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ISBN : 2072792711
Éditeur : Gallimard (25/10/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.94/5 (sur 1957 notes)
Résumé :
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (98) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  13 octobre 2016
Je suis tombée amoureuse d'Apollinaire adolescente et depuis, j'ai toujours la fièvre...
Derrière le visage rond, gouailleur, coquin, présenté sur la couverture de ma vieille édition Poésie / Gallimard, se cachent tant de sensibilité,de ferveur, d'inventivité, de force créatrice!
J'aime tous ses recueils mais celui-ci reste pour moi le plus abouti, le plus varié, le plus évocateur de son talent.Non, je ne suis pas objective, je reste indéfiniment subjuguée...
Envoûtée peut-être aussi, comme les marins devant le rocher de la Lorelei, par les poèmes sublimes de la période rhénane.Quelle magie dans les vers !
" Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme"
Et mon préféré entre tous: " Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire"...
J'ai la fièvre de ces soirs de brume, à Londres, de ce nouveau monde moderne, de la " Bergère ô tour Eiffel", de ce bel automne , " saison mentale" du poète, de cet amour malheureux pour des femmes entrevues, perdues,rêvées.J'aurais aimé être l'une d'elles.
J'ai la fièvre de toi, Guillaume !
Excusez-moi, je me suis laissée emporter ! Je n'ai plus aucune mesure quand il s'agit de ce poète.
Toujours vibrer, frissonner, imaginer, m'émouvoir, m'enchanter...grâce à tes vers.

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Poiesis
  30 septembre 2012
Le temps de sa lecture, ce recueil m'a rendue à moi-même. Parmi ses pages, s'étend l'empreinte de l'automne. Comme un bonheur en sursis, comme un cri envers tout ce qui s'éloigne et ne cesse de choir à nos yeux. J'aime Apollinaire, immodérément et pour bien des raisons. Ses rythmes parfois déstructurés, son lyrisme inépuisable ainsi que ses images mentales me collent à la peau. Et quoiqu'un peu sottement, il m'a semblé à travers Alcools l'avoir toujours connu.
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Gwen21
  24 avril 2018
Je voulais creuser un peu le cas "Apollinaire" et voir ce qui se cachait derrière un grand écart aussi impressionnant que celui qu'il a exécuté entre les gentillets "Saltimbanques", qu'on apprend au collège, et les pornographiques "Onze mille verges".
Je me suis donc plongée dans "Alcools" qui est sans doute son recueil le plus fameux. Est-ce justement le problème des recueils de donner au lecteur, au fil de la lecture, une vague impression de "fourre-tout" ? Dans cette boîte à gants pleine à craquer de rimes, j'ai trouvé un peu de tout : des suédines beurre-frais au toucher caressant, des cuirs fauves au parfum entêtant, des latex à la sensuelle élasticité, des laines réconfortantes aux nostalgiques odeurs de pluie, des gantelets d'acier impénétrables et des caoutchoucs imperméables.
Ces multiples mains du poète ont passé sur moi et mon imaginaire ; certaines y ont laissé leur empreinte, mais trop peu au regard des nombreuses autres qui n'ont fait que me frôler et ne laisseront guère de traces dans ma mémoire.
Dire d'un poète qu'il possède une belle sensibilité et cultive un grand mystère serait idiot, en plus d'être un pléonasme. Je me contenterai donc de dire que Guillaume Apollinaire m'a davantage séduite par ce qu'il semble dissimuler que par ce qu'il a exprimé. Derrière les allégories antiques, les références bibliques et les envolées lyriques, lui seul peut-être connaît la portée véritable de ses mots, la force et la violence de sa pensée en mouvement. Une main de fer dans un gant de velours ?

