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Par Woland, le 26/12/2007
Le monde selon Garp
de
John Irving
The World According Garp
Traduction : Maurice Rambaud
Qui ne connaît pas « Le Monde Selon Garp » de John Irving ? (En tous les cas, moi, je l'ai longtemps ignoré ...)
Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu et que j'envie, il s’agit d’un roman qui, par son ampleur et la série de « types » qu’il met en scène, évoque irrésistiblement un auteur comme Charles Dickens ou encore Thackeray. Mais, chez Irving, les bons sentiments, quand ils existent, sont toujours menacés par ce que le benjamin de la famille Garp avait l’habitude d’appeler « le Crapaud du Ressac. » C’est le Crapaud de l’Angoisse et aussi celui de la Mort qui, tôt ou tard, vient réclamer son dû.
Pourtant, on rit et l’on sourit beaucoup chez John Irving qui se fait ici une joie de renvoyer dos à dos tous les extrêmistes, que ceux-ci soient féministes ou machissimes. Sa peinture à la fois aiguë et burlesque des milieux féministes réjouira aussi bien les femmes que les hommes. Les anti-féministes sont, quant à eux, irrécupérables et si dangereux que l’un d’entre eux finit par assassiner la mère de Garp, l’intrépide Jenny Fields, laquelle, après la parution de son ouvrage autobiographique,
« Sexuellement Suspecte » - beau titre, n'est-ce pas ? - avait été revendiquée comme emblème par le mouvement féministe américain. Le sel de la chose, c'est que Jenny ne se sentit jamais féministe dans l'âme. Simplement, elle cherchait à "aider ceux qui en ont besoin."
Il est révélateur de constater que, si Irving accorde repentance et réhabilitation à la féministe complètement exaltée qui abat ensuite le fils de Jenny, il n’offre en revanche aucun salut à l’assassin de Jenny. Pire : il le fait descendre immédiatement par son propre beau-frère.
« Le Monde selon Garp », c’est aussi, imbriquée dans le roman, la première nouvelle vendue par le héros. Intitulée « La Pension Grillparzer » - Garp et sa mère se trouvaient à Vienne quand elle fut rédigée – elle apparaît comme un condensé de tout ce qui fait le charme et la profondeur du roman : humour, sens de l’absurde, compassion envers autrui, férocité pourtant, hantise de la mort aussi …
C’est encore la fantastique figure de Roberta Muldoon, ex-Robert Muldoon, ex-ailier des « Eagles » de New-York et qui, s’étant toujours sentie femme au plus profond de lui-même, choisit un jour de franchir le grand pas et de changer de sexe. Je n’en dirai rien d'autre : lisez et vous verrez bien.
C’est un enchaînement de situations et de personnages accompli avec une rare maîtrise. C’est un moment de grâce absolue dans la littérature du XXème siècle. C’est aussi une analyse précise de l'art d'écrire. Mais là où cela nous change agréablement de bien des sottises lues ici et là, elle est faite en toute humilité par un écrivain qui sait ce dont il parle et qui n'a que dégoût pour le snobisme sous toutes ses formes.
En bref, "Le Monde Selon Garp" est un grand roman. Lisez-le. ;o)
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Par Aela, le 12/02/2011
Le monde selon Garp
de
John Irving
C'est le quatrième roman de John Irving. Il est devenu dans les années 80, un roman culte pour une génération. Ce roman raconte la vie de Garp, né d'une mère féministe jusqu'à l'extrême, infiirmière dans un premier temps, écrivain engagé dans la cause du féminisme ensuite, et qui va mener l'éducation de son fils tambour battant. Quand vient le moment pour son fils de lui faire choisir un sport, etle lui fait choisir la lutte, qui fut aussi le sport de jeunesse de l'auteur.
La mère toute puissante va aider son fils dans sa vocation d'écrivain et l'aider à découvrir le monde, préalable à une bonne carrière d'auteur selon elle.
