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ISBN : 2955908215
Éditeur : Adamastor (11/12/2017)

Note moyenne : 4.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :
"Avant j’étais une vieille âme endolorie enfermée dans un corps d’enfant, dans une famille, dans une vie dont chaque contour me blessait toujours plus, jour après jour. En partant j’ai éclaté les parois de ma prison, la rage a guéri d’elle-même, je la sens encore palpiter parfois mais de manière tellement inoffensive, si vous saviez, ce n’est plus qu’une ombre de colère qui dort au fond de mes souvenirs. Avant je ne voyais que les murs, ils étaient hauts, ils étaien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
PassionCulturall
  12 janvier 2019
Je suis donc ravie d?avoir enfin pu découvrir la plume cinglante et talentueuse de l?auteure qui dans cette histoire ne va pas lésiner sur la justesse de ses mots pour aborder des sujets sensibles, je dirais même des sujets dérangeants tels que le viol ou encore la pédophilie ayant tout deux en lien le rapport malsain au sexe.
C?est par ces sujets choquants et gênants que l?histoire de la jeune Clarisse m?a clairement marquée ! J?ai été scotchée par la précision chirurgicale des propos justement posés de manière à faire naître en nous cet état de gêne naturel lorsqu?on évoque des sujets pervers aussi difficiles, d?autant plus lorsqu?ils concernent des jeunes.
La plume affûtée de l?auteure nous prend aux trippes, nous attrape la main pour daigner entendre la détresse omniprésente dans la vie déroutante de son héroïne perdue, sans repères. Âmes sensibles, soyez prevenues: vaut mieux s?abstenir si vous ne vous sentez pas la force de survivre à des propos crus et des scènes dont la réalité regorge d?obscenités qui se veulent révulsantes !
Pourtant, bien que la jeune Clarisse, en quête de liberté soit sans l?ombre d?un doute une adolescente paumée, une âme en peine victime des traumatismes de son enfance et dépourvue de réelle éducation sexuelle transmise en bonne et due forme, on s?attache vite au destin de cette élève allant jusqu?à la prendre en pitié, à ressentir de la bienveillance envers elle.
On veut chercher à comprendre les tenants et aboutissants de tels agissements et c?est d?ailleurs cette ombre au tableau qui viendra s?éclaircir au fil des pages. Les flash-back semés par ci par la viennent s?intercaler judicieusement entre les scènes importantes pour nous aider à comprendre et à réaliser combien l?héroïne n?est pas normale. La différence est d?ailleurs un autre sujet mis en avant ici, sujet qui m?a sensibilisée au récit de cette adolescente égarée, ignorée par les siens et ayant grandit assurément trop vite.
Si les sujets forts et dérangeants ne vous font pas peur, que vous aimez les descriptions tournées de façon poétique usant de métaphores qui contrastent avec un langage cru, n?hésitez plus et découvrez vous aussi l?histoire de Clarisse qui ne vous laissera pas insensible? 
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sonfiljuliesuit
  09 mai 2018
Jo Rouxinol a l'art de manier les sentiments, avec sa plume addictive et travaillée, elle nous entraine dans les méandres de l'âme humaine.
L'adolescence semble une période qu'elle affectionne particulièrement, puisque son personnage principal est une ado de 14 ans. Peut-être que le fait d'être professeur n'y est pas étranger… En tout cas, on sent chez l'auteur un don d'observation… le don de déceler les blessures… Certes, c'est une fiction, mai j'ai le sentiment de découvrir une réalité…
Un fond de vérité… Une vérité que l'on croit toucher du doigt, mais que l'auteur ne divulgue que peu à peu…
Clarisse va mal… Elle n'aime ni sa vie de collégienne, ni la vie qu'elle mène chez ses parents séparés… Une mère, que l'on devine dépassée, elle ne maitrise plus rien… Enfin, elle ne veut plus rien maitriser… Ce père, qui préfère laisser sa fille faire ce qu'elle veut, histoire d'avoir la paix, la semaine où elle vient chez lui…
Clarisse, n'est pas tendre avec eux, même lorsqu'elle nous parle d'eux, on sent une rage mal contenue… Mais, peu à peu l'auteur distille les informations et on comprend enfin pourquoi Clarisse a cette soif de vivre, cette soif d'amour, d'attention… Elle ferait n'importe quoi, pour que l'on s'intéresse à elle. A elle, en tant qu'individu, sans tenter de la faire rentrer dans un moule…
Lorsque j'ai terminé ma lecture, j'ai mis un moment à me remettre de mes émotions. L'auteur a réussi à m'émouvoir avec cette gamine qui va peu à peu s'ouvrir à la vie… Cette gamine qui crie sa rage…
L'auteur a l'art de poser les situations pour permettre au lecteur de s'approprier l'intrigue. Sans jugement, elle dépeint les sentiments qu'elle pose avec finesse. Elle aurait pu tomber dans la facilité et à travers Clarisse, juger ces parents toxiques, nombrilistes et qui ne savent pas écouter… Qui ne veulent pas écouter… Pourtant, elle ne juge pas… Elle expose… Et au lecteur de se faire son avis.
