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EAN : 9782707320636
189 pages
Editions de Minuit (08/01/2009)
3.53/5   443 notes
Résumé :
Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s'installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n'aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l'autre sens, de Paris vers Brest.
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
3,53

sur 443 notes
La marque de fabrique des Éditions de Minuit, sans savoir forcément la définir on l'appréhende assez vite, beaucoup de choses semblent se passer dans la forme, comme un canal souterrain aux effluves héritées du Nouveau Roman, à la saveur de recherche littéraire. Ici phrases longues et discours indirect calfeutrent le récit dans le monologue réflexif, tandis qu'une sorte de mise en abyme du roman familial écrit par le narrateur dans le vrai roman que l'on tient dans ses mains devient un élément qui parachève la tension. L'effet m'a semblé réussi. La famille n'en ressort pas grandie, plutôt glauque même à vrai dire cette famille. Un père impliqué dans la faillite du Stade brestois qui ne peut plus se balader dans Brest sans entendre siffler les insultes, une mère bourgeoise et hautaine qui n'aime pas les pauvres, et encore moins le Languedoc-Roussillon dans lequel ils iront tous deux s'exiler. le fils narrateur reste à Brest quant à lui (avant de s'exiler lui aussi mais à Paris), renoue avec le fils Kermeur de mauvaise influence, et pour cause la mère Kermeur vit désormais installée comme bonne à tout faire chez la grand-mère du narrateur, veuve éplorée autant que consolée par l'héritage d'Albert, avec qui son idylle tardive s'est révélée vite fructueuse, pas moins de 18 millions (de francs). Roman noir, poisseux, pas vraiment transcendant pour son histoire à mon avis, mais que j'ai trouvé intéressant dans sa réalisation.

« Tout le monde devrait faire le point sur son histoire familiale, ai-je pensé,particulièrement un 20 décembre, c'est à dire un jour où il est important d'être soutenu dans l'épreuve d'aller passer Noël en famille, y compris les gens qui se disent heureux d'y aller, tandis qu'au fond d'eux-mêmes, comme tout le monde ils rêvent d'écrire un roman sur leur propre famille, un roman qui en finit avec ça, les veilles de Noël et les parenthèses mal fermées. »
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Dans la famille brestoise, je demande la grand-mère, celle qui a aidé le vieux monsieur à descendre les marches au sortir du restaurant le Cercle Marin, et qui s'est vu offrir 18 millions, en échange d'une compagnie rassurante durant les derniers jours du vieil homme fortuné.

Je demande ensuite la mère, avec son serre-tête rivé sur ses cheveux grisonnants, son sac en plastique à portée de main pour calmer ses crises de rage, sa froideur et son sans-coeur brandis comme un étendard pour, avant tout, sauver les apparences. Et sa désopilante haine du Languedoc-Rousillon !

Il me faut aussi le père, ex vice-président de l'équipe de foot de Brest, accusé d'un trou de 14 millions dans la caisse du club et de l'usage d'un faux passeport pour un footballeur brésilien.

Et enfin, restent les deux fils, l'un devenu footballeur professionnel et l'autre, l'intellectuel, celui-là même qui rumine son histoire familiale et qui nous sert son roman, justement familial, à l'intérieur du roman.
« … mais tout le monde s'en fout des histoires de famille » dixit le fils Kermeur. Parce qu'il va falloir aussi composer avec le fils Kermeur dans cette histoire, le fils de la femme de ménage de la grand-mère, accessoirement le soi-disant vieil ami du fils écrivain qui ne l'épargne pas avec ses sarcasmes et ses réflexions ironiques.

Vous suivez toujours ? En fait, tout est simple. C'est un tableau de famille pas très reluisante avec au beau milieu une histoire d'argent qui alourdit incontestablement le climat familial.

