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Citations sur Today we live (44)

jeunejane
jeunejane22 décembre 2015
Le lendemain fut un jour qui resterait gravé dans la mémoire de Renée comme "le jour du cadeau". Elle avait vu l'Allemand coudre quelque chose dans une peau de lièvre; il utilisait les boyaux de l'animal en guise de fil....
Quand il eut terminé son ouvrage, il l'appela rudement, comme il en avait l'habitude :
"Hé, viens un peu ici ! "
Renée s'était approchée, il avait pris sa main pleine d'engelures et lui avait enfilé une moufle, la fourrure tournée vers l'intérieur.
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AudreyT
AudreyT10 janvier 2017
On ne pouvait pas punir quelqu'un parce qu'il disait la vérité, si dure à entendre soit-elle.
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motspourmots
motspourmots25 septembre 2015
Si Mathias n'appréciait pas particulièrement les Juifs, il n'avait rien contre eux non plus. Il les connaissait trop peu et, ayant pour habitude de ne se fier qu'à ce qu'il avait lui-même expérimenté, il n'avait tout simplement pas d'idée précise à leur sujet.
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MissMymoo
MissMymoo08 octobre 2015
Au fond, ce qui faisait que les nazis ne deviendraient jamais les maîtres du monde, c’était leur manque total de sens de l’humour. Et, corrélativement, leur inaptitude à l’autodérision. Le peuple juif pouvait bien avoir été gratifié de toutes les tares possibles et imaginables, il avait une supériorité incontestable sur la race germanique, quoi qu’en pensa le Führer. Au coeur de la tourmente qui les engloutissait, dans les situations les plus infernales, les Juifs continuaient de pratiquer leur humour noir
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MissMymoo
MissMymoo08 octobre 2015
Le mot « Juif » constituait un véritable mystère. Renée s’était juré de le percer un jour, et surtout de comprendre pourquoi ce mot rendait les gens tantôt lâches, comme le père de Marcel et Henri, tantôt méchants comme Françoise ou Marie-Jeanne, tantôt courageux et fraternels comme les fermiers de l’autre campagne, soeur Marthe du Sacré-Coeur, le curé ou Jules Paquet. C’est ce qui tracassait Renée par-dessus tout, ce que ce mot déchaînait comme émotions, la faculté qu’il avait de mettre les êtres à nu.
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domisylzen
domisylzen07 décembre 2015
Mathias n'était pas son premier. Il y a eu Germain Jaumotte, le fils d'un riche fermier avec qui ses parents la voyaient bien se caser, pour qu'ils fassent des fils et des filles de riches fermiers, qui engendreraient des générations de riches fermiers jusqu'au Jugement dernier.
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domisylzen
domisylzen24 décembre 2015
Elle s'avança, s'arrêta tout contre lui, le visage à quelques millimètres du sien, les seins frôlant sa poitrine. Il sentait les tétons dressés à travers sa chemise. Elle leva un peu la tête pour atteindre sa bouche, et posa ses lèvres sur les siennes. Elles étaient moelleuses et brûlantes, se laissaient faire, non sans une certaines retenue.
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Annette55
Annette5528 février 2016
"Les convictions idéologiques , la haine raciale , le sens de l'obéissance appris à coups de badine et de bottes dans le cul, la passion démentielle pour le führer et la foi en la victoire , tout cela s'effritait d'un coup , à cause d' une petite chose, complètement anodine, à peine entrevue, mais, qui, une fois remisée dans un espace obscur de la mémoire, ressurgit un jour et vous explose à la gueule comme une bombe.........."
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MissMymoo
MissMymoo08 octobre 2015
T’en fait pas, m’fèye, sont pas méchants. Z’ont juste peur, c’est tout. Et la peur, ça rend bête. Mais ici, c’est chez moi, et moi, j’ai pas peur.
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musy
musy28 décembre 2015

« L’Allemand en queue de file resta interdit devant le geste de l’enfant. Voilà belle lurette qu’il ne voyait même plus les condamnés. Adultes, enfants, vieillards, c’était kif-kif. Des silhouettes sans visage destinées à disparaître. Mais cette fillette, il l’avait vraiment vue : elle avait mangé de la neige. Elle allait mourir. Elle le savait. Et pourtant elle mangeait de la neige, elle apaisait sa soif. Il avait remarqué le geste sûr, rapide, dénué de la moindre hésitation, presque désinvolte, un geste fluide, souple animal. Quelque chose en lui avait remué. Quelque part entre sa poitrine et son abdomen. C’était comme un frémissement infime, une poussée à la fois douce et brutale. Quelque chose de familier. Comme quand il était là-bas, dans les grands bois, dans cette autre vie. »
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