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Note moyenne 4.34 /5 (sur 3858 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Charleville-Mézières , le 20/10/1854
Mort(e) à : Marseille , le 10/11/1891
Biographie :

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est un poète français.

Il écrit ses premières œuvres très tôt, à l'âge de 15 ans, et est un enfant brillant scolairement. Mais isolé en Ardennes, il lui est difficile de se faire connaître quand la "vie littéraire" se déroule principalement à Paris. De plus, son caractère aventurier et rebelle le conduit à se désintéresser des études et à tenter plusieurs fugues vers Paris qui se soldent toutes par un échec.

Mais de ces passages dans la capitale va découler une correspondance avec un autre poète de l'époque, Paul Verlaine, qui finira par l'inviter à l'y rejoindre. Il reconnait en lui un nouveau type de poète, qui remet complètement en question les styles littéraires actuels, la société, l'amour, ...

Une fois à Paris, Rimbaud et Verlaine entament une relation amoureuse conflictuelle et passionnée, le jeune rebelle crée de nombreux scandales par ses excès et finit par convaincre Verlaine de le suivre à Londres. Le couple se déchire à nouveau, part à Bruxelles et leur relation se termine dans la violence, car Verlaine lui tire dessus, d'après le célèbre Drame de Bruxelles. C'est après cet épisode que Rimbaud compose "Une saison en enfer".

Une fois ressaisi de son état abattu et désorienté qui suit "Une saison en enfer", il crée et remet son manuscrit "Illuminations" à Verlaine en 1875 et se retire de la vie littéraire.

La poésie ne semble pas avoir le pouvoir qu'il lui confère et lui a "apporté tout ce qu'elle pouvait lui apporter" pense-t-il, désabusé. Au final, Arthur Rimbaud n'aura écrit que très peu de temps, entre ses 17 et 21 ans essentiellement. La complexité et la modernité de sa création poétique n'auront eu de cesse de s'accentuer, des premiers poèmes relativement classiques sur ses fugues adolescentes, jusqu'aux "Illuminations" dont l'abstraction peut défier considérablement le lecteur.

Il accomplira ensuite de nombreux voyages, notamment en Afrique où il fera du commerce et du trafic d'armes. Mais il est débarqué à Marseille le 20 mai 1891, et le 22, on lui annonce qu’il va falloir l’amputer. Il meurt à l'âge de 37 ans d'un cancer généralisé. Son corps est ramené à Charleville, où il est enterré dans la tombe de sa famille maternelle.

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David le Bailly vous présente son ouvrage "L'autre Rimbaud" aux éditions l'Iconoclaste. Rentrée littéraire automne 2020. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2447949/david-le-bailly-l-autre-rimbaud Note de musique : YouTube Audio Library Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (785) Voir plus Ajouter une citation
Orphea   19 juin 2010
Poésies de Arthur Rimbaud
Le dormeur du Val



C'est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.



Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.



Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.



Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.



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Nastasia-B   18 octobre 2015
Poésies de Arthur Rimbaud
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :

Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.



Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l’amour infini me montera dans l’âme,

Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la Nature, — heureux comme avec une femme.



SENSATION.
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Anncy   02 mai 2012
Poésies de Arthur Rimbaud
J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable. Je fixais des vertiges.

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Arthur Rimbaud
genou   02 janvier 2016
Arthur Rimbaud
Le matin des étrennes



Ah ! Quel beau matin, que ce matin des étrennes !

Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes

Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,

Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,

Tourbillonner, danser une danse sonore,

Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !

On s'éveillait matin, on se levait joyeux,

La lèvre affriandée, en se frottant les yeux ...

On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,

Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,

Et les petits pieds nus effleurant le plancher,

Aux portes des parents tout doucement toucher ...

On entrait ! ...puis alors les souhaits ... en chemise,

Les baisers répétés, et la gaieté permise !



Arthur Rimbaud (1854-1891)
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Sirenna   17 mai 2018
Poésies de Arthur Rimbaud
J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable.