On ressort, un peu sonné, comme Clarisse, qui décide de tout plaquer tellement elle en a marre… Elle craque et décide de fuir… Fuir ce quotidien qui la tue à petit feu… Elle décide de fuir pour enfin vivre ce rêve qui la dévore… Elle va le vivre jusqu'au bout, jusqu'à ce que la réalité la rattrape et qu'elle s'éveille.
Ce rêve, lui permettra de grandir et enfin s'affranchir de son histoire… Une histoire tragique mais qui lui donnera la force de vivre…
Clarisse s'adresse au lecteur qui devient son allié, le témoin de sa fuite en avant… Surtout le témoin de sa renaissance…
Son langage est parfois cru, déstabilisant, mais j'ai trouvé qu'il y avait une certaine évolution, peu à peu il devient plus posé, à l'instar de Clarisse qui pose son fardeau. Sa rage disparaît, Clarisse s'épanouit et peut enfin comprendre d'où vient son malaise et ainsi s'expliquer son attitude et se comprendre…
Déjà avec « le temps des étoiles », l'auteur m'avait touché avec sa plume et cette lecture ne fait que confirmer son talent.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille mais parfois la vie t'offre une porte de sortie… La fin est emprunte d'espoir.
Jo Rouxinol, oblige son lecteur à se poser et penser sa manière de voir les choses, qui ne sont jamais aussi tranchée que ce que l'on croit.
Je n'ai pas voulu rentrer dans les détails car il faut le lire pour le vivre ce bouquin! Et la trame est construite de manière telle que si tu dévoile un truc tout s'imbrique et prend son sens.
Lien : https://julitlesmots.wordpre..
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sarahauger
  14 avril 2018
Clarisse est une jeune fille de treize ans.
L'adolescence, période difficile s'il en est. D'autant plus quand la cellule familiale n'est pas sécurisante, que les parents ont été défaillants dans la prime enfance, voire absents, pas forcément physiquement, mais dans leur attitude. Durant cette phase de la vie, on est habité par une soif de vivre, mais étouffé par les obligations qui nous pèsent, qu'on ne comprend pas toujours et auxquelles on souhaiterait échapper à tout prix. C'est un passage où l'on rêve sa vie et où l'on aimerait vivre ses rêves.
Bien sûr, à cet âge, on est persuadé que nos parents sont nuls, que personne ne peut nous comprendre. On oscille entre agacement et frustration, on voudrait, mais on ne peut pas. On se pense plus malin qu'on ne l'est dans toute notre naïveté, après tout, qui mieux que nous peut savoir ce dont on a besoin et où se trouve notre bonheur. On se sent seul et abandonné de son entourage, prêt à croire n'importe quel inconnu qui ferait mine de nous comprendre. Pour certains, c'est encore plus vrai que pour d'autres. Cette impression d'étouffer dans sa petite vie sans surprises, ou rien de bien ne semble pouvoir survenir donne parfois l'envie de prendre l'air, suivre une voie qu'on croit meilleure sans savoir vraiment où elle va nous conduire.
Quand on se sent à l'étroit dans sa vie, quoi de mieux que de prendre le large dans l'espoir d'agrandir son horizon ?
C'est l'âge où l'on se place facilement en opposition face à ses parents et tous les adultes qui nous entourent de près ou de loin. Si l'on ajoute à cela, une certaine solitude, l'absence de véritables amis, un caractère bien trempé qui nous permet d'exprimer, tel quel, tout ce qui nous passe par la tête avec le langage parfois cru de l'adolescence, les ennuis ne sont pas loin et peuvent revêtir divers aspects.
Quand, enfin la vie nous offre un moment de réconfort, quoi de plus normal que de vouloir le faire durer à tout prix, au mépris des risques et de la souffrance qu'on pourrait infliger à ceux qui malgré tout sont censés nous aimer. Que reste-t-il quand la réalité nous rattrape ?
