AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782749151045
288 pages
Éditeur : Le Cherche midi (25/08/2016)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Dans un monde à la dérive, une femme en fuite, une fillette murée dans le silence, et une ancienne demeure habitée d'un secret.

Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l’Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s’ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette é... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  12 mars 2017
Emmanuelle Pirotte imagine la ville de Bruxelles ravagée par une épidémie d'Ebola III.
Les hôpitaux sont débordés, le traitement introuvable, les denrées du quotidien sont rationnées, le gouvernement vacille.
Dans ce décor apocalyptique, une femme, Roxanne. Son quotidien bancal est fait de ventes à la sauvette de médicaments contrefaits et d'autres mauvais plans. Rien ne l'arrête dans sa quête de liberté, d'autant plus que la morale et la compassion pour son prochain ne font pas vraiment partie de son univers.
Jusqu'au jour où sa fille qu'elle a abandonnée à la naissance, resurgit. Stella, fillette intelligente mais mutique, incapable de la moindre émotion, découvre cette mère inconnue avec distance. Pour Roxanne, c'est un tournant décisif.
Lorsque la violence s'accroît sur la ville à coup de règlements de comptes, meurtres et fanatismes exacerbés, elle prend la décision de fuir en s'exilant dans une bourgade oubliée de tous et miraculeusement épargnée. C'est dans la maison de son enfance que Roxanne a rendez-vous avec son passé.
A partir de là, le roman prend une nouvelle direction. La violence de la ville fait place au calme d'un village.
Roxanne au milieu de ses souvenirs semble presque apaisée, peut-être par le fantôme bienveillant qui occupe les lieux. La femme « sauvage » devient une mère attentive.
J'étais assez réticente à lire cette histoire à la fois dystopie et conte fantastique comme l'indique la quatrième de couverture.
Mais, je dois reconnaître, que très rapidement je me suis laissée emporter par cette histoire improbable, tant le talent de conteuse d'Emmanuelle Pirotte est certain.
Ce deuxième roman est la belle réussite que j'espérais après la lecture de « Today we live ».
En conclusion : Une lecture étrange, déroutante mais très agréable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
charlitdeslivres
  19 septembre 2016
Dans cette lecture, c'est la mixité des genres qui en ressort. On apprécie les différentes étapes de ce roman. On passe de l'une à l'autre, sans préambule, rapidement et de manière définitive. Cette lecture m'a beaucoup plu, autant dans sa construction que dans le sujet abordé. Une descente en enfers dans une société à l'agonie.
L'auteure est scénariste et tout au long de ce récit, on perçoit cette facette. Ce roman a été découpé, comme animé par une volonté d'enchainer les scènes. Cela fonctionne. On tourne les pages, et chaque scène nous saute aux yeux, on en apprécie que plus ce ton très saccadé. On ne va pas s'emprisonner dans des tirades trop longues, dans des réflexions psychologiques trop poussées. Ce style est à l'image du sujet qui l'occupe, noir, froid et dévasté.
On va de genre littéraire en genre littéraire. Très touche à tout, l'auteure va nous donner un texte aux allures de film. On se plait dans ce drame, dans ce monde détruit où tout s'effondre. Là où une jeune femme tente de survivre pour elle, mais surtout pour sa fille. Comme deux inconnues elles essayent de former un tout. Dans ce récit tout est lourd et oppressant. Les non-dits sont omniprésents et rajoutent au malaise de cette lecture. On aime ce texte car il ne se veut pas plus que ce qu'il est. L'écriture est simple sans fioriture, on ne part pas dans des digressions non maitrisées. Tout ici est utilisé pour que cela fonctionne et bingo, je me suis laissée prendre au jeu.
Dans ce récit sur fond de fin du monde, on entreprend une quête de survit. On passe d'une ville dévastée par Ebola, où les gangs font leurs lois, ou les sectes et autres fanatiques tentent de tirer leurs aiguilles du jeu en provoquant de nouvelles tortures. Puis on part s'isoler dans une campagne perdue, mais l'horreur demeure. Tout le monde se connait et personne ne se fait confiance. C'est dans cette atmosphère qu'une mère et sa fille, qu'elle ne connait pas, vont essayer de survivre. L'auteure va nous emmener dans des chemins de travers, du fantastique à l'horreur, de l'espoir au drame. On se plait dans un voyage des genres, un voyage des sens.
