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ISBN : 2707343072
Éditeur : Editions de Minuit (03/01/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 471 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d'être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l'ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d'investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (187) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  07 janvier 2017
Premier coup de coeur 2017 !
L'article 353 du Code de Procédure pénale permet d'en appeler moins aux preuves qu'à la conscience des juges et jurés de la cour d'assise, en somme se fier à l'intime conviction .
Un village du Finistère nord, les années 90.
Suite à une arnaque immobilière, Martial Kermeur jette à l'eau Antoine Lazenec durant une partie de pêche. Lazenec se noie, Kermeur est arrêté.
Face au juge il déroule tout le film de sa vie qui l'a mené là. Son licenciement de l'arsenal, le départ de sa femme et l'apparition de Lazenec, "amené par la providence".......et comment il s'est fait " avoir en beauté ".
J'ai été saisi par le mode d'expression puissant de Kermeur, se souvenant, racontant et analysant ce film où il voit progressivement se développer la vérité et l'inéluctable fin . Des expressions et métaphores improvisées sur le moment, langage d'un homme simple, tout sauf un intellectuel, (....au fond, plus vous faites une chose absurde et plus vous avez de marge de manoeuvre, parce que l'autre en face, l'autre, tant qu'il n'a pas mis ça dans sa machine à calculer à lui, tant qu'il n'a pas fabriqué une petite machine à lui pour domestiquer l'absurdité, il est paralysé"), face à un juge qui, lui emploie la langue officielle, celle du code pénal.
Ce face à face,où Kermeur voit le juge en psychologue, va l'aider à " tout déterrer jusqu'à la poussière des os" et à faire de la lumière sur le cours des choses ("Peut-être même, la lumière, c'est vous, j'ai dit au juge, peut-être vous aimantez mes souvenirs et vous les faites tourner en moi comme des anneaux autour de Saturne.").
Un livre qui touche à la question fondamentale de la justice naturelle qui ne tombera peut-être jamais ou l'injustice qui ne sera jamais réparée.
Un livre au langage foisonnant avec une note politique dans le fond et l'humour en bonus, que je ne voudrais pas analyser plus, car rien ne vaudrait sa découverte par vous-même.
Un vrai plaisir de lecture , le meilleur que j'ai lu de lui !

C'est toujours une certaine forme d'ignorance qui produit des pensées neuves.( Tanguy Viel )
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1967fleurs
  04 février 2017
La pluie tombe, les volets sont fermés. le vent souffle. Je suis comme dans un huis clos avec ce livre où j'ai vécu une tempête émotionnelle dans mon antre, pourtant pas en Chambre du conseil… je lâche l'affaire, je rends ma chronique de l'article 353 du Code Pénal de Tanguy Viel…
L'histoire vous la connaissez Martial Kermeur, ancien ouvrier de l'arsenal de Brest a tué Antoine Lazenec, à bout, suite à une monstrueuse escroquerie immobilière, il a tout perdu.
Il a été victime de manipulation, englué dans l'adversité, vécu l'impuissance face à la culpabilité de son silence, la douleur faite aux siens : il a fini par prendre conscience du jeu de dupe dans lequel il est tombé et qu'il se refusait de s'avouer.
Etrangement, son fils Erwan, observe, absorbe comme une véritable éponge, tous les déboires de son père…
Alors Kermeur après avoir réglé son compte à Lazenec,
Il doit rendre des comptes à la justice. Il est déféré devant un juge d'instruction. Il a rendez-vous avec sa vie.
Dans un face à face inédit rendu par la narration, une atmosphère feutrée d'un bureau de palais de justice du Finistère, l'accusé se rassemble dans une confession profondément émouvante, nous livre un plaidoyer qui fait mouche, donnant l'impression qu'il a revêtu une robe d'avocat, pèse le pour et le contre avec sa conscience, fait état des dommages collatéraux, explique comment il en est arrivé là….
Et le juge silencieux, écoute, engrange, se raidit. Pour séparer l'ivraie du bon grain, il prend la parole à des moments stratégiques, le pousse dans ses retranchements pour aller aux tréfonds de Kermeur, semblables à ceux de l'océan.
La tension est palpable à travers l'écriture, un moment de vérité, solennel entre deux hommes….
J'ai été brassée par le talent d'orateur de Tanguy Viel, tel un homme qui plaide…
Au cours de ma lecture, je me suis surprise à me demander qui est le narrateur, Kermeur, l'écrivain ? surtout après avoir entendu son lapsus à LGL, souligné par François Busnel….
