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EAN : 9782020530569
233 pages
Seuil (12/01/2005)
4.48/5   153 notes
Résumé :
Au cours de longs séjours dans une bourgade du Rwanda, Jean Hatzfeld a tissé des liens de confiance avec des rescapés Tutsis du génocide et les a convaincu de sortir de leur silence.
Dans un langage simple, parfois poétique ou philosophique, ils ont accepté de raconter ce qu'ils ont vécu. Ces récits d'enfants, de femmes et d'hommes sont saisissants. Dans leur singularité, ils atteignent, à force d'authenticité, une portée universelle. On ne les oublie plus.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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kuroineko
  30 juillet 2018
Je ressors complètement bouleversée de la lecture de Dans le nu de la vie. Il s'agit du premier volume du triptyque que le journaliste Jean Hatzfeld a consacré au génocide des Tutsis du Rwanda au printemps 1994. Plus qu'un reportage synthétique, l'auteur laisse ici la parole à plusieurs rescapés des massacres. Il a concentré ses recherches sur la commune de Nyamata qui s'étend sur une quinzaine de collines pour une superficie totale de 398 km2.
Dès la première page, Jean Hatzfeld précise une donnée statistique qui fait froid dans le dos: sur une population tutsie de 59.000 personnes, Nyamata en a perdu 50.000, massacrées à coups de machette, de gourdin, de hache ou de lance. Les atrocités commises par des voisins hutus et par les Interahamwes, les milices hutues particulièrement virulentes, dépassent l'entendement.
En lisant les témoignages de Sylvie, Edith, Cassius, Innocent et bien d'autres, on est confronté à cette violence sans nom, incompréhensible même pour les Tutsis chassés du jour au lendemain et exterminés comme des cancrelats. Nombre ont vu qui un père, qui une épouse, qui ses enfants mourir sous ses yeux. Chaque jour se cacher dans les marais ou courir dans les bois des collines. Chaque nuit constater qui n'est pas revenu de cette funeste journée de plus.
Et même après l'arrêt des massacres avec l'intervention des FPR et des milices tutsies, restent l'hébétude, la peur, les blessures visibles et celles dans le coeur et l'esprit, les deuils, ... La question du pourquoi cette volonté génocidaire. Et pour certains la désespérance face à des actes trop barbares, celle qui empêche de se relever car rien ne dit que la furie ne reprendra pas après quelques mois, quelques années.
Les témoignages mettent enfin en avant la difficulté à faire face aux Hutus restés sur place ou revenus du Congo où ils fuirent l'arrivée des FPR. Reconnaître les bourreaux et ne pouvoir rien faire. L'une des survivantes n'adresse qu'une prière à Dieu: qu'Il lui donne la force de pardonner pour ne plus subir la morsure acide de la vengeance. J'ai trouvé cette femme admirable. Tout comme Sylvie, aide-sociale qui, dont la famille élargie comptait 200 personnes et qui n'a plus que 20 membres après les tueries. Elle m'a impressionnée par sa volonté de se relever et de se reconstruire, d'aider les enfants orphelins dans les collines hutus ou tutsis, tant matériellement qu'en les incitant à parler pour se libérer un peu des souvenirs, des peurs et des cauchemars.
C'est un livre qui peut rebuter les âmes trop sensibles car, pour citer Sylvie justement, les propos entrent vraiment "dans le nu de la vie". Les scènes sont témoignent les rescapés sont insoutenables de barbarie. Et pourtant Jean Hatzfeld signe ici un ouvrage primordial pour redresser la vision des Blancs occidentaux de ces événements. Il explique dans un a parte comment les médias au moment des faits ont pu les montrer d'une façon biaisée qui a pu fausser les jugements. Sans compter l'éloignement et cette impression de violence qui est attachée à l'Afrique. Devant son écran de télévision, on se sent concerné jusqu'à la prochaine pub. J'exagère mon propos mais pas énormément. C'est vrai pour le Rwanda de 1994 comme ça l'est pour toutes les tragédies qui secouent sans fin le monde.
