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Raoul Dufy (Illustrateur)
EAN : 9782070300075
190 pages
Gallimard (28/10/1966)
  Existe en édition audio
3.92/5   2542 notes
Résumé :
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (125) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 2542 notes

sabine59
  13 octobre 2016
Je suis tombée amoureuse d'Apollinaire adolescente et depuis, j'ai toujours la fièvre...
Derrière le visage rond, gouailleur, coquin, présenté sur la couverture de ma vieille édition Poésie / Gallimard, se cachent tant de sensibilité,de ferveur, d'inventivité, de force créatrice!
J'aime tous ses recueils mais celui-ci reste pour moi le plus abouti, le plus varié, le plus évocateur de son talent.Non, je ne suis pas objective, je reste indéfiniment subjuguée...
Envoûtée peut-être aussi, comme les marins devant le rocher de la Lorelei, par les poèmes sublimes de la période rhénane.Quelle magie dans les vers !
" Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme"
Et mon préféré entre tous: " Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire"...
J'ai la fièvre de ces soirs de brume, à Londres, de ce nouveau monde moderne, de la " Bergère ô tour Eiffel", de ce bel automne , " saison mentale" du poète, de cet amour malheureux pour des femmes entrevues, perdues,rêvées.J'aurais aimé être l'une d'elles.
J'ai la fièvre de toi, Guillaume !
Excusez-moi, je me suis laissée emporter ! Je n'ai plus aucune mesure quand il s'agit de ce poète.
Toujours vibrer, frissonner, imaginer, m'émouvoir, m'enchanter...grâce à tes vers.

+ Lire la suite
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ninosairosse
  29 juin 2020
♫Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure♫
Guillaume APOLLINAIRE - Alcools - page 13 -
+ innombrables Reprises dont :
Leo FERRE -1953-
Serge REGIANI- 1967-
Marc LAVOINE - 2001-
------
♪--♫----♪--♫--♪--♪--♪--♫--♪----♫--♪------
Tu t'es vu quand t'as bu !?
Même qu'un jour tu t'attendais toi-même
Fort minable, tu tétais, même pas r'connu !
Un hymne d'esclave aux migraines.
Dans l'au-delà Fontaine tu ne boiras point
Mieux vaut être né dans les vers que d'avoir l'contraire !
Pour tes Calligrammes j'aurais été moins sévère
que t'entendre pleurer ta Marie Laurencin
Colle chic mêle ancolie du soir au matin
A croire elle te planche à dessein
Pisse t'il et tu pleureras moins
Passe-t-elle soûlot ses feuilles mains
Et ta mine feuillolait après avoir été
Secoue-toi l'Oranginal pour un indien agité
Dans le vent dément tu sens venir le sapin
Ton alcool anaphore n'y changera rien...
"Les feux rouges des ponts s'éteignaient dans la Seine
Les étoiles mouraient le jour naissait à peine"
Vendémiaire- les deux derniers vers -
"Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie"
Zone- vers 147 av ou après JC !!?
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Poiesis
  30 septembre 2012
Le temps de sa lecture, ce recueil m'a rendue à moi-même. Parmi ses pages, s'étend l'empreinte de l'automne. Comme un bonheur en sursis, comme un cri envers tout ce qui s'éloigne et ne cesse de choir à nos yeux. J'aime Apollinaire, immodérément et pour bien des raisons. Ses rythmes parfois déstructurés, son lyrisme inépuisable ainsi que ses images mentales me collent à la peau. Et quoiqu'un peu sottement, il m'a semblé à travers Alcools l'avoir toujours connu.
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JacobBenayoune
  08 novembre 2013
Les poètes sont peu nombreux, mais les grands poètes sont rares. Et Apollinaire, à mon avis, en est un.
La poésie d'Apollinaire est située entre deux temps majeurs, le XIXème et le XXème siècles. Une transition incontournable. C'est le vol (le moment de cet acte) de l' "Oiseau tranquille (au vol inverse)" de la poésie symboliste vers la poésie surréaliste. Car "à la fin tu es las de ce monde ancien".
La lecture de ce recueil est fort agréable. Ce n'est ni une poésie naïve au métaphores consommées, ni une poésie rebutante par sa complexité exagérée et fade. Au contraire, c'est un recueil qui vous entoure de plaisir une fois ouvert comme ces boîtes à merveilles.
Dans ce recueil, j'ai trouvé un peu de tout; le lyrisme, le romantisme, le symbolisme, la mythologie, le fantastique, la modernité...Cela s'explique parfaitement puisque ce recueil est issu d'un travail de quinze ans! Une recherche du nouveau, avec des poèmes sans ponctuation (procédé déjà utilisé par Mallarmé) aussi variés (des vers libres, des vers classiques...) de thèmes différents (amour, industrie, fuite du temps, mort, l'identité...). On a le plaisir de retrouver là un carrefour entre tous les poètes français qu'on a adorés (Verlaine, Lamartine, Baudelaire...) tout cela mélangé et modifié habilement.
Je me souviens toujours de ces vers magnifiques:
Un jour je m'attendais moi-même
Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes
Pour que je sache enfin celui-là que je suis
Moi qui connais les autres

