétiser. J'ai beaucoup aimé la narration de l'enfance, vue à travers les yeux d'enfant.
Le style est élégant, fluide et précis sans être trop « théorique » ou médical…alors que j'avais, à tort, cet a priori sur ce livre. J'ai donc passé un excellent moment de lecture.
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lafilledepassage
  27 avril 2015
Roman qui retrace la vie du docteur François Signorelli, frappé par la maladie de Korsakov, l'Alzheimer des jeunes, à l'âge de 43 ans.

Le roman se découpe en trois parties : d'abord l'enfance du héros, qui est un récit terne, une suite d'anecdotes sans fioriture, et qui - ceux qui ne connaissent pas les talents de Fottorino, comme c'était mon cas, s'en rendront compte dans la suite du roman - rend très bien l'image de cette enfance toute à fait insignifiante, banale, … Ensuite on retrouve le héros dans le présent, en Sicile qui est magnifiquement décrite, et on assiste avec lui aux ravages de cette terrible maladie. Et enfin, on ne quitte pas vraiment le héros –qui n'apparaitra plus qu'en filigranes, comme une ombre évanescente, un nuage qui se dissipe sous les rayons du soleil - et on l'accompagne lors de l'un de ses « délires », symptomatiques de Korsakov, où il réécrit la vie de son grand-père, dans la Tunisie du Sud, riche en couleurs et en saveurs.

C'est magnifique, et outre une formidable description de l'évolution de la maladie, ce roman pose aussi la question de la paternité, de l'identité et de ce qui fait un homme.
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Livramoi
  31 mai 2019
Korsakov
Une maladie neurologique qui altère la mémoire et falsifie les souvenirs.
Alzeimer, en plus vicieux, puisque Korsakov ne se contente pas
"d 'oublier des souvenirs" mais il les remplace, les arrange à sa guise.
Un roman à la construction parfaite en 3 parties.
Au départ, l'histoire se déroule à Bordeaux.
L'auteur y évoque son enfance , celle de François Ardanuit du nom de sa mére puisque son père ne l'a pas reconnu.
La quête du père absent est omniprésente.
Fottorino joue brillamment avec les mots en jouant de leur phonétique pour souligner les doutes identitaires de François.
Ex: quand on lui dira qu'il est un enfant débrouillard , il comprendra qu'il est un enfant "des brouillards ".
Ce père absent donc , gynécologue accoucheur du nom de Maman ( prononcé Mamane ) m'a ramené en arrière , au temps de ma première grossesse puisque j'ai été suivi quelques temps par un gynécologue accoucheur du même nom. Coïncidence ou pas ? S'agit il de lui dont on parle dans ce roman ? ...
Ce nom étrange ne fera qu'amener confusion dans l'esprit de François quant au rôle du père et de la mère.
Ensuite on voyagera de la Sicile à la Tunisie.
La Sicile où la maladie de François , ( devenu François Signorelli de son père adoptif ) est auto diagnostiquée à Palerme.
Et enfin, en Tunisie où sera contée la vie du grand père.
Ce grand père tellement vénéré par François qu'il aurait souhaité que ce soit lui son père.
Et sans oublier les paroles de cette chanson que me chantait mon papa lorsque j'étais petite :
"Je voudrais un mari, qui aille dans ma poche, un tout petit mari , docile et sans reproche ..."
J'ai beaucoup aimé les deux premières parties, la troisième ayant été plus difficile.
Très bon roman.
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aliquis
  23 octobre 2010
La structure en parties n'est pas à mon sens une bonne idée. J'ai au final perdu le fil et mon attention s'est émoussé. Pourtant c'est plutôt bien écrit.
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pacaa
  13 novembre 2018
Lu en Novembre 2018
Seul le deuxième épisode est narré à la première personne.
Roman très descriptif. Pas beaucoup d'actions. J'ai mis du temps à le lire.
Petit garçon qui ne connait pas son père. Enfance à Bordeaux. Il s'attache aux gens.
Il parle de France mais aussi de Tunisie. Il m'a rappelé le roman "Quitter Sidi" de Guy Cespedes.

Le troisième épisode, qui se déroule en Tunisie, est celui qui m'a le plus intéressée.
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