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ISBN : 2878582330
Éditeur : Viviane Hamy (03/05/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.97/5 (sur 2106 notes)
Résumé :
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant.
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
latina
  21 septembre 2015
Autour de moi, « on » n'arrêtait pas de me vanter Fred Vargas, cette grande-prêtresse du polar, cette impératrice des intrigues ficelées bien fagotées, cette magicienne de l'humour.
Ma foi oui, je suis bien d'accord avec « on ». Et j'ajouterais les dialogues savoureux, la psychologie fine comme de la pâtisserie. Me voilà en train de parler cuisine, ce qui n'est pas le cas, pourtant.
Quoique...
Il est question dans cette histoire d'une boisson assez curieuse, un élixir, plutôt, dont la recette est tirée d'un vieux grimoire exposé chez un curé de village normand. Mais il est question aussi de cadavres, d'exhumations de vierges, de tripatouillages de tripes de cerfs, de tortures.
Là, franchement, vous croyez que je vais vous raconter l'histoire ? Vous vous trompez complètement. Non seulement je trouve que dans un polar, il ne faut rien dévoiler, car même ce qui est dit au début est resservi à la fin avec une autre sauce, donc autant garder l'intérêt intact (ça y est, me revoilà en train de parler cuisine) ; mais aussi parce que tout est tellement bien imbriqué, que si l'on tire sur un fil, le reste vient, et ça, ce serait vraiment dommage.
Je me contenterai donc de vous dire que j'ai fait la connaissance d'un commissaire très spécial, « pelleteux de nuages », qui prend son rôle de flic très au sérieux, mais à sa manière : il a l'habitude de marcher le long de la Seine pour donner de l'air à ses idées, qui s'amasseront toutes seules et se trouveront une ligne directrice tout à fait par hasard. Il fait confiance à l'intuition et malgré son incompétence soi-disant affichée dans les rapports humains, il s'en tire haut la main. Il me plait, cet Adamsberg, encore amoureux de sa Camille qui s'éloigne et protecteur de son petit Tom. Et quand un gars du village d'à côté de son enfance arrive dans sa Brigade, sa tête aérée s'encombre de nuages... Toute la Brigade, d'ailleurs, en sera remuée et bien mélangée.
Quel plat, mes amis ! Je boirais bien un petit élixir pour faire passer le tout !
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palamede
  01 juillet 2017
Rien d'exceptionnel, pas de transcendance dans les livres de l'archéologue écrivain (je rejoins sur ce point l'ami Terrains vagues), et pourtant, on y revient toujours avec plaisir. Je dirais qu'il s'agit de goûter des dialogues savoureux, absurdes ou poétiques, qui construisent une ambiance particulière et mettent les personnages dans une autre dimension pour décrire une réalité tangible - celle de de la brutalité ordinaire du monde. À cela on peut ajouter une bonne dose d'humour, qui ne s'interdit pas d'être foireux.
En fait, c'est le concept même du rompol, le cinquième que je lis, dont on peut dire, sans dévoiler l'intrigue, que des tombes profanées et des cerfs mutilés occupent le commissaire Adamsberg. Quand il ne pouponne pas Tom le fils qu'il a eu avec la belle Camille, pour un moment lassée de ses atermoiements amoureux. Des soucis pour le commissaire auxquels s'ajoute l'arrivée d'un béarnais dans sa brigade, un beau gars de son pays qui plaît à Camille et semble vouloir en découdre avec lui pour une affaire très ancienne. Bref, une bonne histoire tordue à déguster sans modération.
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ibon
  21 avril 2015
Vous prendrez bien quelques vers de Racine pour faire passer une affaire sordide de profanation de tombes? Et même un dernier ver après la découverte des deux profanateurs retrouvés égorgés.
"Mais je le vois, tu trembles et ton âme vacille.
Toi le vainqueur de Troie qui conquis en un jour
Et les murs de la ville et du peuple l'amour
Se peut-il que ton coeur faiblisse pour une fille?"
Rien n'étonne le commissaire Adamsberg même si le nouveau l'agace un peu, le lieutenant Veyrenc. Ce dernier émet de mauvaises ondes à toujours conclure ses interventions par quelques alexandrins lourds de sens. D'ailleurs, la douce Camille, encore séparée de notre héros, pourrait bien tomber dans ses filets. Danger! Et ainsi échapper une fois de plus à notre Jean-Baptiste.
Une fois ses directives planantes laissés à son équipe, cela laisse du temps à Adamsberg pour s'occuper de son petit Thomas. Même si, tranquille dans sa maison en Normandie, une ombre grise rôde dans les parages.
