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Par ebideau, le 19/09/2012
1974 de
David Peace
Extrait (page 68)
"aboiements, chez les voisins, par dessus la cinquieme.
Putains de chiens.
Je versai le reste du scotch dans le verre et me
souvins de l'époque où j'avais effectivement voulu
devenir flic, mais avais eu une telle chiasse que je
n'avais même pas essayé.
Putains de poulets.
Je bu la moitié du verre et me souvins de tous les
romans que j'avais voulu écrire, et que j'avais eu
une telle chiasse que je n'avais même pas essayé.
Putain de rat de bibliothèque.
Je ramassai un poil de chat sur mon pantalon, un
pantalon que mon père avait fait, un pantalon qui
nous enterrerait tous.
Putain de chats."
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Par Coucal, le 23/01/2011
1974 de
David Peace
A cinq heures du matin, dix policiers, sous les ordres du superintendant Noble défoncèrent la porte de la maison de ma mère à coup de masse, la giflèrent quand elle sortit du couloir et la repoussèrent dans le couloir,se précipitèrent dans l'escalier le fusil à la main, me tirèrent hors du lit, m'arrachèrent des poignées de cheveux, me donnèrent des coups de pieds qui me firent rouler dans l'escalier, me rouèrent de coups de poing quand j'arrivai en bas (...) A l'arrière de la camionnette ils me tabassèrent jusqu'à ce que je perde connaissance puis me giflèrent et urinèrent sur moi jusqu'au moment où je repris conscience.
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Par toto, le 10/10/2010
Tokyo Année Zéro de
David Peace
Elles gardent le silence tandis que nous attendons l’ascenseur, que nous regardons les portes de l’ascenseur s'ouvrir, que nous y entrons, que nous regardons les portes se fermer...
Elle est ici. Elle est ici. Elle est ici...
Elles gardent le silence tandis que nous attendons l’ascenseur plongé dans le noir, puis regardons les portes s'ouvrir à nouveau, que la lumière revient...
Elle est ici. Elle est ici...
Elles gardent le silence tandis que nous suivons le couloir de la morgue, qu'elles enfilent les mules, franchissent les portes et pénètrent dans la pénombre de la morgue...
Elle est ici, ici...
Elles s'inclinent mais gardent le silence quand elles sont présentées au docteur Nakadate, quand les employés sortent un chariot du réfrigérateur...
Ici est Ryuko...
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Par le_Bison, le 01/02/2012
1974 de
David Peace
Dimanche 22 Décembre 1974.
A cinq heures du matin, dix policiers, sous les ordres du superintendant Noble, défoncèrent la porte de la maison de ma mère à coups de masse, la giflèrent quand elle sortit dans le couloir et la repoussèrent dans la pièce, se précipitèrent dans l’escalier le fusil à main, me tirèrent hors du lit, m’arrachèrent des poignées de cheveux, me donnèrent des coups de pied qui me firent rouler dans l’escalier, me rouèrent de coups de poing quand j’arrivai en bas, me traînèrent dehors, sur le goudron puis à l’arrière d’une camionnette noire.
Ils claquèrent la porte et démarrèrent.
A l’arrière de la camionnette, ils me tabassèrent jusqu’à ce que je perde connaissance, puis me giflèrent et urinèrent sur moi jusqu’au moment où je repris conscience.
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Par le_Bison, le 01/02/2012
1974 de
David Peace
On me conduisit, nu, dans une salle d’interrogatoire de trois mètres sur deux, éclairée au néon et sans fenêtre ; on me fit asseoir derrière une table et on me menotta les mains dans le dos.
Puis on me laissa seul.
Un peu plus tard, on ouvrit la porte et on me lança un seau de pisse et de merde au visage.
Puis on me laissa à nouveau seul.
Un peu plus tard, on ouvrit à nouveau la porte et on braqua un jet d’eau glacée sur moi, jusqu’au moment où, sur la chaise, je basculai en arrière.
Puis on me laissa seul, allongé sur le sol, menotté à la chaise.
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Par XL, le 02/02/2011
Tokyo Année Zéro de
David Peace
Des fenêtres volent en éclats (en italiques). Une femme vêtue de satin rouge tombe. Mon fils a dit qu'il se trancherait la gorge (en italiques) ! Des maisons sont incendiées. Le mien aussi (en italiques) ! Des réfugiés se terrent dans les entrées d'immeubles. Un vrai Japonais (en italiques) ! Des hommes perdent leur épouse. Fuyez (en italiques) ! Des mères perdent leurs enfants. Cachez-vous (en italiques) ! Une cage à oiseau gît, piétinée, sur la chaussée. Non (en italiques) ! C'est ainsi que ça commence, parmi les cadavres. Soixante-dix Calmotine, soixante et onze (en gras).
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