Cette histoire est maginifique….troublante, elle aborde en filigrane tellement de sujets qui nous renvoient à nous-mêmes. Ce n'est pas un livre de droit pourtant, mais cela me rappelle étrangement un procès en Cour d'Assises à laquelle j'ai assisté en audience publique, où dans leur âme et conscience, dans le recueillement et le silence, les jurés ont rendu leur décision….
Accusé, levez-vous !
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Annette55
  30 avril 2017
Je n'ajouterai pas grand -chose , car tout a été dit, déjà!
Voici un huit- clos magistral entre deux hommes que tout sépare....
Ce récit ou plutôt cette longue confession à l'unique narrateur, à la parole libre, parsemée de doutes, d'interrogations, d'omissions , de renoncements, d'une admirable densité, semblable à l'enchaînement de mauvaises réponses à un très grand questionnaire pose la question essentielle du sens de la justice des hommes !
La parole libre, anarchique, humble et vraie d'un homme brave, d'une pénétrante humanité , son parcours psychologique, avec ses mots simples, sa crédulité , la "Honte "de cet homme arnaqué, floué, sali, ruiné, accablé par l'immonde manipulation qu'il a subie . Un homme las et défait !
Face au juge, il se souvient, ajuste, raconte, déroule le film de sa vie : licenciement, départ de sa femme, survenue de Lazenec, retrace désespérément "la ligne droite des faits", le poids des échecs et des infortunes......
Un récit remarquable , une réflexion, une méditation sur le mal en l'homme, la responsabilité individuelle, les choix moraux, le destin et le mécanisme d'un scénario menant d'une manière implacable au drame !
Au final la conscience d'un Juge peut changer votre vie!!!
Un livre lu en une journée !
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michfred
  08 janvier 2017
« Il m'avait laissé seul à seul avec la parole, avec le désordre de la parole et mille pensées s'embouchant comme dans un entonnoir dont, peut-être, il essayait de comprendre les lois internes de sélection »
C'est ça, exactement ça, le dernier livre de Tanguy Viel : il nous laisse seul avec le désordre de la parole. La parole d'un homme.
Celle de Martial Kermeur, un rude finistérien, ancien ouvrier de l'arsenal de Brest qui a tout perdu dans une arnaque immobilière : sa femme, l'admiration de son fils, son vieil ami, sa prime de licenciement substantielle, sa propre estime de soi.
Martial Kermeur, un brave homme - un homme brave qui après tous les coups subis relève la tête, part en mer avec le responsable de tous ces malheurs et le tue.
Martial Kermeur, un meurtrier. Un meurtrier qui se livre sans détour à son juge. Martial Kermeur, un homme bouleversant.
Toute la puissance, toute la force du livre est dans cette parole libre, bousculée, anarchique, parfois labyrinthique.
Une parole qui dit la Bretagne désolée par le chômage et le gros temps, la Bretagne venteuse et maritime des pêcheurs de la presqu'île, la Bretagne des petites gens qui sont aussi de grandes âmes, la Bretagne des taiseux qui soudain se dénouent à coup de whisky, la Bretagne des hommes rudes soudain attendris par le regard d'un enfant, la silhouette d'une femme aimée, le désespoir d'un vieux copain.
On est capté, pétrifié par la justesse des images. Par cette remarque sur la rade de Brest : « on sent qu'on peut y perdre son âme, en tout cas qu'elle glisse sans mal dans les branches des arbres, dans le camaïeu de vert qui borde l'eau et les murets de pierre, qu'elle est prête à se perdre dans l'étendue plane et les dunes pierreuses qui hésitent où finir »
Ou par cette formule lapidaire : « En un sens, la rade, c'est l'océan moins l'océan ».
Par la qualité de l'observation : ainsi celle des mouettes, guetteuses insatiables de poubelles qui obligent les finistériens à dormir jusqu'à l'aube avec leurs ordures.
Par de rares moments d'ironie gouailleuse : « je pouvais voir sa voiture de sport qui brillait dans le soleil puisque oui, voyez, il y avait du soleil – il y a du soleil ici quelquefois »
Mais là où cette parole libre atteint des sommets c'est quand elle s'attarde sur la communication entre les êtres. Ainsi quand Kermeur évoque un dialogue plein de non-dits entre lui et son fils : « Dans le silence on partageait bien assez nos pensées, quand le langage lui-même est inutile, puisqu'il n'y a rien de plus à dire, rien de plus à comprendre, du moins si comprendre c'est faire une phrase qui justement s'articule et s'éclaire avec des « donc » et des « alors » , mais non, comprendre là-dedans, j'ai dit au juge, c'est plutôt ressentir profondément, là, oui, là, et alors j'ai mis le doigt non pas sur le coeur, non pas sur le front, mais sur l'estomac, là, en dessous du plexus, oui, là, comprendre, ça fait une douleur que les hommes je vous jure, connaissent depuis l'Antiquité, sans trop savoir jamais si ça brûle ou pique ou détruit ».