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michfred
  03 mai 2015
"Il faut être toujours ivre", disait Baudelaire," de vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!"
Apollinaire a pris son confère et prédécesseur au pied de la lettre:" Alcools" par tous les moyens s'emploie à nous faire tourner la tête.
Entre le lyrisme romantique des "Rhénanes" - la partie la plus traditionnelle du recueil- des poèmes résolument modernistes comme "Zone" ou mystérieux comme "La Chanson du Mal-Aimé", on ne peut pas dire qu'il y ait une véritable unité dans ce très célèbre recueil, : le plus connu d'Apollinaire avec "Anagrammes".
On dit que, piqué au vif par la lecture, dans l'atelier des Delaunay , de Pâques à New York rédigé en une nuit par Cendrars, Apollinaire écrivit derechef "Zone", le plus moderne de ses poèmes d'alors, le fit figurer en tête de son recueil comme un manifeste, et fit supprimer toute ponctuation aux poèmes d'Alcools pour leur donner la liberté de lecture et l'autonomie musicale qui était dans l'air du temps...
"Pâques" et "Zone" se ressemblent: errance urbaine angoissée d'un poète à la recherche de lui-même, mais si Cendrars, l'athée, cherche une réponse à sa crise spirituelle, Apollinaire, croyant, n'éprouve pas le même vertige, et c'est son enfance et son passé qu'il recherche, lui, l'apatride, dans ce Paris moderne dominé fraîchement par la Tour Eiffel toute neuve..
Il n'y a donc pas plagiat, juste écho.. tout le reste du recueil est vraiment original et personnel...avec une petite préférence pour Rhénanes, où la tendresse du poète pour les légendes, les brumes et... les vins rhénans donne une couleur nostalgique et grisante aux poèmes.
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Nowowak
  21 juillet 2019
Autant j'aime passionnément Baudelaire et Rimbaud, déjà moins Verlaine. Autant j'aime Lautréamont et Musset. Autant je vibre avec Corbière, Nerval, Mallarmé, Borel que je frissonne avec le maître Hugo. Autant je raffole de ces poètes maudits (ou non) que je n'apprécie pas un nom dans la liste sacrée ! Vais-je devoir avouer de qui je crains la lecture ? Vais-je augmenter ma liste d'ennemis en révélant ce nom ? Eh bien eh bien… je ne goûte guère la poésie dans ce recueil de Guillaume Apollinaire !
Ce n'est pas ma tasse de thé, hormis quelques vers par ci par là ("Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire") et l'admirable Pont Mirabeau, plainte d'un amoureux ayant perdu son amour et dont la vie devient insupportable. Comment dire sans fâcher personne ? Globalement sa substance m'est invisible. J'ai beau essayé je n'y arrive pas. Je dois avoir un syndrome, une case en moins. Je n'ai jamais été conditionné ni formaté. On a voulu m'étiqueter, me faire entrer dans le moule. Peine perdue. Alors oui je me permets de dire que je n'aime pas des masses la poésie de Guillaume Apollinaire.
Oups ! Pétard d'absinthe ! Cela ne veut pas dire que ses fans sont conditionnés et formatés. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas ! Ce serait injuste et un fardeau pour vous. Il y a longtemps que j'ai lâché prise sur les interprétations et les projections dont je suis parfois la cible en ligne de mire. D'ailleurs les lecteurs de Babelio sont d'accord avec moi ! « Alcools » possède 7181 lecteurs, 92 critiques, 424 citations. Alors que « Les fleurs du Mal » possède 36026 lecteurs, 315 critiques, 1148 citations. Je n'invente rien !
« Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes 
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds »
Le seul point positif est lorsque je démarre la lecture de quelques uns de ses vers... mon esprit s'envole très vite ! Le voilà émoustillé ! C'est parti ! Il papillonne et revient se poser sur son perchoir avec ses petites pattes afin de me tendre quelques vers... de sa composition. Oui autrement dit… Guillaume Apollinaire ne représente qu'un tremplin, une piste d'envol pour ma propre poésie !
Il va sans dire que c'est immensément prétentieux que de publier ses propres vers dans une critique. Surtout le recueil de poésie d'une pareille pointure. Mais au moins c'est sincère ! Dans les œuvres d'Apollinaire je suis un handicapé, un aveugle. Je commence à voir dès que je ferme les yeux. Est-ce ma faute ? Comment ne pas vous faire partager ce que je vois ? Cela n'aurait pas de sens !
Quand vous écrivez jour et nuit, à l'instar d'amis précieux certains auteurs ne sont là que pour vous faire franchir une rive. Ils ont cette mission. Je suis heureux pour vous si vous voyez autre chose (vous êtes meilleurs que moi) et dans ce cas ne lisez pas ce qui va suivre. Épargnez-vous cette peine et pour moi l'ennui de vous avoir offusqué. Pour ceux qui s‘intéressent un peu à ce que j'exprime par monts et par vaux, allez-y la porte est entrouverte. Ne voyez ni fierté mal placée, ni cabotinage exaspérant. Ce n'est que la transparence de mon ressenti. La chair de ma pensée. La voici :
Assoiffés de fièvres que font les rêves à pareille heure ?
De quel gibier traquent-t-ils les traces où leur pas meurt,
Est écrit dans le ciel que le songe n'a ni raison ni saison
Pourtant chaque nuit d'espérance il remplit sa cargaison !
Les nuages se rassemblent, forment le dessein des pluies,
Dans les noires forêts imaginant des loups le dormeur fuit.
Il s'agrippe aux branches d'arbres qui agitent leur linceul,
Les bêtes assoupies n'en ont cure, sommeillant d'un oeil.
L'écho heurte l'écorce, trouve sa résidence dans une faille,
Sans attendre il s'installe dans une mélancolie qui baille...
Hors du champ la mutine est libre de choisir ses quartiers,
Il est connu que la nostalgie du passé ne va jamais à pied !
L'échine contre la muraille et les bras longeant le corps,
Il se murmure des vertiges dont on ne voit aucun bord.
Le regard fixant les ténèbres s'agenouille pour la veille,
Au matin dans cette grotte il ne restera qu'une corneille.
Aux premières lueurs du jour on questionne les astres,
Leur chant aimable remémore que le monde est vaste.
Aux peines et aux joies, le chef d'oeuvre de la vie est-il
De servir d'alambic à la campagne comme à la ville ?
La prose des journaux n'apprend que la boue des sols,
Pour digérer le monde faites confiance aux âmes folles !
Électrons libres et écorchés vifs qui reçoivent et émettent
La lumière des profondeurs dont tous ignorent la dette !
Âmes sensibles qui parcourent les routes sans terme échu,
Du soir au matin, boivent et recrachent ce qu'ils ont reçu.
Leur coeur est lourd et fatigué, leur teint est pâle et vermeil,
Qu'importent ils courent vers l'horizon et ses merveilles !
+ Lire la suite
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Citations et extraits (419) Voir plus Ajouter une citation
oiseaulireoiseaulire   18 août 2019
Marizibill

