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Charles Juliet

Charles Juliet

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Grand prix des lectrices Elle - roman - 1989
  • 59 livres
  • 60 critiques

Note moyenne : 3.86/5 (sur 288 notes) Charles Juliet

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Jujurieux, Ain , le 30/09/1934

Biographie :

Suite à l'internement de sa mère dans un hôpital psychiatrique (elle avait fait une tentative de suicide), Charles Juliet est placé à trois mois dans une famille de paysans suisses qu'il ne quittera plus.

A douze ans, il entre dans une école militaire d'Aix dont il ressortira à vingt ans, pour être admis à l'École de Santé Militaire de Lyon. Trois ans plus tard, il abandonne ses études de médecine pour se consacrer exclusivement à l'écriture.

Il travaille quinze ans dans la solitude avant de voir paraître son premier livre, Fragments préfacé par Georges Haldas (Meurtre ou sacrifice). De ces "années lentes" remontent également des rencontres importantes avec d'autres artistes (Michel Leiris, Bram van Velde, Raoul Ubac, Pierre Soulages, Samuel Beckett...).

Il reçoit la reconnaissance du public avec L'Année de l'éveil (Grand prix des lectrices de Elle 1989), récit romancé de son expérience d'enfant de troupe. Il publie également aux éditions P.O.L un important Journal personnel en plusieurs volumes.

Ses poèmes et autres ouvrages sont traduits en allemand, espagnol, italien, anglais (E.U.), polonais, japonais, vietnamien, turc, coréen, chinois...
> lire la suite Source : Wikipédia
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roman   journal   récits   entretiens   poésie   biographie   autobiographie   témoignage   roman autobiographique   art   quête   angoisse   mère   calligraphie   peinture   peintre   philosophie   france   littérature française   20ème siècle  

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La grande librairie 16/02/2012 sur France 5 de François Busnel, Charles Juliet parle de son nouveau livre "Accueils"
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Citations de Charles Juliet

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  • Par Malaura, le 07/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    Souvent, je n’ai en moi que des pierres. Pour que l’écriture me soit possible, il faut qu’elles fondent, que le feu intérieur les transforme en cette substance qui viendra se couler dans mes mots.

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  • Par Malaura, le 08/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    Si peu d’êtres savent qui vous êtes. Pourtant, ce n’est pas que vous soyez verrouillé, que vous refusiez le contact, ayez peur du regard qui pourrait se glisser en vous. Non. Ce sont eux qui ne vous prêtent pas attention, n’éprouvent pas le besoin de vous connaître, ne désirent pas recevoir plus que ce qu’ils vous ont permis de leur donner.

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  • Par Malaura, le 20/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    Pour libérer les mots qui parleront à tous et à chacun, l’écrivain ne doit-il pas descendre au plus profond de lui-même, là où s’étend cette terre qui nous est commune, cette terre où il n’est plus de divisions, où rien ne me sépare plus de toi, où tous nous ne sommes plus qu’un seul.

    Un seul corps. Une seule psyché. Une même aventure. Un même destin.

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  • Par Malaura, le 05/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    Tant de choses pèsent rongent nous meurtrissent
    Tant de choses me fatiguent me maculent
    Tant de choses usent ma ferveur
    Endeuillent mon amour des êtres et de la vie

    Mais si avant au long des stagnantes années
    Ces coups morsures déceptions
    Me maintenaient dans la souffrance
    Parfois dans l’accablement
    Un insurmontable désespoir
    Je dois reconnaître que maintenant
    Depuis que j’ai traversé la nuit
    Ils n’ont plus le pouvoir de me corroder
    Me vouer à la détresse
    Me contraindre au refus

    Tout au contraire
    Soumis à une alchimie qui les transmute
    Ils ne cessent de me nourrir
    De renforcer mon adhésion
    De rendre plus grave et plus lucide
    Le OUI par lequel j’accueille
    Ce qui m’est consenti
    > lire la suite

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  • Par Malaura, le 09/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    Ma maison de mots, je la construis avec un grand souci de simplicité, de clarté, de rigueur. Pour bien recevoir mes mots, confie-toi au silence, rends-toi léger, transparent et laisse-toi bercer, porter, entraîner. Laisse les mots te pénétrer, rejoindre en toi ce qu’ils ont à te faire découvrir.
    Et lorsque tu quitteras ma maison, je souhaiterais que tu sois plus clair, plus intense, que tu saches mieux voir, mieux aimer les autres et le monde, mieux apprécier les multiples beautés de la vie.

