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Critiques sur Englebert des collines (12)
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Annette55
  19 mars 2016
Englebert est un personnage marginal, drôle, fantasque, alcoolique, bavard, hélant les passants, érudit mais perdu, errant dans la ville de Nyamata, en haillons, à travers les bars.........
Ce survivant du génocide avait tout pour réussir, comme ses frères et soeurs.........
Ils eurent la malchance de naître Tutsis au Rwanda et "la fatalité" comme l'appelle Englebert les rattrape.
Les Hutus lui ont tout pris, ses amis, sa famille, les tôles de sa maison, ses vaches.........
Il a connu les trous de boue pendant quatre semaines, la vision et l'obsession des machettes, la crasse, les poux, le sang, les croûtes , la terreur, la faim, la proximité des cadavres pourrissants.......
Humilié, paniqué, fantôme boueux, "On ne pensait plus, on n'était même plus de bons sauvages", "C'était notre existence d'animaux pouilleux dans les marais."
Englebert dont on appréciera l'humeur lunatique, les colères, la roublardise, les fulgurances joyeuses ou Désespérées s'adonnait à la lecture de l'Iliade d'Homere son livre de chevet.
D'aucuns le compareront à un philosophe en déshérence, à un sage en état de choc, en proie aux cauchemars et aux tourments de la Mémoire.

Le genocide avait transformé sa psychologie de façon qu'il ne pouvait plus résister à la boisson.
Fils de cultivateurs éclairés qui lisait les pensées de Pascal, récitait Platon, Homere,Baudelaire
Et les théorèmes trigonométriques Englebert était promis à un avenir brillant........
Vingt ans aprés le génocide, Jean Hatzfeld dont il est devenu l'ami nous brosse sa biographie et la genèse du genocide de1959 à nos jours.
Un récit net, court , tranchant, atroce, brillant et magnifique jetant une lumière crue sur la Folie des Hommes .
Pas facile mais lu d'une traite !
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TerrainsVagues
  21 février 2017
« Parfois en soirée, on se balade dans la grande rue à la découverte de ses antres urwagwa*. Quand on se sent un peu accablé par l'histoire des tueries qui hantent la région, Englebert est de ceux dont on apprécie l'humeur lunatique, les colères, la roublardise, les fulgurances joyeuses ou désespérées ».
*Bière de banane .

Jean Hatzfeld nous livre un témoignage de plus d'une victime du génocide tutsi au Rwanda en 1994. Témoignage nécessaire comme le sont ceux de ceux qui ont vécu l'impensable, l'horreur, la terreur due à l'homme. Plus jamais ça entend on régulièrement et puis à la messe du 20h entre les résultats du foot et les croisières de luxe, on nous met deux trois secondes de guerres et de massacres. On s'habitue, c'est banal, pire on s'en fout, dans un quart d'heure on sera absorbé par une débilité de plus sur TF1.

Jean Hatzfeld ne fait pas une enquête, il ne juge pas, il ne cherche pas à comprendre, il donne la parole à Englebert, fils d'agri-éleveur et victime en 1994 de la « purification » ethnique :
« Surtout, il aimait beaucoup ces deux activités, l'agriculture et l'élevage. On l'a même honoré. C'est l'ingénieur agronome de la commune de Kanzenze, un dénommé Martin, le prisonnier que tu as rencontré l'autre jour au pénitencier de Rilima, qui lui a décerné un diplôme au nom du ministère de l'Agriculture. Oui, oui, un certificat d'agri-éleveur exemplaire. Ils l'ont récompensé avec une brouette, une pioche et un jerrican, je crois. Pour que les autres cultivateurs suivent l'exemple »

Avez-vous remarqué que souvent les Africains maltraitent beaucoup moins le français que nous ? Ils utilisent les mots qu'il faut sans artifices, ils en ressuscitent d'autres . Ils font vivre la langue, ils la font chanter, ils la respectent. C'est avec cette fraîcheur de l'Afrique francophone qu'Englebert raconte son parcours à Jean Hatzfeld.

De l'insouciance de l'enfance et de l'adolescence :
« Evidemment, pendant les vacances l'agriculture nous tendait les bras. On puisait l'eau, on gardait les vaches, on semait les graines. On secondait la maman pour ramasser les haricots. On jouait à se poursuivre jusqu'à Kanazi, on se faisait des intimités avec les filles dans les brousses, on revenait boueux à six heures et on était grondés. C'était comme partout ».