Un recueil à lire et à relire toujours avec le même plaisir!
+ Lire la suite
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Gwen21
  24 avril 2018
Je voulais creuser un peu le cas "Apollinaire" et voir ce qui se cachait derrière un grand écart aussi impressionnant que celui qu'il a exécuté entre les gentillets "Saltimbanques", qu'on apprend au collège, et les pornographiques "Onze mille verges".
Je me suis donc plongée dans "Alcools" qui est sans doute son recueil le plus fameux. Est-ce justement le problème des recueils de donner au lecteur, au fil de la lecture, une vague impression de "fourre-tout" ? Dans cette boîte à gants pleine à craquer de rimes, j'ai trouvé un peu de tout : des suédines beurre-frais au toucher caressant, des cuirs fauves au parfum entêtant, des latex à la sensuelle élasticité, des laines réconfortantes aux nostalgiques odeurs de pluie, des gantelets d'acier impénétrables et des caoutchoucs imperméables.
Ces multiples mains du poète ont passé sur moi et mon imaginaire ; certaines y ont laissé leur empreinte, mais trop peu au regard des nombreuses autres qui n'ont fait que me frôler et ne laisseront guère de traces dans ma mémoire.
Dire d'un poète qu'il possède une belle sensibilité et cultive un grand mystère serait idiot, en plus d'être un pléonasme. Je me contenterai donc de dire que Guillaume Apollinaire m'a davantage séduite par ce qu'il semble dissimuler que par ce qu'il a exprimé. Derrière les allégories antiques, les références bibliques et les envolées lyriques, lui seul peut-être connaît la portée véritable de ses mots, la force et la violence de sa pensée en mouvement. Une main de fer dans un gant de velours ?

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge XIXème siècle 2018
Challenge XXème siècle
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Citations et extraits (476) Voir plus Ajouter une citation
DLNDLN   21 juin 2022
Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène.
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DLNDLN   21 juin 2022
Non je ne me sens plus là
Moi-même
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OrpheaOrphea   15 mai 2009
Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
+ Lire la suite
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AMR_La_PirateAMR_La_Pirate   02 janvier 2017
Mon florilège personnel :

LA CHANSON DU MAL-AIMÉ
[…]
Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses
[…]

[…]
Ta mère fit un pet foireux
Et tu naquis de sa colique
[…]

LES COLCHIQUES
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent
[…]

CHANTRE
Et l’unique cordeau des trompettes marines

LA MAISON DES MORTS
[…]
Et les morts m’accostèrent
Avec des mines de l’autre monde

Mais leur visage et leurs attitudes
Devinrent bientôt moins funèbres
Le ciel et la terre perdirent
Leur aspect fantasmagorique

Les morts se réjouissaient
De voir leurs corps trépassés entre eux et la lumière
Ils riaient de leur ombre et l’observaient
Comme si véritablement
C’eût été leur vie passée

Alors je les dénombrai
Ils étaient quarante-neuf hommes
Femmes et enfants
Qui embellissaient à vue d’œil
Et me regardaient maintenant
Avec tant de cordialité
Tant de tendresse même
Que les prenant en amitié
Tout à coup
Je les invitai à une promenade
Loin des arcades de leur maison
[…]

