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ISBN : 9782070131495
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 1122 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 28 août 2013

    LydiaB
    Esclarmonde, comme toute jeune fille de l'époque (XIIe siècle), doit accepter le mariage arrangé voulu par son père. le jour de ses épousailles, elle fait fi de toutes les convenances et refuse que Lothaire de Montfaucon, connu pour déflorer les jeunes pucelles, contre leur gré, dans les buissons, devienne son seigneur et maître. Bravant tous les interdits, faisant comme l'avait fait avant elle sainte Agnès, elle se tranche une oreille et demande à son père de construire une chapelle en l'honneur de cette dernière et de l'emmurer à côté, comme cela se faisait à l'époque. Fou furieux par l'affront que vient de lui imposer cette fille qu'il adore pourtant, il ne refuse pas et fait en sorte que la volonté d'Esclarmonde soit appliquée. Au bout de quelques temps, un miracle se produit : elle donne naissance à un fils, Elzéar (signifiant « secours de Dieu »), qui porte les stigmates du christ puisqu'il a les mains percées. Une sainte est née !

    L'écriture de Carole Martinez est vraiment agréable. Saupoudrée de poésie, elle met en avant quelques us et coutumes de la période médiévale sans pour autant trop en faire. de ce fait, le livre est vraiment pour tout public, que l'on s'intéresse au moyen âge ou pas. Tout est axé sur le ressenti de cette femme hors du commun, sur la psychologie, et la prouesse consiste justement à rendre ce roman haletant. On a envie de savoir ce qu'il va se passer, on souffre avec cette femme, on adhère à ses paroles, d'autant plus qu'il s'agit de la narratrice.

    Ce livre dormait depuis deux ans sur mes étagères et en toute honnêteté, je ne regrette qu'une chose : ne pas l'avoir lu avant. C'est une petite perle et toute la publicité que l'on a faite autour (raison pour laquelle je ne l'avais pas encore ouvert, me méfiant toujours) est bien méritée. Je vais à présent lire son autre livre, Le cœur cousu, qui prend aussi la poussière dans ma bibliothèque. Je suis pratiquement certaine de ne pas être déçue et je suis ravie d'avoir pu découvrir une romancière dont l'envergure poétique n'a d'égal que sa simplicité.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 5.00/5
    Par Lolokili, le 02 octobre 2011

    Lolokili
    Quel destin ! Dès les premières lignes, la plume inspirée de Carole Martinez nous emporte très loin, au cœur de ce conte mystique. J'ai vécu au plus près d'Esclarmonde, éprouvé sa réclusion, ses voyages, ses extases, ses errances et son formidable amour de mère. J'ai adoré cette histoire fabuleuse, entre grâce et barbarie intimement mêlées. Un livre accompli et très esthétique, qui se dévore malheureusement beaucoup trop vite !
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 03 mai 2013

    Ode
    Au Domaine des Murmures, les arbres bruissent encore du destin tragique d'une recluse du XIIe siècle : celui de la très jeune Esclarmonde qui préféra être emmurée vivante pour vouer sa vie à Dieu, plutôt que d'épouser un homme qui la rebutait.
    Plus qu'un roman, Du Domaine des Murmures est un conte d'une rare intensité. Il suffit d'une légère distorsion de la réalité pour que l'histoire devienne légende, et Carole Martinez excelle dans ce registre. le cadre naturel et historique est bien réel : il s'agit de la vallée de la Loue (dans le Doubs), lors de la troisième croisade menée notamment par l'empereur germanique Frédéric 1er dit Barberousse. Amey de Montfaucon, Berthe et Amaury de Joux... ont réellement existé. En revanche, le château de Hautepierre et ses habitants sont issus de l'imagination de l'auteur. Jusque-là, rien que de très normal pour un roman...
    Alors, d'où vient le merveilleux ? D'abord des éléments mystiques tels que les visions d'Esclarmonde ou les stigmates de l'enfant... Ensuite, de l'insertion fréquente et malicieuse de figures et de légendes empruntées à l'univers des contes ou au folklore de Franche-Comté, dont l'imaginaire du château de Joux. Enfin, du style poétique, incantatoire, de Carole Martinez, avec des allusions à peine voilées aux Chimères de Gérard de Nerval et au poème El Desdichado, fil conducteur de la trame fantastique du récit :
    "J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...
    Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron ;
    Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
    Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée."
    "La Sainte", c'est Esclarmonde. Lorsqu'elle rêve dans sa grotte de pierre, elle aussi traverse l'enfer (dont l'Achéron est un fleuve) en voyant par les yeux de son père les souffrances et la mort des croisés sous un soleil maléfique. Sirène, elle l'est aussi, car c'est sa voix qui recèle sa puissance et son enchantement cesse dès que la parole lui est ôtée. Quant à la fée, elle est incarnée par Bérengère, la guérisseuse au service de Douce, la belle-mère d'Esclarmonde. Sorte de géante sensuelle habillée de vert, son influence et son osmose avec la nature progressent tout au long du roman. Elle deviendra la Dame Verte de la Loue, fée des eaux entre la vouivre et Mélusine, aux "cheveux aussi verts que des algues."
    A la fin, que retient-on de ce conte ? Pour ma part, j'y ai lu une magnifique allégorie de l'amour maternel. Et aussi la célébration de destins de femmes qui surent s'élever au-dessus des barrières imposées par les hommes pour chacune affirmer son pouvoir : Esclarmonde en guidant les âmes, Douce en dirigeant le domaine, Bérengère en s'appropriant les forces de la nature... Certes, notre "époque n'enferme plus si facilement les jeunes filles". Mais au fil des siècles, les murs de pierre se sont mués en un plafond de verre, plus insidieux mais tout aussi dangereux.
    Si vous ne l'avez pas encore fait, aventurez-vous au Domaine des Murmures et laissez-vous ensorceler.
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 11 novembre 2011

