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EAN : 9791093001029
Éditeur : Carnet d'Art éditions (01/05/2015)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Né à Paris au début des années 90, Arthur Yasmine entra dans la Poésie comme on entre en apocalypse. Écœuré par l’idée de travailler pour l’Éducation nationnale ou l’Université, révulsé par le Journalisme culturel et le monde de l’édition, il piétina les formations scolaires et les positions professionnelles qui légitiment habituellement nos écrivains contemporains. Selon ses dires, pour devenir poète, il dut commencer par « tenir la parole en face ».
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
QueLire
  31 mai 2016
Arthur Yasmine, un poète qui fait fi des usages coutumiers en matière d'écriture poétique
Arthur Yasmine, né au début des années 90 est un ovni dans le monde de la poésie. Discret, même s'il en dit suffisamment pour attiser la curiosité, il n'en est pas moins sincère. Ses propos à l'encontre des éditeurs et poètes actuels sont percutants, ses avis tranchés et ses idées probablement perçues comme dérangeantes par les professionnels du milieu. Cependant, j'ai trouvé son coup de gueule à l'égard de la poésie actuelle des plus justifié. Je rejoins son avis quand il dit que la poésie serait plus appréciée si elle était dépoussiérée. D'après le jeune poète, la mode n'étant plus aux nullités révolutionnaires et masturbation mentale des générations soixante-huitarde, les maisons d'éditions publient une poésie de niaiseries réflectives et de bafouillis mélancoliques. Dès lors, l'homme s'en détourne.
Et si l'honnêteté des sentiments, la puissance des cris, la sueur émanant des ébats amoureux, la haine nourrie par la jalousie, la satisfaction d'un bonheur construit sur le mensonge rendait à la poésie l'élan qu'elle a perdu ? Si la vérité sans fard, mais énnoncée avec soin et parée des plus beaux mots était l'essence qu'il manque à la poésie actuelle ?
Dans « Les Clameurs de la Ronde », Arthur Yasmine propose des poèmes, mais aussi des correspondances et des morceaux de textes rédigés durant ses années adolescentes. 7 ans d'écrits sombres, insolents, amoureux, malheureux, mais tous d'une qualité littéraire des plus appréciables.
Mon avis :
Arthur Yasmine a réussi là où tous ont échoué. J'ai enfin terminé un livre entièrement consacré à la poésie, genre qui jusqu'ici me laissait de marbre. Si la magie des poèmes écrits en vers n'a pas toujours fonctionné — je dois être vraiment hermétique à ce genre —, l'élégance des phrases, la force des sentiments et la sincérité qui ressortent des correspondances m'ont profondément touchée.
D'un point de vue « artistique », l'écriture d'Arthur Yasmine est un vrai délice. Les mots parfaitement choisis donnent au texte une force peu commune.
J'ai apprécié cette mixité du vocabulaire où « aphorisme désarticulé » côtoie le mot « connerie ». Et quand, 20 pages de correspondance sont résumées par ces deux mots:
— je t'espère —
Je me dis que je n'avais rien entendu d'aussi beau et profond pour résumer le vide que peut laisser une personne aimée.

Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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jostein
  30 octobre 2016
Arthur Yasmine s'engage pour défendre la poésie avec ce recueil qui propose différentes formes. du sonnet classique ( Sonnet à la nouvelle Aphrodite), des rhapsodies, des extraits de correspondance amoureuse ( Je t'espère), des fragments de livres, un message virulent aux éditeurs de poésie française…différents fragments de travaux poétiques des sept dernières années de l'auteur. Pour « faire jaillir la parole comme un poignard »
Arthur Yasmine, transforme en poésie ses révoltes face à la société occidentale.
» J'offre le peu de terre putréfiée que j'arrive à transformer en or. C'est ce qu'il faut faire en Poésie. ».
Et il le fait dans l'urgence et la rage afin que les mots du poète nous interpellent, nous sortent de la pensée commune et pointent avec excès les dérives de la comédie sociale actuelle.
» Sachez qu'il porte le sang d'un homme à la contemplation ardente et à l'urgence vitale; c'est le sang pur et brûlant d'un poète. »
Comme tout poète, il sait aussi parler d'amour, et pas seulement de celui de la Poésie. Ses lettres d'amour peuvent être fulgurantes de beauté.
