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4.32/5 (sur 5239 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Charleville-Mézières , le 20/10/1854
Mort(e) à : Marseille , le 10/11/1891
Biographie :

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est un poète français.

Il écrit ses premières œuvres très tôt, à l'âge de 15 ans, et est un enfant brillant scolairement. Mais isolé en Ardennes, il lui est difficile de se faire connaître quand la "vie littéraire" se déroule principalement à Paris. De plus, son caractère aventurier et rebelle le conduit à se désintéresser des études et à tenter plusieurs fugues vers Paris qui se soldent toutes par un échec.

Mais de ces passages dans la capitale va découler une correspondance avec un autre poète de l'époque, Paul Verlaine, qui finira par l'inviter à l'y rejoindre. Il reconnait en lui un nouveau type de poète, qui remet complètement en question les styles littéraires actuels, la société, l'amour, ...

Une fois à Paris, Rimbaud et Verlaine entament une relation amoureuse conflictuelle et passionnée, le jeune rebelle crée de nombreux scandales par ses excès et finit par convaincre Verlaine de le suivre à Londres. Le couple se déchire à nouveau, part à Bruxelles et leur relation se termine dans la violence, car Verlaine lui tire dessus, d'après le célèbre Drame de Bruxelles. C'est après cet épisode que Rimbaud compose "Une saison en enfer".

Une fois ressaisi de son état abattu et désorienté qui suit "Une saison en enfer", il crée et remet son manuscrit "Illuminations" à Verlaine en 1875 et se retire de la vie littéraire.

La poésie ne semble pas avoir le pouvoir qu'il lui confère et lui a "apporté tout ce qu'elle pouvait lui apporter" pense-t-il, désabusé. Au final, Arthur Rimbaud n'aura écrit que très peu de temps, entre ses 17 et 21 ans essentiellement. La complexité et la modernité de sa création poétique n'auront eu de cesse de s'accentuer, des premiers poèmes relativement classiques sur ses fugues adolescentes, jusqu'aux "Illuminations" dont l'abstraction peut défier considérablement le lecteur.

Il accomplira ensuite de nombreux voyages, notamment en Afrique où il fera du commerce et du trafic d'armes. Mais il est débarqué à Marseille le 20 mai 1891, et le 22, on lui annonce qu’il va falloir l’amputer. Il meurt à l'âge de 37 ans d'un cancer généralisé. Son corps est ramené à Charleville, où il est inhumé.

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Arthur RIMBAUD – Les curiosités du cimetière de Charleville (DOCUMENTAIRE, 2006) Un documentaire intitulé "Praline" réalisé par Jean-Hugues Berrou en 2006.

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Citations et extraits (1092) Voir plus Ajouter une citation
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, — heureux comme avec une femme.

SENSATION.
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Le dormeur du Val

C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable. Je fixais des vertiges.
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Arthur Rimbaud
Le matin des étrennes

Ah ! Quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux ...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher ...
On entrait ! ...puis alors les souhaits ... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaieté permise !

Arthur Rimbaud (1854-1891)
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Arthur Rimbaud
La nature n'est qu'un spectacle de bonté...
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J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable.
Je fixais des vertiges.
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Bonne pensée du matin

À quatre heures du matin, l'été,
Le sommeil d'amour dure encore.
Sous les bosquets l'aube évapore
L'odeur du soir fêté.

Mais là-bas dans l'immense chantier
Vers le soleil des Hespérides,
En bras de chemise, les charpentiers
Déjà s'agitent.

Dans leur désert de mousse, tranquilles,
Ils préparent les lambris précieux
Où la richesse de la ville
Rira sous de faux cieux.

Ah ! pour ces Ouvriers charmants
Sujets d'un roi de Babylone,
Vénus ! laisse un peu les Amants,
Dont l'âme est en couronne.