    argali
    Ayant refusé de lire les critiques et commentaires sur ce roman, avant de le lire, j'avoue avoir été décontenancée en débutant ma lecture. En effet, je ne m'attendais pas du tout à cette histoire. Je ne sais d'ailleurs pas à quoi je m'attendais, mais sûrement pas à un récit mettant en scène une emmurée au Moyen Age.
    Peu à peu, cependant, je suis entrée dans le récit et ai savouré, sans bouder mon plaisir, la langue si joliment mise en œuvre par Carole Martinez, ses descriptions fortes qui nous embarquent dans son monde où réalité et fiction se mêlent avec bonheur. La plume fraîche et rythmée de l'auteur donne la parole à une recluse de 15 ans, Esclarmonde, qui a choisi d'être emmurée vivante pour aimer et servir Dieu plutôt que d'être offerte en mariage à Lothaire, un rustre dont elle ne veut. Depuis la cellule qu'elle s'est choisie, et où elle pensait vivre solitaire, elle recevra la visite quotidienne de pèlerins venus lui confier leurs prières, leurs péchés et leurs demandes d'intercession. Son immobilité lui donnera accès à un riche chemin intérieur et devinant les âmes, elle leur servira de révélateur voire de psychanalyste.
    Mais le choix que l'on fait à 15 ans, pure et naïve, ignorante de la vie, peut-il déterminer une vie entière ? La foi, l'amour et l'abnégation peuvent-ils combler à jamais ?

    Ce conte, terrible à bien des égards, est loin des récits à la mode aujourd'hui. Mais malgré l'époque et le thème, il est d'une modernité étonnante. Loin de l'amour courtois, il nous donne à voir la violence des mœurs et la condition des femmes au Moyen Age ; emmurée, Esclarmonde est plus vivante et libre que beaucoup de ses contemporaines ; solitaire, elle est pourtant toute entière liée à sa famille et au monde…
    Les personnages secondaires sont aussi attachants et vrais, tel un Lothaire repenti et voué à un amour platonique et déchirant, ou une Bérengère, assumant pleinement ses atours et sa condition de servante. Ils portent l'intrigue et font avancer le récit.

    Carole Martinez signe ici une ode à la vie, à la sensualité, à l'amour (divin et humain) qui est aussi une merveilleuse parabole qui nous donne à réfléchir sur notre propre vie. C'est aussi une belle réflexion sur la puissance de la foi et les doutes qu'elle suscite.
    On ne sort pas indemne de cette lecture. Il faut prendre le temps de la digérer, de l'apprécier, voire y revenir. Carole Martinez est décidément une formidable conteuse.

    Au moment où j'achevais cette lecture, « Du Domaine des Murmures » recevait le Goncourt des lycéens. Prestigieux prix non galvaudé.


    Lien : http://argali.eklablog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 28 janvier 2015

    Eve-Yeshe
    Nous sommes en 1187. Esclarmonde, âgée de quinze ans, doit épouser Lothaire de Montfaucon, coureur de jupons, que son père, Amaury de Joux lui a choisi alors qu'elle veut consacrer sa vie à Dieu. le jour du mariage, elle refuse et se tranche l'oreille avec un canif, imitant le geste de Sainte Agnès envers qui elle éprouve une grande dévotion. Un agneau entre alors dans l'église donnant à la scène un aspect miraculeux.
    Elle demande à son père de construire une chapelle dédiée à Sainte Agnès en lui accolant une cellule sans le moindre confort où elle veut être emmurée jusqu'à la fin de ses jours. Malgré son immense colère, car il se sent humilié, sali, celui-ci accepte.
    Curieusement, alors qu'elle est emmurée, Esclarmonde met au monde un enfant, qu'elle prénomme Elzéar ce qui signifie « Secours de Dieu » ; tout le monde va le considérer comme miraculeux puisqu'il a les mains ensanglantées (comme les stigmates du Christ) et de partout les pèlerins vont affluer en masse se recueillir devant elle et lui demander conseil ….

    Ce que j'en pense :
    Ce livre nous montre jusqu'où peut mener la foi excessive, comment on peut tuer au nom de Dieu pour libérer les lieux saints, et comment les gens sont prêts à croire au miracle en interprétant des signes qui n'en sont pas.
    Tous les personnages sont intéressants : Douce, la deuxième femme d'Amaury de Joux, Lothaire, bien sûr, mais aussi la géante Bérengère et ses amours, l'évêque …
    On se laisse entraîner dans cette histoire avec ivresse tant elle semble vraie, l'auteure nous parle d'êtres qui ont réellement existé : Lothaire de Montfaucon, Amaury de Joux et sa femme Berthe, la troisième croisade sous la conduite de Frédéric Barberousse, le valeureux géant roux qui a peur de l'eau, et la région où se situe l'action, la plaine de la Loue est tellement bien décrite qu'on arrive à se l'imaginer aussi bien que les combats sous le soleil brûlant pendant la croisade. Ainsi, a-t-on l'impression d'être dans un roman historique alors qu'il s'agit d'un roman, un long poème en prose.
    J'aime énormément le style de Carole Martinez, les mots sont bien choisis, symboles de l'époque où ont eu lieu des évènements qui sembleraient impossible de nos jours, chez nous mais qu'une récente actualité (les attentats du sept janvier) remet curieusement à l'ordre du jour : on ne tue plus au nom du Christ (encore que…) mais au nom d'Allah, mais toujours avec la même folie et la même certitude de détenir la bonne croyance.
    Je me suis ruée sur internet pour acheter un autre de ses romans qui a enchanté les lecteurs : « le cœur cousu » pour retrouver au plus vite ce style particulier et m'y plonger…
    « Du domaine des murmures » a obtenu le Goncourt des lycéens en 2011 ce qui prouvent qu'ils ont bon goût comme souvent et se moquent des éditeurs, ne s'intéressant qu'aux livres en eux-mêmes.
    Note : 8,2/10
    plus sur mon blog

    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2015/01/28/31421985.html
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Juliette Einhorn pour le Magazine Littéraire

    Carole Martinez figure dans la dernière sélection du prix Goncourt avec son dernier roman Du domaine des Murmures. Pour échapper à une union avec Lothaire, fils du seigneur voisin qu&... > lire la suite

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)

Critiques presse (13)