Tanguy Viel nous livre ici un monologue d'une puissance dévastatrice. Le narrateur nous parle en martelant ses propos qui rentrent avec force dans notre esprit. J'ai adoré cette prouesse littéraire hors du commun. Tout en lisant, c'est la voix du narrateur que l'on entend et qui fait son chemin, irrémédiablement, vers cette version non expurgée de son histoire familiale.
En filigrane, le boulevard qui domine la rade de Brest, la mer, le vent. La brume étonnamment absente avant Noël, une mer d'un calme surprenant en fin d'année et une houle qui semble essentiellement contenue dans les cent soixante-quinze pages du roman familial du fils intellectuel !
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"Tu n'auras pas fait ça, implorait-elle en silence, tu n'auras pas raconté tout notre histoire. Et dans son regard je lisais la peur des phrases et des mots comme argent, comme héritage, comme briquets et comme Stade Brestois."
Si, il l'a fait. 175 pages de "roman familial", bien planquées au fond de sa valise lorsqu'il revient de Paris à Brest pour passer Noël en famille.
Et ces 175 pages contiennent toute l'histoire : l'argent "absenté" des caisses du club, l'héritage que détient la grand-mère remariée sur le tard avec un vieillard riche ("les quatorze millions négatifs de mon père et les dix-huit millions positifs de ma grand-mère"), les briquets souvenirs que la mère a dû vendre, exilée à Palavas-les-Flots ("C'est vrai que c'est assez moche, le Languedoc-Roussillon").
Et l'ombre rouge et blanche du Stade brestois qui plane tout au long du livre.
Il rêvait d'être footballeur.
Mais ça, c'était avant.
Quand il a compris que l'équipe F des poussins, dans laquelle on l'avait mis, était la plus mauvaise (son frère jouait en équipe A)… il a vu son avenir brisé et a fondu en larmes.
À défaut de jouer au foot, il écrira.
Mais ça, c'est plus tard.
Ça, c'est après avoir renoué avec l'inquiétant fils Kermeur, qui l'avait entraîné, enfant, à voler du chocolat à la supérette...
Première rencontre avec Tanguy Viel, dont j'ai beaucoup, beaucoup aimé l'écriture ciselée et malicieuse dans ce "roman familial" aux accents de tragi-comédie.

LC thématique juillet-août 2023 : "Auteur·e français·e et/ou saga familiale"
Challenge gourmand (Paris-Brest : L'action se passe à Paris ou à Brest)
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Un peu difficile d'apprécier un roman français, même magnifiquement écrit, après l'émotion créée par Minuit dans la ville des songes de René Frégni, qui allie beauté et authenticité.

Mais je me suis accrochée, à ce Paris-Brest, qui se révèle « Tonnerre, tonnerre de Brest », un grand roman, dans la lignée de L'article 353 du Code Pénal. Je n'ai pas suivi William Scheller, qui sinon n'aurais plus été tout seul, (« La vie c'est comme une image, Tu t'imagines dans une cage ou ailleurs, Tu dis c'est pas mon destin, Ou bien tu dis c'est dommage et tu pleures (…) Je cours à côté d'un train, Qu'on m'a donné au passage, « de bonne heure) et je suis restée dans le train, ce Paris-Brest, aussi doux et structuré que la pâtisserie.

Louis, devenu écrivain parce que pas assez bon pour être footballeur, vit à Brest, en-dessous de l'appartement de sa grand-mère devenue richissime à la faveur d'une heureuse et tardive rencontre au cercle des Marins. Son père, ancien Président du Stade Brestois, impliqué dans la disparition de 14 millions de Francs, qui se sont « absentés », selon le Procureur, sans explication, des caisses du club de foot, et sa mère s'exilent quelques années dans le Languedoc-Roussillon, avant de revenir en Bretagne, au grand dam de notre narrateur.

« Nous allons revenir habiter en Bretagne. (...) elle a passé sa main sur ma joue, elle m'a caressé la joue et pour moi c'était comme une lame de rasoir qui m'arrachait la peau »

Le « coeur et le sang de l'histoire » se situe dans un « triangle » composé de la mère de Louis, de Louis et du fils Kremeur, copain à la mauvaise influence, trop présent au goût de la mère de Louis.

Louis s'exile à Paris, et règle ses comptes par l'intermédiaire d'un roman exutoire dont le fil s'entremêle avec le récit d'un retour, le temps de Noël, Assemblée en Bretagne, avec sa grand-mère, son frère (footballeur), et ses parents.

« Alors Louis il paraît que tu écris des choses sur nous ».

« Il y a eu comme un silence, plus qu'un silence, moi figé dans sa phrase comme dans un tableau hollandais, en tout cas quelque chose d'austère et d'inquiétant, comme enveloppé dans une lumière d'orage ».

« Ce jour-là, je m'en souviens, la tête plongée dans l'assiette en porcelaine je me suis seulement dit: ne lève pas les yeux sur elle, si tu lèves les yeux une seule fois c'est foutu, si tu la regardes maintenant, toi aussi tu seras un satellite pour toute ta vie. Et replié au fond du gouffre en moi, j'ai juste entendu, comme une fusée qui traversait la pièce, j'ai entendu la voix de ma grand-mère à côté de moi qui ajoutait : tu parles de nous en bien, j'espère.
Ensuite il y a eu du silence encore et des paroles normales. Il y a eu mon frère qui ne savait pas où se mettre puis des conversations déviées et du silence toujours. Il y a eu la pluie à Brest et les prix des loyers. Il y a eu les cuillères cognées contre la porcelaine. Mais sur la table au-dessus de nous, outre la mer dehors et les vieux meubles qui pliaient sous nos regards, il y avait cette expression devenue presque sale, comme un nuage de pluie qui se serait maintenu: des choses sur nous. Et dans le tourbillon noir des tasses en porcelaine, on aurait dit que chacun, à la surface mouvante de son café, que chacun désormais lisait des choses sur lui. »

