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Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg tome 2 sur 10
EAN : 9782286014186
Le Grand Livre du Mois (30/11/-1)
  Existe en édition audio
3.94/5   4305 notes
Résumé :
Laisser les loups vivre en liberté dans le Mercantour, c'était une belle idée, dans l'air du temps. Mais ce n'était pas celle des bergers et, quelques mois plus tard, la révolte gronde. Mais est-ce bien un loup qui tue les brebis autour du village de Saint-Victor ? Les superstitions resurgissent, un bruit se propage : ce n'est pas une bête, c'est un loup-garou... Lorsqu'une éleveuse est retrouvée égorgée dans sa bergerie, la rumeur tourne à la psychose. À Paris, le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (240) Voir plus Ajouter une critique
3,94

sur 4305 notes
Plus de deux ans que j'ai ce livre, plus de deux ans que j'ai envie de voir si, vraiment, les romans policiers ne sont pas pour moi, plus de deux ans que je retarde le constat. Et pourtant…

D'entrée de jeu, j'ai admiré le style direct et bien tourné de l'auteure. Premier bon point. Dès la première page, je sais qu'il y est question de loups. Deuxième bon point. Puis de loup-garou, j'aime déjà moins, croyant que l'histoire allait se passer au ras des pâquerettes.

Je me trompais.

Les loups ont franchi la frontière italienne en 1992 trouvant sans doute l'herbe plus verte dans le parc du Mercantour. Ils sont étudiés et suivis par des spécialistes et possèdent chacun un nom. Image d'Epinal. Jusqu'au jour où des brebis sont égorgées. de plus en plus de brebis, dans le village puis ailleurs. Par des mâchoires énormes, sans laisser de traces de poils. du coup, les éleveurs de troupeaux et les villageois de Saint-Victor-au-Mont ont tôt fait de ressusciter la légende du loup-garou, cet homme qui cache sa pilosité sous sa peau. Les battues commencent, les fusils sortent des râteliers, les esprits s'échauffent.

Après les brebis, la Bête tue des humains ; ça ne rigole plus du tout dans le village car l'une des victimes est une femme, haute en couleur et forte en gueule, bergère fort respectée des habitants, qui avait accusé l'un de ses voisins, taiseux et asocial. Son fils adoptif et son vieux berger, décident de retrouver le tueur en série, aidés par une charmante jeune femme, musicienne et plombier, ainsi que son amoureux canadien, spécialiste des grizzlis, venu en France pour étudier cette transhumance louvetière.

Une bétaillère puante leur permet d'affronter les chemins rocailleux et de couvrir de bonnes distances en se fiant à une carte de la région annotée qu'ils ont trouvée chez le suspect disparu comme par enchantement. Sus au loup, sus au loup-garou !

La tension monte, l'ambiance s'alourdit, la peur rôde, les pistes se perdent, les suppositions s'ajoutent, les morts se succèdent.

C'est ici qu'entre en scène le célèbre commissaire Adamsberg qu'une affaire criminelle envoie dans le Midi et qui suit le cas du loup-garou avec attention.

La fin est totalement inattendue et se déroule sur trois pages comme si l'auteure était pressée d'en finir.

N'étant pas du tout spécialiste des romans policiers, je me garderai bien de me prononcer sur l'intrigue, très bien amenée cependant, ou de faire une quelconque comparaison avec d'autres livres de Fred Vargas. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, légère et reposante après quelques livres nécessitant davantage de réflexion. Bien sûr, j'ajoute une 130e chronique et j'arrive donc comme les carabiniers mais ces deux jours de détente ont largement payé une procrastination de deux ans.

Je lirai encore Fred Vargas.
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Aaaah le Mercantour ! Ses montagnes qui vous gagnent, son parc national immémorial et son loup-garou gori-ii-ii-llle !
Comment, plaît-il, son loup-garou ?

En effet, il semblerait qu'une bébête, d'un fort beau gabarit ma foi, ait pris possession de ces vertes contrées.
Comme toute légende qui se respecte, et tout en voulant faire la nique à celle du Gévaudan, c'est d'un monstrueux coup de gueule mortel qu'elle décime allègrement les troupeaux alentours, n'hésitant plus à s'attaquer à l'humain et alimenter un peu plus la psychose ambiante.

Adamsberg ayant fort à faire pour sauver ses miches sur Paname, c'est son ex, Camille, qui s'y collera, flanquée de deux olibrius au caractère bien trempé.

N'étaient ces quelques cadavres bien légitimes dans tout bon policier qui se respecte, cet Homme à l'Envers s'avère être une véritable bouffée d'oxygène.
Dépayser et divertir, deux mamelles généreuses que n'auraient pas renié Rémus et Romulus dans ce Vargas qui atteint des sommets.

Et même si l'ombre d'Adamsberg plane sur ces cimes ensanglantées – ombre qui se matérialisera aux 2/3 du bouquin – la plume ensorcelante de Vargas, titillant nos peurs les plus primaires, fait encore et toujours des merveilles.

