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ISBN : 2234078008
Éditeur : Stock (20/08/2014)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 355 notes)
Résumé :
« “ Salut, bande d’enculés ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »

Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte.
Son père, sourd-muet.
Sa mère, sourde-muette.
L’oncle Guy, sourd lui aussi, c... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (128) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
21 août 2016
Ma fille aînée m'a recommandée cette lecture, elle-même conseillée par l'une de ses amies, dont la maman est sourde, et dont j'ai eu le plaisir de faire la connaissance récemment.
Un témoignage plein de verve, de justesse, de tendresse et de réalisme sur les relations entre une fille entendante et ses parents sourds. Les difficultés de communication, incompréhensions, quiproquos, situations plus ou moins cocasses. La révolte et la colère aussi, la gêne, la honte et l'ennui. Mais également beaucoup de spontanéité, de liberté, d'audace, de situations décomplexées (sur le sexe notamment). La dédramatisation et l'humour comme un viatique, comme une force...
Aucun pathos larmoyant, ce qui n'empêche pas d'être touché par la plume directe et mordante de Véronique Poulain. Elle témoigne de cet échange unique entre deux mondes, deux cultures, deux langages. Et l'amour, indéfectible, qui les relie comme un pont, une montagne de vie !
NB : Je me permets un rajout, car j'ai trop lu de critiques avec le terme (désuet, voire offensant pour les sourds) de "sourds-muets" !... Les sourds ont une voix et la capacité de s'en servir, même si elle n'est pas toujours bien "audible". Ils ne sont pas muets.
Cet article sera bien plus explicite que moi : http://www2.univ-paris8.fr/ingenierie-cognition/master-handi/etudiant/projets/site_sam/sourds/info_sourds.htm
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carre
27 octobre 2015
Voilà un livre qui sous une apparente légèreté, délivre un très beau témoignage d'amour à des parents différents. Les parents de Véronique Poulain sont sourds, l'auteur a trimballé sa honte de petite fille puis d'ado, grâce à de nombreuses anecdotes, elle nous donne son point de vue et sa difficulté à accepter leur handicap . C'est très drôle, il y a un peu du Jean-Louis Fournier dans la manière de choisir le contre-pied pour parler du handicap. Véronique Poulain réussit parfaitement à nous faire rire, mais aussi et surtout d'offrir un beau récit plein d'amour et de pudeur.
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Sando
09 octobre 2014
Née de parents sourds-muets, Véronique Poulain a grandi dans une famille pas tout à fait comme les autres. Elle-même parfaitement entendante, elle a dû apprendre à communiquer avec deux langages. le silence et la gestuelle pour les siens, les mots et les sons pour les autres. Entre frustration et persévérance, elle va tenter de faire communiquer deux mondes qui ne se comprennent pas toujours et essayer de lever le tabou sur un handicap par le biais d'anecdotes parfois gênantes, mais très souvent drôles et touchantes, sur sa jeunesse et son adolescence dans cette famille de sourds-muets.

Cette femme qui « oscille entre fierté, honte et colère. A longueur de temps » (p.31), nous dévoile une expérience d'autant plus riche qu'elle est peu commune. Les phrases sont courtes, débarrassées du superflu, à l'image de la langue des signes. le rythme est rapide, presque saccadé et nous percute avec une puissance à laquelle on ne s'attend pas. Les mots résonnent et se déploient pour nous livrer un témoignage d'une grande sensibilité et d'une grande tendresse.

Plusieurs fois je me suis surprise à rire face à des anecdotes cocasses, voire carrément gênantes (pour la narratrice en tout cas !). J'ai été amusée face à l'effronterie de cette gamine qui aimerait parfois être comme les autres mais qui reste fière de sa singularité. Un texte fort, beau et émouvant, qui offre un bien joli moment de lecture et nous incite à la tolérance et à l'ouverture d'esprit envers ceux qui sont différents… mais pas tant que ça !
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manU17
21 décembre 2014
Je crois n'avoir jamais autant ri en lisant un livre. Et pourtant à la base, on pourrait douter que le sujet si prête.
Élevée par des parents sourds-muets, Véronique, elle, entend. Une situation forcément peu banale. Avant de découvrir ce récit, je crois qu'on ne peut pas imaginer tout ce à quoi un enfant peut être confronté dans un tel contexte.
Difficultés, anecdotes, moments surréalistes, cocasses voire irrésistibles, petites vacheries, colère, honte, fierté, une foule de sentiments qui se mêlent mais où l'essentiel domine, l'amour.
Même si elle n'occulte pas les moments difficiles et les aspects douloureux, le temps lui a donné le recul nécessaire pour nous livrer ce très beau témoignage.
Dans un style enlevé et avec une spontanéité et un naturel qui donnent toute sa fraicheur à son récit, Véronique Poulain nous éclaire, nous touche, et nous amuse.
Les Mots qu'on ne me dit pas, je vous les recommande…