Je fixais des vertiges.
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Arthur Rimbaud
sagesse66   02 février 2019
Arthur Rimbaud
La nature n'est qu'un spectacle de bonté...
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Arthur Rimbaud
palamede   30 juin 2018
Arthur Rimbaud
Patience



Aux branches claires des tilleuls

Meurt un maladif hallali.

Mais des chansons spirituelles

Voltigent partout les groseilles.

Que notre sang rie en nos veines,

Voici s’enchevêtrer les vignes.

Le ciel est joli comme un ange,

Azur et Onde communient.

Je sors ! Si un rayon me blesse,

Je succomberai sur la mousse.



Qu’on patiente et qu’on s’ennuie,

C’est si simple !… Fi de ces peines !

Je veux que l’été dramatique

Me lie à son char de fortune.

Que par toi beaucoup, ô Nature,

— Ah ! moins nul et moins seul ! je meure.

Au lieu que les bergers, c’est drôle,

Meurent à peu près par le monde.



Je veux bien que les saisons m’usent.

À toi, Nature ! je me rends,

Et ma faim et toute ma soif ;

Et, s’il te plaît, nourris, abreuve.

Rien de rien ne m’illusionne ;

C’est rire aux parents qu’au soleil ;

Mais moi je ne veux rire à rien,

Et libre soit cette infortune.
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palamede   12 juillet 2018
Poésies de Arthur Rimbaud
Bonne pensée du matin



À quatre heures du matin, l'été,

Le sommeil d'amour dure encore.

Sous les bosquets l'aube évapore

L'odeur du soir fêté.



Mais là-bas dans l'immense chantier

Vers le soleil des Hespérides,

En bras de chemise, les charpentiers

Déjà s'agitent.



Dans leur désert de mousse, tranquilles,

Ils préparent les lambris précieux

Où la richesse de la ville

Rira sous de faux cieux.



Ah ! pour ces Ouvriers charmants

Sujets d'un roi de Babylone,

Vénus ! laisse un peu les Amants,

Dont l'âme est en couronne.



Ô Reine des Bergers !

Porte aux travailleurs l'eau-de-vie,

Pour que leurs forces soient en paix

En attendant le bain dans la mer, à midi.
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Piatka   14 septembre 2013
Oeuvres complètes - La Pléiade de Arthur Rimbaud
À quatre heures du matin, l'été,

Le sommeil d'amour dure encore.

Sous les bocages s'évapore

L'odeur du soir fêté.



Extrait de UNE SAISON EN ENFER
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Arthur Rimbaud
jvermeer   27 novembre 2020
Arthur Rimbaud
******



Première soirée





Elle était fort déshabillée

Et de grands arbres indiscrets

Aux vitres jetaient leur feuillée

Malinement, tout près, tout près.



Assise sur ma grande chaise,

Mi-nue, elle joignait les mains.

Sur le plancher frissonnaient d’aise

Ses petits pieds si fins, si fins.



– Je regardai, couleur de cire

Un petit rayon buissonnier

Papillonner dans son sourire

Et sur son sein, – mouche ou rosier.



– Je baisai ses fines chevilles.

Elle eut un doux rire brutal

Qui s’égrenait en claires trilles,

Un joli rire de cristal.



Les petits pieds sous la chemise

Se sauvèrent : « Veux-tu en finir ! »

– La première audace permise,

Le rire feignait de punir !



– Pauvrets palpitants sous ma lèvre,

Je baisai doucement ses yeux :

– Elle jeta sa tête mièvre

En arrière : « Oh ! c’est encor mieux !



Monsieur, j’ai deux mots à te dire… »

– Je lui jetai le reste au sein

Dans un baiser, qui la fit rire

D’un bon rire qui voulait bien…



– Elle était fort déshabillée

Et de grands arbres indiscrets

Aux vitres jetaient leur feuillée

Malinement, tout près, tout près.



***
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