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ISBN : 9791094827055
Éditeur : Fantasmagorie (18/09/2015)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
La fin est proche. Le long périple de Dandanga, une gigantesque et paisible créature portant le village de Pongala sur son dos, arrive à son terme. Les villageois sont persuadés qu'il les emmène vers une terre nouvelle, loin du monde dévasté dans lequel ils sont nés. Mais une étrangère bienveillante contacte Gali, un jeune garçon, par le biais d'un coquillage enchanté et le met en garde : Dandanga est mourant, rien ni personne ne pourra le sauver. S'ils ne veu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
gabrielleviszs
  28 novembre 2015
Je remercie Laure des Editions Fantasmagorie pour ce nouvel envoi.
Déjà j'adore la couverture, le résumé me tentait beaucoup, mais avec cette petite bête en plein milieu, auréolée de cette lumière, j'adore !
Cette nouvelle nous emmène dans un voyage pour une nouvelle terre. Dandanga est une gigantesque créature, capable de transporter sur son dos la ville de Pongala, ainsi que ces habitants. Cette terre promise, de loin, très loin semble inespérée, mais tous s'accordent à dire qu'ils y seront enfin en sécurité. Tous ? Non, Gali va tenter de les prévenir d'un grand danger, mais personne ne va écouter un enfant qui entend la voix d'une femme au travers d'une conque. le destin de ces hommes et femmes reposent-il vraiment sur les frêles épaules de Gali ?
L'histoire se lit très vite, trop vite, quand je suis arrivée à la fin j'étais déçue de ne pas en avoir encore. le monde est tout juste construit, pas ou peu d'avant, juste une quête de liberté, de vivre libre en paix. Dandanga est une bête qui vaut le détour. Je l'imaginais d'une certaine manière et je ne me suis trompée que de peu. Son physique n'est pas repoussant, il est juste immense. Comment un tel animal peut réussir à porter tout ce monde d'un point à un autre ? L'eau est un très bon élément pour l'aider, car malheureusement il est devenu fragile, mais il n'y a pas que cela. Sa vie ne tient plus qu'à un fil et les vautours ne sont plus très loin. Un élément qui aurait dû mettre la puce à l'oreille aux adultes de cette histoire, mais bien trop englués dans leur envie d'aller plus loin, toujours plus loin.
Gali est à la fois mûr pour son âge et en même temps il a envie de rester cet enfant innocent. Cette innocence qui sera prise sans qu'il ne le veuille d'une manière tragique. Passer d'un rêve éveillé à un cauchemar réel, c'est ce que Gali va devoir effectuer. Son destin ne suivra pas un chemin droit mais sinueux pavé d'embûches. Sa rencontre avec Maelenn débutera d'une manière simple. Cette femme semble connaître des choses sur le monde vers lequel il va. Elle sait aussi ce qui advient de Dandanga sans être dessus. Les deux combinés forme un ensemble surprenant.
L'imagination de Gali est aidée de la jeune femme. Il a confiance en elle, en ce qu'elle lui annonce. C'est grâce à cela qu'il va prendre sur lui pour tenter de faire comprendre au peuple auquel il appartient du danger qui les guette. En parlant de danger, je dois dire que je ne m'attendais pas à cela, mais les descriptions sont délicieuses.
En peu de pages, nous passons par beaucoup d'émotions. de la fête à la décadence, les mots sont porteurs de douceur à chaque instant. La noirceur des derniers instants ne gâche en rien, car elle découle de l'aventure de Gali. Cette noirceur était déjà présente avec parcimonie, se dépose un peu plus à chaque page tournée et l'apothéose en final. Concernant cette fin, elle a un goût d'inachevé dans le sens où j'aimerais savoir ce qui va se passer plus tard, lorsqu'ils se retrouveront. Mais aussi un goût de reviens-y pour redécouvrir encore ce qui se cache entre les lignes. Une fin pleine de surprises et de rebondissements.
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/marche-vers-le-crepuscule-chritophe-guillemain-a119404626
Lien : http://chroniqueslivresques...
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Colombedelesperance
  14 octobre 2015
Encore une fois, merci aux Editions Fantasmagorie pour ce partenariat ! Ces nouvelles sont toujours de super voyages !