Et puis très vite, dès 1963, les premiers massacres de Tutsis, dix ans plus tard en 1973 nouveaux bains de sang. Englebert ne s'étend pas sur ces périodes. Il préfère se souvenir de ses études brillantes, de la fierté d'avoir un travail, de sa famille, de la vie.
Le génocide de 1994, il va en parler à Jean Hatzfeld. Il va en parler pudiquement, sans détails morbides, juste des faits à l'état brut sans pathos.
« Ma mémoire se maintient fidèle. Je n'oublie presque rien. Est-ce que je pourrais citer les noms de mes professeurs depuis le cycle primaire et oublier les cris des femmes qu'ils éventraient à la lame pour leur arracher les bébés ? Je ne sais pas si les années gomment les souvenirs de certains rescapés, mais moi, je peux te raconter les tueries à Nyiramatuntu, étape par étape. Est-ce que ma mémoire trie les souvenirs ? Comment trier ? Ma mémoire ne trie rien sans que je ne le lui demande et je ne lui demande rien. Ca ne signifie pas qu'elle me rappelle le génocide tout le temps. Je fais aussi d'autres rêves pendant la nuit ; dans la journée je me préoccupe d'autre chose. Mais je ne cède au temps aucun détail, en tout cas pas tellement ».


Les mots me manquent pour ce billet…
Hier, avant-hier, aujourd'hui… la haine est tenace chez l'Homme. La barbarie est sans limite.
A l'heure où certains s'offusquent qu'on puisse parler de « crime contre l'humanité » à propos de la colonisation, il serait bon de se rendre enfin compte que quelque soit la discrimination, elle engendre la haine et ses conséquences.
800000 morts en 1994 au Rwanda ou un seul lynché parce qu'il n'a pas la « bonne couleur » la « bonne opinion politique » la « bonne religion » la «bonne orientation sexuelle » la « bonne tant de choses », c'est la même chose, il n'y a pas de hiérarchie dans l'innommable.
Hier, avant-hier, aujourd'hui… demain ?
Ailleurs… ici ?
Plus jamais ça.
Rêveur.
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kuroineko
  21 octobre 2018
Jean Hatzfeld est un journaliste connu pour ses reportages de guerre pleins de tension, qu'il s'agisse du Rwanda ou des Balkans.

Avec Englebert des collines, il revient sur les atrocités commises par les Hutus sur les Tutsis pendant le printemps 1994. Englebert est un survivant des collines de Nyamata où les bourreaux passaient leurs journées à pourchasser les fugitifs pour les massacrer à coups de machette. Pour s'en retourner le soir et célébrer un bon repas entre "collègues", comme après une bonne journée de travail.

Depuis la fin du génocide, Englebert erre dans les rues de Nyamata, vêtu de loques et s'adonnant dès que possible à la boisson. Une amitié se tisse peu à peu avec le journaliste français et il se met à raconter ces quelques semaines où chaque heure pouvait être la dernière. Il raconte les marais où il se cache et s'efforce de masquer au mieux la présence des enfants. Il raconte comment il mit en déroute des Hutus qui s'approchaient en imitant une hyène... Soulagement de les voir s'éloigner mais terrible épreuve de les voir pour le coup tomber sur un groupe de femmes et les tuer.
Derrière le personnage fantasque et souvent ivre, on découvre les cicatrices mentales qui ne peuvent définitivement se refermer. Trop d'horreur, trop de peur, trop de pertes. Pertes de membres de sa famille, de sa terre, de son troupeau, de tout.