Dans ce livre défile tout une galerie de personnages savoureux, non conventionnels, ce qui fait le grand charme du roman: le héros lui-même devient homme au foyer, ce qui était peu courant à l'époque, de même Roberta deviendra la meilleure amie de la famille Garp, Roberta la transsexuelle, l'ancien ailier d'une équipe de football.
Un monde donc baroque, jubilatoire, avec des intrigues serrées, des personnages multiples qui font rire souvent mais qui sont toujours en butte à une violence terrible, c'est le thème qui revient sans cesse dans ce roman: guerre des sexes, intolérance, fanatisme..
Une très belle oeuvre de John Irving, qui affirme qu'il est un écrivain démodé, ses maîtres étant Dickens, Thomas Hardy, Melville, Hawthorne..Et pourtant les thèmes qui reviennent sous sa plume sont d'une fantastique modernité...
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Par sandrine57, le 25/01/2012
Dernière nuit à twisted river
de
John Irving
John IRVING fait partie de ces auteurs que je suis avec assiduité. Quand il sort un livre, je l'achète sans réfléchir, incapable d'attendre le sortie en poche. Il ne m'a jamais déçue même si j'ai un peu moins aimé Je te retrouverai. C'est donc avec délectation que j'ai ouvert son dernier-né: Dernière nuit à Twisted river.
Après un début un peu laborieux, le temps de me mettre dans l'ambiance d'un camp de bûcherons du nord du New Hampshire, et je suis partie avec Dominic Baciagalupo et son fils Danny pour une épopée incroyable qui m'a fait voyager de Twisted river à Boston, en passant par l'Iowa, pour finir au Canada.
C'est un roman-fleuve, une histoire d'hommes, des pères, des fils, des amis à la vie à la mort, des constables rancuniers. C'est aussi une histoire de femmes particulières, celle qui meurt sous la glace ou à coup de poêle, celle qui tombe du ciel en tenue d'Eve, celle qui milite contre la guerre au Vietnam en offrant son corps. C'est aussi une histoire de l'Amérique, des années 50 au World Trade Center, de la guerre du Vietnam à celle d'Irak.
Fidèle à ses thèmes de prédilection (la paternité, la perte d'un être cher, le travail d'écrivain et plus anecdotiquement les ours et la lutte), John IRVING nous embarque dans un roman envoûtant, touchant, drôle et terriblement humain.
Un pavé qu'on ne lâche plus une fois commencé et qu'on referme avec regret.
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Par Folfaerie, le 12/04/2010
L'oeuvre de Dieu, la part du diable
de
John Irving
J'aurai perdu, peut-être, quelques longues années avant de découvrir Irving si je n'avais pas vu l'adaptation cinématographique de L'oeuvre de dieu la part du diable, film que j'avais adoré (Ah, Michaël Caine...).
Le roman est un chef-d'oeuvre, bien au-dessus du film. Difficile de résumer un bouquin de John Irving, alors j'indiquerai seulement que cela raconte la destinée d'un orphelin, Homer Wells, qui ne parvient pas à être adopté, de ses relations avec son mentor, qui dirige l'orphelinat, Wilbur Larch, gynécologue flanqué d'une double mission : mettre au monde des enfants non désirés, donc futurs orphelins, et interrompre illégalement des grossesses de pauvres filles perdues et déboussolées. Homer finit donc pas quitter l’orphelinat pour se frotter au vaste monde et se trouver une famille. Tandis que Wilbur Larch attends le retour d’Homer, décidé à en faire un médecin, et se bagarre avec l’administration, Homer tombe amoureux d’une jeune fille fiancée. Un étrange et subtil trio amoureux, un enfant aimé et désiré, une orpheline désabusée et hantée par Jane Eyre… des personnages dont les vies s’entrecroisent, s’imbriquent les unes dans les autres, dans ce morceau d’Amérique illuminé par la présence d’Homer Wells, dont l’amour, la bonté et la foi en l’espèce humaine ne se dément jamais.