CORTÈGE
[…]
Un jour
Un jour je m’attendais moi-même
Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes
Pour que je sache enfin celui-là que je suis
Moi qui connais les autres
[…]

LA BLANCHE NEIGE
[…]
Le cuisinier plume les oies
Ah ! tombe neige
Tombe et que n’ai-je
Ma bien-aimée entre mes bras

L’ADIEU
J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

LA TZIGANE
La tzigane savait d’avance
Nos deux vies barrées par les nuits
Nous lui dîmes adieu et puis
De ce puits sortit l’Espérance

L’amour lourd comme un ours privé
Dansa debout quand nous voulûmes
Et l’oiseau bleu perdit ses plumes
Et les mendiants leurs Ave

On sait très bien que l’on se damne
Mais l’espoir d’aimer en chemin
Nous fait penser main dans la main
À ce qu’a prédit la tzigane

ROSEMONDE
[…]
Je la surnommai Rosemonde
Voulant pouvoir me rappeler
Sa bouche fleurie en Hollande
Puis lentement je m’en allai
Pour quêter la Rose du Monde

LE BRASIER
[…]
Je flambe dans le brasier à l’ardeur adorable
Et les mains des croyants m’y rejettent multiple innombrablement
Les membres des intercis flambent auprès de moi
Éloignez du brasier les ossements
Je suffis pour l’éternité à entretenir le feu de mes délices
Et des oiseaux protègent de leurs ailes ma face et le soleil

Ô Mémoire Combien de races qui forlignent
Des Tyndarides aux vipères ardentes de mon bonheur
Et les serpents ne sont-ils que les cous des cygnes
Qui étaient immortels et n’étaient pas chanteurs
Voici ma vie renouvelée
De grands vaisseaux passent et repassent
Je trempe une fois encore mes mains dans l’Océan

Voici le paquebot et ma vie renouvelée
Ses flammes sont immenses
Il n’y a plus rien de commun entre moi
Et ceux qui craignent les brûlures

Descendant des hauteurs où pense la lumière
Jardins rouant plus haut que tous les ciels mobiles
L’avenir masqué flambé en traversant les cieux


Nous attendons ton bon plaisir ô mon amie

RHÉNANES
[…]
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire
[…]
Ils se disputent et crient des choses qu’on ose à peine traduire
Bâtard conçu pendant les règles ou Que le diable entre dans ton père
Le vieux Rhin soulève sa face ruisselante et se détourne pour sourire
Ottomar Scholem et Abraham Loeweren sont en colère
[…]
Les sapins beaux musiciens
Chantent des noëls anciens
Au vent des soirs d’automne
Ou bien graves magiciens
Incantent le ciel quand il tonne
[…]

VENDEMIAIRE
[…]
Mais je connus dès lors quelle saveur a l’univers

Je suis ivre d’avoir bu tout l’univers
Sur le quai d’où je voyais l’onde couler et dormir les bélandres

Écoutez-moi je suis le gosier de Paris
Et je boirai encore s’il me plaît l’univers

Écoutez mes chants d’universelle ivrognerie

Et la nuit de septembre s’achevait lentement
Les feux rouges des ponts s’éteignaient dans la Seine
Les étoiles mouraient le jour naissait à peine
+ Lire la suite
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palamedepalamede   29 novembre 2016
Nuit rhénane

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire
+ Lire la suite
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Vidéo de Guillaume Apollinaire
Savez-vous pourquoi le recueil de poèmes “Alcools” de Guillaume Apollinaire est révolutionnaire et pourquoi il est au programme du bac ? Explorez l'histoire de cette oeuvre et découvrez la réponse.
Si Apollinaire apparaît rétrospectivement comme le chantre d'une modernité poétique en ce début de XXème siècle, il fait appel à de nombreuses traditions. Celles-ci puisent dans la culture européenne la plus ancienne : la mythologie antique, l'imagerie chrétienne, ou encore la poésie médiévale, comme dans la célèbre "Chanson du mal Aimé". Des traditions qui embrassent aussi le romantisme allemand ou des formes plus contemporaines, comme le symbolisme ou le futurisme, qui marquent l'écriture de Guillaume Apollinaire.
#poésie #littérature #cultureprime _____________
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