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Bookycooky
  12 décembre 2019
Il s'appelle William Davisson, il est écossais. Il a longtemps vécu en France comme botaniste du roi, et arrive en Pologne en 1656 comme invité de l'épouse du roi de Pologne pour soigner ce dernier. Dans un pays en guerre et un roi souffreteux, il l'accompagne lors de ses voyages, au cours de l'un duquel , les soldats capturent deux petits enfants chétifs, sauvages, étranges dans tous les sens du terme. A travers ces enfants verts de peau et de cheveux, Davisson et nous lecteurs, allons découvrir le peuple vert, une communauté qui vit en symbiose avec la nature, loin de tous les soucis du monde.....
Un petit conte philosophique où le Prix Nobel de littérature 2018, probablement s'inspirant d'un conte médiéval anglais, « Les enfants verts de Woolpit », nous parle de l'inconnu, l'étranger, l'autre qui nous fait peur. Tout ce qui sort de notre zone de confort , tout ce qui ne prend pas immédiatement du sens et s'organise en un ensemble cohérent et facile à interpréter, nous dérange, comme ce livre 😊.

C'est très court, concis, intéressant.
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Fabinou7
  30 novembre 2020
Après avoir fait partie du public lors d'une conférence d'Olga Tokarczuk je me devais (quand même) de lire un de ses ouvrages, mais le Livre de Jakob me semblait trop engageant.

Cette courte nouvelle a tout pour séduire les amateurs d'Histoire (le divertissement est aussi prétexte à un peu d'érudition). Par exemple, j'ignorais tout de la plique polonaise (rassurons-nous, malgré la charmante extravagance de ses coiffes, l'écrivaine n'en est bien sûr pas atteinte…).

La romancière polonaise, Prix Nobel de Littérature, recrée une atmosphère particulière au moyen de la culture encyclopédique qui est la sienne, au sens des Lumières, par la curiosité, la variété des touches historiques qui composent le tableau d'ensemble.

Avec un héros écossais, médecin du roi de France et désormais au service de celui de Pologne assiégé par les Suédois, les Tatares et les Moscovites, Takarczuk aime à nous montrer un continent en mouvement, où les échanges, les mythes et les particularismes régionaux ont façonné un destin européen commun qui ne date pas d'hier.

Si le décor est merveilleusement planté, la promesse d'une intrigue à la hauteur de la culture yourcenarienne de l'écrivaine polonaise n'est pas véritablement tenue, l'histoire de ces enfants verts n'étant (subjectivement) pas véritablement accrocheuse.

Qu'en pensez-vous ?
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gonewiththegreen
  10 janvier 2020
William Davisson est écossais, botaniste et est appelé au chevet du roi de Pologne. le voyage lui fait un peu peur, la Pologne lui semblant aux confins du monde connu. on est au milieu du XVII ème.
Une fois sur place , dans un pays en guerre , il est amené à fuir avec le roi: Très vite , le cortège tombe sur deux enfants , au teint vert et à l'allure sauvage.

En 80 petites pages , l'auteure nobélisée laisse transparaître son immense talent de conteuse . Si l'écriture est magnifique, ces enfants verts ne le sont pas moins . En symbiose avec la nature , ils sont un contre pied à leurs congénères, loin de leurs intérêts et non soumis au dictat de Dieu.
ils sont le cri de la nature , son souffle et vivent avec elle au rythme des saisons.
Magnifique conte qui se lit le temps d'un soupir et qui laisse une trace sans doute à longtemps présente.
L'auteure, à nouveau, utilise tout son talent pour magnifier la nature.
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sabine59
  06 février 2020
Une amie m'a prêté ce conte étrange, écrit par l'auteure polonaise prix Nobel. Je voudrais d'abord faire remarquer combien ce petit objet-livre est magnifique, sur fond vert tout à fait en accord avec l'histoire . Je ne connaissais pas les éditions la contre-allée dont le nom est inspiré par une citation d'Alain Bashung " Délaissant les grands axes, j'ai pris la contre -allée". Plus spécialement, ici, il s'agit d'une collection" Fictions d'Europe".