J’ai lu ce gros pavé d’une traite, le gorge serrée par l’émotion.
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Par athena1, le 28/02/2009
Le monde selon Garp
de
John Irving
Voici un livre que l'on m'a vivement conseillé de lire.
Je dois dire qu'au début de ce roman j'étais très sceptique. De la conception de GARP jusqu'à son adolescence, nous sommes en présence d'un personnage tout à fait banal ou même un genre d'anti héros.
Par la suite, ce roman nous fait partager le monde du féminisme dans sa forme la plus extrême. Il nous livre les craintes et les échecs de l' écrivain face au danger d'une vie personnelle trop houleuse, et notamment l'échec que constitue le roman exutoire.
Mais aussi il nous fait vivre à travers GARP tous les éléments d'une vie : l'amitié, l'amour, l'échec, la discorde, la haine, le pardon mais aussi car elle fait bien partie de la vie elle aussi : la mort.
Je n'en dirai pas plus alors lisez-le!!!
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Par MissSugarTown, le 08/12/2011
L'oeuvre de Dieu, la part du diable
de
John Irving
Voici un livre qui m'en a fait baver. Je dis ça parce que j'ai eu du mal avec ce livre. D'abord parce qu'il était trop triste, puis long (734 pages), puis un vieux livre (une édition des années 1980), la couverture s'est déchirée et j'ai dû la recoller avec un bout de scotch, puis le sujet est dur... J'ai passé mon temps à me demander si je pourrai avorter un jour ou pas si j'étais à la place de celle-ci ou celle-la, si j'étais vraiment contre l'avortement finalement, et si ça ne sert à rien d'avoir des opinions tant que nous n'avons pas été amené à les vérifier.
John Irving, je n'oublierai pas ce nom. J'irai lire tous ses livres oui ! Ce livre est l'œuvre la plus complète qu'il m'aie été donné de lire. Il a tout raconté. On m'avait dit que John Irving passait beaucoup de temps dans l'écriture de ses livres, qu'il écrivait, réécrivait et reformulait voulant que chaque phrase soit parfaite. Je l'ai bien ressenti dans ce livre. Il n'a omis aucun personnage, aucune vie, ni aucun point de vue concernant le sujet principal de ce livre : l'œuvre de Dieu & la part du Diable. De son style, je retiendrai ses transactions, comment il passait d'une scène à une autre, d'un personnage à un autre, nous montrant tout le temps que tout est lié...
Il raconte l'histoire d'Homer Wells depuis sa naissance jusqu'à ce qu'il devienne père à son tour, Homer Wells un orphelin et qui le restera toute sa vie, parce qu'être orphelin c'est aussi un état d'esprit. Le livre c'est surtout l'histoire de Wilbur Larch, le Dr Larch, gynécologue et directeur d'un orphelinat durant les années 1940 - 1950... Les femmes viennent le voir soit pour mettre au monde un orphelin ou se débarrasser d'un fœtus "non éveillé", avorter. C'est ainsi que le Dr Larch a décidé d'exécuter l'œuvre de Dieu mais aussi la part du Diable. Il a décidé d'être au service de chaque femme et de se plier tout simplement au souhait de chacune, sans jugement. Est-ce que c'est à lui de jouer le rôle de Dieu ? Si tu acceptes de jouer le rôle de Dieu une fois, tu dois le faire plusieurs fois. Quand les femmes n'avaient pas le droit de choisir de garder leur enfant ou pas (interdit par la loi à l'époque), Dr Larch estimait que c'était un minimum de leur donner au moins ce droit. Il passera quand même toute sa vie à essayer de déculpabiliser...
C'est un très beau livre. Un must selon moi. J'ai vu que le film a été nominé pour 7 oscars et ça ne m'étonne pas. J'ai hâte de le voir.
Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2011/12/loeuvre-de-dieu-la-part-du-di...
