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Critiques sur Tant de chiens (24)
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pasiondelalectura
  10 avril 2018
C'est le deuxième opus avec l'inspecteur Quiñones, un être toujours aussi paradoxal.
Dans ce polar on est happé dès le premier paragraphe et il n'y a pas moyen de lâcher la lecture jusqu'au dénouement.
Il y a deux protagonistes : le détective, chaque jour plus cynique et amoral, cédant à ses instincts les plus primaires mais rêvant en même temps d'une vie normale alors que son couple avec l'infirmière Marina bat de l'aile sérieusement : ils ne communiquent plus.
Le deuxième protagoniste est le centre ville de Santiago, asphyxié par le smog et suintant la violence.
Le livre commence et termine avec une histoire de chiens et ils ne sont pas à la fête les petits toutous.

Dans ce deuxième tome l'épisode démarre aussi avec une fusillade au décours de laquelle Quiñones saura par son co-équipier Jimenez qu'il investigue un cas de trafic sexuel entre enfants placés en institution et des personnes appartenant à la police, la magistrature, la politique et des délinquants.
Encore cette fois l'inspecteur risque sa vie et manque de faire imploser son couple.
Le style est trépidant, musclé, noir -de- noir, addictif et dévastateur car tous les personnages semblent traficoter à divers niveaux.
Le personnage de Quiñones gagnerait à avoir un peu plus de profondeur humaine car on le sent toujours au fil du rasoir.

Boris Quercia promet une trilogie, donc il faudra attendre la suite.
Lien : https://pasiondelalectura.wo..
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MagEv
  07 janvier 2018
Santiago Quinones est un flic désabusé qui déambule, beaucoup tout de même, dans les rues de Santiago (Chili) avec des haltes fréquentes dans les bars. Il vient de perdre son coéquipier Jiménez tué par balles lors d'une descente, sa vie de couple bat de l'aile et lui aussi s'est fait tiré de dessus. Une vie qui part à vau-l'eau et blessé, il sillonne donc les rues pour essayer de résoudre un affaire dans laquelle était impliquée son collègue.
Une écriture atypique, âpre avec l'utilisation du Je. Un roman court, nerveux et efficace où plusieurs thèmes y sont abordés dont le trafic de drogues et la prostitution infantile impliquant des politiciens et flics véreux.
Un flic qui cogite pas mal entre rails de coke et sexe, un homme blessé physiquement mais moralement aussi par l'enfance qu'il a eu. Rempli de noirceur certes mais une intrigue rondement bien menée, ça bouge pas mal. Une belle découverte pour cet auteur et son personnage Santiago Quinones dont je pourrais retenter une nouvelle lecture avec plaisir.
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rorod2d4
  25 décembre 2017
Un bon polar très sombre et intense comme une nuit sans étoiles. Nous sommes totalement embarqués dans l'histoire de ce flic très border line qui va se retrouver dans une affaire de corruption qui le dépasse allègrement. Les personnages sont durs mais cela les rend d'autant plus crédibles. le seul point noir de ce roman réside dans les scenes de coit qui sont très crues ( je pense qu'ici on peut quasiment parler de pornographie). En résumé un bien bon roman mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Bonnes fetes et bonnes lectures à toutes et tous.
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silencieuse1
  14 septembre 2017
Wouah, un véritable coup de poing que ce petit livre dévoré à la vitesse grand V avec presque autant d'énergie déployée que celle de ce flic meurtri qui court après la vérité. Ce roman mérite largement les éloges évoqués dans de nombreux commentaires. C'est vif, rapide, incisif, implacable. Violent certes, mais tout à fait remarquable dans sa description des milieux corrompus chiliens. Parfait !
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Fleurdesbois
  12 septembre 2017
Une très belle surprise et un gros coup de coeur pour ce roman noir qui nous plonge au coeur du Chili.
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Nikoz
  09 septembre 2017
C'est quoi un roman noir? Et ben c'est ça!!!
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nadiouchka
  23 juillet 2017
Écrivain chilien, né à Santiago du Chili, Boris Quercia est bien connu dans son pays car il est acteur, scénariste, producteur… mais aussi écrivain de polars.
Son premier livre « Les rues de Santiago » (2014) a été décrit ainsi : « C'est un petit bijou tout noir venu de l'autre bout du monde » (Bernard Poirette, RTL). Il y parlait déjà d'un certain enquêteur, Santiago Quiñones,, que l'on retrouve ici dans « Tant de chiens ».

Le livre commence sous le feu de pistolets mitrailleurs qui visent l'enquêteur (le narrateur) et son équipier, Jiménez qui lui, est également attaqué par un rottweiller. Un début «à toute mitraille » et qui augure bien du reste. On sent que l'action va être violente. de plus, cela se passe au Chili où règnent les narcotrafiquants, la misère du petit peuple, des flics véreux, de la pédophilie aussi malheureusement.
C'est une scène terrible au cours de laquelle Jiménez perd la vie lors d'une descente dans une cache de dealers.

Santiago s'en sort de justesse et décide d'aller voir un peu du côté de ce qui ressemble à une secte : « La Nouvelle Lumière » que fréquentait son compagnon d'infortune. Là, il rencontre une jeune fille, Yesina, qui dans son enfance était une voisine de ses parents. Elle lui confie avoir subi des maltraitances de la part de son beau-père, tout ce qu'elle désire, c'est se venger et elle demande à Santiago de le tuer.