La seconde partie du triptyque du journaliste donne la parole aux bourreaux, avec un titre évocateur Une saison de machettes. Je crois que je vais attendre un peu avant d'en entreprendre la lecture.
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thedoc
  10 août 2016
'En 1994, entre le lundi 11 avril à 11 heures et le samedi 14 mai à 14 heures, environ 50 000 Tutsis, sur une po pulation d'environ 59 000, ont été massacrés à la machette, tous les jours de la semaine, de 9h30 à 16 heures, par des miliciens et voisins hutus, sur les collines de la commune de Nyamata, au Rwanda. Voilà le point de départ de ce livre."
Ils s'appellent Jeannette, Francine, Janvier, Claudine, Innocent, Marie-Louise, Sylvie... Ils sont enseignant, agriculteur, berger, assistante-sociale, et leur vie a basculé, comme des milliers d'autres, en ces quelques semaines du printemps 1994 parce-qu'ils étaient Tutsis. Ils ont survécu en fuyant devant les Interahamwe, les tueurs hutus, dans les bois de la colline de Kayumba ; en restant allongés des journées entières dans la vase des marais au milieu des moustiques et des serpents ou en marchandant leur fuite auprès de Hutus modérés.
"Dans le nu de la vie" est le premier ouvrage consacré au génocide rwandais de Jean Hatzfeld. le journaliste a passé plusieurs mois à Nyamata et à N'tarama à écouter les victimes et à recueillir leur témoignage. Loin des discours officiels d'hommes politiques ou influents, cette parole qui se dévoile est faite d'hésitations et d'erreurs parfois car les mots sont difficiles à trouver pour décrire l'innomable. Patiemment, en les cotoyant dans leur quotidien, il a su gagner leur confiance et, enfin, leur donner la possibilité de raconter leur tragédie environ cinq ans après l'horreur du génocide. Ce qui frappe au premier abord, c'est lorsque le journaliste rappelle qu'en 1994, sur les lieux mêmes du massacre, toutes les caméras du monde étaient braquées sur les cohortes de Hutus qui fuyaient vers le Congo devant l'avancée des troupes du FPR, les forces rebelles tutsies. Les journalistes eux-mêmes, découvrant des événements que l'on qualifiait de "conflits ethniques typiquement africains" à l'époque, n'ont pas réalisé qu'à quelques mètres d'eux, dans la vase des marais, dans les bois d'eucalyptus, dans les rivières boueuses, se trouvaient les vraies victimes, des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants, découpés à coups de machettes ou percés de lances...et qu'il s'agissait purement et simplement d'un génocide.
'Dans le nu de la vie" réhabilite la vérité et révèle ce massacre hallucinant où le voisin d'hier qui partageait une assiette de sorgho avec vous n'hésitait pas à vous tuer le lendemain le plus férocement possible. Ce qui revient le plus souvent dans les entretiens avec ces rescapés est tout d'abord l'incompréhension d'une telle tuerie, de cet acharnement de violence qui dépasse l'imagination. Idéologie coloniale, jalousie et envie des uns, sentiment latent de revanche des autres... les causes restent finalement mystérieuses sur le fait de transformer d'un coup une populace en bêtes sanguinaires.
La deuxième chose qui ressort est, au lendemain du génocide, un traumatisme immense qui laisse une population, tutsie et hutue, totalement anéantie et désemparée, peuplée de multiples fantômes. Il faudra énormément de temps pour que ces femmes et ces hommes retrouvent espoir en l'être humain et se refassent à nouveau confiance. S'ils sont solidaires entre eux, il demeure pourtant une plaie béante pour chacun, que nul ne peut comprendre si ce n'est un rescapé lui-même. Les femmes sont sûrement celles qui forcent le plus l'admiration. A vingt ans à peine, certaines n'hésitent pas à recueillir les orphelins qu'elles croisent sur leur chemin alors qu'elles ont à peine de quoi vivre.