Je peux relire cent fois des phrases comme celle-ci : elles me terrassent par leur force, leur opiniâtreté, revenant, insistantes et modestes à la fois, frapper où ça fait mal et où ça sonne juste. Pas besoin de « donc » et de « alors » pour être convaincu, atteint, bouleversé.
L'autre force du récit est que le lecteur s'identifie au personnage quasi muet du juge, dont parfois Kermeur, reprenant haleine, transcrit les rares propos, note les gestes ou les réactions.
Comme le lecteur, l'homme de loi reçoit cette parole brute qui n'est jamais une parole de brute, il écoute et se fait son intime conviction- comme le lui recommande l'article 353 du code civil.
Un face à face extraordinaire, qui fait du lecteur un juge en puissance. Une immersion dans la langue, le coeur, la pensée le « là » -coup sous le plexus- d'un homme, d'un homme brave, d'un homme vrai.
Un tour de force. Un très grand livre !



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nameless
  18 novembre 2017
Dans le bureau d'un juge d'instruction, Martial Kermeur raconte sa vie, la somme des omissions et renoncements, les rêves inaccomplis, l'enchaînement des mauvaises réponses données à de bonnes questions, toutes les erreurs d'aiguillage qui l'ont amené à noyer Antoine Lazenec, dans la baie, à quelques encâblures, à peine 9 kilomètres, de la presqu'île bretonne où il vit.
Martial a toujours été un peu velléitaire, passif. Il n'a pas compris que sa femme allait le quitter, il n'a pas compris que son fils Erwan allait devenir une pile électrique qu'il a chargée durant des années, et puis quand il a été licencié de l'arsenal, avec le pécule de 400 000 francs (le prix d'une petite maison dans le Finistère en 1990) qui a anesthésié sa révolte sociale, il a envisagé d'acheter un bateau pour aller à la pêche.
Mais ça, c'était avant. Avant que débarque sur la presqu'île un beau parleur en costard, au portefeuille plus gros que le coeur, godasses pointues et brillantes, Porshe 911 pour en imposer, qui embrasse tout le monde comme à Marseille. Lazenec se présente comme un agent immobilier qui veut transformer la presqu'île en Saint-Tropez breton, construire un complexe touristique à la place du château et de son parc qui font partie du patrimoine local, faire de la commune une station balnéaire. Pensez donc, une station balnéaire sur une terre où poussent si bien les artichauts et les choux-fleurs, dans une bourgade où la simple pose d'un panneau de signalisation a toujours été un casse-tête ! Le président du club de foot, le maire succombent rapidement aux chants de sirène de l'escroc qu'ils considèrent comme l'envoyé d'ils ne savent quel dieu pour sortir la commune du marécage, du marasme économique, comme un messie qui va drainer la manne céleste du tourisme.
Bien sûr, si Martial n'avait pas confié ses indemnités de licenciement à Lazenec, il ne serait pas dans le bureau du juge à dérouler le fil des événements qui ont fait de lui un meurtrier. Léger par son nombre de pages, mais lourd par sa portée, Article 353 du Code pénal est un roman social, dont l'auteur nous oblige à nous positionner en juré. Sans jugement, qu'il confie à notre responsabilité, il raconte un fait divers et nous invite à nous interroger dans le silence et le recueillement, et à chercher dans la sincérité de notre conscience quelle impression ont faite sur notre raison, les preuves rapportées contre l'accusé et les moyens de sa défense. Au terme de cette lecture, il ne me reste qu'à répondre à cette question : quelle est mon intime conviction ?