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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ssstella
20 janvier 2017
Il y a les mots qu'on ne lui a pas dit et les mots qu'elle ne dit pas.
Ce récit d'une vie avec des parents sourds décortique des faits, des faits parfois impudiques, et comme pour le langage des mains, il y manque souvent quelque chose... de la subtilité, des nuances, des sentiments. C'est peut-être un choix volontaire, pour être plus proche du contexte et je comprends qu'il soit difficile d'exprimer ce que, de toute son enfance, on n'a jamais entendu. On perçoit, mais on n'entends pas clairement ce que l'auteure a au fond du coeur. Elle cache beaucoup, souvent derrière l'humour.
Nous découvrons un quotidien pas toujours facile dans ce monde de silences très bruyant, c'est intéressant, mais j'ai le sentiment que Véronique Poulain s'est dérobée !
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Les critiques presse (5)
LActualite15 décembre 2014
Véronique Poulain, dont les parents sont sourds (elle n’emploie jamais le mot « malentendants »), nous donne un aperçu, en 68 exemples assez touchants (mais surtout hilarants), des immenses défis que pose une éducation partagée entre deux langages, deux cultures, deux façons de penser et d’appréhender le réel : celle des mots et celle des signes.
Lire la critique sur le site : LActualite
LaPresse24 novembre 2014
Les mots qu'on ne me dit pas relate l'enfance et l'adolescence de la Française Véronique Poulain, née «entendante» de parents sourds, dans les années 60. Un sujet qui fait parler, une écriture qui fait entendre. Et rire aux éclats !
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro03 octobre 2014
En se mettant elle-même en scène, personnage entendant et parlant aux côtés de ses parents sourds, l'auteur donne à sentir par contraste ce que cela peut être de vivre privé de son. Un joli livre qui sonne juste.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress24 septembre 2014
C'est drôle, vif, quelquefois cruel, mais aussi profondément respectueux.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation08 septembre 2014
Rares sont les livres qui se lisent avec une telle fluidité. Ici, pas de phrases inutiles, parfois quelques lignes jetées sur la page blanche, deux petits paragraphes en guise de chapitre voire un simple dialogue ; Véronique Poulain va droit au but, il faut que ça frappe, que ça touche juste [...].
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations & extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
AlicejAlicej14 novembre 2015
"Comme les Indiens, les sourds attribuent à chacun un nom, un signe identitaire, qui le suit toute sa vie.

Il peut être en rapport avec le physique ou le caractère.

(...)

S'ils n'avaient pas ces signes, les sourds seraient obligés d'utiliser l'alphabet de la langue des signes pour épeler chaque nom. Et V-E-R-O-N-I-Q-U-E, c'est long à "signer".

Ainsi, mon prénom, mon signe, celui qui me caractérise moi et personne d'autre, c'est "Rêveuse".

C'est mon mère qui me l'a donné?

Enfant, je ne comprenais pas pourquoi. Pourquoi "Rêveuse"?

Un jour, j'ai compris ; j'avais passé tellement d'heures à contempler la vie par la fenêtre en rêvant d'autre chose que cela ne lui avait pas échappé.

Le majeur et l'index, formant le V de Véronique, partent de la tempe pour aller se perdre dans les airs en tournoyant : "Rêveuse".

C'est poétique, c'est beau, ça fait toute une vie.

Sauf que.... je me suis trompée. Ma mère vient de lire ce chapitre et n'est pas d'accord.

"Ton signe pas "Rêveuse". Depuis toujours.

-Non. "Etourdie"."

Les doigts en V partent bien de la temps et s'en vont bien dans les airs mais pas en tournoyant. En tremblotant. C'est subtil. La différence est minime mais ça ne veut pas dire la même chose.

"Petite, toi, étourdie. Pas rêveuse. Toi oublies tout, toujours, toujours. Étourdie."

Je reste sans voix. Ça fait trente ans que je me trompe. Ou que j'ai oublié.

Etourdie je suis, étourdie je resterai."
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canelcanel07 décembre 2014
La langue des signes est la langue la plus crue que je connaisse. Les sourds s’expriment de façon simple, directe. Brutale.
Beaucoup de signes sont beaux, poétiques, émouvants - comme les mots 'amour', 'symbole', 'danse' -, mais dans le champ lexical de la sexualité, c'est une autre histoire. Le signe ne laisse place à aucune équivoque. Alors que les mots suggèrent, les gestes imposent.
Leur crudité heurte les entendants parce que ces gestes anodins pour les sourds sont les mêmes que nous faisons, nous, lorsque nous voulons être grossiers et nous cachons pour les faire. Question de culture.
(p. 79)
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ssstellassstella20 janvier 2017
Dans la famille, la vraie muette, c'est moi.
Pour tout ce qui concerne l'affectif, les sentiments, muette comme une carpe. Mes enfants sont les seuls être au monde auxquels je puisse dire : "je t'aime."
[...]
Depuis qu'il a un téléphone portable, mon père me l'écrit. Et c'est par texto que je lui réponds que, moi aussi, je l'aime. Mais quand je suis avec lui, il m'est impossible de le regarder dans les yeux et de le lui dire. Ma bouche reste fermée et mes mains dans les poches.
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claraetlesmotsclaraetlesmots20 décembre 2014
La langue des signes est la plus expressive que je connaisse. Lorsque un sourd parle, tout son corps est en mouvement. Tout son visage s'exprime. Impossible de parler en langue des signes sans bouger un muscle de son minois. Qu'on l'ait joli e ou pas. Récemment liftée, passez votre chemin. L'émotion, la force d'un sentiment passe par la seule expression du visage. Si vous voulez transmettre un sentiment de tristesse, la bouche doit s'affaisser , les yeux se rétrécir. A l'inverse, pour un sentiment de joie, le visage doit s'éclairer, la bouche sourire, les yeux pétiller. J'ai constaté que c'était la grande difficulté des entendants. Faire la grimace, déformer leurs traits, bouger leur corps.
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CaladhielCaladhiel04 septembre 2014
Dans la langue de mes parents, il n'y a pas de métaphores, pas d'articles, pas de conjugaisons, peu d'adverbes, pas de proverbes, maximes, dictons. Pas de jeux de mots. Pas d'implicite. Pas de sous-entendus. Déjà qu'ils n'entendent pas, comment voulez-vous qu'il sous-entendent ?
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