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Critiques sur Dans les bois éternels (87)
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palamede
  01 juillet 2017
Rien d'exceptionnel, pas de transcendance dans les livres de l'archéologue écrivain (je rejoins sur ce point l'ami Terrains vagues), et pourtant, on y revient toujours avec plaisir. Je dirais qu'il s'agit de goûter des dialogues savoureux, absurdes ou poétiques, qui construisent une ambiance particulière et mettent les personnages dans une autre dimension pour décrire une réalité tangible - celle de de la brutalité ordinaire du monde. À cela on peut ajouter une bonne dose d'humour, qui ne s'interdit pas d'être foireux.

En fait, c'est le concept même du rompol, le cinquième que je lis, dont on peut dire, sans dévoiler l'intrigue, que des tombes profanées et des cerfs mutilés occupent le commissaire Adamsberg. Quand il ne pouponne pas Tom le fils qu'il a eu avec la belle Camille, pour un moment lassée de ses atermoiements amoureux. Des soucis pour le commissaire auxquels s'ajoute l'arrivée d'un béarnais dans sa brigade, un beau gars de son pays qui plaît à Camille et semble vouloir en découdre avec lui pour une affaire très ancienne. Bref, une bonne histoire tordue à déguster sans modération.
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latina
  21 septembre 2015
Autour de moi, « on » n'arrêtait pas de me vanter Fred Vargas, cette grande-prêtresse du polar, cette impératrice des intrigues ficelées bien fagotées, cette magicienne de l'humour.
Ma foi oui, je suis bien d'accord avec « on ». Et j'ajouterais les dialogues savoureux, la psychologie fine comme de la pâtisserie. Me voilà en train de parler cuisine, ce qui n'est pas le cas, pourtant.

Quoique...
Il est question dans cette histoire d'une boisson assez curieuse, un élixir, plutôt, dont la recette est tirée d'un vieux grimoire exposé chez un curé de village normand. Mais il est question aussi de cadavres, d'exhumations de vierges, de tripatouillages de tripes de cerfs, de tortures.

Là, franchement, vous croyez que je vais vous raconter l'histoire ? Vous vous trompez complètement. Non seulement je trouve que dans un polar, il ne faut rien dévoiler, car même ce qui est dit au début est resservi à la fin avec une autre sauce, donc autant garder l'intérêt intact (ça y est, me revoilà en train de parler cuisine) ; mais aussi parce que tout est tellement bien imbriqué, que si l'on tire sur un fil, le reste vient, et ça, ce serait vraiment dommage.

Je me contenterai donc de vous dire que j'ai fait la connaissance d'un commissaire très spécial, « pelleteux de nuages », qui prend son rôle de flic très au sérieux, mais à sa manière : il a l'habitude de marcher le long de la Seine pour donner de l'air à ses idées, qui s'amasseront toutes seules et se trouveront une ligne directrice tout à fait par hasard. Il fait confiance à l'intuition et malgré son incompétence soi-disant affichée dans les rapports humains, il s'en tire haut la main. Il me plait, cet Adamsberg, encore amoureux de sa Camille qui s'éloigne et protecteur de son petit Tom. Et quand un gars du village d'à côté de son enfance arrive dans sa Brigade, sa tête aérée s'encombre de nuages... Toute la Brigade, d'ailleurs, en sera remuée et bien mélangée.

Quel plat, mes amis ! Je boirais bien un petit élixir pour faire passer le tout !
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ibon
  21 avril 2015
Vous prendrez bien quelques vers de Racine pour faire passer une affaire sordide de profanation de tombes? Et même un dernier ver après la découverte des deux profanateurs retrouvés égorgés.

"Mais je le vois, tu trembles et ton âme vacille.
Toi le vainqueur de Troie qui conquis en un jour
Et les murs de la ville et du peuple l'amour
Se peut-il que ton coeur faiblisse pour une fille?"

Rien n'étonne le commissaire Adamsberg même si le nouveau l'agace un peu, le lieutenant Veyrenc. Ce dernier émet de mauvaises ondes à toujours conclure ses interventions par quelques alexandrins lourds de sens. D'ailleurs, la douce Camille, encore séparée de notre héros, pourrait bien tomber dans ses filets. Danger! Et ainsi échapper une fois de plus à notre Jean-Baptiste.

Une fois ses directives planantes laissés à son équipe, cela laisse du temps à Adamsberg pour s'occuper de son petit Thomas. Même si, tranquille dans sa maison en Normandie, une ombre grise rôde dans les parages.

Une fois les personnages en présence bien identifiés, il ne reste plus qu'à dérouler le fil de l'intrigue. J'ai particulièrement apprécié les tiques de langage toujours repris à propos qui finissent par constituer des comiques de répétition très réussis.
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dancingbrave
  13 mai 2014
Ce roman est un policier certes intéressant, mais un policier comme tant d'autres...