Mêlant faits historiques réels du 17 ème siècle, à une époque très trouble de la Pologne, où les Moscovites, les Tartares ravagent le pays , et fantastique, à travers ces enfants verts si inquiétants , l'auteure offre un texte prenant, à l'écriture limpide et souvent poétique. J'y ai vu en filigrane une réflexion sur la peur de l'autre, de celui qui est différent, le centre incarnant le monde rassurant, les cercles concentriques l'inconnu qui effraie. C'est le personnage du botaniste écossais, William Davisson ,qui est le narrateur de son périple angoissant à travers la campagne polonaise.

Cette courte histoire laisse une impression forte . Ces enfants verts vivant dans les arbres, au rythme de la lune et de la nature fascinent et enflamment notre imagination...

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Zazaboum
  12 mai 2021
"ou le récit de singuliers événements survenus en Volhynie, consignés par William Davisson, médecin de Sa Majesté le roi Jean II Casimir."

Pologne 1656

William Davisson est médecin écossais, attaché à la cour du Roi pour le soulager de ses divers maux ! le roi désirant se vouer à la Vierge Marie et protéger la Pologne en proie à la guerre, part à Lvov, accompagné de son médecin. La route est longue et dangereuse ! Un accident oblige Davisson à rester sur le domaine de M. Kurcewicz, chambellan de Łuck, en plein milieu des marais. Partis à la chasse, les soldats sont revenus avec deux petits enfants, sauvages, misérables et verts !

Ici l'histoire bascule dans le conte, fantastique et étrange, comme isolée du monde en guerre et nous allons découvrir avec Davisson que ces enfants sont l'incarnation de la Nature, qu'ils sont en symbioses avec elle et représentent un équilibre mis à mal alentours !

Une historiette hors du temps dans une contrée comme isolée des dégâts et méfaits des hommes. Elle se lit rapidement mais laisse une sensation de bien-être et d'espoir en l'immuabilité de la Nature. L'écriture est très jolie, simple et poétique ! Un plaisir que je renouvellerais.

Challenge MULTI DEFIS 2021
Challenge RIQUIQUI 2021
Challenge ATOUT PRIX 2021
Lecture THEMATIQUE mai 2021 : Littérature étrangère
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Under_the_Moon
  25 janvier 2021
Le narrateur de cet histoire est un érudit écossais qui vit en France et voyage à travers la Pologne. Médecin et botaniste, c'est un homme à la fois érudit et curieux qui nous conte l'étrange aventure qui lui est arrivée lors d'un périple avec le roi polonais alors qu'ils traversaient des étendues de forêt, loin de "la civilisation" connue et bien organisée...

C'est complètement par hasard que je suis tombée sur cet ouvrage, car si l'un des romans de cette auteure nobélisée m'avait été conseillé, ce dernier n'étant pas disponible, je me suis rabattue sur celui-là. Et j'en suis enchantée !
Le portrait du narrateur contribue à l'atmosphère fantastique de ce tout petit recueil (à peine 90 pages en mini format). Ceci était ma première rencontre avec l'écriture d'Olga Tokarczuk et j'en ressort ravie. Inutile de dire que je compte bien pousser l'exploration de l'oeuvre de cette auteure !

J'ai trouvé ce récit vraiment beau derrière sa simplicité apparente (qui reste une dénonciation de la barbarie humaine à travers les quelques motifs de guerre par exemple). Cette histoire nous parle moins desdits enfants verts que des mystères de la nature et l'incapacité de l'être humain à les appréhender ou à les comprendre sans s'effrayer ou rejeter - tant celui-ci aime à réguler, contrôler par des règles parfois absurde ou à l'opposé du bon sens. L'Homme pourra conquérir tous les savoirs du monde, il n'en demeure pas moins que la Nature n'obéit pas à ses lois, elle est hors de contrôle des hommes. Elle peut être observée, mais pas contrôlée. Certes, le récit se déroule au XVIème siècle, à une époque où la nature n'a pas encore été amputée, façonnée pour servir les envies ou besoins humains, mais la narration d'Olga Tokarczuk amène tout de même son lecteur à la réflexion.