C'est un petit livre (200 pages), très vite lu car tellement rythmé, prenant par tout ce que l'on découvre. Santiago fait preuve de certaines faiblesses : il goûte à la drogue (de la très bonne coke) – ses rapports sexuels sont plus que décrits (c'est très chaud) – on rencontre aussi un Mapuche – et il n'hésite jamais à en découdre…
Bref, un homme avec sa force et ses défauts qui connaît, de plus, un problème conjugal.

Tout ceci donne une grande quantité de soucis à résoudre et se passant dans un milieu de personnages qu'il appelle « des chiens ».
Là, je n'ai pas été vraiment d'accord car pour moi, c'est péjoratif : un chien est un animal domestique et un salopard doit être appelé un salopard, nuance. Mais bon, c'est un livre… et si je me mets à polémiquer sur le titre, il y en aurait bien d'autres à citer.
C'est un bon roman bien noir, bien mené, une enquête pleine de rebondissements avec toutes les magouilles, mais on y trouve aussi de la musique indiquée ainsi « la playlist qui figure sur le rabat de fin accompagne et prolonge votre lecture. Les morceaux ont été sélectionnés par Boris Quercia lui-même »

A un certain moment on entend même la version espagnole de « Je t'aime à mourir » de Francis Cabrel, en page 159 :
« Pour corser le tout, en musique d'ambiance, on entend le succès de Pablo Abraira, La quiero a morir (version espagnole de la chanson de Je t'aime à mourir de Francis Cabrel). Je m'approche de leur table pendant qu'on continue d'écouter : Elle vit de son mieux son rêve d'opaline, elle danse au milieu des forêts qu'elle dessine, je l'aime à mourir… ». Il y aussi de la musique chilienne.

Ce livre a reçu le « Grand Prix de la Littérature Policière 2016 » ainsi que le « Grand Prix du Roman Noir Étranger – Festival de Beaune 2016 ».

Si le Chili est un pays lointain, au bout du monde, Boris Quercia le rapproche de nous avec cette histoire des bas-fonds de Santiago du Chili, une ville et un pays encore bien marqués par la dictature de Pinochet.

Un auteur à découvrir (si ce n'est pas déjà fait), un roman trépidant, sans concessions, une ville dont on ne montre pas la misère quand on y va en touriste, un bon voyage dont on ne se remettra qu'à la fin, une fois la dernière page tournée.
Mais un ouvrage pour tous les amoureux de romans très noirs et qui confirme le succès obtenu avec le premier de cet auteur.
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SophieLesBasBleus
  15 juillet 2017
Après avoir enterré Jimenes, son collègue tué au cours d'une fusillade, Santiago Quinones doit répondre à l'enquête des Affaires Internes sur le trafic de drogue dont se serait rendu coupable le défunt. Jimenes, ripoux ? Quinones n'y croit pas tellement mais après tout connaissait-il vraiment ce type muté de Valparaiso pour on ne sait quelles raisons inavouables ? Alors qu'il est soupçonné de complicité et étroitement surveillé, il retrouve Yesenia, une amie d'enfance qui lui confie son effroyable histoire et le charge de supprimer son beau-père, le bourreau qui l'a violée dans son enfance. C'est ainsi que Santiago se retrouve embarqué dans une machination diabolique qui l'oblige à se méfier de tous. Les personnages les plus hauts placés, politiques, financiers, policiers..., sont compromis et prêts à tout pour éviter le châtiment. Traqué de tous côtés il poursuit l'enquête (à moins que ce ne soit elle qui le poursuive !) afin de faire éclater son innocence ainsi que celle de Jimenez et de mettre fin à un odieux trafic d'enfants.
Magistralement menée, la narration à la première personne provoque un effet inquiétant qui plonge le lecteur en pleine paranoïa. En qui peut-on avoir confiance ? Que manigançait Jimenez avec le groupe de la Nouvelle Lumière ? Quel cadavre va-t-on trouver derrière chaque porte que l'on entrouvre ? L'intrigue semble s'épaissir à chaque péripétie et l'identification au narrateur est totale. Si bien que l'on frémit, on tremble, on se méfie sans jamais savoir où se trouve la réelle menace. Une atmosphère très noire pour ce bon roman qui m'a tenue en haleine de bout en bout. C'est bien fait et c'est très efficace sans être mirobolant d'originalité.
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marc_tlse
  05 mars 2017
Un polar noir à la forme plutôt classique, assez percutant et agréable à lire. Une affaire qui s'emballe et tient en haleine jusqu'à la fin, une fin qui arrive de manière abrupte. 180 pages pour faire des noeuds si serrés qu'ils semblent définitifs... et il suffit de 10 pages pour les dénouer .. c'est un peu déconcertant.
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isabelleisapure
  30 décembre 2016
« Tant de chiens » commence quand le partenaire de Santiago meurt au milieu d'une opération contre les narcos. S'ensuit pour le flic une sale période, faite de rencontres improbables et de révélations sur son ancien collègue. Sans compter qu'il va vouloir mener sa propre enquête sur cette mort qui le touche de près.

Dans un Chili mal mené par la corruption et qui a du mal à sortir des années Pinochet, Boris Quercia nous propose un roman noir sans concession pour les représentants des institutions chiliennes qu'elles soient politiques, judiciaires ou policières.

Le personnage de Santiago est particulièrement bien campé. L'auteur réussi à le rendre profondément humain malgré ses failles.


J'ai eu un gros coup de coeur pour ce livre, j'y ai retrouvé tout ce que j'aime dans un polar, la qualité d'écriture, l'intrigue bien menée avec un suspens savamment distillée, l'impression d'étouffer dans une atmosphère lourde et glauque, des personnages paumés et attachants.





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