Marche vers le crépuscule est une nouvelle qui nous embarque sur le dos de Dandanga, une créature immense qui porte sur son dos la ville de Pongala. Malheureusement, Dandanga se meurt, et Gali en est prévenu par une femme qui lui a transmis une conque par laquelle elle peut lui parler. le sort de son peuple repose sur ses épaules : c'est à lui d'empêcher la fin. Mais peut-on échapper au destin ?
Après ma dernière lecture durant laquelle j'ai réussi à avoir une panne livresque, dites-vous que cette nouvelle m'apparaissait juste nickel pour repartir de bon pied. Et comme d'habitude, je me suis laissé emporter. Je reste fasciné de constater à chaque fois comme les univers et les histoires sont construits en si peu de pages.
Je ne sais pas vous, mais en lisant le résumé, j'ai eu l'impression de voir quelque chose qui se serait presque inspiré du conte « l'enfant qui criait au loup ». Non ? Cette sensation s'est retrouvée aussi dans la nouvelle, pour finalement être balayée presque tout à fait quand j'ai vu ce que l'intrigue devenait.
Cette nouvelle est pleine de poésie (il n'y a qu'à voir les sonorités des noms propres : Pongala, Dandanga, Gali… rien que ça, on sent une douceur particulière) et en même temps, emprunte d'une violence qui pourrait surprendre. Elle n'est pas tout de suite visible, au contraire, mais c'est comme évoluer dans un rêve et finir en cauchemar puis… vaincre le cauchemar et filer vers quelque chose… dont on ignore tout.
Vous comprendrez donc que vous effectuez un réel voyage, au milieu de ces mots ! L'univers est bien construit, même avec l'histoire du peuple Pongalais, c'est intéressant à découvrir. Les choses se passent très vite, au niveau de la durée, et pourtant, il n'y a aucune précipitation, l'ensemble est maîtrisé. Il y a une tension, et quand arrive le dénouement, on est quand même franchement cramponné à sa liseuse !
Au niveau des personnages, aucune fausse note, Gali m'a plu et tout paraissait cohérent. Je me suis attachée à ce jeune homme qui se voit confier une responsabilité majeure et que personne ne croit. Il a du cran, de la détermination et il est cependant assez réfléchi, j'aime beaucoup.
Quant à la plume, comme je vous l'ai dit, il y a un soupçon de poésie, mais une franchise qui se ressent notamment dans les dialogues. Ça permet de varier un peu, et de rendre le tout plus accessible, c'est chouette, vraiment.
En conclusion, la nouvelle Marche vers le crépuscule est un nouveau succès pour moi, avec un univers de nouveau bien construit, un petit rappel d'un conte que nous connaissons bien, avec de franches innovations qui créent un ensemble très intéressant. Il y a de la poésie, qui introduit quelque chose de presque violent, il y a un personnage auquel on s'attache et qu'on suivrait bien encore quelques temps… et il y a tout simplement une histoire qui vaut la peine d'être lue.
Ce sera donc un 17/20 pour moi !
Lien : http://leden-des-reves.blogs..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
gabrielleviszsgabrielleviszs   28 novembre 2015
— Mon père est l’un des sept membres du Conseil des Anciens, répondit-il. Mais je doute qu’il m’écoute.
— Tu dois essayer ! Si jamais Dandanga meurt, ta cité s’effondrera avec lui, comme un vulgaire château de cartes. Tu dois le convaincre de trouver un moyen de descendre à terre avant que la catastrophe ne se produise, ou tu périras avec les tiens, écrasé sous les décombres de ta maison ou étouffé par la poussière !
Gali resta sans voix. Les paroles brutales de Maelenn avaient ébranlé l’échafaudage de son éducation. Elles contestaient les préceptes selon lesquels Dandanga, de même que le Soleil et la Lune, était l’une des forces primordiales qui régissent le monde et fournissent à Pongala son équilibre – dans tous les sens du terme. Selon les anciens, aussi sûrement que les océans et la terre recouvrent le monde pour accueillir les bêtes qui courent et nagent à sa surface, Dandanga ne pouvait disparaître en emportant les Pongalais dans sa déchéance, car le Dieu-gardien veillait sur ses enfants, de leur naissance à leur mort, d’une génération à la suivante.
Non, il ne peut disparaître ! se répétait le garçon. Mais déjà, le doute avait germé dans le terreau fertile de[…]
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