C'est un récit atypique, un conte féérique "écolo" où il faut accepter de se laisser embarquer sans attendre une réelle résolution d'énigme. Comme avec Les enfants verts rencontrés dans cette histoire, il faut se contenter d'accepter les choses comme elles sont, comme elles viennent, sans émettre de jugement de valeur ni chercher à le disséquer trop sous peine de voir la magie s'envoler.

Une lecture faussement simple que je conseillerai très volontiers mais pas à tout le monde.
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Marylou26
  20 mars 2021
« … je me prenais pour un ex-centrique, quelqu'un qui s'aventurait au-delà du centre où l'on savait à quoi s'en tenir. » Voilà ce qui pourrait résumer le thème de ce court roman de la nobelisée Olga Tokarczuk, que je découvre avec Les Enfants verts, inspiré de la légende des enfants verts de Woolpit, datant du XIIe siècle. Botaniste du roi de France, l'écossais William Davisson est convié à se rendre en Pologne pour servir de médecin au roi Jean II Casimir. Car le roi est souffrant : « Par une alliance occulte, son corps reflétait tout le mal qui rongeait la Pologne. » À ce titre, il accompagne ce dernier sur les routes boueuses alors que la guerre fait rage et que des villages sont dévastés, à la rencontre des seigneurs locaux afin de s'assurer de leur allégeance. Lors d'une halte, les soldats du roi reviennent avec, attachés, deux enfants sauvages dont la peau est de couleur verdâtre, et qui inspirent rapidement la peur… C'est une réflexion sur la peur de l'autre, celui qui est différent et qui vit en marge. Ça se termine vite mais cela est probablement dû à la forme, il ne s'agit pas d'un roman où on rattache les fils à la fin, mais d'un conte, que j'ai bien aimé comme introduction à son oeuvre.
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taganga2000
  16 avril 2021
Un petit conte philosophique qui aborde le sujet du rejet de la différence, comment percevons-nous l'autre  ? Faut-il en avoir peur  ? @Olga Tokarczuk emploie son immense talent pour aborder ce sujet par le prisme de William Davisson qui devint médecin de Jean II Casimir, roi de Pologne, en 1656, après avoir été botaniste à la cour de Louis XIV.

Un texte très court mais intéressant sur le fond et la forme, l'humour très présent m'a rendu cette lecture très agréable.

Challenge Riquiqui
Challenge Nobel
Challenge Atout-Prix
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jamiK
  09 mars 2020
Ce récit est raconté à la manière des contes fantastiques du XIXe siècle, avec un médecin qui se retrouve coincé dans une région désoeuvrée de l'Europe de l'Est. Ici, c'est la Pologne en plein XVIIe siècle, alors que les Suédois, les Russes ou les Tatares harcèlent ce pays maudit. L'écriture a un petit côté désuet, l'auteure joue justement sur cette ambivalence entre une société primitive et l'homme de culture du XVIIe siècle. Un médecin écossais au service du Roi de Pologne va trouver dans cette région, deux étranges enfants à la peau verte, qu'il va avoir l'occasion d'observer, suite à sa mobilisation forcée. C'est une novella, c'est donc très court, mais laisse la réflexion se prolonger, la vision universaliste, centraliste de ce médecin imprégné de l'esprit des lumières, va se retrouver confrontée à la différence, aux vieilles croyances, et à la magie de la nature, sans véritablement approfondir ce dernier aspect, le laissant juste en filigrane, tout en finesse. Olga Tokarczuk reste totalement neutre vis à vis de ses protagonistes, et c'est ce qui donne sa force au récit, pas de spectaculaire, un fantastique sobre, sans fioritures si ce n'est que cette position historique, pas de grandes théories, juste une confrontation de deux visions du monde.
Je découvre ce prix Nobel de littérature par ce petit ouvrage qui me donne envie d'en connaître plus.
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ATOS
  06 novembre 2020
"-Elle dit que là-bas, dans la forêt, au-delà des marais, il existe un pays où la lune brille aussi fort que le soleil qui, lui, est plus sombre que le nôtre(..) . Dans ce pays les gens vivent sur les arbres et dorment dans leur creux.Durant la journée lunaire, ils grimpent au sommets des branches où ils exposent leurs corps dénudés à la lune, de sorte que leur peau verdît. Grâce à cette lumière, ils n'ont pas besoin de manger beaucoup, se contentant de baies des bois, de champignons et de noix. Ils ne doivent ni cultiver la terre ni construire des habitations, tout travail est effectué par leur seul plaisir. Chez eux, il n'y a ni seigneurs, ni paysans, ni prêtres. Lorsqu'ils doivent prendre une décision, ils se réunissent sur un arbre et délibèrent, pour ensuite mettre en oeuvre ce qu'ils ont décidé.Si un individu s'y soustrait, ils le laissent faire, persuadés que, tôt ou tard, il reviendra vers eux. Lorsque quelqu'un s'éprend d'une autre personne, il se met en couple pour un temps avec elle, mais dès que ses sentiments s'étiolent, il s'en va vers un nouvel amour. de ces unions naissent des enfants, qui ont toute la communauté pour parents, car tout le monde là-bas s'occupe volontiers des petits.
Parfois lorsqu'ils grimpent sur l'arbre le plus haut, ils voient au loin notre monde, les fumées de nos maisons incendiées, et sentent l'odeur de la chair brûlée? Vite ils se réfugient alors sous les feuilles pour ne pas salir leurs yeux avec de telles images, ne pas incommoder leur nez de cette puanteur. L'éclat de notre monde les repousse et les indispose. Ils n'y voient qu'un  mirage, car jamais encore ils n'ont été confrontés aux Tatares ou aux Moscovites.Ils croient que nous sommes irréels, tel un mauvais rêve."

