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Critiques sur Quelque chose noir (7)
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meyeleb
  09 août 2011
J'ai aimé ce deuil poétique d'une épouse disparue.
Beaucoup d'émotion, de pudeur, dans ce recueil, qui m'avait clouée sur place, au milieu d'une bibliothèque, pendant près de 2 heures. On ressent le vide qu'elle laisse, l'absence qui parle désormais.
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Pot
  23 septembre 2010
De la poésie.
Roubaud compose ce recueil à la mémoire de sa femme, Alix Cléo, s'inspirant pour le titre de son exposition de photos "Si quelque chose noir" (voir http://www.actuphoto.com/12321-alix-cleo-roubaud-si-quelque-chose-noir.html).
Il met des années avant de retrouver l'écriture, une écriture du silence, dit-on, des miettes doux-loureuses de son sentiment, de son souvenir qui réalise son deuil.
J'ai mis du temps à l'apprécier parce qu'il m'a fallu décoder son sens (ou le mien). Il ne se laisse pas facilement apprivoiser, ses côté oulipien et mathématicien sans doute. C'est une vraie caverne à interprétations en tous cas. Et je dois dire qu'il m'a plus qu'aucun autre influencé dans ma façon d'écrire
De la poésie.
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Bouteyalamer
  01 novembre 2015
Jacques Roubaud : Quelque chose noir (1986)
Neuf séries de neuf poèmes de neuf vers chacun, écrits après 30 mois où devant ta mort je suis resté entièrement silencieux (Aphasie p. 131). Sa femme, la photographe Alix Cleo Roubaud, est morte à 30 ans d'une embolie pulmonaire [sous estroprogestatif ?]. L'ouvrage rapporte des images obsessionnelles : sa main cyanosée, sa voix, son odeur, des souvenirs érotiques dans tout le recueil (Au fond des jambes ouvertes, cette tâche sombre, p. 111), ses photographies longuement méditées (voir p. 91/103). Je m'acharne à circonscrire rien-toi avec exactitude, ce bipôle impossible, à parcourir autour, de ceci, ces phrases de neuf que j'appelle poèmes (p. 85). Il lui donne la parole : « Entre, assiste à mon enfance intérieure, au deuxième côté du temps » (p. 102) et revient à la création : Et ma voix, en vérité, retourne, par ces mots, à ton image, qui d'elle même, ici, les pose (p. 117). le rythme est heurté et la prosodie rocailleuse : Dans la nuit borgne sous la masse cyclope d'une lune vacillante (p. 20). La ponctuation et la mise en page sont complexes (je ne reproduis pas les espaces et les sauts de lignes : voir le texte), de même que le soubassement Oulipien autour du chiffre neuf.
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vincentf
  28 mai 2012
Lecture à contre-courant d'un printemps joyeux, ce quelque chose noir essaie de dire, et sait qu'il échoue de dire, la mort d'une femme aimée. Elle est, corps et âme, chair caressée, présence chaude, puis, d'un coup, elle n'est plus, rien, matière inutile. le poète est décontenancé, parce qu'il n'y a rien à dire, et encore moins à écrire, mais il tente quand même, sans illusion, de comprendre ce qui lui arrive, de recréer quelque chose qui survive à l'absence infinie, mais la réalité, brute, charogne, implacable, c'est qu'elle n'est plus, que les photographies sur le mur ne représentent plus rien, que les souvenirs et l'écriture du nom ne sont que chimères, nécessaires et impossibles. Les vers se brisent en mots vains, le sens s'envole, elle n'est plus, et dès lors, c'est comme si elle n'avait jamais été.
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Henri-l-oiseleur
  08 novembre 2015
Le Tombeau est un genre poétique particulier, où l'on réunit en recueil des pièces de vers écrites à la mémoire de quelqu'un qui vient de mourir. Dans cette optique, "Quelque chose noir" est le livre du deuil de Jacques Roubaud pour sa femme. Comme toute poésie, c'est la tentative d'apprivoisement, d'humanisation par la parole, de la perte irrémédiable et du silence. La perte est signalée par l'impossibilité de nommer et de décrire précisément ce qui arrive, un "quelque chose" sans nom qui ne se caractérise que par une couleur, le noir. La poésie va tâtonner et avancer dans ce quelque chose. C'est un très beau recueil.
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IsaTitMuguet
  29 février 2012
Ces poèmes sont le témoignage poignant de la perte de l'être aimé. Ici, l'auteur rend hommage à sa femme, photographe. Un recueil comme ses photos, en noir et blanc.
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Laureneb
  14 mai 2018
Un recueil de poésies lu en khâgne, ou la découverte des poèmes contemporains, d'après l'OULIPO. Ce recueil est une tentative pour faire son deuil, c'est une lettre d'amour adressée à celle qui est morte. Certains poèmes sont donc émouvants sur l'absence ou la beauté des jours partagés, certains évoquent la trivialité du quotidien et les tentatives pour continuer à vivre, d'autres sont érotiques pour faire revivre la disparue. Mais comme la sensation d'être de trop, de lire quelque chose d'intime, de personnel, qui n'est pas à destination du lecteur.
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