J'ai beaucoup tremblé pour cette jeune fille paumée, empêtrée dans une vie trop étriquée pour elle et qui le temps d'un moment va pouvoir vivre son rêve. Sa fragilité est palpable, mais son désir de vivre est encore plus grand. Pendant cette parenthèse enchantée, elle croque la vie à pleines dents. J'ai appréhendé la fin de cette histoire, Jo a beaucoup joué avec mes émotions. Mais quand on pense toucher le fond, que nous reste-t-il ? Sombrer totalement, ou alors rebondir. Je vous propose de lire se livre pour connaître le destin de cette jeune fille qui ne m'a pas laissée indifférente.
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beltane
  15 décembre 2017
Quand je rédige une chronique, j'ai l'habitude de la débuter en résumant un peu l'histoire. Pour une fois, j'ai envie de commencer par la fin de ma lecture. Ça arrive rarement, et jusqu'à présent, ou du moins lors des deux dernières années, mes larmes n'ont coulé qu'en lisant Amélie Antoine. « le rêve dévoré » inaugure donc l'exception à la règle. J'ai éteint ma liseuse, les yeux embués et mouillés, une boule au fond de la gorge. Parce que l'écriture de l'auteure est particulière. À la fois simple et très travaillée. Et surtout, Jo Rouxinol sait exactement retranscrire les émotions entre les lignes.
Revenons un peu en arrière, pour vous situer l'auteure si vous ne la connaissez pas. Jo Rouxinol est prof d'histoire et ses trois livres débutent dans un collège. Elle a déjà autopublié deux romans, dont vous trouverez mes chroniques sur le blog : « le Temps des étoiles » et « le Carnaval des Illusions ». L'un pose un regard moderne et accessible aux plus jeunes sur la Shoah quand l'autre aborde des sujets de société graves, profonds, et actuels. Sans jamais porter de jugement, Jo Rouxinol expose des situations, constate. Comme si elle photographiait simplement un moment, une période de vie, sous un angle nouveau, et laissait la liberté au lecteur de se faire sa propre opinion. « le Rêve dévoré » suit la même ligne directrice. Exposer. Ne pas juger.
Clarisse a treize ans et demi. Elle navigue entre le domicile de sa mère — ultra angoissée —, et celui de son père — ultra laxiste —. C'est une gamine de divorcés, au comportement difficile à la maison comme à l'école. Un jour, croulant sous le poids de la pression sociale qu'elle subit partout où elle va, l'adolescente déborde, et craque. Par pulsion, comme pour se libérer de tout ce qui l'emprisonne, elle éteint son téléphone portable, et part. La destination ? Un rêve, une illusion croisée sur Internet. Une chimère qui, rapidement, montre son horrible visage. Mais le destin est imperturbable. Clarisse trouve le chemin de son rêve par des voies secondaires. Et comme le titre l'indique, la jeune fille dévorera son rêve, jusqu'à la dernière miette. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus que la réalité qui s'invite avec hargne et cruauté dans sa nouvelle vie.
Le roman est écrit à la première personne. le narrateur est le personnage principal, Clarisse. le lecteur devient le témoin des pensées et des émotions de l'adolescente, et pardonne bien volontiers les écarts de langage, utilisés ici comme vecteur d'émotion et non comme palliatif à un langage trop recherché. Il est d'ailleurs très intéressant — et il s'agit là, de mon point de vue, d'une preuve flagrante de l'intelligence de la plume de l'auteure — de voir le langage et le rythme du phrasé de Clarisse évoluer avec son humeur. Haché et parfois brut, vulgaire quand la jeune fille est pleine de rage, son flot de paroles devient plus doux et mature au fur et à mesure qu'elle s'apaise. Mais surtout, le choix d'une narration interne permet de comprendre, petit à petit, d'où viennent les angoisses et les besoins de liberté du personnage.
Je vous parle souvent, dans mes chroniques, de ma préférence aux romans anti-manichéens, qui démontrent que tout n'est pas tout noir ou tout blanc dans la vie. « le Rêve dévoré » en est un très bon exemple. La chute du livre, notamment, est remarquable en ce sens. Je tais les sujets principaux abordés dans le livre volontairement, afin de ne pas dévoiler les intrigues. Mais si je me laissais aller à discuter du contenu du roman, je crois que je pourrais y passer des heures tant l'histoire de Clarisse m'a emmenée loin à l'intérieur de moi-même.