Enfin, ce qui me frappe personnellement - tout comme les rescapés - est ce total abandon des forces internationales qui ont laissé des milliers de personnes se faire tuer dans une totale indifférence. Car l'on sait bien aujourd'hui que ce génocide avait été planifié de longue date par les partis extrémistes hutus...et soutenu par le gouvernement français de l'époque. Une tâche indélébile pour le pays des droits de l'homme.
Un livre absolument essentiel pour comprendre que ce qui a eu lieu au Rwanda en 1994 était bel et bien un génocide.
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Gemlyr31
  23 août 2020
"Si tu lis pas, t'y crois pas", alors il faut lire ce livre de Jean Hatzfeld juste pour se rappeler de quoi l'homme est capable car malgré les témoignages des rescapés et les tentatives d'explication de ce génocide quelque chose échappe à la compréhension humaine pourtant cela a bien existé, c'est un fait, l'homme l'a fait. Des hommes, un voisin, un ami, quelqu'un...comme moi ?
Alors je m'interroge. La seule lecture rationnelle de ces évènements effroyables ne suffit pas, les causes multiples de ce génocide peuvent paraître parfois si dérisoires qu'on est totalement déboussolé par la barbarie qui en a découlé, au risque d'y perdre ses propres repères, ses valeurs, sa foi en l'humanité.
Une autre lecture, métaphysique celle ci, c'est de considérer l'existence du mal, le mal absolu, celui qui s'oppose au bien, celui qui s'empare de l'âme et du coeur des hommes, dans le sens religieux ou surnaturel du terme.
A chacun de faire son opinion mais une chose est sûre, rien n'est acquis, l'abîme n'est jamais très loin et l'humanité est notre bien le plus précieux.
Ceci dit, ce livre est aussi et surtout un livre sur la résilience, on est bouleversé par ces témoignages de rescapés tous remarquables par l'absence de haine ou de désir de vengeance, par les tentatives de réconciliation ou par la possibilité du pardon, le meilleur de l'humanité.
Rendre justice et surtout ne pas oublier, "Dans le nu de la vie" est un livre témoignage en hommage à toutes les victimes du génocide rwandais et de tous les autres génocides. Un livre salutaire, un très grand livre.
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Melou13
  12 septembre 2018
Dès l'introduction, vous comprenez que vous ne sortirez pas indemne de cette lecture.
Les Hutus n'avaient qu'un seul but : exterminer l'ensemble des Tutsis.
Ils y sont presque parvenus puisque plus de 5 Tutsis sur 6 ont été tués.
Jean Hatzfeld donne la parole à 14 Tutsis qui ont survécus au génocide rwandais.
Dans chaque témoignage, c'est la même incompréhension : pourquoi les Hutus ont-ils commis de telles atrocités ? Ils étaient voisins, ils travaillaient ensemble, n'étaient pas plus riches ou plus heureux mais pourtant le massacre s'est produit.
Les Hutus ont voulu décimer une population entière, ils ont voulu humilier les Tutsis, leur retirer tout ce qui comptait pour eux et surtout les faire souffrir. Ils ont tué toutes leurs vaches, animaux sacrés et représentant une grande fierté pour eux, ils ont pillé leurs maisons, ils ont violé les femmes et ont préféré les découper à la machette bout après bout pour les voir agoniser.
Tout cela dans l'indifférence la plus totale, personne n'est venu en aide à ce peuple, tout le monde a fermé les yeux sur ce massacre prémédité.
Mais comment se reconstruire avec toutes ces images inhumaines ancrées à jamais ?
Comment continuer à vivre après avoir perdu toute sa famille et en cohabitant avec les Hutus ?
Certains se sont réfugiés dans la religion pour affronter la vie, d'autres ne préfèrent pas en parler et recommencer tout à zéro. D'autres encore ressassent constamment leurs souvenirs, n'arrivent pas à avancer et n'ont plus aucun espoir.