    Citation de qualité ? (21 votes positifs)


  • Par Malaura, le 28/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    Un jour, alors qu’on avait plus d’espoir de la trouver, la source est là, au bout du sentier. La voix parle clair. La semi-obscurité a fait place au jour. L’être sait de toute certitude qu’il a vaincu la peur. Qu’il n’a plus à chercher.

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  • Par Malaura, le 10/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    Ce monde clos de l’inerte grisaille
    Fissure-le, détruis-le
    Et cet émerveillement
    Quand déferle l’inconnu.
    La vraie révolte, elle commence par la remise en cause de ce qu’on est.

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  • Par Malaura, le 17/03/2012

    Accueils de Charles Juliet

    La vie, il me fallait la cueillir sur les lèvres et dans le regard de mes semblables.

    Citation de qualité ? (18 votes positifs)


  • Par Loureal, le 23/11/2010

    Lambeaux de Charles Juliet

    Tes yeux. Immenses. Ton regard doux et patient où brûle ce feu qui te consume. Où sans relâche la nuit meurtrit ta lumière. Dans l’âtre, le feu qui ronfle, et toi, appuyée de l’épaule contre le manteau de la cheminée. A tes pieds, ce chien au regard vif et si souvent levé vers toi. Dehors, la neige et la brume. Le cauchemar des hivers. De leur nuit interminable. La route impraticable, et fréquemment, tu songes à un départ à une vie autre, à l’infini des chemins. Ta morne existence dans ce village. Ta solitude. Ces secondes indéfiniment distendues quand tu vacilles à la limite du supportable. Tes mots noués dans ta gorge. A chaque printemps, cet appel, cet élan, ta force enfin revenue. La route neuve et qui brille. Ce point si souvent scruté où elle coupe l’horizon. Mais à quoi bon partir. Toute fuite est vaine et tu le sais. Les longues heures spacieuses, toujours trop courtes, où tu vas et viens en toi, attentive, anxieuse, fouaillée par les questions qui alimentent ton incessant soliloque. Nul pour t’écouter, te comprendre, t’accompagner. Partir, partir, laisser tomber les chaînes, mais ce qui ronge, comment s’en défaire ? Au fond de toi, cette plainte, ce cri rauque qui est allé s’amplifiant, mais que tu réprimais, refusais, niais, et qui au fil des jours, au fil des ans, a fini par t’étouffer. La nuit interminable des hivers. Tu sombrais. Te laissais vaincre. Admettais que la vie ne pourrait renaître. A jamais les routes interdites, enfouies, perdues. Mais ces instants que je voudrais revivre avec toi, ces instants où tu lâchais les amarres, te livrais éperdument à la flamme, où tu laissais s’épanouir ce qui te poussait à t’aventurer toujours plus loin, te maintenait les yeux ouverts face à l’inconnu. Tu n’aurais osé le reconnaître, mais à maintes reprises il est certain que l’immense et l’amour ont déferlé sur tes terres. Puis comme un coup qui t’aurais brisé la nuque, ce brutal retour au quotidien, à la solitude, à la nuit qui n’en finissait pas. Effondrée, hagarde. Incapable de reprendre pied.

    Te ressusciter, te recréer. Te dire au fil des ans et des hivers avec cette lumière qui te portait, mais qui un jour, pour ton malheur et le mien, s’est déchirée.
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  • Par StephD, le 22/07/2010

    Lambeaux de Charles Juliet

    C'est alors que tu ne peux plus te cacher ce que jusque-là tu as obstinément refusé de voir : tu vas quitter l'école pour n'y jamais revenir. [...] Ne plus jamais passionnément t'adonner à l'étude. Et ce monde que tu vénères, ce monde des cahiers et des livres, ce monde auquel tu donnes le plus ardent de toi-même, ce monde va soudain ne plus exister. Tes muscles se raidissent, tes mains se nouent âprement dans ton dos, mais tu ne peux rien contre ce sentiment d'effondrement qui te submerge, et à ta grande honte, deux lentes traînées brillantes apparaissent sur tes joues.

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