Aussi, ce livre est une ode au Portugal. Je respire encore les odeurs qui s'échappent des mots qui décrivent les petits villages, les plages, les bateaux de pêcheurs, les falaises exposées aux vents. D'ailleurs, le nom du pays devient synonyme de liberté, d'espoir. Et à travers ses écrits on ressent tout l'attachement de l'auteure à ce territoire.
D'une problématique sociale complexe, Jo Rouxinol fait une histoire passionnante qui déborde d'émotions. Surtout, elle donne au lecteur l'occasion de remettre en question ses convictions afin d'appréhender d'un oeil nouveau certains thèmes.
Je crois que c'est la principale caractéristique des grands auteurs.
Lien : https://www.book.beltanesecr..
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Cat_Harsis
  20 décembre 2018
Cette année, après avoir lu « Débâcle » de Lize Spit et « My absolute darling » de Gabriel Tallent, je me suis dis que j'en avais ma dose des livres avec comme personnage principal des ado borderline, affrontant des épreuves si terribles qu'elles feraient passer les candidats de Koh Lanta pour des plaisanciers… Ils sont tous les deux merveilleusement écrits, mais je ne lis pas pour souffrir (être secouée, remuée, ébranlée… ça me suffit laaaargement), et j'ai quand même un peu souffert avec ces deux là, même si leur écriture et leur style respectif m'ont heureusement permis de conserver une distance avec le personnage central.
Mais j'avais ce livre dans ma PAL, et il m'intriguait. Sa couverture déjà : cette espèce de (petite) porte ouverte sur l'océan et le ciel bleu, sur l'horizon… et son titre, que je trouve parfait.
Et puis aussi, les critiques très engageantes que j'ai lues sur les groupes… bref, j'ai craqué, et j'ai vraiment bien fait !
J'ai eu énormément d'intérêt pour l'histoire de cette jeune ado, adultifiée par des parents sans doute un peu trop préoccupés par eux-même pour suffisamment prendre soin de leur fille. Clarisse est aussi intelligente que sensible, avec une soif de vivre et de liberté qui la pousse à s'extraire de sa réalité mortifère, pour vivre une vie à sa mesure… se découvrir elle-même et déployer pleinement ses ailes.
J'ai beaucoup apprécié la narration à la première personne, les dialogues internes et les pensées parfois ambivalentes de Clarisse (qui m'a fait penser à Turtle, le personnage de « My absolute darling », à ceci près que là où Tallent m'a profondément ennuyée à décrire avec moult détails la végétation de la Californie, Jo Rouxinol m'a enchantée à me faire découvrir les parfums et les images du Portugal. Merci tout particulièrement pour les explications sur le Fado, je connaissais la Saudade et je suis amoureuse de ces mots presque intraduisibles tant ils appartiennent à une culture, et expriment un concept qui en découle directement. Et pour l'histoire de Dom Pedro et d'Inês de Castro… et pour tous les petits liens entre les éléments, qui font de ton livre un petit joyau (oui, ceci est un message personnel adressé à l'auteure, je lui épargne ainsi un MP de fan débile, elle a déjà des élèves – bien chanceux - à gérer, la pauvre).
En plus d'une écriture très maîtrisée, variant les styles, du trash ordurier pour refléter la colère qui déborde de Clarisse à une écriture soutenue et poétique quand il s'agit de nous décrire les paysages, l'ambiance et la culture du Portugal (à ce propos, j'ai eu plusieurs fois en tête, sous forme de pensée parasitante, l'image de Samantha C. qui évoque très bien cet aspect, avec une drôlerie incomparable, dans sa chronique vidéo qui parle du rêve dévoré), l'auteure a « le truc » qui déclenche les émotions. C'est comme dans la chanson de France Gall, « Elle l'a, ce je-ne-sais-quoi que d'autres n'ont pas… ce supplément d'âme ».
Voilà, c'est tout à fait ça : le supplément d'âme. La puissance dramatique qui fait qu'on perd pied, on est juste embarqué dans l'histoire et on vibre avec les personnages. On ne remarque plus vraiment la beauté des phrases, on ne porte plus d'attention aux mots, on veut juste savoir ce qui se passe et on est submergé par les émotions. On pleure (comme une conne, toute seule dans le canapé, oui oui). Et je ne parle pas ici de la petite larmichette qui arrive vers les dernières pages, comme une politesse envers l'auteur-e.
Non, ici on se heurte à une phrase et on a un gros sanglot. On se reprend, continue à lire et c'est reparti 10 lignes plus bas.
Pire que ça, une fois le livre terminé et reposé, plus tard, rien qu'on repensant à un passage en particulier, on retchoule (c'est du Wallon, vous trouverez la définition sur Google).
