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Du domaine des murmures de
Carole Martinez
« À défaut de croire en Dieu, j’ai commencé à croire en moi, en la force de ma parole dont je voyais chaque jour croître l’incroyable pouvoir. » (p. 166)
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Par Lolokili, le 02/10/2011
Du domaine des murmures de
Carole Martinez
Et moi, j’étais entrée dans ma cellule comme en un navire, j’y avais essuyé des tempêtes, abordé des terres inconnues, j’y avais tout perdu et tellement espéré. Comment pouvait-on tant apprendre, tant changer, tant souffrir, tant vieillir, en si petit espace ?
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Par joedi, le 09/02/2011
Le coeur cousu de
Carole Martinez
Et se mains, vous ai-je jamais parlé de ses mains ?
Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leurs longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu'ils paraissent s'éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.
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Par Ode, le 07/05/2013
Du domaine des murmures de
Carole Martinez
J'étais belle, tu n'imagines pas, aussi belle qu'une fille peut l'être à quinze ans, si belle et si fine que mon père, ne se lassant pas de me contempler, ne parvenait pas à se décider à me céder à un autre.
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Par Ode, le 06/05/2013
Du domaine des murmures de
Carole Martinez
Des ronces nous agrippent aux mollets, nous griffent au visage, de petites araignées brunes courent sur la mousse entre les feuilles. Nous avançons sous une voûte que seuls de rares rayons parviennent à traverser. Quelques glaives lumineux zèbrent d'or les sous-bois comme dans les enluminures d'un vieux livres de contes.
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Par cicou45, le 01/05/2013
Du domaine des murmures de
Carole Martinez
"On ne quitte pas un monde sans angoisse ni sans rêve."
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Par Kittiwake, le 16/12/2011
Du domaine des murmures de
Carole Martinez
Vous avez étouffé la magie, le spirituel et la contemplation dans le vacarme de vos villes, et rares sont ceux qui, prenant le temps de tendre l'oreille, peuvent encore entendre le murmure des temps anciens ou le bruit du vent dans les branches. Mais n'imaginez pas que ce massacre des contes a chassé la peur ! Non, vous tremblez toujours sans même savoir pourquoi
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Par cicou45, le 02/05/2013
Du domaine des murmures de
Carole Martinez
"Les certitudes sont de pâte molle, elles se modèlent à volonté."
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Par Aela, le 07/07/2012
Le coeur cousu de
Carole Martinez
Dans une basse-cour, les coqs dominent les poules, mais chez les mâles, comme chez les femelles, il existe une échelle hiérarchique extrêmement stricte, une échelle-linéaire, allant du plus fort au plus faible.
La poule située sur l'échelon du bas se soumet à tous les autres membres de la petite société et le coq que l'âge, la force et la prestance ont hissé sur la plus haute marche a tout pouvoir sur ses sujets.
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Par nadejda, le 29/08/2011
Du domaine des murmures de
Carole Martinez
p15 Car ce château n’est pas seulement de pierres blanches entassées sagement les unes sur les autres, ni même de mots écrits quelque part en un livre ou de feuilles volantes disséminées de-ci de-là comme graines, ce château n’est pas de paroles déclamées sur le théâtre par un artiste qui userait de sa belle voix posée et de son corps entier comme d’un instrument d’ivoire.
Non, ce lieu est tissé de murmures, de filets de voix entrelacées et si vieilles qu’il faut tendre l’oreille pour les percevoir. Des mots jamais inscrits, mais noués les uns aux autres et qui s’étirent en un chuintement doux.
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