Ces témoignages m'ont bouleversée, tant de vies brisées, d'avenirs volés, d'orphelins laissés et pourquoi ?
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ecceom
  15 janvier 2022
"C'était une fillette. Ils se sont mis à la couper..."
Je voudrais commencer ce commentaire de "Dans le nu de la vie" par un extrait d'un autre livre. Dans "L'Inavouable : La France au Rwanda" , Patrick de Saint-Exupéry cite Dominique de Villepin, le ministre français des Affaires étrangères, qui évoque en 2003 "les génocides rwandais". Voilà, ce qui rend cette abomination aussi difficile à supporter en dehors de sa monstruosité intrinsèque : le rôle de la France qui demeure ambigu, encore aujourd'hui.
En 1994, entre le 11/04 et le 14/05, le régime Hutu du président Habyarimana -qui vient de périr au cours de l'attentat du 6/04 qui a fait exploser son avion en vol- environ 800 000 rwandais, très largement issus de la minorité Tutsi, ont été tués, pour la plupart "coupés" à la machette.
Des génocides ? Non. Un génocide : celui des Tutsis par les Hutus. Celui des Tutsis par les Hutus fanatisés depuis des années, par la colonisation belge qui a cherché à diviser pour régner, puis par les dirigeants Hutus, soutenus par la France qui a fourni des instructeurs, qui a peut être (la vérité devra quand même être faite un jour ou l'autre), cherché à sauver ses alliés, sous couvert de l'opération humanitaire "Turquoise" et s'est à mon avis, dans ce dossier complexe, définitivement avilie en osant dire que "dans ces pays là, un génocide ce n'est pas très important" (F. Mitterrand à l'été 1994) ou en recevant le 27/04 (Mitterrand, Balladur, Juppé - cohabitant dans la honte) une délégation de génocidaires, dont l'actionnaire de l'ignoble "Radio Mille collines" (lire à ce sujet le remarquable Rwanda, les médias du génocide).
Mais revenons au livre de Jean Hatzfeld. Il recueille les témoignages des rares survivants de ce génocide, qui racontent leur calvaire. Si vous êtes sensibles, lisez quand même ce livre. Il y a des horreurs qu'il faut accepter de "voir". Il faut lire "Ils lui ont coupé d'abord les deux bras, et ensuite les deux jambes. Maman murmurait "Ste Cécile", mais elle ne suppliait pas" ou "certains jours, ... ils emmenaient une fille sans la tuer tout de suite, c'est comme ça que des filles se sont sauvé la vie quelques nuits supplémentaires...C'est une coutume des hommes de chez nous de ne pas tuer eux mêmes les filles qu'ils ont pénétrées...mais par après, d'autres collègues coupaient les filles et les jetaient dans les fossés". Tous les témoins montrent une dignité et un courage qui vous font monter les larmes aux yeux. Traqués, considérés comme des bêtes (ce sont des cafards selon la propagande Hutue), ils se sont enfuis, réfugiés dans des marécages inhospitaliers pour essayer d'échapper aux milices qui partaient chaque matin "au travail", ivres de haine, et d'alcool.
Ce livre est remarquable par sa sobriété et sa retenue. Jean Hatzfeld rend hommage aux victimes dans ce qui, sous un angle d'approche évidemment différent, ne peut être comparé qu'avec "Si c'est un homme" . On est loin ici des processus industriels mis en place par les nazis. Au Rwanda, il s'agit d'un génocide rural, de pauvres. Pas de gaz, pas de fours : des machettes, des bâtons cloutés.
D'autres livres traitent de ce drame ou de ce pays avant son basculement. Pour ceux qui voudraient poursuivre au coeur de ces ténèbres, je conseillerais "Pays aux mille collines : Ma vie au Rwanda" , "Nous avons le plaisir de vous informer que, demain, nous serons tués avec nos familles" , "La stratégie des antilopes" , "Génocidé" , voire, si vous souhaitez une autre vision "Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali ."