C'est à travers nos deux héroïnes que l'on parcourt cette histoire. On nous présente une femme qui vit avec un mal être récurent et profond. Une fille qui préfère être dans la réflexion que la parole. En résumé des personnages tourmentés et attachants dans une mise en scène noire et étouffante. Une lecture simple qui se lit avec plaisir et nous laisse avec une noirceur dans l'âme.
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
tynn
  23 décembre 2016
De profundis clamavi ad te...ou comment un livre peut vous happer et vous rejeter sans ménagement.
Quel soulagement de le refermer!
Ça commençait pourtant fort bien, dans un Bruxelles livré au chaos, suite à une pandémie de virus Ebola. Si la thématique post-apocalypse n'est pas très originale, Emmanuelle Pirotte nous offre néanmoins correctement un pays à l'agonie, avec des personnages attachants et bien construits. le suspens se crée, les questions de survie se développent, la vision d'un monde qui s'effondre fait froid dans le dos.
Mais que dire de la suite?
Si l'auteur a voulu prendre ses électeurs par surprise, c'est pour moi sa seule réussite.
Le roman tourne au fantastique, dans une maison isolée, hantée par un fantôme bienveillant et protecteur, avec "fabuleuse histoire d'amour" si on en croit le vocabulaire racoleur de la 4ème de couverture.
Et le tout finit en apothéose funèbre et très gore sur fond de surnaturel.
Certains lecteurs se satisfont d'un roman original et inclassable. Je me suis pour ma part très vite agacée, finissant cette lecture en diagonale.
Et de constater que cette auteure me prend encore une fois à contre-pied. Son précédent roman ne m'avait pas convaincue par cette façon de perdre toute crédibilité dans la trame narrative, en dépit d'une plume fluide et imagée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
Shan_Ze
  31 mai 2019
Dans un Bruxelles futur ravagé par un virus Ebola, Roxanne survit en vendant des médicaments. Mais un jour, son passé la rattrape, son mari vient de mourir et lui laisse Stella leur fille de neuf ans. Trouvant la ville trop dangereuse, elle s'enfuit avec sa fille dans la campagne profonde où elle vivait enfant.
Ayant lu Today we live, j'ai trouvé pas mal de ressemblances avec ce dernier : Roxanne comme Mathias dans Today s'accroche à une fillette au comportement particulier. Stella ne parle pas ou peu, a des réactions mais est attachée à sa mère même si elle ne la connait peu et que celle-ci ne lui rend pas forcément. Aussi, les deux adultes des deux romans ne sont pas forcément des modèles pour l'enfant et se lient à l'enfant sur un coup de tête.
Cependant alors que le premier avait pour contexte la seconde guerre mondiale, celui-ci se situe dans un futur apocalyptique en début de roman, on bascule ensuite dans le fantastique avec le fantôme de la maison qui pourrait s'exprimer en troisième voix. Je ne m'attendais pas à ce genre de roman qui bascule d'un genre à l'autre sur deux parties mais finalement, j'ai apprécié la vie à la campagne, les moments de tendresse entre mère et fille, les souvenirs du fantôme. Un petit bémol avec les illuminés de la fin, qui m'ont dérangé et qui n'apportent que peu au roman, pour moi. Emmanuelle Pirotte peint des personnages troublants, dérangeants pour parler de la relation entre une mère et sa fille, d'un passé agité d'un spectre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
Maxie
  09 septembre 2016
Roxanne est une dealeuse de médocs à Bruxelles, à une époque où le virus Ebola III a décimé une bonne partie de la population et continue son oeuvre fatale. La ville est rongée par la violence et le fanatisme de tout poil, et il ne fait pas bon s'y promener. C'est dans cette atmosphère que Roxane est un jour avertie du décès du père de sa fille, qui a demandé avant sa mort que Stella, aux tendances autistes, soit confiée à sa mère, qui l'avait pourtant abandonnée très vite après sa naissance. La vie à Bruxelles est trop difficile pour une enfant et sa mère, et Roxane emmène donc sa fille dans un petit hameau de la province de Namur, dans l'ancienne maison de sa grand-mère. Là, elles mèneront une vie recluse, parmi des villageois préservés de la maladie, mais non de la violence qui atteint petit à petit les campagnes… de profundis est un roman très particulier. La tension est réelle dès les premières pages, et elle ne disparaît qu'à la toute fin du roman. On ne comprend pas toujours où Emmanuelle Pirotte veut en venir car l'attention se porte successivement sur plusieurs personnages et leur histoire, on a du mal à s'attacher, et on en perd un peu le fil conducteur. Néanmoins, la lecture est très agréable. On retrouve quelques notes de wallon et de terroir namurois comme dans Today we live, ce qui ne gâche rien quand on est soi-même de cette région.