Une fois les personnages en présence bien identifiés, il ne reste plus qu'à dérouler le fil de l'intrigue. J'ai particulièrement apprécié les tiques de langage toujours repris à propos qui finissent par constituer des comiques de répétition très réussis.
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dancingbrave
  13 mai 2014
Ce roman est un policier certes intéressant, mais un policier comme tant d'autres...
Oui mais voilà....
Ce qui fait les policiers de Fred Vargas si différents, si attachants, c'est ce style particulier mêlant, dans les dialogues des personnages, langage courant et sophistication littéraire croustillante telle qu'elle donne une épaisseur, une consistance à ses héros ; je ne parle pas ici du lieutenant Veyrenc s'exprimant en Alexandrins mais bien des autres capables de sortir :
« Il lui manque une case ; la question étant de savoir si elle est née sans ou bien si elle l'a perdue en route. »
Ou bien encore :
« Pas un acheteur depuis six ans ! Ça ne vous a pas chiffonné cela ?
C'est-à-dire, monsieur Velasquo, que je suis difficile à chiffonner. »
Il en ressort des personnages typés, au caractère trempé plus ou moins sympathiques mais qui ne laissent jamais indifférents. Un commissaire Adamsberg à l'esprit singulier à l'intellect creux, comme il le dit lui-même, ne fonctionnant bien que lorsqu'il déambule (idée qui me touche profondément) et dont le corps entier va résoudre l'énigme !

Les descriptions de Fred Vargas, quant à elles, sont pleines d'inventions verbales, de comparaisons incongrues qui donnent du pétillant à ses romans. Prise au hasard, en voici une :
La voix du commissaire qui passait comme un vent, lente, tiède et mouvante, emportait son adhésion involontaire comme s'il était une feuille roulant au sol ou l'un de ces foutus galets dans cette foutue rivière qui se laissaient faire. [ ] à la fin c'est l'eau qui gagne.
Mais ce qui m'épate chaque fois que je lis un Fred Vargas, c'est son excellente intégration de la psychologie masculine dont j'ai du mal à trouver un équivalent si pertinent chez d'autre auteur femme que j'ai pu lire.
Enfin bref, vous l'avez compris ; chaque nouveau roman me rend plus addict à cette auteure. Si vous ne connaissez pas Fred Vargas, goûtez-y, mais peut-être pas forcément avec « dans les bois éternels » qui n'ai pas, à mon goût, son meilleur cru.
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SebastienFritsch
  14 août 2013
Un très bon Vargas !
L'intrigue est excellemment construite, entremêlant plusieurs histoires, emportant le lecteur de page en page, sans oublier de lui faire miroiter quelques jolies fausses pistes et de lui laisser croire, un moment, que l'auteur a joué la facilité en débutant son histoire par un simple coup de hasard. Mais de hasard, il n'y a pas : tout s'emboîte parfaitement, y compris les éléments les plus loufoques (que Fred Vargas affectionne tout particulièrement).
Les personnages, anciens ou nouveaux, prennent chair avec beaucoup de précision et une psychologie très fine (et pourtant, ils sont nombreux !) et l'ont a plaisir à retrouver ceux que l'on a déjà côtoyés, tant l'auteur sait les rendre attachants, avec leurs faiblesses et leurs qualités.
Le langage, quant à lui, est toujours très travaillé, tout en coulant avec aisance (et toujours beaucoup d'humour et d'humanité). Là aussi, pas de hasard : les mots sont choisis, précis, parfois techniques, mais sans lourdeur. On sent le plaisir que l'auteur a lorsqu'elle écrit (plaisir qu'elle sait transmettre car elle ne se regarde jamais écrire : elle écrit pour servir son histoire... et nous réjouir !). C'est notamment le cas lorsqu'elle joue parfois sur les différents sens des mots pour rendre compte des états d'âme et des questionnements des personnages, utilisant parfois des parallèles très bien trouvés entre les hommes et les animaux.
Enfin, il faut, une fois encore, souligner la capacité de l'auteur à aller chercher des histoires ancestrales des plus étranges et à les mettre en phase avec la réalité actuelle d'une enquête policière, grâce à une foule de détails aussi réalistes que farfelus.
On adhère ou pas à tous ces ingrédients, si caractéristiques de l'oeuvre de Vargas.
Pour ma part, j'adhère !