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, de nombreux ouvrages, outre ceux que j'ai cités, existent. Internet regorge aussi d'informations, pas toutes de même niveau, hélas. Mais chacun pourra tenter d'éclairer son jugement en fonction des éléments que les chercheurs et la justice (le site du Tribunal Pénal International pour le Rwanda est très recommandable par exemple) mettent à jour au fur et à mesure.
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critiques presse (1)
Actualitte   23 septembre 2020
Ce premier volet du triptyque est constitué de témoignages de Tutsis seulement. Il est dur, il fait peur, il interroge sur toutes ces responsabilités non assumées par les commanditaires et par ceux qui, par leur inaction, les ont couverts, il déstabilise.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   09 juillet 2018
Un génocide n'est pas une guerre particulièrement meurtrière et cruelle. C'est un projet d'extermination. Au lendemain d'une guerre, les survivants civils éprouvent un fort besoin de témoigner; au lendemain d'un génocide, au contraire, les survivants aspirent étrangement au silence. Leur repliement est troublant.
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chartelchartel   14 octobre 2007
Je sais aussi, désormais, qu'un homme peut devenir d'une méchanceté inouïe très soudainement. Je ne crois pas à la fin de génocides. Je ne crois pas ceux qui disent qu'on a touché le pire de l'atrocité pour la dernière fois. Quand il y a eu un génocide, il peut y en avoir un autre, n'importe quand à l'avenir, n'importe où, au Rwanda ou ailleurs; si la cause est toujours là et qu'on ne la connaît pas.
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miladomilado   21 mars 2015
Autrefois, je savais que l'homme pouvait tuer un homme, puisqu'il en tuait tout le temps. Maintenant, je sais que même la personne avec qui tu as trempé les mains dans le plat du manger, ou avec qui tu as dormi, il peut te tuer sans gêne.
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kuroinekokuroineko   29 juillet 2018
Lorsqu'on a brûlé vifs des enfants, devant l'église de Nyamata, qu'on a organisé des chasses aux vieillards dans les bois et qu'on a étripé les bébés des filles enceintes dans les marais, on ne peut pas prétendre qu'on a oublié comment on a pu faire ça, ni qu'on a été obligé de le faire.

Témoignage de Innocent Rwililiza, 38 ans, enseignant
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chartelchartel   14 octobre 2007
J'ai déjà pleuré, mais ils ont quand même tué mon papa, ma maman. J'ai pleuré mais je n'ai rien à manger, je n'ai pas de toit sur ma tête. J'ai pleuré mais je n'ai rien pour aller à l'école, maintenant je ne veux même plus pleurer, ni pour moi ni pour personne.
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Videos de Jean Hatzfeld (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Hatzfeld
Table ronde proposée par le Monde Avec Florence AUBENAS, grand reporter au journal le Monde, Javier CERCAS, auteur, Jean HATZFELD, journaliste et écrivain, Franck NOUCHI, journaliste au Monde
Florence Aubenas, Javier Cercas, Jean Hatzfeld, tous les trois ont cherché, par le biais de l'écriture, à décrire la réalité. Parfois, en s'en tenant à cette dernière, d'autre fois en imaginant des romans sans fiction mais saturés de fiction. Sans parler de pures fictions, qui, toujours, s'inscrivent dans une réalité très forte. Qu'il s'agisse d'Enric Marco, le personnage central de L'Imposteur ou de Thomassin, celui de L'inconnnu de la Poste, la question est toujours la même : quel rapport un héros littéraire entretient-il avec son auteur ? Ces trois écrivains, par ailleurs journalistes (ou chroniqueurs dans le cas de Cercas) font-ils leurs la célèbre maxime de « L'homme qui tua Liberty Valance », le chef d'oeuvre de John Ford : « Quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende » ?
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