Englebert des Collines est un ouvrage très dur à lire tant les souvenirs du survivant sont atroces. Il livre son témoignage du génocide et, comme pour la Shoah ou d'autres massacres, il est toujours difficile de comprendre pourquoi d'un jour à l'autre certains décident de tuer son voisin, parfois même sa femme en cas de mariage intertribal, parce qu'il est Tutsis, parce qu'il est juif, parce qu'il est considéré comme autre. Toujours le principe du nous contre eux. On pourrait espérer que l'humanité s'améliore et tire des leçons du passé. Force est de constater que non.
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nanek
  15 mai 2019
Je poursuis ce récit Rwandais, cette fois ci en l'écoute d'Englebert Munyambowa, petit « prince » de Nyamata.
Il se dit descendant d'un Mwami, Yuhi Mazimpaha, roi tutsi aussi généreux que fou alcoolique, conteur émérite et donc aimé de ses sujets pour cela.
La causerie sur les différentes vies d'Englebert parcourt le fil tenu qui le fait avancer vers l'âge sage où il dit toujours s'étonner de la vie.
Sa jeunesse dans une famille de cultivateurs et d'éleveurs. Leurs vaches, leur parcelle.
, puis l'hébergement coutumier chez sa grand-mère.
Sa scolarité exemplaire, lui, ses frères et sa soeur mais les désillusions aux premiers pogroms. Des études de médecine avortées en raison de l'établissement de quotas ethniques. Son secondaire à Douala au Cameroun.
Vint le génocide, les courses folles dans les marigots, les caches et les choix individuels pris pour ne pas mourir. Survivre jour après jour, caché en journée, comptant les morts le soir avec les rescapés, jusqu'au lendemain.
La boisson l'accompagne depuis le génocide, quotidienne. Des tentatives pour travailler à Kigali mais un retour à la parcelle familiale où il continue de survivre, vingt ans après. Il se fait héberger chez Marie-louise qui s'occupe d'un orphelinat depuis les tueries.
Lettré, il s'improvise écrivain public, gagne par sympathie ou aumône de quoi épancher par la boisson ses reviviscences post-traumatiques. Déambulant sur les lieux où il a connu bonheurs et horreurs, ses proches disparus le rattrapent en rêves. Pas de colère pour cet homme mais des rencontres pour discuter de choses profondes ou futiles.
Récit entre passé, présent et incertitudes quant au futur. Fausse légèreté du survivant qui semble fuir perpétuellement le besoin d'être consistant.
Encore merci à Jean Hatzfeld qui au décours de ses nombreux récits donne corps et âmes à tous ces individus fauchés par une folle puissance collective.
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simeon
  21 mai 2014
Vingt ans après le génocide Tutsi, Jean Hatzfeld rentre dans la peau de Englebert pour nous en faire sa biographie. Personnage marginal cultivé, alcoolique, drôle et très sociable, il déambule dans les rues de Nyamata ou tout le monde le connait et le respecte.
Le génocide va nous être conté de l'intérieur, de sa gestation jusqu'à nos jours ou les survivants sont encore en état de choc et doivent vivre avec ça au coté des Hutus.
La narration est celle de se personnage érudit mais marqué et perdu qui errre dans la ville à travers les bars, un survivant qui avait tout pour être heureux, une famille, des études en France, des amis. Il a tout perdu, ne lui restent que ses souvenirs qu'il aimerait oublier mais qui lui collent à la peau.
Récit magnifique, ton juste, expérience humaine et historique à découvrir absolument.
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CCoco
  17 août 2014
Jean Hatzfeld est LE transmetteur de témoignages du génocide rwandais.
Le saisissement naît dès son premier opus, "Dans le nu de la vie". Je l'avais dévoré, lu d'une traite, saisie d'effroi devant ces témoignages de victimes qui se cachent dans les marais pour échapper à leurs voisins, leurs enseignants... devenus leurs bourreaux, allant couper du tutsi comme on va couper la canne, en chantant.
"Une saison de machettes" donne la parole aux bourreaux. Celui-ci, je devais faire des pauses dans ma lecture, submergée par l'horreur ordinaire et quotidienne.
"La stratégie des antilopes" raconte les procès et la politique de réconciliation du Rwanda, à l'image de l'Afrique du Sud de Mandela et qui pose déjà la question du comment vivre ensemble après ça.
3englebert des Collines" donne la parole à un de ces rescapés en particulier, d'aucuns le compareront à un philosophe.
Cet homme était promis à un avenir brillant, tout comme ses frères et soeurs... mais ils eurent la malchance de naître Tutsi au Rwanda, et la "fatalité" comme l'appelle Englebert les rattrape. Cet homme à qui les Htus ont tout pris, sa famille, ses vaches, les tôles de sa maison, ses morts... Et s'il n'en reste qu'un, ce sera celui-là...
Récit de la résilience, ou pas, Englebert nous raconte son histoire depuis 50 ans dans ce pays où il n'est pas bon de naître comme lui. On prend son temps pour le lire, histoire de reprendre son souffle, ses esprits, un peu de distance pour ne pas se laisser submerger. Sa langue est juste, jamais haineuse sans pourtant parler de pardon. Heureusement, il y a la Primus...
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mimipinson
  24 mai 2014
Avec Englebert, j'entre presque par effraction dans l'oeuvre de Jean Hatzfzeld consacrée au génocide Rwandais. Nul doute, j'y reviendrai, mais de manière plus ordonnée. Cela étant, cela n'empêche en rien d'apprécier ce court récit.

C'est court, c'est net, et sans bavure ; c'est aussi tranchant que les machettes qui ont servi à décimer les populations Tutsis.

Jean Hatzfeld se met dans la peau d'un homme qui a la soixantaine, et qui erre tel un vagabond après avoir survécu aux terribles massacres qui ont jalonnés l'histoire de son pays. (Oui, tout cela a démarré en 1959, et s'est répété jusqu'à l'apothéose en 1994).

