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ISBN : 1090566220
Éditeur : Mauconduit (17/01/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Théâtre de la ville de Stipra : le jeune Papageno est éperdu d'admiration pour son grand frère Tamino qui se trouve sur scène. Toutes les filles en sont amoureuses, en particulier Nadja, la fiancée de Tamino, pour laquelle palpite également le cœur de Papageno. Mais le père de cette dernière, archéologue, a été décapité par des guerriers fanatiques et destructeurs de civilisation. Ils vont conduire les trois héros au Temple et les soumettre à une série d'épreuves. <... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Charybde2
  11 janvier 2017
Mozart en intense métaphore poétique pour distiller l'indicible du choc islamiste radical sur l'individu et sur la famille.
Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2017/01/11/note-de-lecture-la-voix-de-papageno-brahim-metiba/
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PLdLR
  03 novembre 2018
Trop de thèmes abordés dans ce petit conte fantasmagorique .
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   11 janvier 2017
À dix ans, Papageno trouvait chez Nadja toutes les femmes, car elle était toutes les femmes. Il trouvait sa mère et son amie. Lui aussi croyait à l’amitié éternelle, à l’amour. Il se mit à haïr le frère Dieu ; haïr celui qui emprisonnait le cœur de Nadja. Alors Papageno se rapprocha de Nadja. Il était devenu le double de son frère, il essayait de chanter comme lui, il prenait ses poses, il empruntait ses mots ; Papageno demanda à Nadja.
Regarde, tu en penses quoi ?
Nadja regardait ce petit homme se mesurer à Dieu. Elle voulait demander à Papageno de ne pas trop s’approcher du ciel. Nadja voulait prévenir Papageno de la folie. Elle savait pour la mère. Alors elle essayait de rester auprès de lui, elle ne voulait pas l’abandonner, elle disait.
Mon petit Papageno, que fais-tu ? Que fais-tu de toi ?
Mais Papageno continuait d’imiter le petit Dieu ; chaque jour, il s’approchait du ciel, chaque jour il s’approchait de la folie. Nadja regardait le petit homme, elle pensait à son père, elle se dit que Dieu avait déjà fait beaucoup de mal, qu’il pourrait s’arrêter là.
Alors elle prit Papageno dans ses bras.
Papageno, arrête, ne fais pas ça.
Papageno se mit à pleurer pour la première fois face à une autre femme que sa mère. Alors Nadja le serra très fort dans ses bras.
Papageno, je suis là.
Papageno se sentit rejoindre le ciel tout en restant petit homme. Il voulut que le temps s’arrêtât.
Papageno, je suis là.
Papageno entendait la douce voix de Nadja. Une voix venue de loin, une voix qui avait traversé le monde depuis la ville de Haz.
La voix de Nadja portait tous les mots écrits sur les colonnes, toutes les peintures sur les murs, toutes les mosaïques.
La voix de Nadja était la peur dans le regard du père, l’alphabet entier pour dire la peur.
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Charybde2Charybde2   11 janvier 2017
Papageno se tient derrière la porte. Depuis quelques instants, Tamino joue autour de leur mère. La mère demande à Tamino d’arrêter. Tamino, comme tous les enfants de son âge, n’écoute pas. Il continue de jouer. À cet âge-là, les adultes n’existent que pour servir aux enfants de force contre laquelle s’opposer, un filtre, un mur à franchir, un obstacle derrière lequel il y a un au-delà à habiter. Une étape dans un parcours, une étape nécessaire.
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Charybde2Charybde2   11 janvier 2017
Un vautour royal vole au-dessus des colonnes de Haz. Vieilles de 5 000 ans. Une large étendue de formes, de lettres et couleurs. Nous sommes l’avenir de la Terre. Nous sommes toutes les civilisations. Il y avait des peintures figurant des êtres richement habillés ; sur la mosaïque, des vaches sacrées. Des hommes. Des hommes avaient posé leurs mains, une trace vieille de 5 000 ans, ils voulaient être vus et sus ; ils voulaient être observés, ils disaient c’est pour la postérité, pour que ceux qui viennent sachent ce qui s’est passé. Un vautour royal vole au-dessus des blocs de pierre de toute taille. De vieux os reposent désormais sous cette terre aride, mais inondée par le soleil. Un vautour royal se pose sur les ruines d’une tombe. Gloire à notre roi vénéré.
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Charybde2Charybde2   11 janvier 2017
À dix-huit ans, Nadja découvrait une horreur plus importante encore que les enfants qui vous traitent de sorcière ; un groupe d’hommes habillés en noir et portant une longue barbe noire avait pris possession de la ville de Haz, alors on vit des colonnes ceintes de dynamite tomber et la poussière grise et dense s’élever dans le ciel.
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Charybde2Charybde2   11 janvier 2017
Hélène Cixous parle de la littérature comme un cri. C’est donc naturellement que, en commençant à écrire, j’ai décidé que ce serait à travers le personnage de Papageno que s’exprimerait la voix des vaincus, des oubliés de l’histoire, des faibles. Il s’agit de sa Flûte enchantée.
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