J'ai relu plus calmement les 50 dernières pages, afin d'en saisir l'exacte portée, ne pas avoir loupé quelque chose, et j'ai été beaucoup plus forte la deuxième fois (j'ai résisté jusqu'aux derniers mots, je le jure).
Vous l'aurez compris, ce livre n'est à lire que si vous aimez les pures, belles et fortes émotions.
Mais putain, ne vous privez pas de ce beau voyage, foncez !
Lien : https://www.facebook.com/Cat..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Cat_HarsisCat_Harsis   20 décembre 2018
C’est alors qu’à commencé la ronde des psys. J’en ai vu plusieurs, un homme gras qui transpirait abondamment et qui me faisait peur, une femme gentille aux lunettes rouges, une autre avec des cheveux courts, qui semblait plus en colère que moi. Plus en colère que quiconque, sur n’importe quel sujet et pour qui le patient se transformait, à travers un étrange transfert, en thérapeute malgré lui. Elle s’évertuait avec beaucoup d’insistance à me faire dire du mal de mes parents et quand je ne me livrais pas spontanément au vomissement de haine à l’encontre de mes géniteurs, elle m’amenait, par le jeu de questions perverses, exactement là où elle voulait et se calait ensuite sur le fauteuil, yeux mi-clos, pour jouir du résultat de ses efforts.
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Cat_HarsisCat_Harsis   20 décembre 2018
Tout était insupportable. Tout. L’école. Les profs. Le mépris de Basset et même la patience excessive de quelques autres à qui, malgré leur bienveillance, je finissais par avoir envie de cracher à la gueule. Le rituel des jours ternes, les cours, le retour à la maison, une semaine chez papa, une autre chez maman, toujours chez l’un ou chez l’autre mais jamais chez moi (…).
Je voudrais que l’Atlantique m’engloutisse.(…) alors qu’il est responsable de ce creux qui s’est ouvert dans ma poitrine, qui atteint le cœur, les poumons, coupe toute arrivée d’air. Je crie, je suffoque, mais va-t’en, va-t’en donc, je suis partie parce que ma vie avait l’odeur de la contrainte, la couleur de la tristesse, ne comprends-tu pas ça ?
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Cat_HarsisCat_Harsis   20 décembre 2018
Ce n’est pas que la normalité me tente particulièrement, mais il faut reconnaître qu’elle offre une certaine tranquillité d’esprit. Madame Salignes me le répète assez, je me crée mes propres ennuis, comme si je le faisais exprès. Mais pourquoi donc ? C’est ce qu’on veut savoir depuis toujours. Parce que vous êtes moches, les gens. Vous êtes moches et vous puez le conformisme, la résignation insatisfaite que vous déguisez en réussite, histoire de légitimer votre propre échec en l’érigeant en exemple. Parce que tant que la perspective de devenir comme vous sera le seul avenir qu’on me propose, je continuerai à le saboter avec beaucoup d’application. Non mais sans blague, ouvrez donc les yeux !
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Cat_HarsisCat_Harsis   20 décembre 2018
La mer est là, mais étouffée par les nuages bas, la voilà noirâtre, couverte d’une écume fébrile. Pourtant, Tony m’affirme que lorsque le ciel est clair, il n’y a nulle part ailleurs d’océan plus bleu que celui qui frappe la falaise en contrebas. Pour l’heure, éblouie par les nuances d’un gris intense, gris des cieux, gris des flots, je contemple l’immensité sans savoir si c’est le début ou la fin d’un univers. C’est le lieu de la transition, de la confrontation, du déchaînement de forces contraires, et soudain c’est comme si je me trouvais au cœur même de la rencontre titanesque entre le solide et le liquide, entre le bien et le mal.
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Cat_HarsisCat_Harsis   20 décembre 2018
Obidos ne se situe pas au bord de la mer et pour la première fois depuis mon arrivée au Portugal je perds la proximité de l’océan, et c’est comme un vide indicible, une marée basse intérieure. (…)
- Tu viendrais me sauver, dis, sur ton cheval blanc, si j’étais en danger ? Dis-je, amusée.
Il me fait un clin d’œil puis il me répond le plus sérieusement du monde :
- Bien sûr que non, Nina. Je te sauverai, évidemment, je te sauverai quel que soit l’endroit où tu te trouveras mais je ne serai pas juché sur un cheval blanc. Je viendrai sur… (il vous faudra lire le livre pour découvrir sur quoi, et surtout pourquoi).
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