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300

Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
OgrimoireOgrimoire   16 mars 2021
Qu’est-ce que cet amour maternel dont tout le monde parlait, consumant, aveugle, inconditionnel, infini ? Toutes les mères doivent éprouver ce sentiment, paraît-il, et en être transfigurées. Mères, pour toujours et à jamais. Roxanne est dénaturée. Quelque chose en elle ne s’est pas produit à la naissance de Stella, alors que l’infirmière la couchait sur son ventre. Le visage chiffonné, les mains fripées et tendues vers le vide ne l’avaient pas émue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
talou61talou61   16 décembre 2018
Il est plus commode de s'en remettre à un juge suprême et invisible, dans un futur très lointain, que d'affronter sa culpabilité ici et maintenant, pour soi et pour tous.
Commenter  J’apprécie          60
PatrothPatroth   07 mars 2019
Dans un futur assez proche , le monde est ravagé par de nombreux fléaux .
La planète est décimée par un virus et dans Bruxelles vit Roxanne qui vend des médicaments frelatés pour survivre .
Un jour à la mort de son mari , elle récupère sa fille qu'elle a abandonnée ..
Pour lui donner une vie meilleur elle s'enfuit à la campagne dans un village ou elle a vécu étant plus jeune ...
Mais dans la demeure une présence se fait ressentir .....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
OdlagOdlag   02 novembre 2016
Il ne se souciait guère plus de Dieu que du diable, mais ce dernier avait l'avantage d'être plus disponible, de ne pas se dérober sans cesse. Il offrait ses services et tenait ses promesses. Il était toujours là quand on avait besoin de lui. Satan est partout, on le croise au réveil quand on se regarde dans la glace, puis dans presque chaque être qu'on rencontre dans la journée. Et parfois, il trône dans toute sa gloire en certains lieux élus par Lui entre tous, comme cette ville qu'elle évoque, et vers laquelle il semble qu'elle désire retourner, comme on retourne à l'assaut, comme on reprend les armes, encore et toujours, malgré le dégoût qu'on en a, et la honte. Parce qu'il y a le plaisir aussi, la jouissance qu'on puise dans l'horreur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
OdlagOdlag   02 novembre 2016
Si toutes les âmes errantes cherchaient une sorte de rédemption, le monde des vivants serait surpeuplé par les morts... Toute vie humaine aspire, consciemment ou non, à être sauvée. L'homme est une créature si impure que le but de son existence entière ne peut être que la recherche du pardon. Non pas celui de Dieu, mais celui de ses frères dans l'ignominie, la bêtise et la médiocrité. Les premiers hommes ont senti ce besoin de salut inhérent à leur nature, et c'est pour cela qu'ils ont inventé Dieu. Il est plus commode de s'en remettre à un juge suprême et invisible, dans un futur très lointain, que d'affronter sa culpabilité ici et maintenant, pour soi et pour tous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Emmanuelle Pirotte (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuelle Pirotte
A l'occasion du salon "Le livre sur la place" à Nancy, rencontre avec Emmanuelle Pirotte autour de son ouvrage "D' innombrables soleils" aux éditions Le Cherche Midi . Rentrée littéraire Septembre 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2343108/emmanuelle-pirotte-d-innombrables-soleils
Notes de musique : Youtube Audio Library
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : anticipationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3494 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre