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Citations sur La ligne verte (367)

Pour dire la vérité, j'étais loin de me douter que l'acte d'écrire pouvait ouvrir tant de portes, comme si le vieux stylo à encre de mon père n'était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout.
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_ Merci Paul de vous inquiéter comme ça de Melinda. Et maintenant, venons-en à Percy Wetmore.
J'ai croisé les mains et j'ai attendu.
_ J'ai reçu un coup de fil du secrétaire du gouverneur ce matin. Pour me dire qu'on était pas content de nous. Paul, le gouverneur a une femme qqui a un frère qui a un fils. Ce fils s'appelle Percy Wetmore. Percy a appelé son papa, hier au soir, le papa a appelé la tante de Percy. Faut-il que je vous raconte le reste ?
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Le temps efface tout, qu'on le veuille ou non. Efface tout et, à la fin, il ne reste que les ténèbres. Et, parfois, dans ces ténèbres, nous retrouvons les autres, parfois nous les perdons de nouveau.
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La mort attend chacun de nous, il n'y a pas d'exception, je le sais. Mais parfois, ô Dieu, que la ligne verte est longue!
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On sentait, sans avoir osé le dire, que cette histoire qu'on vivait avec lui était à nous, rien qu'à nous, et que c'était une chose vraiment étrange et belle et précieuse.
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On reconnaît toujours les assassins, même s'ils finissent comme vieilles bibliothécaires dans de petites villes paisibles.
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Parfois, la seule façon de réussir, c'est de poursuivre même si le corps et l'esprit protestent.
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Le monde tourne, c'est tout. On peut s'accrocher et tourner avec, ou se lever pour protester et se faire éjecter.
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Je savais que la porte entre mon bureau et la volée de marches qui menaient à la réserve n'avait pas été construite pour des géants, mais je n'en avais pas encore mesuré l'exiguïté jusqu'à ce que John Caffey arrive devant et la contemple d'un air songeur.
Harry s'est mis à rire mais John, lui, ne voyait pas ce qu'il pouvait y avoir de drôle à être si grand devant une ouverture si petite. il n'aurait pas pu, de toute façon, même s'il avait été dix fois plus intelligent qu'il ne l'était. Il avait toujours dominé le monde d'une bonne tête et cette porte n'était jamais qu'un peu moins haute que les autres.
Il s'est courbé en deux et est passé sans histoire. C'est en rejoignant Brutal au bas des marches qu'il s'est arrêté, le regard fixé sur la chaise, là-bas au fond de la salle, sur son estrade, silencieuse et aussi étrange qu'un trône dans le château d'un roi défunt. La calotte pendait mollement à l'un des montants du dossier, non pas couronne mais bonnet de bouffon, couvre-chef du fou du roi, manquaient plus que les clochettes. L'ombre de la chaise s'étendait, longue et arachnéenne, jusqu'au mur qu'elle semblait menacer.
A mon tour, j'ai franchi la porte, et Harry m'a suivi.
J'ai eu tout de suite l'impression de sentir une odeur de chair brpulée. Une odeur ténue, mais qui ne devait rien à mon imagination. J'ai fait la grimace en voyant John. Grand corps figé, yeux écarquillés, il regardait la Veuve Courant. Et j'ai encore moins aimé ce que j'ai vu sur ses bras en me rapprochant de lui : la chair de poule.
- Viens, big boy.
Je l'ai pris par le poignet et j'ai tenté de le tirer en direction de la porte menant au souterrain. Il n'a pas bougé et j'aurais pu tout aussi bien essayer d'arracher un rocher à la terre.
- Allez, John, faut y aller, si on veut pas que le carosse se transforme en citrouille, a dit Harry avec un petit rire forcé.
Il a pris John par l'autre bras et lui aussi a tiré. Mais John ne voulait pas venir. Et puis il a dit quelque chose d'une voix basse, comme absente. ce n'était ni à moi ni aux autres qu'il s'adressait, mais je n'ai jamais oublié.
- Y sont encore ici. Des morceaux d'eux, encore ici. J'les entends qui hurlent.
Le rire de Harry est mort dans sa gorge, le laissant avec un sourire pendant de guingois comme un colet descellé dans une maison abandonnée. Brutal m'a jeté un regard que la peur assombrissait et il s'est écarté malgré lui de John Caffey. Pour la deuxième fois en moins de cinq minutes, j'ai senti que toute notre entreprise était sur le point de s'effondrer. Et là, c'est moi qui suis intervenu ; quand le désastre menacerait à la troisième occasion, un peu plus tard, ce serait Harry qui relèverait le gant. Nous avons tous eu notre chance, cette nuit-là, croyez-moi.
Je suis venu me placer devant John en me dressant sur la pointe des pieds pour être sûr de lui masquer la vue de la chaise. et puis j'ai claqué des doigts devant ses yeux. deux fois, sèchement.
- Viens ! j'ai dit. Marche ! Tu nous as dit que tu n'avais pas besoin qu'on t'enchaîne, alors prouve-le ! Marche, big boy ! Marche, John Caffey ! Par là ! Cette porte !
J'ai vu son regard s'éclaircir.
- Oui, boss.
Dieu soit loué, il s'est mis en branle.
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Le temps efface tout, qu’on le veuille ou non. Efface tout et, à la fin, il ne reste que les ténèbres. Et, parfois, dans ces ténèbres, nous retrouvons les autres, parfois nous les perdons de nouveau. Voilà tout ce que je sais,
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