Oui mais voilà....

Ce qui fait les policiers de Fred Vargas si différents, si attachants, c'est ce style particulier mêlant, dans les dialogues des personnages, langage courant et sophistication littéraire croustillante telle qu'elle donne une épaisseur, une consistance à ses héros ; je ne parle pas ici du lieutenant Veyrenc s'exprimant en Alexandrins mais bien des autres capables de sortir :

« Il lui manque une case ; la question étant de savoir si elle est née sans ou bien si elle l'a perdue en route. »

Ou bien encore :

« Pas un acheteur depuis six ans ! Ça ne vous a pas chiffonné cela ?
C'est-à-dire, monsieur Velasquo, que je suis difficile à chiffonner. »

Il en ressort des personnages typés, au caractère trempé plus ou moins sympathiques mais qui ne laissent jamais indifférents. Un commissaire Adamsberg à l'esprit singulier à l'intellect creux, comme il le dit lui-même, ne fonctionnant bien que lorsqu'il déambule (idée qui me touche profondément) et dont le corps entier va résoudre l'énigme !


Les descriptions de Fred Vargas, quant à elles, sont pleines d'inventions verbales, de comparaisons incongrues qui donnent du pétillant à ses romans. Prise au hasard, en voici une :

La voix du commissaire qui passait comme un vent, lente, tiède et mouvante, emportait son adhésion involontaire comme s'il était une feuille roulant au sol ou l'un de ces foutus galets dans cette foutue rivière qui se laissaient faire. [ ] à la fin c'est l'eau qui gagne.

Mais ce qui m'épate chaque fois que je lis un Fred Vargas, c'est son excellente intégration de la psychologie masculine dont j'ai du mal à trouver un équivalent si pertinent chez d'autre auteur femme que j'ai pu lire.

Enfin bref, vous l'avez compris ; chaque nouveau roman me rend plus addict à cette auteure. Si vous ne connaissez pas Fred Vargas, goûtez-y, mais peut-être pas forcément avec « dans les bois éternels » qui n'ai pas, à mon goût, son meilleur cru.
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SebastienFritsch
  14 août 2013
Un très bon Vargas !
L'intrigue est excellemment construite, entremêlant plusieurs histoires, emportant le lecteur de page en page, sans oublier de lui faire miroiter quelques jolies fausses pistes et de lui laisser croire, un moment, que l'auteur a joué la facilité en débutant son histoire par un simple coup de hasard. Mais de hasard, il n'y a pas : tout s'emboîte parfaitement, y compris les éléments les plus loufoques (que Fred Vargas affectionne tout particulièrement).
Les personnages, anciens ou nouveaux, prennent chair avec beaucoup de précision et une psychologie très fine (et pourtant, ils sont nombreux !) et l'ont a plaisir à retrouver ceux que l'on a déjà côtoyés, tant l'auteur sait les rendre attachants, avec leurs faiblesses et leurs qualités.
Le langage, quant à lui, est toujours très travaillé, tout en coulant avec aisance (et toujours beaucoup d'humour et d'humanité). Là aussi, pas de hasard : les mots sont choisis, précis, parfois techniques, mais sans lourdeur. On sent le plaisir que l'auteur a lorsqu'elle écrit (plaisir qu'elle sait transmettre car elle ne se regarde jamais écrire : elle écrit pour servir son histoire... et nous réjouir !). C'est notamment le cas lorsqu'elle joue parfois sur les différents sens des mots pour rendre compte des états d'âme et des questionnements des personnages, utilisant parfois des parallèles très bien trouvés entre les hommes et les animaux.
Enfin, il faut, une fois encore, souligner la capacité de l'auteur à aller chercher des histoires ancestrales des plus étranges et à les mettre en phase avec la réalité actuelle d'une enquête policière, grâce à une foule de détails aussi réalistes que farfelus.
On adhère ou pas à tous ces ingrédients, si caractéristiques de l'oeuvre de Vargas.
Pour ma part, j'adhère !
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aaahhh
  07 avril 2013
Pas mon Vargas préféré mais quand-même, comme toujours, un très très agréable moment de lecture! Un Adamsberg évaporé et cotonneux mais si humain qu'on en chavire, des relations entre les personnages étudiées en profondeur qui nous donnent envie de les avoir tous pour amis, voilà les ingrédients clefs qui font des romans de la grande Fred de vrais délices!
A cela j'ajouterais en temps normal aussi son don pour l'intrigue et le suspense, mais ce n'est pas ce que j'ai trouvé de plus brillant dans cet opus et à vrai dire j'ai trouvé assez facile la clef de l'énigme et j'avais compris qui était le tueur assez tôt dans l'histoire, dommage.. Mais enfin l'enquête au fond des bois a tant d'atout dans ses manches que le plaisir fut quand-même de la partie! Je le recommande - évidemment!
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Folfaerie
  27 juin 2013
C'est la première fois qu'Adamsberg m'a angoissée. Comme quoi, tout arrive.