Englebert, c'est son nom, est bien connu de l'auteur. C'est à lui qu'il s'est confié des années après.
Cet homme intelligent, érudit comme on ne l'imagine pas était promis aux plus belles carrières qui soient. Les drames, la perte de ses frères et soeurs, les fuites, les planques, les discriminations successives finiront par le casser. Englebert boit trop ; il erre dans sa ville de Nyamata. Mais Englebert est terriblement attachant. Englebert a baissé les bras, il n'attend plus rien.

« le génocide m'a fait solitaire intérieurement, comme je l'ai dit. Voilà pourquoi dorénavant, j'évite les complications. Je vais, je laisse. Ceux qui m'aiment, ils sont le grand nombre, je les aime aussi. Ceux qui ne m'aiment pas, tant pis, je ne veux même pas les rencontrer. »

« En tant que rescapé, je n'aime pas qu'on me rappelle celui que j'ai été. » Englebert n'en veut à personne, il veut juste qu'on lui fiche la paix, pouvoir boire à sa guise, déambuler, rire.

« Ce qui me fait rire, c'est d'être content. Quand je suis content, j'aime amuser les autres. Mais j'évite le fou rire. Attention, je ne ris pas comme un idiot. »

Ce récit, qui se lit en apnée, nous happe, nous saisit, nous immerge en totalité avec celui qui a subi, mais ne se plaint pas. le ton colle au plus juste. le texte est superbe, fort et émouvant à bien des égards.

Je dois (j'ose dire encore) cette découverte à Bernard Poirette, qui quand il ne lit pas des polars a toujours de bonnes idées dans sa besace du samedi matin !

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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ay_guadalquivir
  10 septembre 2014
Quelque chose d'impalpable sur le retour à la vie.
Ainsi jean Hatzfeld prête-t-il sa main aux mots de cet étrange personnage, Englebert. Pour traverser la vie, une bouteille de Primus souvent aux lèvres, une insouciance à la mesure du tragique qui sans doute plane encore sur ces mille collines du Rwanda.
Après des récits et témoignages dont on ressortait étourdi, d'incompréhension et de désespoir, Jean Hatzfeld revient à Nyamata pour nous livrer l'histoire d'Englebert, survivant du génocide, descendant du dernier roi du Rwanda, philosophe, vagabond. A pied, il traverse tout. Sans fuir, en assumant les hontes du temps des machettes, en acceptant la charge de ce qui fut changé en 1994 en quelques semaines, il marche, parle, boit, et sans doute profite de la vie autant qu'il peut.
Il y a dans ce livre de la douceur et de l'insouciance. le passé n'est pas tout à fait recouvert par le temps, il est là ni plus ni moins, et Englebert vit ainsi. Il n'y a pas non plus d'hymne volontariste au retour à la vie. Non, juste la mesure de la vie avec ce qu'elle fut et ce qu'elle est. Mais l'espoir, celui d'une vie belle et meilleure, n'est pas là non plus. Simplement les instants où la liberté de marcher est incomparable.
J'ai lu ce livre comme une conclusion, pas tout à fait une histoire qui se referme, mais au moins la conclusion de plusieurs livres très forts sur le génocide rwandais.
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blandine5674
  29 juin 2014
Rwanda : Jean Hatzfeld se fait héler en français par Englebert, vieil alcoolique en haillons qui traîne dans les rues et les cabarets. Peu à peu, il lui fait le récit de sa vie. Famille heureuse, premier de classe, fonctionnaire au ministère des Affaires sociales, cet érudit va vers un bel avenir. Seulement.... le Rwanda : le génocide des Tutsis par les Hutus, un million de morts.
Récit court, fort, intense, sans fioriture (c'est ce que j'ai apprécié le plus chez l'auteur).
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Ckan
  16 novembre 2014
Ce vieillard là ne lisait pas des romans d'amour, il a vécu les pires horreurs, lui toujours "premier en tout" aura été le dernier survivant d'une famille massacrée par les Hutus.
Ou comment se remémorer le génocide des Tutsi a travers les mots d'Englebert, son errance, son humanité et sa "descente" de Primus ou d'urwagwa.
Englebert vivait sur sa colline, son pére était agri-leveur, et son grand pére mwami. Sa mére non seulement était une bonne mére, elle était bonne tout court.
Englebert lisait et récitait Homére, Platon, Beaudelaire, les théorèmes trigonométriques...
Il a connu, le sang, la crasse, les poux..... L'horreur.
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