» J'ai besoin de te l'écrire…Tu me dépasses. Oui, ces nuits d'étourdis, faudrait les écrire avec du feu. Elle et son homme -toute une mémoire pour cet hymen évanescent qu'on a grillé comme une clope. Toute une mémoire pour tes reins creusés par la sueur, pour nos corps dansant l'un contre l'autre, pour tes lèvres, pour ta langue vulgaire, pour ton charme de statue, pour la garce, pour la grâce. Toute une mémoire pour toi qui t'agaces et moi qui compte depuis le début…Combien de sculptures peut-on dédier à ton visage éperdu? »
Bien loin de cet amour des rêveurs critiqués dans la Lettre sur l'animalité ( lettre centrée sur les inégalités sociales), » Mais on en avait vraiment pas besoin de l'amour, nous, les pauvres! La misère, ça ne laisse pas le temps de rêver. »
La poésie est-elle réservée à l'élite ou est-elle morte? Son caractère souvent ésotérique l'éloigne d'une culture de masse mais elle n'en est que plus précieuse.
Un auteur comme Arthur Yasmine a une voix à donner pour provoquer la réaction de manière subversive face aux incohérences de la société.
Ses mots claquent comme un éclair de lucidité nous évitant de sombrer dans la pensée unique qui nous emporte vers la médiocrité de nos sociétés actuelles.
Comme une ronde, le recueil commence avec un poème Invocation à la jeune morte et se termine avec Éclair pour la jeune morte, deux superbes poèmes en hommage à la Poésie. L'auteur nous invite alors à lire en boucle ce carnet.
Dommage que nous n'ayons ici que des fragments. Mais c'est peut-être une invitation à se laisser porter plus loin, au-delà de l'indifférence de ces premiers cris.
Je remercie Arthur Yasmine pour l'envoi de ce livre et j'espère bien modestement m'associer à sa volonté de « Sortir la Poésie du marasme et lui redonner sa majesté perdue »

Lien : https://surlaroutedejostein...
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My-Little-Anchor
  28 janvier 2016
Dans ce livre, l'auteur nous livre une critique sur la poésie tout en dénonçant son mal être vis-à-vis de sa rupture avec l'être aimé dont il a eu du mal à se remettre. Il retrace sept années d'écriture, sept années de douleur. le livre se découpe en plusieurs parties dont les deux premières « Fragments dans la ronde » et « les disputes avec Zoé » se présentent sous forme de poèmes et les deux dernières « Je t'espère » et « les adieux » sous forme de correspondances avec quelques touches de poèmes.
Dans les deux premières parties, l'auteur nous dit que la poésie ne s'est pas éteinte et qu'elle vit toujours de nos jours. En effet, le livre débute avec avec un poème intitulé « Invocation à la jeune morte » et se termine avec « Éclair pour la jeune morte ». Il enchainera ainsi les fragments de sa vie tout au long de cette renaissance à travers la poésie.
Dans la troisième partie « je t'espère », on est plus dans la sensibilité. C'est la partie qui m'a le plus plue puisqu'elle regroupe l'ensemble des correspondances entre le narrateur (F) et l'être perdue (E). C'est la partie la plus fluide et forte en émotions. Je dirais même que c'est la partie centrale de l'ouvrage qui permet de tout comprendre à l'histoire.
Quand l'auteur parle de poésie, il ne parle pas seulement du genre qui se compose de vers, c'est également tout une façon d'écrire entre l'imaginaire, les sensations et la sensibilité. C'est avant tout ça qu'il explore. C'est une sorte d'exutoire qui lui permet d'avancer pour oublier cette triste douleur qu'est la rupture amoureuse. C'est un cri du désespoir qu'il lance afin de s'en défaire.
Dans la dernière partie « les adieux », l'auteur écrit aux maisons d'édition françaises publiant de la poésie et dénonce leur méthode de choix. En effet, à travers sa lettre, il montre que même sans l'appui d'amis, de personnes biens placées dans le monde de l'édition, on peut toujours s'en sortir et arriver à ses fins. La preuve, Arthur Yasmine l'a fait en publiant sa première oeuvre de poésie. Pour lui, ces maisons choisissent de la poésie qui n'est autre que de la niaiserie, de la poésie médiocre et que ça ne rend pas du tout hommage à nos précurseurs poétiques.
Ce livre a été assez complexe pour moi notamment au niveau des poèmes qui sont assez soutenus. Je pense que je ne suis pas assez « ouverte », « cultivée », « penseuse » pour bien analyser ce livre. Ce n'est vraiment pas un genre qui me parle automatiquement et dans lequel je me sens à l'aise avec les mots. Pourtant, ce recueil se lit très vite alors qu'il a été écrit sur sept années. le temps a consumé aussi vite les mots/les maux de l'auteur, le temps d'un voyage entre deux gares.