Plus tard, la mère trouve le manuscrit alors que Louis boit des bières en ville. Il veut revenir en quatrième vitesse, « luttant contre tout, fuyant jusqu'aux yeux du chauffeur dans son rétroviseur, la ville à grande vitesse et la mer devant nous, et comme par transparence sur elle, la mer vitreuse, je croyais apparaître le visage géant de ma mère, comme un président américain sur le mont Rushmore ».

Un très beau roman.
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Tanguy Viel parle un peu de Paris, sort quelques méchancetés sur le Languedoc-Roussillon mais l'essentiel du roman se passe à Brest, avec vue sur la rade… le narrateur n'en peut plus des tensions familiales. Pour évacuer tout ça, il veut écrire un roman familial mais, dans ce cas-là, rien n'est simple, surtout avec sa mère !

Brest, ville entièrement détruite après la seconde guerre mondiale, devait être reconstruite pour que tout le monde voie la mer mais « quelques riches grincheux » ont voulu récupérer leur emplacement… « Alors, à Brest, comme à Lorient, comme à Saint-Nazaire, on n'a rien réinventé du tout, seulement empilé des pierres sur des ruines enfouies. »
Le décor est planté. Restent les personnages avec Louis, le narrateur, Marie-Thérèse, la grand-mère, les parents de Louis, le fils Kermeur et sa mère, femme de ménage chez la grand-mère. Chaque semaine, Louis, en bon petit-fils, accompagne celle-ci jusqu'au cimetière puis mange avec elle au Cercle Marin où l'on retrouve « une France antique et royaliste ».
Le père de Louis, ancien vice-président du Stade Brestois, a dû déménager à Palavas-les-Flots où sa femme tient une boutique pour touristes. Suite à un trou de 14 millions de francs dans la caisse du club, il ne pouvait plus rester dans sa ville surtout qu'il avait recruté un attaquant brésilien, Juan César, avec un faux passeport… Pourtant, il marquait des buts mais le procureur n'aimait pas le foot…
Le 20 décembre 2000, Louis revient de Paris à Brest, en train, pour passer Noël en famille dans la maison achetée sur la côte sauvage depuis le retour de Palavas, grâce à la fortune de la grand-mère, heureuse héritière d'un vieillard rencontré au Cercle Marin. Après un mariage et trois ans de vie commune, elle a récupéré tout l'argent qui tente bien le fils Kermeur. « Ami » du petit-fils, il a, à son passif, un épisode au supermarché.
Justement, un chapitre est consacré à lui. Voyant la mère de Louis lui faire la tête, il nous gratifie d'une formule originale : « Ma parole, mais ta mère a avalé un cimetière ! » le ton du livre est là, souvent aigre-doux comme lorsque Louis sussure, encore à propos de sa mère : « Elle m'a caressé la joue, et pour moi c'était comme une lame de rasoir qui m'arrachait la peau. »