Loup y es-tu ?
Oh que oui mon enfant...
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Mon premier Vargas et depuis je les ai tous lus mais jamais critiqués, pudeur extrême face à ce qu'on préfère? Cette histoire de loup garou n'abime pas le mythe bien au contraire! On est trimballés dans le Gévaudan haut lieu de légendes! Ça pue le suint de brebis, le sang, la boue, ça vous file les jetons mais vous en redemandez!
Et puis il y a Camille, l'héroïne de Vargas, on ne peut qu'être sous le charme, car elle a comme un petit chat sauvage, qui ressemble au tatouage que j'ai dans l'coeur... Y'a pas d'erreur!
Allez, zou, montez dans la bétaillère et laissez vous porter par l'écriture de notre Fred à nulle autre pareille!
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Au village de Saint-Victor du Mont, ça commence à parler fort, le loup serait de retour, des brebis se font massacrer. Ca se transforme vite fait en flip lorsque c'est une éleveuse qui passe de vie à trépas. La rumeur enfle, il semble bien que Garou (ce qui pourrait expliquer un suicide collectif !!!), non pardon, un loup-garou serait le coupable, foi d'un compatriote du chanteur.
Les peurs ancestrales se ravivent, les mauvaises langues se délient, notre cher Adamsberg suit cela de Paris.
Vargas montrait déjà avec cet Homme à l'envers, son talent de raconteuse d'histoires, sa marque de fabrique, celle de s'appuyer sur des peurs primales ou le cartésien y perd son latin. Sa manière de mettre le ver dans le fruit et d'observer cela avec malice et originalité.
Alors même si dans celui-ci J.B. Adamsberg à un rôle secondaire, et que Vargas à fait beaucoup mieux depuis, un petit tour vers le Mercantour, c'est du plaisir en retour.

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Après 15 années d'une belle histoire sincère, heureuse et pleine de légèreté, et deux ans d'ambivalence sentimentale et émotionnelle, il serait peut-être grand temps de prendre l'infidélité par les cornes et d'envoyer chier une histoire d'amour qui ne me concerne plus…

Mais alors ça veut dire quoi toute cette merde, je redeviens célibataire ? plus de tendresse, d'affection, plus de nichons ni de cul à portée de doigts ? écris comme ça me donne envie tiens, et comment qu'on fait d'abord pour être célibataire ? j'avais 17 piges la dernière fois, c'était un mode de vie à l'époque, une insouciance juvénile ou chaque jeune femme de mon âge était potentiellement tripotable, bien évidement ça se finissait toujours en branlette le soir venu à la lumière de l'obscurité, silence pesant au gré d'une solitude boutonneuse et pas très sexy…mais bon le happy end en valait les fantasmes, n'ayant pas encore gouté à la douceur d'une bonne baise… j'étais heureux.

Alors je m'imagine bien là à 35 ans, après une nouvelle rencontre romantique sur Meetic, toute choisie judicieusement à la taille de son bonnet, intellectuellement je me suis dit que je pouvais me laisser du temps et comme aucun « LOL » n'a été prononcé, je peux oser espérer un semblant d'intérêt, à voir… Donc après de nombreux échanges audacieux sur nos couleurs préférées au son du clavier azerty, on se retrouve là l'un devant de l'autre avec notre histoire à la con, bah oui faut pas se raconter du conte de fée, à 35 ans, te retrouver sur ce style de site n'est pas une ambition des plus bandante, donc t'en as chié de la lucidité à un moment ou à un autre, t'as rangé la princesse dans le tiroir et t'es devenu con et aigri mais avec un manque certain de cul :

- Eh mais pourquoi tu me touches le nichon, putain de pervers
- Merde t'es pas portée sur le cul ?
- Mais putain on se connait depuis deux heures à peine
- Tu voulais une levrette c'est ça
- Mais non, mais faut apprendre à se connaitre, à s'apprécier, à se sourire
- Une main sur le cul ça passe ?

Elle est partie…

Hum, j'avais des acquis moi, elle résistait moins la dernière qui fut la première aussi, je pouvais me glisser sournoisement à n'importe quel moment, sans avoir besoin de lui dessiner des petits coeurs avec ma bouche, qu'est-ce que c'était simple :

« Allez hop baisse ton froc ma bonne dame, ton bel altruiste veut te faire plaisir… »

C'est nul, je vais devoir apprendre à draguer, à plaire, à me viriliser, à faire des créneaux d'une main, qu'est-ce que c'est pas sexy, j'étais bien moi en pyj, mon cul enfoncé dans le canap, en position de petite pute soumise à la routine maritale… Je pouvais lire du Twilight sans m'inquiéter, elle était amoureuse, mais là maintenant, faut que je bosse, que je me sorte les doigts de son cul, et que j'apprenne à parler avec mon âme de Roméo déchu au rang des cocus qui n'a toujours pas compris ce qui venait de lui tomber sur le coin de la bite, c'était facile avant, fallait pas raquer du tête à tête, du poème romanesque, j'avais juste besoin d'être moi, en silence, naturel…

Putain je sens que je vais finir tout seul avec mes deux chats accrochés à mes caresses, le jogging plein de poils, une main au fond du bonheur, avec un rouleau de sopalin bien entamé qui me fait de l'oeil, à regarder la télé et à pleurer un avenir peu bandant de milles délices qui un jour se sont envolés parce que justement j'avais oublié à quel point c'est dur d'entretenir l'amour.

A plus les copains

Bon bouquin plein de mystères...
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Citations et extraits (130) Voir plus Ajouter une citation
Quand la poésie Surgit inopinément dans la vie, on est étonnés, on est séduit, mais on s’aperçoit peu de temps après qu’on s’est fait rouler, que c’était juste une combine une arnaque.
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- Tu l'aimes ? demanda le Veilleux.
- Tu m'emmerdes avec ta question.
- ça prouve que c'est une bonne question.
- Je n'ai pas dit qu'elle était mauvaise.
- Je m'en fous, j'ai toute la nuit. J'ai pas sommeil.
- Quand on pose une question, dit Adamsberg, c'est qu'on a déjà la réponse. Sinon, on la boucle.
- C'est vrai, dit le Veilleux,. J'ai déjà la réponse.
- Tu vois.
- Pourquoi tu la laisses aux autres ?
Adamsberg resta silencieux.
- Je m'en fous, dit le Veileux. J'ai pas sommeil.
- Merde, le Veilleux. Elle n'est pas à moi. Personne n'est à personne.
- Finasse pas avec ta morale. Pourquoi tu la laisses aux autres ?
- Demande au vent pourquoi il ne reste pas sur l'arbre.
- Qui est le vent. Toi ? Ou elle ?
Adamsberg sourit.
- On se relaie.
- Ce n'est pas si mal, mon gars.
- Mais le vent s'en va, dit Adamsberg.
- Et le vent revient, dit le Veilleux.
- C'est ça, le problème. Le vent revient toujours.
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Dans ces seuls instants, quand la réalité venait absurdement rejoindre ses plus obscures expectatives, Adamsberg chancelait et se faisait presque peur. Le fond de lui-même ne lui avait jamais inspiré tout à fait confiance. Il s'en défiait, comme du fond calciné de la marmite d'un sorcier.
(p. 87)
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Quand la poésie surgit inopinément dans la vie, on est étonné, on est séduit, mais on s'aperçoit peu de temps après qu'on s'est fait rouler, que c'était juste une combine, une arnaque.
(p. 88)
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Le commissaire pensait parfois être l'un des derniers types de la planète à ne pas connaître un mot d'anglais.
(p. 85)
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Videos de Fred Vargas (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Le livre lu dans cet épisode est « L'Homme aux cercles bleus » de Fred Vargas paru aux éditions J'ai lu. Avec la participation de Baptiste Montaigne, champion du grand concours national de lecture « Si on lisait à voix haute » 2023 pour le générique, Benoit Artaud à la prise de son et montage.
Remerciements à Martine Bommel - Murua, psychomotricienne et Dominique Samora, assistante sociale éducative de l'hôpital marin de Hendaye AP-HP, ainsi qu'à Claire Grimbert et Patxi Uzcudun du théâtre des chimères de Biarritz.
***
Le Centre national du livre lance un programme en direction des hôpitaux, Mots parleurs, en partenariat avec l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Cette action s'inscrit dans la continuité des actions menées pour transmettre le goût de la lecture à tous et notamment aux publics éloignés du livre.Définitivement tournée vers la jeunesse, cette action vise à conjuguer lecture, écriture et mise en voix. Les adolescents et les jeunes adultes, en collaboration avec le personnel hospitalier, sont ainsi inviter à choisir un livre parmi une sélection, en lien avec la thématique de l'édition 2023 des Nuits de la lecture : la peur.
Pour cette première édition 2023, six établissements de l'AP-HP participent. Quatre établissements sont situés en Île-de-France et deux en région (Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle-Aquitaine).Le projet se déroule de fin septembre 2023 à début janvier 2024.A partir d'un ouvrage sélectionné avec le personnel hospitalier, les adolescents et jeunes adultes sont amenés à choisir des extraits de textes pour les lire et les commenter. Sur la base du volontariat, Mots parleurs propose ainsi à des groupes de cinq à dix patients accompagnés de personnel soignant d'écrire et d'enregistrer leur production, au cours de six ateliers répartis dans différents hôpitaux. Ils débattent pour élire l'ouvrage qui constituera la matière de leur travail.
Afin de les guider dans la sélection des extraits, dans la rédaction et dans l'enregistrement du podcast, ils sont accompagnés par un écrivain ou un comédien, ainsi qu'un technicien du spectacle. Ce podcast, d'une trentaine de minute, sera ensuite mis à disposition de tous les patients et personnels soignants de l'AP-HP.
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