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 septembre 2006
Lecture jeune, n°119 - Le commissaire J.-B. Adamsberg, héros récurrent de Fred Vargas, a pour cette nouvelle affaire maille à partir avec des fantômes, des cerfs assassinés de manière peu procédurière et des Normands pas loquaces. Des victimes féminines viennent s’ajouter à cet ordre du jour déjà prometteur. Fred Vargas, comme à son habitude, nous promène dans les méandres d’une intrigue complexe. Le passé ressurgit pour mieux nous égarer et les éléments du puzzle s’imbriquent au fur et à mesure que nous perdons nos repères, ceci grâce à une écriture précise et riche. L’histoire est une donnée majeure des récits de Fred Vargas : elle apparaît comme le fil indispensable pour comprendre le monde. Car il s’agit de construire du sens autour de faits parfois anodins et de personnes qui ne sont pas ce qu’elles donnent à voir. Beauté des âmes et laideurs des corps, sentiments et ressentiments : tout est passé au crible de l’orpailleur qu’est l’auteur. Nous ressentons une grande proximité avec les personnages, dont nous apprécions l’humanité et la psychologie fouillée. En particulier, les femmes du récit, issues d’univers très différents, composent une palette saisissante et surprenante. ? Michelle Charbonnier
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
CaroMleslivresCaroMleslivres   25 janvier 2015
Robert eut un regard vers le patron, puis revint vers le commissaire.
- C'est un horsin, expliqua-t-il à voix basse.
- C'est-à-dire ?
- Il est pas d'ici. Il vient de Caen.
- Caen, ce n'est pas la Normandie ?
Il y eut des regards, des moues. Fallait-il ou non informer le montagnard d'un sujet aussi intime ? Aussi douloureux ?
- Caen, c'est la Basse-Normandie, expliqua Angelbert. Ici, t'es dans la Haute.
- Et c'est important ?
- Disons que ça ne se compare pas. La vraie Normandie, c'est la Haute, c'est ici. [...]
- Attention, compléta Robert, là-bas, dans le Calvados, ils vont te prétendre le contraire. Mais faudra pas les croire.
- Bien, promit Adamsberg.
- Et chez eux, les pauvres, il pleut tout le temps.
Adamsberg regarda les vitres, sur lesquelles la pluie tombait sans discontinuer.
- Il y a pluie et pluie, expliqua Oswald. Ici, il pleut pas, ça mouille. [...]
+ Lire la suite
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FortunaFortuna   05 juillet 2017
- Comment est-elle morte ?
- C’est pas chrétien à dire, mais c’est une pierre de l’église qui lui a broyé le crâne, alors qu’elle débroussaillait les bas-côtés de la nef. On l’a retrouvée par terre sur le ventre, avec la pierre encore dessus.
- Il y a eu une enquête ?
- Les gendarmes d’Evreux sont venus et ils ont dit que c’était un accident.
- Va savoir, dit le ponctueur.
- Va savoir quoi ?
- Si ce serait pas une idée de Dieu.
- Ne dis pas de conneries, Achille. Avec le monde entier qui fout le camp, Dieu a autre chose à faire que de balancer des pierres sur le crâne de Pascaline.
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mgeffroymgeffroy   15 janvier 2009
La télévision du café retransmettait un match de football bruyant. Le commissaire regarda un moment les hommes qui couraient en tous sens sur le gazon, dont les mouvements étaient passionnément suivis par les clients qui mangeaient tête levée vers l'écran. Adamsberg n'avait jamais compris cette affaire de match. Si cela plaisait à des gars de lancer un ballon dans un but, ce qu'il pouvait très bien comprendre, à quoi bon installer tout exprès une autre bande de gars en face pour vous empêcher de lancer ce ballon dans le but ? Comme s'il n'existait pas, à l'état naturel, assez de gars sur terre qui vous empêchaient sans cesse de lancer vos ballons où cela vous chantait
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palamedepalamede   30 juin 2017
- Le cerf mâle, il perd ses bois tous les ans.
- Pour quoi faire ?
- Parce que ça le gêne. Il porte les bois pour combattre, pour gagner les femelles. Quand c'est fini ça tombe.
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tamara29tamara29   23 août 2014
- ...Danglard, vous savez mieux que moi que j'ai laissé partir Camille dix fois, pensant toujours que le train passerait une onzième fois, au jour où cela m'arrangerait. Et c'est précisément à ce moment qu'il ne passe plus.
- On ne sait jamais, avec les aiguillages.
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Videos de Fred Vargas (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Deux ans après « Temps glaciaires », qui avait obtenu le Prix Landerneau du polar en 2015, Fred Vargas revient avec « Quand sort la recluse », nouvelle aventure du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Dans son journal, baptisé « Une très légère oscillation », Sylvain Tesson rassemble ses pensées sur le monde, ses aphorismes et quelques réflexions intimes. Patrice Franceschi, explorateur, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2015, préface « L'Aventure, le choix d'une vie ». Également sur le plateau, Laetitia Colombani, qui signe avec « La tresse » son premier roman. Rencontre à New-York avec l'écrivain culte Jay McInerney, auteur d'un nouvel ouvrage, « Les jours enfuis ».
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