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Par liratouva2, le 05/02/2011
Dernière nuit à twisted river
de
John Irving
Quinze jours que je suis dans ce livre. Quinze jours de pur plaisir, de douceur, de joie, d’admiration, de connivence, d’exaltation même, bref du bonheur à l’état pur. Ça fait du bien..
C’est vrai : je suis une inconditionnelle de John Irving, je le reconnais, depuis ce jour béni de ma première lecture du «Monde selon Garp». Je ne vois plus ses défauts ou plutôt je suis toute prête à les lui pardonner mais autant ses derniers romans m’avaient semblé un peu moins bien , autant celui-ci trône au sommet avec les plus grands et je m’apprête à entamer une seconde lecture
Bien sûr, il faut du temps à lui consacrer. Ce n’est pas une petite plaquette d’une centaine de pages comme on nous en sert trop souvent, interchangeable et très vite oubliée. Il s’agit ici d’ un vrai gros roman de plus de 500 pages, un livre pour lectrices insatiables, pour celles qui lisent à tout va, n’importe où, n’importe quand.
C’est un roman fleuve, une histoire de pères et de fils qui se déroule sur trois générations, en Amérique du nord-est, des années cinquante à nos jours.. On y explore, au gré des époques et des chapitres, le monde des rudes bûcherons-flotteurs de bois du New Hampshire, celui des restaurateurs-cuisiniers des villes de Boston et de Toronto, sans oublier celui de l’écrivain aux prises avec la réalité et l’imagination dans sa propre création.
Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/02/derniere-nuit-twisted-river-de-john.html
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Par maxou85120, le 02/03/2010
L'oeuvre de Dieu, la part du diable
de
John Irving
Depuis le temps que je voulais lire du John Irving! J'ai bien été inspirée de commencer par celui-là. Car je me suis vraiment régalée! L'histoire est vraiment intéressante, les personnages vivants et attachants et surtout, il règne une ambiance, dans ce roman, qui m'a fait m'y sentir bien, comme au chaud, du début à la fin, grâce sans doute à son humanité merveilleuse.
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Par Luniver, le 25/01/2012
Une prière pour Owen
de
John Irving
Voilà un roman bien difficile à décrire....
L'histoire tourne autour d'Owen Meany, au physique qui reste enfantin malgré les années, qui possède une voix "qui n'est pas vraiment de ce monde", et à la foi ferme et inébranlable. Owen est persuadé d'être l'instrument de Dieu, et reçoit des révélations qui guident sa vie.
Le livre mélange plusieurs genres : critiques lucides de la société américaine, amitié indestructible entre deux garçons, scènes absurdes qui font rire aux larmes, et à certains moment proche du conte et du merveilleux. Quoiqu'il en soit, le roman, même avec ses 700 pages, paraît bien trop court.
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Par hydrangea, le 18/08/2011
L'oeuvre de Dieu, la part du diable
de
John Irving
Voilà mon livre fétiche. Je l'ai lu et relu, il y a longtemps, mais je reste complètement amoureuse d'Homer Wells, le pauvre orphelin qui ne voulait pas être adopté, et qui un jour, part dans un monde qu'il découvre avec une curiosité et une naïveté touchante. Comme d'habitude, Irving nous met face à des situations à la limite du vraisemblable avec des personnages terriblement attachants et fêlés pour la plupart. Il tricote une intrigue bien huilée et il nous est bien difficile de quitter le livre sans nostalgie.
Je recommande vivement.
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Par liratouva2, le 05/02/2011
Dernière nuit à twisted river
de
John Irving
Danny, le narrateur, l’ écrivain, l’un des trois personnages principaux, ne me quitte plus : je vis avec lui, jour et nuit, je suis ce fils unique et adoré de Dominic Baciagalupo, devenu Tony Angel , son cuisinier de père, célibataire , boiteux et chétif mais sympathique, attirant et doué dont Rosie, la femme et la mère de Danny, est morte très jeune, noyée dans la Twisted River qui donne le titre au roman. Après une soirée bien arrosée, elle s’amusait dans l’eau avec son jeune époux et l’ami intime de celui-ci , le fameux Ketchum, le troisième héros du récit, bûcheron, chasseur, homme indomptable et par-dessus le marché le récent amant de la jeune femme. A cause de leur ivresse ils n’ont pas réussi à la sauver. De ce premier drame découle tout le reste que je ne peux pas raconter tant la suite est intense, fouillée, mouvementée...
