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Citations sur Article 353 du code pénal (177)

Bookycooky
Bookycooky   07 janvier 2017
Parce que le problème, c’est que même un gars mauvais, même la pire des crapules, il y a des moments où elle n’est pas une crapule, des moments où elle ne pense pas à mal. Et croyez bien que ça ne simplifie pas les choses pour les gens comme moi. Les gens comme moi, ils ont besoin de logique, et la logique voudrait qu’un gars méchant soit méchant tout le temps, pas seulement un tiers du temps.
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Bookycooky
Bookycooky   07 janvier 2017
Et quel cerveau......quel cerveau il nous faut, à nous autres les gens normaux, pour admettre qu’il existe sur terre une catégorie de personnes comme ça, dépourvues de cette chose que vous et moi, j’ai dit au juge, je suis sûr qu’on partage, quelque chose qui normalement nous empêche ou nous menace,quelque chose –une conscience peut-être, et qui naît assez vite pourvu qu’on ait dans la tête ce miroir mal fixé qui fait que même Adam s’est couvert d’une feuille de vigne, quelque chose qui nous entrave, oui, mais peut-être aussi, nous honore. Et le fait est que certains en sont dépourvus, de cette chose-là, comme d’autres naissent avec un bras en moins, certains naissent atrophiés de, je ne sais pas, de...
Et le juge a dit : D’humanité ?
Oui, peut-être au fond c’est ça, d’humanité.
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palamede
palamede   09 avril 2017
En un sens, la rade, c'est l'océan moins l'océan.
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Annette55
Annette55   30 avril 2017
"Quelquefois je m'y perds, dans les brumes du miroir, dans le reflet indécis de moi, quelquefois même je suis content de m'y perdre, mais quelquefois aussi, j'ai dit au juge, quelquefois, je suis en colère contre la brume."
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Renod
Renod   13 janvier 2017
Peut-être que la mémoire ce n’est rien d’autre que ça, les bords coupants des images intérieures, je veux dire, pas les images elles-mêmes mais le ballottement déchirant des images à l’intérieur de nous, comme serrées par des chaînes qui les empêchent de se détacher, mais les frottements qui les tendent et les retiennent, ça fait comme un vautour qui vous déchire les chairs, et qu’alors s’il n’y a pas un démon ou un dieu pour vous libérer, le supplice peut durer des années.
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tamara29
tamara29   21 mai 2017
Peut-être qu’à n’importe quel âge, on encaisse le monde comme il va et puis c’est tout. Et seulement certaines heures en s’écoulant font comme des marques noires qui vous construisent.
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michfred
michfred   08 janvier 2017
On a marché dans le vent de la nuit et c'était clair que j'avais rattrapé mon retard, je veux dire, là, dans l'air humide, j'étais aussi soûl que lui, aussi léger que lui, avec l'alcool et le vent qui faisaient comme deux serre-livres qui nous maintenaient droits, parfaitement droits dans la nuit claire.
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Piatka
Piatka   15 juillet 2017
Au fond, plus vous faites une chose absurde et plus vous avez de marge de manœuvre, parce que l'autre en face, l'autre, tant qu'il n'a pas mis ça dans sa machine à calculer à lui, tant qu'il n'a pas fabriqué une petite machine à lui pour domestiquer l'absurdité, il est paralysé.
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1967fleurs
1967fleurs   04 février 2017
J'ai rapporte les bouteilles sur la table du buffet et puis voilà, chacun a mange son morceau de brioche et bu son verre de cidre, en ce genre de moment comme on dirait pour faire un sas avant de reprendre la vie normale, quelque chose pour vous sortir de la mort ou de l'idée de la mort, comme si toujours aux enterrements, on plongeait un moment avec eux dans le caveau, nos morts et qu'on avait inventé mille stratagèmes pour ensuite en revenir et se défaire d'elle, la mort toujours, qui semble encore vouloir longtemps coller à nos vêtements.
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Renod
Renod   15 janvier 2017
(...)moi non plus je n’ai pas tourné la tête d’un centième vers lui quand dans le silence on partageait bien assez nos pensées, quand le langage lui-même est un luxe inutile, puisqu’il n’y avait rien de plus à dire, rien de plus à comprendre, du moins si comprendre c’est faire une phrase qui justement s’articule et s’éclaire avec des « donc » et des « alors », mais non, comprendre là-dedans, j’ai dit au juge, c’est plutôt ressentir profondément, là, oui, là, et alors j’ai mis le doigt, non pas sur le cœur, non pas sur le front, mais sur l’estomac, là, en dessous du plexus, oui, là, comprendre, ça fait une douleur que les hommes, je vous jure, connaissent depuis l’Antiquité, sans trop savoir jamais si ça brûle ou pique ou détruit.
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