" C'est quoi, Dieu? voulut-elle savoir. Cela provoqua chez tous un grand étonnement, mais aussi, semble-t-il, une fascination, comme si vivre sans la conscience que Dieu existe serait plus simple, puisque cela dispenserait de se poser des questions obsédantes. Par exemple, comment Dieu laisse-t-il souffrir autant ses propres créatures, alors qu'il est bon et miséricordieux?"
" Il ont aussi leur propre façon de communiquer avec les animaux et, comme ils ne consomment pas de viande et ne pratiquent pas la chasse, les bêtes non seulement sont leurs amies et les aident ,mais leur racontent leurs histoires, ce qi est source de sagesse pour le peuple vert et lui procure une meilleure connaissance de la nature."
L' excentrisme provoque un mouvement. C'est une loi mécanique. Mais pas seulement. Avant toutes applications, les sciences sont avant tout observations. Observer ce qui naturellement existe ou plus exactement ce qui nous entoure. S'éloigner du centre. Observer la marge, les cercles qui existent autour, ou plutôt au-delà du centre. S'excentrer pour donner un mouvement différent. Mouvement des corps, des esprits. Olga Tokarczuk nous entraîne entre la Lituanie et Lvov, au 17e siècle. Loin de nos villes, loin de notre siècle. Excentrisme. Décentrer.
Regarder "loin", c'est regarder "tôt" nous a appris Hubert Reeves.
Nous avons tendance à voir notre monde comme un centre. Comme le centre d'un volcan. Tout ce qui vient du centre nous paraît devoir naturellement se répandre, couler vers la périphérie de son cratère. Comme si le centre devait modeler un tout fini. le centre du cratère devant toujours être au dessus, et les cercles concentriques du volcan se retrouvant toujours en de-ça. Cela provient du fait d'une vision de finitude, d'un impossible au-delà. Comme si ce qui provenait du centre était à un moment arrêté par une limite. Limite qui définirait un espace fini. En dehors il n'y aurait Rien ?
Conte philosophique qui nourrira notre réflexion, notre vision du monde. Quel est notre place  ? Celle de l'homme, celle de la nature. Existe-t-il une frontière ? Pouvons nous nous mettre en capacité de comprendre d'admettre d'autres mondes ?
« Passage de l'intangible au tangible, l'équinoxe de printemps célèbre partout la naissance et la vie qui se déploie. C'est le temps de l'innocence, de l'éveil aux choses du dedans et du dehors. C'est le pouvoir de l'Est. » Laurence E. Fritsch, le petit livre des jours, extrait.

Astrid Shriqui Garain.

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