Lien : http://my-little-anchor.blog..
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Aniouchka
  06 novembre 2016
Quand j'étais adolescente, je lisais pas mal de poésie, avec une préférence notable pour les mots torturés de Baudelaire. Une habitude qui s'est peu à peu raréfiée, au point qu'aujourd'hui, je n'en lis plus du tout. Lorsque le jeune poète Arthur Yasmine m'a parlé de son livre Les Clameurs de la Ronde et de sa vision quelque peu "musclée" de la poésie, ma sensibilité a été touchée au vif. Et j'avoue ne pas avoir été déçue.
Une chose est certaine : on est loin de la rose de Ronsard. Oubliez également les fioritures cul-cul sans queue ni tête, ce qu'on ne peut pas reprocher à la poésie d'Arthur Yasmine, c'est qu'elle est bien vivante. Faite de feu et de glace, violente et crue comme l'est la vie.
La vie, c'est justement le terrain de jeu de l'auteur. C'est après une violente rupture amoureuse qu'est né Les Clameurs de la Ronde, long cheminement du poète à travers la douleur ressentie pour l'être aimé. Comme dans un bon thriller, une tension indicible sous-tend l'ouvrage, jusqu'à un drame irréversible.
Loin des alexandrins que notre scolarité nous a fait apprendre par coeur, Les Clameurs de la Ronde se compose de plusieurs formes, du sonnet à la lettre en passant par la correspondance, comme une preuve que la poésie est présente partout, pour peu qu'on la laisse vivre. En écho à son titre, l'ouvrage se lit d'ailleurs en boucle, la fin répondant au début.
Côté plume, Arthur Yasmine revendique une écriture virile, brûlante, parfois violente, à mille lieux des mièvreries qui font (malheureusement) souvent la réputation de la poésie. L'ouvrage se clôture d'ailleurs sur une lettre pamphlétaire aux éditeurs qui entretiennent la mollesse du genre. C'est là l'objectif que s'est fixé Arthur Yasmine : "sortir la Poésie du marasme et lui redonner sa majesté perdue". Mission accomplie.
Lien : http://aniouchka.blogspot.fr..
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Feejee
  18 novembre 2015
Un petit recueil éclatant, traversé par les éclairs de la jeunesse et animé du seul souci qui vaille pour le poète : celui de faire vibrer les mots. On sent l'ambition et la vie déborder de toutes les pages. Pas de doute : il y a de la poésie là-dedans.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
QueLireQueLire   29 mai 2016
Tu ne m'as pas attendu pour faire ce que tu voulais. Ne me trompe pas trop quand même. - Ou non. Cache-moi tout. Fais ce que tu veux. Mais simplement mens-moi bien - Si je découvrais que tu me trompe mal, je serais impardonnable. Rien n'est plus vrai qu'un mensonge. Je vis dans un mensonge si parfait, qu'il est plus vrai que le réel.
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My-Little-AnchorMy-Little-Anchor   28 janvier 2016
« Toi aussi tu me manques. Je voudrais faire revenir ton visage pour boire la mémoire qui s’écoule de ta bouche. Je voudrais l’avaler comme un miel glacé. Tu me reverras. C’est certain. Je ne pense plus qu’à toi maintenant. Mais ne sacrifie rien de toi. Ne te sépare de rien. Je te veux entièrement. F »
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FeejeeFeejee   18 novembre 2015
Tout le monde s'éponge dans son coin... On écrit des livres entiers pour s'indigner de son désintérêt...On s'épanche à grands coups d'arguments pédagogiques pour la sauver... Mais on n'a jamais écrit de pages aussi molles pour la défendre... On n'a jamais écrit de pages aussi mièvres, aussi misérablement inoffensives... Cette pauvre poésie s'éteint dans des théories stériles et des éloges impuissants...
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FeejeeFeejee   18 novembre 2015
Action, Amour, Poésie. Oui, c'est ce que la vie fait de mieux. Et qu'il vienne celui qui n'est pas d'accord, que je lui crache à la gueule !
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josteinjostein   30 octobre 2016
On sait écrire des dissertations, des mémoires, des thèses, des magazines, des blogs, des essais, des romans, des nouvelles qui parlent de poésie…Mais sait-on encore écrire des poèmes?
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