Je ne parle pas seulement de l'enquête, pourtant bien tordue : on y tue des cerfs, des petits vieux et des vierges (ne cherchez pas le point commun, vous ne trouverez pas).

Mais il y a pire. Pire que le fantôme qui habite au-dessus de l'appartement du commissaire.

La brigade compte un nouveau venu, Veyrenc. Un Béarnais lui aussi, un presque voisin d'Adamsberg. Et à cause de lui, de ses souffrances, on replonge dans le passé de notre héros, 34 ans en arrière, pour y apprendre une chose affreuse. Plus que ça, tragique. Mais gardons notre confiance en lui, peut-être qu'on se trompe.

A peine se remet-on de cette terrible découverte que vlan, un membre éminent de l'équipe se fait kidnapper. Apparemment, le suspect ne tue pas que des cerfs, des petits vieux et des vierges.

Que des sueurs froides avec ce roman, qui succède immédiatement à « Sous les vents de Neptune ». Pas de Clémentine pour égayer ce récit mais un groupe de Normands (attention, des vrais Normands, ceux de la Haute) dont les échanges et répliques savoureux permettent d'alléger la tension (je persiste à clamer que Vargas est la reine du dialogue).

Bon, on me dira que le raisonnement du tueur est quelque peu alambiqué, et que les intuitions d'Adamsberg ont quelque chose de surnaturel. Mais vous en connaissez beaucoup, vous, des commissariats où un commandant qui planque ses bouteilles est capable de vous réciter l'encyclopédie, où un chat impotent, mascotte de la brigade, peut parcourir 8 km par amour, où l'un des flics se calme à coups d'alexandrins ? Bien sûr que non.

A l'image de tous ces singuliers personnages, il faut donc accepter des tueurs non moins singuliers. de musarder à la suite de ce pelleteux de nuages, de se perdre dans ces bois aux charmes mystérieux.
L'enthousiasme de Vargas est contagieux...

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Fortuna
  10 juillet 2017
Deux jeunes voyous assassinés, des tombes profanées, des cerfs sauvagement assassinés dans la forêt normande, une étrange recette pour atteindre l'éternité trouvée dans un vieux grimoire, l'ombre d'une infirmière meurtrière et celle plus obsédante du passé, voilà de quoi empêcher notre commissaire Adamsberg et son équipe de dormir. D'autant qu'entre deux aller-retour en Normandie, entre deux cimetières et deux troquets, ce dernier doit veiller par intermittence sur son fils bébé…auquel il conte ses ennuis. Qui en plus de l'ombre qui obscurcit sa vie, ont pris le visage d'un nouveau venu au commissariat, Veyrenc, à la chevelure rayée, son compatriote des Pyrénées mais pas de la même vallée…

L'équipe au complet est sur l'affaire, et quand la vie de l'une d'entre eux, l'imposante Retancourt est menacée, même l'apathique chat La Boule est de la partie…

Encore un très bon roman de Fred Vargas qui sait doser avec art la recette de l'excellent polar, quelques pincées d'érudition, une bonne dose de suspense, arrosés du saint principe de l'humour décalé…Mêlés au vin nouveau pour quelques heures d'oubli dans les bois éternels
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blandine5674
  20 septembre 2015
Plusieurs histoires qui s'entremêlent avec de multiples rebondissements. de l'humour, des personnages attachants, une bonne enquête. J'ai adoré le chapitre où le commissaire se retrouve dans un bar normand avec l'analyse de ces derniers. le tout ponctué des vers de Racine, d'élixir de jeunesse, de coeur de cerf. Un régal !
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arcade_d
  08 juin 2017
J'ai découvert Fred Vargas avec ce roman ! Il faut dire que j'ai lu la série dans le désordre le plus total. C'est l'une de mes spécialités, j'ai fait de même avec Connolly.
Il est rare que je lise des séries complètes, bien souvent je finis par me lasser et découvrir les constructions (je ne supporte pas Perec à cause de ses jeux sur les contrainte, trop de mental).
Mais Fred Vargas m'a accroché par son écriture organique a travers une équipe organique et une pensée de l'inspecteur organique. On sent que l'écrivaine, l'autrice, s'abandonne à ses personnages qui prennent vie. Chez elle aps de mise en suspens, aps de coitus interruptus que je ne supporte plus chez beaucoup d'auteur.
Et puis son écriture semble comme écrit avec la main munie d'un stylo et non pas construit du bout des doigts sur un clavier digital ! C'est pourquoi on garde un lien permanent entre les mots, la phrase et l'histoire qui se vit !
Et puis j'en ai appris beaucoup sur les bois des cerfs !

Je n'ai pas encore acheté le dernier, mais cela ne va pas tarder.
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