Je me rends compte qu’à vouloir résumer ce livre, je le trahirai forcément et ce serait vite décourageant.
Je retiendrai qu'à la suite de ce premier drame Danny sera élevé par des femmes -servantes, nourrices, amies ou maîtresses du père, des femmes fortes, dévouées, adorées du jeune garçon mais qu'il en tuera une par inadvertance en la confondant avec un ours à l'attaque de son père. Le shérif du coin dont cette femme est devenue l'amie les poursuivra toute leur vie de sa vengeance. Ils seront obligés de fuir immédiatement cette dernière nuit à Twisted River et c'est cette fuite perpétuelle et cette poursuite menaçante pendant plus d'un demi siècle que raconte le récit, jusqu'à cette dernière tragédie inéluctable mais très belle et cette phrase terminale qui renvoie directement à la toute première du roman et qui consacre la victoire de l'art sur la réalité, autre grand thème du roman. L'écriture douloureuse, victorieuse et enfin apaisante et apaisée!
C’est un roman fleuve, une histoire de pères et de fils qui se déroule sur trois générations, en Amérique du nord-est, des années cinquante à nos jours.. On y explore, au gré des époques et des chapitres, le monde des rudes bûcherons-flotteurs de bois du New Hampshire, celui des restaurateurs-cuisiniers des villes de Boston et de Toronto, sans oublier celui de l’écrivain aux prises avec la réalité et l’imagination dans sa propre création.
Quinze jours que je suis dans ce livre. Quinze jours de pur plaisir, de douceur, de joie, d’admiration, de connivence, d’exaltation même, bref du bonheur à l’état pur. Ça fait du bien..
C’est vrai : je suis une inconditionnelle de John Irving, je le reconnais, depuis ce jour béni de ma première lecture du «Monde selon Garp». Je ne vois plus ses défauts ou plutôt je suis toute prête à les lui pardonner mais autant ses derniers romans m’avaient semblé un peu moins bien , autant celui-ci trône au sommet avec les plus grands et je m’apprête à entamer une seconde lecture
Bien sûr, il faut du temps à lui consacrer. Ce n’est pas une petite plaquette d’une centaine de pages comme on nous en sert trop souvent, interchangeable et très vite oubliée. Il s’agit ici d’ un vrai gros roman de plus de 500 pages, un livre pour lectrices insatiables, pour celles qui lisent à tout va, n’importe où, n’importe quand.
Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/02/derniere-nuit-twisted-river-de-john.html
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Par isalune, le 23/12/2007
Je te retrouverai
de
John Irving
Voici un roman où Irving nous livre toutes ses obsessions (qu'on retrouve toujours ou en partie dans ses autres livres) : la lutte, les capitales européennes et leurs quartiers chauds, les prostituées, l'écrivain, le sexe dans tous ses sens (...). Après la lecture, et comme souvent avec Irving mais cette fois plus que toute autre (?récit autobiographique), je me demande s'il écrit pour son public ou pour exorciser son passé, ses démons intérieurs... J'ai beau aimer Irving, et même adorer des livres comme "Une prière pour Owen" ou l'incontournable "Le Monde selon Garp", j'ai trouvé ce livre riche et foisonnant oui certes, mais bien trop riche en fait, trop long tout simplement. Est-ce le travail de l'éditeur d'édulcorer un peu?? Pour ma part j'aurais gagné en plaisir s'il avait été réduit ...
Le personnage central Jack Burns, dont il raconte la vie n'est ni transcendant ni même très sympathique (pas comme le chatoyant Garp par exemple...), et c'est peut-être pour ça aussi que j'ai trouvé ça long.