Ô Reine des Bergers !
Porte aux travailleurs l'eau-de-vie,
Pour que leurs forces soient en paix
En attendant le bain dans la mer, à midi.
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Arthur Rimbaud
Patience

Aux branches claires des tilleuls
Meurt un maladif hallali.
Mais des chansons spirituelles
Voltigent partout les groseilles.
Que notre sang rie en nos veines,
Voici s’enchevêtrer les vignes.
Le ciel est joli comme un ange,
Azur et Onde communient.
Je sors ! Si un rayon me blesse,
Je succomberai sur la mousse.

Qu’on patiente et qu’on s’ennuie,
C’est si simple !… Fi de ces peines !
Je veux que l’été dramatique
Me lie à son char de fortune.
Que par toi beaucoup, ô Nature,
— Ah ! moins nul et moins seul ! je meure.
Au lieu que les bergers, c’est drôle,
Meurent à peu près par le monde.

Je veux bien que les saisons m’usent.
À toi, Nature ! je me rends,
Et ma faim et toute ma soif ;
Et, s’il te plaît, nourris, abreuve.
Rien de rien ne m’illusionne ;
C’est rire aux parents qu’au soleil ;
Mais moi je ne veux rire à rien,
Et libre soit cette infortune.
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À quatre heures du matin, l'été,
Le sommeil d'amour dure encore.
Sous les bocages s'évapore
L'odeur du soir fêté.

Extrait de UNE SAISON EN ENFER
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Arthur Rimbaud
Hommage aux Communardes,
Les Mains de Jeanne-Marie, février 1872

Jeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l’été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.
– Sont-ce des mains de Juana ?

Ont-elles pris les crèmes brunes
Sur les mares des voluptés ?
Ont-elles trempé dans des lunes
Aux étangs de sérénités ?

Ont-elles bu des cieux barbares,
Calmes sur les genoux charmants ?
Ont-elles roulé des cigares
Ou trafiqué des diamants ?

Sur les pieds ardents des Madones
Ont-elles fané des fleurs d’or ?
C’est le sang noir des belladones
Qui dans leur paume éclate et dort.

Mains chasseresses des diptères
Dont bombinent les bleuisons
Aurorales, vers les nectaires ?
Mains décanteuses de poisons ?

Oh ! quel Rêve les a saisies
Dans les pandiculations ?
Un rêve inouï des Asies,
Des Khenghavars ou des Sions ?

– Ces mains n’ont pas vendu d’oranges,
Ni bruni sur les pieds des dieux :
Ces mains n’ont pas lavé les langes
Des lourds petits enfants sans yeux.

Ce ne sont pas mains de cousine
Ni d’ouvrières aux gros fronts
Que brûle, aux bois puant l’usine,
Un soleil ivre de goudrons.

Ce sont des ployeuses d’échines,
Des mains qui ne font jamais mal,
Plus fatales que des machines,
Plus fortes que tout un cheval !

Remuant comme des fournaises,
Et secouant tous ses frissons,
Leur chair chante des Marseillaises
Et jamais les Eleisons !

Ça serrerait vos cous, ô femmes
Mauvaises, ça broierait vos mains,
Femmes nobles, vos mains infâmes
Pleines de blancs et de carmins.

L’éclat de ces mains amoureuses
Tourne le crâne des brebis !
Dans leurs phalanges savoureuses
Le grand soleil met un rubis !

Une tache de populace
Les brunit comme un sein d’hier ;
Le dos de ces Mains est la place
Qu’en baisa tout Révolté fier !

Elles ont pâli, merveilleuses,
Au grand soleil d’amour chargé,
Sur le bronze des mitrailleuses
À travers Paris insurgé !

Ah ! quelquefois, ô Mains sacrées,
À vos poings, Mains où tremblent nos
Lèvres jamais désenivrées,
Crie une chaîne aux clairs anneaux !

Et c’est un soubresaut étrange
Dans nos êtres, quand, quelquefois,
On veut vous déhâler, Mains d’ange,
En vous faisant saigner les doigts !
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