  • Culturebox , le 23 mai 2012
    Cette histoire de recluse à qui remontent les bruits du monde a quelque chose d’enchanteur: un conte médiéval dont on ressort émerveillé et rasséréné, quelle qu’en soit la noirceur.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • LeMonde , le 09 novembre 2011
    Cet aspect didactique, destiné à prouver que le sort des femmes n'a pas tant changé, constitue l'une des limites du texte. Une autre étant qu'un esprit rétif au mysticisme a peu de chance de trouver son bonheur romanesque dans la cellule d'Esclarmonde.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LaPresse , le 31 octobre 2011
    Cette fable superbement écrite nous entraîne tant dans la contemplation mystique et la fantaisie des légendes que dans la violence des croisades et des moeurs d'une époque où les femmes ne s'appartiennent pas.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • LesEchos , le 18 octobre 2011
    Située dans un Moyen Age sombre, boueux, où la violence du sexe n'a rien à envier à la cruauté des superstitions religieuses, l'intrigue de « Du Domaine des Murmures » se noue et se tord dans un univers où Dieu et le diable, le sexe et l'hostie, l'amour filial et l'inceste ne cessent de converser en voisins intimes.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LePoint , le 14 octobre 2011
    Le doute et la foi, la brutalité des hommes et la sensualité de la maternité, et surtout la rédemption, sublime et généreuse, éblouissent les pages de Du domaine des murmures. Mieux qu'un roman inoubliable servi par une langue racée, une véritable gemme.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 26 septembre 2011
    Sous la plume chaloupée de Carole Martinez, ce roman hors modes apparaît étonnamment moderne. Tout en contrastes - violence des moeurs et style courtois, destins brisés et langage châtié, ténèbres lumineuses -, Du domaine des Murmures déroule sa musique, enivrante.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Culturebox , le 20 septembre 2011
    […] un conte médiéval dont on ressort émerveillé et rasséréné, quelle qu’en soit la noirceur.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Lexpress , le 19 septembre 2011
    L'auteur réussit la gageure d'écrire un roman haletant et immobile : un pari audacieux porté par un phrasé poétique. Écrit à la première personne, Du domaine des Murmures développe le point de vue d'Esclarmonde, accompagne sa métamorphose physique et mentale
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 13 septembre 2011
    Carole Martinez nous plonge dans un envoûtant conte médiéval.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Telerama , le 07 septembre 2011
    De rebondissement en rebondissement finement orchestrés, le récit - ou plutôt l'entêtante voix d'Esclarmonde - nous entraîne par-delà le temps au royaume des vivants et des morts, de l'histoire et de la légende.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeFigaro , le 26 août 2011
    Le deuxième roman de Carole Martinez est fait de la même eau que son premier, Le Cœur cousu, qui enchanta des dizaines de milliers de lecteurs et pas moins de neuf jurys de prix littéraires. Il confirme que cette femme de quarante-quatre ans est une conteuse merveilleuse.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Bibliobs , le 25 août 2011
    Il y a du D. H. Lawrence chez Carole Martinez.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Bibliobs , le 18 août 2011
    «Du domaine des murmures» de Carole Martinez s'impose comme le roman phare de la rentrée.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Eve-Yeshe, le 30 janvier 2015

    J’avais partagé la vie de mon père quinze ans durant, il n’avait jamais vécu avec quelqu’un si longtemps…Mais j’avais renié son sang, le versant dans l’église, et je m’étais choisi un maître contre lequel nul ne pouvait lutter. Je le délaissais, je l’abandonnais à lui-même, je lui préférais Dieu, ce dévoreur de vies. Entre le père céleste et le père géniteur j’avais choisi de glorifier le premier aux dépens du deuxième. L’humiliation avait été terrible. Face à tous, me rebellant, je l’avais trahi, sali, déshonoré. P 30
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  • Par Eve-Yeshe, le 29 janvier 2015

    Le fil de sa pensée a continué de se dévider en mon esprit cette nuit-là, comme si, énoncée à haute voix, elle m’avait été directement adressée.
    Si Dieu lui réclamait sa seule fille vivante, c’était sans doute pour le punir de l’avoir trop aimée, trop bien gardée, trop regardée. Cette tendresse qu’il avait eue pour son enfant avait paru coupable. P 29
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  • Par Eve-Yeshe, le 28 janvier 2015

    «Je suis Esclarmonde, la sacrifiée, la colombe, la chair offerte à Dieu, sa part.
    J’étais belle, tu n’imagines pas, aussi belle qu’une fille peut l’être à quinze ans, si belle et si fine que mon père, ne se lassant pas de me contempler, ne parvenait pas à me céder à une autre.
    Le mariage n’était pas chose légère. Pas de choix, pas même celui de Lothaire en fait, le double consentement exigé par l’Eglise n’était que celui des familles. P 23
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  • Par Helene1960, le 25 janvier 2015

    Va l'esprit tranquille, ta fille t'a pardonné. Et si Dieu te refuse l'entrée de Son royaume, je saurais bien trouver les mots pour l'obliger à t'ouvrir Sa porte. Nous nous rejoindrons dans Sa lumière. Ne crains pas ce soleil-là.

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  • Par Helene1960, le 20 janvier 2015

    veni sponsa christi, accipe coronam, quam tibi dominis praeparavit in aeternum : pro cuius amore sanguinem tuum fudisti (Viens Epouse du Christ, recevoir la couronne que le Seigneur a préparée pour toi : pour cet amour tu as versé ton sang).

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Rencontre avec Carole Martinez à la librairie Vivement Dimanche en septembre 2011 (2eme partie)








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