Dans la Haute-Rue à Cologne
Elle allait et venait le soir
Offerte à tous en tout mignonne
Puis buvait lasse des trottoirs
Très tard dans les brasseries borgnes

Elle se mettait sur la paille
Pour un maquereau roux et rose
C'était un juif il sentait l'ail
Et l'avait venant de Formose
Tirée d'un bordel de Changaï

Je connais gens de toutes sortes
Ils n'égalent pas leurs destins
Indécis comme feuilles mortes
Leurs yeux sont des feux mal éteints
Leurs cœurs bougent comme leurs portes.
+ Lire la suite
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oranoran   14 août 2019
...
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie s'écoule.
Automne malade
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OrpheaOrphea   15 mai 2009
Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
+ Lire la suite
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palamedepalamede   29 novembre 2016
Nuit rhénane

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire
+ Lire la suite
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PoiesisPoiesis   30 novembre 2011
Cortège

Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l'air
A la limite où notre sol brille déjà
Baisse ta deuxième paupière la terre t'éblouit
Quand tu lèves la tête

Et moi aussi de près je suis sombre et terne
Une brume qui vient d'obscurcir les lanternes
Une main qui tout à coup se pose devant les yeux
Une voûte entre vous et toutes les lumières
Et je m'éloignerai m'illuminant au milieu d'ombres
Et d'alignements d'yeux des astres bien-aimés

Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l'air
A la limite où brille déjà ma mémoire
Baisse ta deuxième paupière
Ni à cause du soleil ni à cause de la terre
Mais pour ce feu oblong dont l'intensité ira s'augmentant
Au point qu'il deviendra un jour l'unique lumière
Un jour
Un jour je m'attendais moi-même
Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes
Pour que je sache enfin celui-là que je suis
Moi qui connais les autres
Je les connais par les cinq sens et quelques autres
Il me suffit de voir leurs pieds pour pouvoir refaire ces gens à milliers
De voir leurs pieds paniques un seul de leurs cheveux
Ou leur langue quand il me plaît de faire le médecin
Ou leurs enfants quand il me plaît de faire le prophète
Les vaisseaux des armateurs la plume de mes confrères
La monnaie des aveugles les mains des muets
Ou bien encore à cause du vocabulaire et non de l'écriture
Une lettre écrite par ceux qui ont plus de vingt ans
Il me suffit de sentir l'odeur de leurs églises
L'odeur des fleuves dans leurs villes
Le parfum des fleurs dans les jardins publics
O Corneille Agrippa l'odeur d'un petit chien m'eût suffi
Pour décrire exactement tes concitoyens de Cologne
Leurs rois-mages et la ribambelle ursuline
Qui t'inspirait l'erreur touchant toutes les femmes
Il me suffit de goûter la saveur du laurier qu'on cultive pour que j'aime ou que je bafoue
Et de toucher les vêtements
Pour ne pas douter si l'on est frileux ou non
O gens que je connais
Il me suffit d'entendre le bruit de leurs pas
Pour pouvoir indiquer à jamais la direction qu'ils ont prise
Il me suffit de tous ceux-là pour me croire le droit
De ressusciter les autres
Un jour je m'attendais moi-même
Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes
Et d'un lyrique pas s'avançaient ceux que j'aime
Parmi lesquels je n'étais pas
Les géants couverts d'algues passaient dans leurs villes
Sous-marines où les tours seules étaient des îles
Et cette mer avec les clartés de ses profondeurs
Coulait sang de mes veines et fait battre mon cœur
Puis sur terre il venait mille peuplades blanches
Dont chaque homme tenait une rose à la main
Et le langage qu'ils inventaient en chemin
Je l'appris de leur bouche et je le parle encore
Le cortège passait et j'y cherchais mon corps
Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même
On me bâtit peu à peu comme on élève une tour
Les peuples s'entassaient et je parus moi-même
Qu'ont formé tous les corps et les choses humaines

Temps passés Trépassés Les dieux qui me formâtes
Je ne vis que passant ainsi que vous passâtes
Et détournant mes yeux de ce vide avenir
En moi-même je vois tout le passé grandir

Rien n'est mort que ce qui n'existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore
Il est informe aussi près de ce qui parfait
Présente tout ensemble et l'effort et l'effet
+ Lire la suite
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Videos de Guillaume Apollinaire (81) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Apollinaire
« Une be?te au Paradis n?est pas le roman le plus long que j?ai e?crit, mais c?est celui qui m?a pris le plus de temps : j?avais des sce?nes entie?res tre?s pre?- cises, tre?s cine?matographiques, entre La Nuit du chasseur et Claude Chabrol. Une be?te au Paradis est un huis clos. Une angoisse permanente monte, une tension gonfle car personne ne peut sortir des limites de la ferme. Il n?est pas question de grands espaces naturels mais de la place que l?homme prend dans ces espaces, des clo?tures qu?il enfonce dans cette terre et des drames qui se jouent dans les limites qu?il s?est lui-me?me fixe?. » Ce?cile Coulon
L?HISTOIRE La vie d?E?milienne, c?est le Paradis. Cette ferme isole?e au bout d?un chemin de terre. C?est la? qu?elle e?le?ve seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons de?filent, les pe- tits grandissent. Jusqu?a? ce que l?adolescence ar- rive, et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui ravage tout sur son passage. Il s?appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais devenus adultes, la passion que Blanche voue au travail de la ferme, a? la terre, a? la nature, la contraint, la corse?te, la domine. Quand Alexandre, de?vo- re? par l?ambition, veut partir, attire? par la ville. Alors, leurs deux mondes se fracassent.
L?AUTRICE Depuis son premier livre publie? a? vingt et un ans, Ce?cile Coulon ne cesse de nous surprendre, de nous e?merveiller. En quelques anne?es, elle a publie? six romans dont Trois Saisons d?orage, re?compense? par le prix des Libraires, et un recueil de poe?mes Les Ronces (prix Apollinaire 2018).
LE POINT DE VUE DE L?E?DITEUR Une be?te au Paradis est l?histoire d?une ligne?e de femmes qui renoncent a? leur vie pour cette terre qu?elles se transmettent de me?re en fille. Elle est leur seul moyen de survie. Mais e?gale- ment une male?diction. Roman de passions ? pour un homme, une terre, une ferme... Une be?te au Paradis est un texte tout en contrastes, entre le charnel et le mercantile, la liberte? et la fatalite?. Et nous sommes heureux d?accueillir Ce?cile Coulon, dont la voix puissante re?sonne avec les voix que nous aimons de?fendre a? L?Iconoclaste. Une grande histoire de vengeance au fe?minin. Un texte re?solument contemporain sur le rapport a? la terre, a? l?he?ritage. Une voix romanesque puissante double?e d?une voix poe?tique.
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