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critiques presse (7)
LeJournaldeQuebec   06 février 2017
Une «confession-fleuve» souvent jubilatoire, l’auteur nous invitant en douce à jouer les médiateurs.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   19 janvier 2017
Le nouveau roman de Tanguy Viel raconte l'histoire d'un ancien ouvrier de l'arsenal de Brest arnaqué par un promoteur immobilier. Bouleversant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   10 janvier 2017
Ce roman est fort comme un conte de 2017, comme une parabole.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs   06 janvier 2017
Un polar social diabolique, doublé d'une confession chabrolienne.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   06 janvier 2017
Un roman d'une intensité inversement proportionnelle à la sécheresse de son titre. L'un des romans à ne pas rater de cette rentrée d'hiver.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LesEchos   04 janvier 2017
Embrouilles et brouillard sur la rade de Brest.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   04 janvier 2017
La confession d'un ouvrier breton floué par la vie et conduit à l'irréparable. Puissant roman d'un auteur passé maître dans l'usage de toutes les nuances de gris.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (177) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   07 janvier 2017
Et quel cerveau......quel cerveau il nous faut, à nous autres les gens normaux, pour admettre qu’il existe sur terre une catégorie de personnes comme ça, dépourvues de cette chose que vous et moi, j’ai dit au juge, je suis sûr qu’on partage, quelque chose qui normalement nous empêche ou nous menace,quelque chose –une conscience peut-être, et qui naît assez vite pourvu qu’on ait dans la tête ce miroir mal fixé qui fait que même Adam s’est couvert d’une feuille de vigne, quelque chose qui nous entrave, oui, mais peut-être aussi, nous honore. Et le fait est que certains en sont dépourvus, de cette chose-là, comme d’autres naissent avec un bras en moins, certains naissent atrophiés de, je ne sais pas, de...
Et le juge a dit : D’humanité ?
Oui, peut-être au fond c’est ça, d’humanité.
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BookycookyBookycooky   07 janvier 2017
Parce que le problème, c’est que même un gars mauvais, même la pire des crapules, il y a des moments où elle n’est pas une crapule, des moments où elle ne pense pas à mal. Et croyez bien que ça ne simplifie pas les choses pour les gens comme moi. Les gens comme moi, ils ont besoin de logique, et la logique voudrait qu’un gars méchant soit méchant tout le temps, pas seulement un tiers du temps.
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RChrisRChris   30 mars 2017
En tout cas j'étais bien placé pour le voir arriver, lui, Antoine Lazenec, avec ses chaussures à bouts pointus - je ne sais pas pourquoi j'ai toujours eu du mal avec les chaussures à bouts pointus, les chaussures italiennes qui brillent même sous la pluie, comme si j'avais l'habitude de commencer par les pieds pour aborder les gens, normalement non, mais là, j'étais à tondre la pelouse du parc et donc la tête plutôt basse à surveiller l'avancée de la tondeuse sur le gazon sans trop entendre ce qui se passait autours, et ce que j'ai vu en premier, eh bien ce sont ses chaussures de cuir posées dans l'allée, aussi parce qu'elles étaient si bien cirées et si noires sur le gravier blanc, alors j'ai levé la tête et j'ai vu ce type pas très grand et presque chauve avec une veste noire et puis une chemise un peu ouverte comme un Parisien, et il me regardait sourire, attendant que j'arrête le moteur de la tondeuse.
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RenodRenod   15 janvier 2017
(...)moi non plus je n’ai pas tourné la tête d’un centième vers lui quand dans le silence on partageait bien assez nos pensées, quand le langage lui-même est un luxe inutile, puisqu’il n’y avait rien de plus à dire, rien de plus à comprendre, du moins si comprendre c’est faire une phrase qui justement s’articule et s’éclaire avec des « donc » et des « alors », mais non, comprendre là-dedans, j’ai dit au juge, c’est plutôt ressentir profondément, là, oui, là, et alors j’ai mis le doigt, non pas sur le cœur, non pas sur le front, mais sur l’estomac, là, en dessous du plexus, oui, là, comprendre, ça fait une douleur que les hommes, je vous jure, connaissent depuis l’Antiquité, sans trop savoir jamais si ça brûle ou pique ou détruit.
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RenodRenod   13 janvier 2017
Peut-être que la mémoire ce n’est rien d’autre que ça, les bords coupants des images intérieures, je veux dire, pas les images elles-mêmes mais le ballottement déchirant des images à l’intérieur de nous, comme serrées par des chaînes qui les empêchent de se détacher, mais les frottements qui les tendent et les retiennent, ça fait comme un vautour qui vous déchire les chairs, et qu’alors s’il n’y a pas un démon ou un dieu pour vous libérer, le supplice peut durer des années.
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Vidéo de Tanguy Viel
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 76 de l'émission Dialogues littéraires de mars 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Tanguy Viel pour "Article 353 du code pénal" (Minuit), Daniel Pennac pour "Le cas Malaussène, tome 1 Ils m'ont menti" (Gallimard), puis la chronique du rayon Pratique par Nolwenn. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Laurence Bellon et commentaires de Mathilde Joré.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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