Si vous êtes amateur d'Irving, lancez-vous (courage;-)
Si un Irving vous a déjà rebuté (ce qui est très courant...), alors passez votre chemin ;-)
Morceaux choisis :
parlant de Miss Wurtz, la prof de math : "... Et puis elle portait un parfum qui encourageait les garçons du cours élémentaire à se découvrir des difficultés en mathématiques.."
une phrase superbe de Rilke : "Sie lächelte einmal. Es tat fast weh." (elle m'a souri une fois. Ce fut presque une douleur).
un adage en latin qui me touche : "Nihil facimus sed it bene facimus" (nous ne faisons rien que nous ne fassions bien).
isa
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Par eli-re, le 23/05/2011
L'oeuvre de Dieu, la part du diable
de
John Irving
Irving ou l'humanité incarnée... Même si quelques passages manquent un peu de surprise à mon goût, l'ensemble est un manifeste d'amour et de tolérance. Les personnages sont plus touchants les uns que les autres, et ne laissent jamais indifférents. Leurs parcours atypiques nous emmènent au cœur de la société américaine du milieu du 20ème siècle, et soulignent, à travers ses faiblesses et ses contradictions, nos propres faiblesses et contradictions. La réflexion d'ensemble sur la tolérance, l'acceptation de l'autre et le droit de ne pas vivre avec ses erreurs nous plongent au plus profond de nos vies et de nos sociétés, et nous interrogent forcément sur ce que nous sommes ou serions, nous, capables d'accepter... 700 pages d'amour à lire et à relire !
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Par lostinbooks, le 04/04/2011
Dernière nuit à twisted river
de
John Irving
Comme souvent dans les romans de John Irving (enfin, ceux que j’ai lus), l’histoire commence par un drame. Un jeune garçon de quinze ans, Angel Pope, se noie dans la Twisted River, après une hésitation fatale alors qu’il convoyait des troncs d’arbre sur la rivière. Ce n’est pas ce drame qui va tout déclencher, même si les conséquences de ce terrible accident seront intimement liées à ce qui va suivre, mais la scène permet d’introduire les personnages clés du roman. Le vrai déclencheur de l’histoire n’est pas moins terrible : l’assassinat accidentel par un petit garçon de douze ans, Danny, fils du cuisinier du camp de bucherons de Twisted River, dans le New Hampshire, de Jane l’Indienne, que Danny, dans l’obscurité de la nuit, avait prise pour un ours.
Incidemment, Jane était aussi la petite amie de Carl le Cowboy, policier alcoolique et violent, qui a juré la perte de Dominic Baciagalupo, le cuisinier et de son fils, Danny.
Commence alors une cavale qui durera toute la vie, qui mènera les deux héros de Boston à Toronto, en passant par l’Iowa et le Vermont, saga familiale sur trois générations d’hommes, où les femmes, à défaut des mères disparues, restent très présentes, figures protectrices et aimantes que la cruauté de la vie n’épargne guère.
Danny, le petit garçon meurtrier malgré lui (né la même année que John Irving, et ce n’est pas l’unique point commun qu’ils partagent), devient un écrivain très connu, obligé de recourir à un pseudonyme pour brouiller les piste et égarer, si c’est possible, le shérif rancunier et ivre de vengeance.
Roman d’une fuite qui durera plus de cinquante ans, d’une amitié profonde et compliquée (qui lie Dominic, le père, et Ketchum, redoutable géant bucheron au cœur d’or et à la loyauté infaillible), roman de la création littéraire aussi (j’aimerais pouvoir vous en dire plus à ce sujet, mais ce serait dévoiler un des aspects les plus intéressants du livre), Dernière nuit à Twisted River ne manque pas de souffle et mélange avec bonheur tragédie et merveilleux.