Footballeur ou écrivain, Louis n'a eu que le second choix au contraire de son frère. L'écriture de son roman familial « pour effacer le mal » parviendra à rendre la dignité au père mais, pour le fils, Paris-Brest sera plutôt Brest-Paris.
Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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critiques presse (1)
Telerama
27 mars 2013
Partir-revenir, entre Paris et Brest, de l'appel du large à l'enfermement, tel est le mouvement de ce roman familial construit comme un puzzle ou un exil.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Il paraît, après la guerre, tandis que Brest était en ruines, qu'un architecte audacieux proposa, tant qu'à reconstruire, que tous les habitants puissent voir la mer : on aurait construit la ville en hémicycle, augmenté la hauteur des immeubles, avancé la ville au rebord de ses plages. En quelque sorte on aurait tout réinventé. On aurait tout réinventé, oui, s'il n'y avait pas eu quelques riches grincheux voulant récupérer leur bien, ou non pas leur bien puisque la ville était de cendres, mais l'emplacement de leur bien. Alors à Brest, comme à Lorient, comme à Saint-Nazaire, on n'a rien réinventé du tout, seulement empilé des pierres sur des ruines enfouies. Quand on arrive à Brest, ce qu'on voit c'est la ville un peu blanche en arrière-fond du port, un peu lumineuse aussi, mais plate, cubique et aplatie, tranchée comme une pyramide aztèque par un coup de faux horizontal. Voilà la ville qu'on dit avec quelques autres la plus affreuse de France, à cause de cette reconstruction malhabile qui fait des courants d'air dans les rues, à cause d'une vocation balnéaire ratée (complètement ratée même, puisque la seule plage de la ville au fond de la rade se trouve là abandonnée, en contrebas de la quatre-voies tumultueuse qui désengorge la ville), à cause de la pluie souvent, de la pluie persistante que en savent compenser les grandes lumières du ciel, de sorte que Brest ressemble au cerveau d'un marin, détaché du monde comme une presqu'île.
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J'ai fini par faire ça, oui, vidé le grand sac familial sur cent soixante-quinze pages que pour rien au monde je n'aurais laissées là, à Paris, abandonnées sur mon bureau, au gré des intempéries parisiennes. Alors sans réfléchir, avant même d'y mettre des pull-overs et des chaussettes, j'ai calé les cent soixante-quinze pages dans le fond de ma valise. Et je peux dire que ce n'était pas du tout un cadeau pour mon père, encore moins pour ma mère, parce que ce n'est jamais un cadeau de raconter l'histoire de sa famille. De toute façon, mon histoire familiale n'intéressait personne, et mon histoire familiale n'est jamais devenue un livre, pour toutes les raisons que j'aurai sûrement l'occasion d'expliquer, mais seulement un manuscrit que j'avais soigneusement rangé dans ma valise, que maintenant pour la première fois j'allais faire entrer dans la maison. J'ai pensé : c'est comme des poupées russes, maintenant dans la maison familiale il y a l'histoire de la maison familiale.
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Je ne lui ai pas raconté, à la propriétaire, la suite de l'anecdote devant le bassin d'eau froide. Je ne lui ai pas dit que ma mère était là, sur le banc en face de l'eau, et la tête qu'elle a faite quand elle m'a vu tout trempé ressortir du bassin, déjà regardant partout si personne n'avait vu, si les autres mères qui souriaient elles aussi sans la moindre empathie, vous comprenez, sans le moindre souci de moi, et ma mère seulement murmurant trop fort, quel imbécile, mais quel imbécile, en s'inquiétant que personne de sa connaissance, là, dans le jardin Kennedy, que personne surtout ne l'ait reconnu, se demandant déjà comment elle allait faire pour traverser la ville avec un enfant dégoulinant de la tête aux pieds, avec des chaussures qui font floc, comment elle allait limiter la honte d'avoir un gosse aussi maladroit, aussi débile, elle m'a dit en me tirant par la main, que j'étais le seul enfant du monde capable de tomber dans un bassin tout habillé, avec les gens qui souriaient en nous croisant, tout le monde souriait sauf moi qui pleurais et ma mère qui avait honte.
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Ce jour-là, je m'en souviens, la tête plongée dans l'assiette en porcelaine je me suis seulement dit: ne lève pas les yeux sur elle, si tu lèves les yeux une seule fois c'est foutu, si tu la regardes maintenant, toi aussi tu seras un satellite pour toute ta vie. Et replié au fond du gouffre en moi, j'ai juste entendu, comme une fusée qui traversait la pièce, j'ai entendu la voix de ma grand-mère à côté de moi qui ajoutait: tu parles de nous en bien, j'espère.
Ensuite il y a eu du silence encore et des paroles normales. Il y a eu mon frère qui ne savait pas où se mettre puis des conversations déviées et du silence toujours. Il y a eu la pluie à Brest et les prix des loyers. Il y a eu les cuillères cognées contre la porcelaine. Mais sur la table au-dessus de nous, outre la mer dehors et les vieux meubles qui pliaient sous nos regards, il y avait cette expression devenue presque sale, comme un nuage de pluie qui se serait maintenu: des choses sur nous. Et dans le tourbillon noir des tasses en porcelaine, on aurait dit que chacun, à la surface mouvante de son café, que chacun désormais lisait des choses sur lui.
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C'est même en tant qu'ami qu'il a évoqué le Languedoc-Roussillon comme la région idéale pour l'exil et comme l'une des plus belles régions de France. Mais quelqu'un qui vous dit que le Languedoc-Roussillon est une des régions les plus belles de France, moi je n'appelle pas ça un ami.
Ma mère non plus ne l'appelle plus depuis longtemps son ami, comme longtemps elle le fit, comme longtemps elle employa l'expression "monsieur le procureur de la République", dès que l'occasion se présentait, dès qu'elle provoquait l'occasion pour le dire.
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