Le grand thème développé est celui des affres de la paternité ; Dominic est un anxieux et passe sa vie à protéger Danny qui lui même craindra le pire, à juste titre, pour son fils Joe. La nature et les fortes femmes, au propre comme au figuré, y occupe une place importante, tout comme le bestiaire cher à Irving, l’ours noir et le chien pétomane, en particulier.
L’atrocité des évènements qui détermine la vie des trois héros est tempérée par l’absurdité et l’incongruité des situations et le franc-parler des personnages.
Lien : http://perduedansleslivres.blogspot.com/2011/03/derniere-nuit-twisted-river-j...
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Par Cath36, le 18/03/2011
Dernière nuit à twisted river
de
John Irving
L'américain moyen, comme si vous l'étiez ! ce roman est riche de petits détails qui font qu'on se sent presque indiscret à lire la vie de personnages qui la transforment en fiction en devenant écrivains à leur tour. Irving s'amuse d'un bout à l'autre à emboîter deux histoires et à mêler l'invention à sa propre fiction. Quel écrivain ! Si Hemingway rêvait l'homme, Irving, lui le décrit dans sa réalité : là où l'homme selon Hemingway luttait pour vivre (contre la nature, contre les évènements, contre lui-même) comme le torero dans l'arène, et finalement perdait, l'homme selon Irving, pur produit de la société américaine moderne, essaie de s'adapter pour survivre. Là où le héros d'Hemingway affronte la vie jusqu'à (ou pour) s'affronter lui-même, le héros d' Irving fuit et se fuit par la même occasion. Au bout du compte la réalité nous rattrapant, le résultat sera le même, et personne ne sortira vainqueur, ni indemne de ce combat avec la vie. Reste le sens des amitiés fortes, et la croyance en un amour qui, en dépit des échecs et des désillusions qui tentent de le détruire, peut se transformer en un compagnonnage aussi fort que durable, tout au moins autant que le permet la vie.
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Par -lili-, le 14/11/2010
Le monde selon Garp
de
John Irving
J'ai lu pour la première fois Le monde selon Garp quand j'étais au lycée, et je l'ai relu plusieurs fois depuis, sans retrouver bien sûr le choc de la première lecture, celui ou on se retrouve à retourner les pages que l'on vient de lire en recherchant les indices qu'on a manqué... Ce livre reste culte pour moi, même si depuis j'ai lu des livres que j'ai préféré, avec moins de longueurs notamment... Mais l'univers de John Irving est tellement particulier, avec ses obcessions ( les ours, les erreurs de conduite qui peuvent couter cher...), ses situations complètements loufoques, ses anti-héros... Notamment dans Le monde selon Garp, les féministes sont succulantes! Il est difficile de décrire ce roman à tiroirs, car il ne s'y passe finalement pas tant de choses que ça, mais il faut à mon sens essayer de le lire au moins une fois...
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Par TheBee, le 11/05/2010
L'Hôtel New Hampshire
de
John Irving
Un vrai régal !
Quelle famille originale, qui suit le père de rêve en rêve, qui s'adapte, qui souffre, qui s'amuse. John Berry nous raconte son enfance dans un roman à la fois grave et enjoué. On s'étonne de trouver autant d'humour à offrir quand tout pourrait être blues.
Ca déménage et on fait partie du voyage, des Etats-Unis à l'Autriche, on accompagne ces enfants ordinaires et extra-ordinaires, ce vieux Freud et ses ours incongrus, ces parents qui n'ont pas peur de prendre des risques. Et les clients des hôtels, qui ne sont pas moins saugrenus !
Un roman, comme une bouffée d'air frais.
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Par Henriette, le 28/02/2010
Un enfant de la balle
de
John Irving
Histoire originale et souvent prenante, personnages intéressants, de l'humour, belle ambiance dépaysante...
Mais un petit peu trop long (765 pages) selon moi, par rapport à l'intérêt des intrigues et la densité de l'histoire.
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Par TwiTwi, le 31/12/2009
Une prière pour Owen
de
John Irving
Par où commencer ? Comment parler de ce livre bouleversant, inoubliable ? C'est ma deuxième lecture, la précédente datant d'il y a plus de 10 ans. Le même choc, les mêmes rires, les mêmes larmes, la même plongée dans la vie de Owen Meany et de son meilleur ami, John Wheelwright.
Owen Meany est un garçon tout petit, tout léger à la voix complètement déglinguée et à la personnalité bien trempée. John Wheelwright, le narrateur est un garçon tout ce qu'il y a de plus normal, voire un peu effacé. Si c'est l'histoire d'Owen que John raconte en premier lieu, c'est aussi la sienne, intimement liée au destin d'Owen Meany. Destin décidé par Dieu, destin qui sera révélé à Owen d'une bien étrange façon et qui façonnera ses actes jusqu'à sa réalisation.
S'il ne devait rester qu'un livre sur terre. C'est celui-là que je choisirais de garder. C'est le livre le plus juste, le plus vrai qu'il m'ait jamais été donné de lire.
Les personnages sont tellement bien dessinés que l'on a l'impression de vivre avec eux, de les avoir en face de nous. Ils sont d'une cohérence parfaite, leurs attitudes ne nous paraissent jamais sorties de nulle part ou ne correspondant pas à ce que l'on aurait pu s'attendre d'eux. Ils ont leur caractère, leur façon de parler, d'agir, comme s'ils étaient vrais ou avaient vraiment existé.
L'histoire et sa narration est stupéfiante de réalisme et de justesse également. John raconte, dans l'après coup, comment il en est venu à croire en Dieu. Les 700 pages du livre sont consacrées à expliquer les premières phrases du livre :
Si je suis condamné à me souvenir d'un garçon à la voix déglinguée, ce n'est ni à cause de sa voix, ni parce qu'il fut l'être le plus petit que j'ai jamais connu, ni même parce qu'il fut l'instrument de la mort de ma mère. C'est à lui que je dois de croire en Dieu ; si je suis chrétien, c'est grâce à Owen Meany.
Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas le récit d'une grenouille de bénitier. C'est un récit poignant sur l'amitié inconditionnelle, sur la foi et le rapport à la religion, sur la politique américaine en particulier pendant la guerre du Viet-Nam. Du passé au temps présent, la narration de John Wheelwright ne donne jamais l'impression d'être décousue, tout s'enchaîne avec fluidité. A tel point que l'on se demande quelle part de lui-même John Irving a placé dans ce livre. D'ailleurs, il partage de nombreux points communs avec John Wheelwright.
Le style d'Irving est imparable. Il manie l'ironie, l'absurde et l'émotion d'une main de maître, nous faisant passer du rire aux larmes comme un public de pièce de théâtre . Dans le domaine de l'absurde, on ne peut échapper à la scène d'Owen en troisième esprit de Noël dans la pièce annuelle adaptée du conte de Dickens, celle de la coccinelle au milieu du gymnase ou encore celle de la Nativité, Owen jouant le rôle du petit Jésus. Quant aux larmes, on n'y échappera pas à plusieurs reprises.
Non, vraiment, jamais un livre n'aura atteint, à mes yeux, un tel degré de perfection. A lire absolument.
Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2009/12/une-priere-pour-owen.html
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Par carre, le 25/01/2012
La Quatrième Main
de
John Irving
Patrick Wallingford, journaliste se fait dévorer la main par un lion lors d'un reportage pour une chaine New -Yorkaise. L'accident filmé passe en boucle sur les télévisions et Wallingford devient un héros.
Il décide de se mettre sur une liste en attente de greffe. John Irving pour ce roman nous propose une galerie de personnages à la fois déjantés et drôles (médecin anorexique, baby-sitter barrée, coiffeuse idem etc... Ce mélange tragi-comique fait tout le sel du roman, l'on rit et on s'émeut de ces portraits ou l'on se demande si leur place ne serait pas dans un hôpital psychiatrique. Une comédie humaine, une nouvelle fois emballante par un maitre de la narration.
Excellent.