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Par Couperine, le 28/07/2010
Villages de
John Updike
Longtemps, sa femme s'est réveillée tôt, à cinq heures, cinq heures et demie du matin. Le rythme biologique de Julia, parfois en désaccord avec celui d'Owen, la laisse, quand elle rouvre les yeux, pleine d'affection pour celui qui l'accompagne dans l'immobile voyage du lit où se traverse une nuit au sommeil imparfait. Elle l'étreint et, malgré ses protestations - il dort encore -, elle l'assure d'une voix douce mais implacable qu'elle l'aime tant, qu'elle est si contente de leur couple.
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Par Iluze, le 31/08/2010
Publicité et autres nouvelles de
John Updike
Quand tu auras mon âge, Ben, tu verras quel mal de chien on a à seulement essayer de réfléchir. A seulement essayer de ne pas emmerder les gens à fond.
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Par Outis, le 17/09/2007
Coeur de lièvre de
John Updike
Le mieux que l’on puisse faire, c’est de se soumettre au système et de donner à [ses enfants] la possibilité de passer à travers, comme il l’a fait, sans y penser. La plénitude cesse quand on donne à la nature sa rançon, quand on fait des enfants pour elle. Alors, elle en a fini avec nous, et nous devenons, d’abord à l’intérieur puis à l’extérieur, des déchets. Des fleurs fanées.
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Par kiki23, le 02/12/2010
Les sorcières d'Eastwick de
John Updike
L'Amérique des années soixante-dix, une petite ville de province, trois femmes divorcées adeptes des pratiques occultes, beaucoup d'ennui, et tout à coup un Homme arrive... "[i]il était la nouveauté, le magnétisme[/i]".
Updike c'est avant tout un style... ce qui nous change de beaucoup de romans actuels écrits sans aucune pâte littéraire! après on aime, ou on aime pas, mais le style a le mérite d'exister!
Ce style m'a beaucoup dérangée..... J'aime la beauté de la langue, mais les phrases qui n'en finissent pas à forte dose... j'ai du mal... au point où parfois, j'ai relu, en éliminant certaines propositions des phrases pour en revenir à l'essentiel.
La construction du récit est ingénieuse. Par exemple, Updike déroule parfois l'histoire par le biais des conversations téléphoniques des héroïnes.
Certaines descriptions, par exemple de paysages, sont finement ciselées et assez poétiques. L'ambiance qui en ressort est envoutante... comme un brouillard qui tombe, et qui, plus il devient opaque, plus il enveloppe tout ce qu'il effleure.... On sent les embruns et la tempête qui monte...
Du point de vue de l'intrigue, j'ai ressenti un petit côté vintage... parfois assez drôle "[i]Cette Sukie, tout de même, à son âge, trente-trois ans, ne pas porter de soutien-gorge, quel culot![/i]"
Ce côté démodé donne une partie de son charme à l'histoire, mais j'ai été déçue. Même si certaines scènes sont assez érotiques, l'intrigue reste tiède.
J'ai tourné les pages très vite quand est venu le prêche de Brenda, l'intensité montait, montait, doucement, sournoisement, tourbillonnait de plus en plus vite, et, et... rien
Des bémols, mais je suis ravie de cette lecture, mais si elle ne m'a pas fait chavirer.
(lecture dans le cadre du Club de lecture de Babelio)
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Les sorcières d'Eastwick de
John Updike
Quelque part dans tout ce foutoir, il doit bien y avoir une raison d'exister
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Par saphoo, le 14/11/2009
Tu chercheras mon visage de
John Updike
“leurs gains étaient devenus leurs pertes, leur respiration la sienne quand elle se penchait au-dessus des lits où chaque petite tête reposait, tiède et moite sous des doigts dans les moments fiévreux de leur vie encore fragile, mais le plus souvent nimbée de la beauté surnaturelle des enfants endormis, membres abandonnées coulant leur pâleur au milieu des couvertures chahutées ; leurs peurs étaient devenues les siennes, leurs colères autant de taches sur son cœur …”
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Par Zazette97, le 16/10/2009
Publicité et autres nouvelles de
John Updike
Et alors (il y a tant de choses à voir!) elle laisse retomber ses bras devant elle, les doigts d'une main étreignant doucement le poignet de l'autre. Ce geste nous révèle qu'elle appartient à la catégorie ethnique anglo-saxonne. Une mama italienne, par exemple, aurait croisé les bras sur sa poitrine; et, de plus, la coquetterie propre aux Méditerranéennes ne lui interdirait-elle pas de porter un tablier hors de sa cuisine, au pied de ce qui est évidemment le grand ESCALIER? D'où, bien que nous en soyons encore à flotter dans les courants de l'anticipation, nous déduisons qu'il ne s'agit pas d'une publicité pour les spaghettis. p.12
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Tu chercheras mon visage de
John Updike
Elle remarque en passant devant les fenêtres que le ciel, ce matin encore d’un bleu si pur et si intense, se referme, les nuages blancs jusqu’ici éparpillés s’épaississant pour combler les vides qui les séparaient, empilant leurs dalles d’ardoise, tout en laissant passer un filet de vapeur à travers les minuscules interstices, si bien que la lumière du soleil filtrée par les nuages apparaît tremblante, pareille aux reflets ondoyants renvoyées par les vitres d’un train lancé sur ses rails.
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Par Zazette97, le 16/10/2009
Publicité et autres nouvelles de
John Updike
Paradoxe : bien que Ferguson, théoriquement, redoutât la mort, il était pratiquement heureux, soulagé, de savoir qu'on ne lui demanderait plus jamais d'être jeune. p.94
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Tu chercheras mon visage de
John Updike
Mais le monde de l’art à l’époque était presque exclusivement un monde d’hommes ; c’était eux qui avaient le trop-plein d’énergie, l’instinct de la lutte.[…} mais les femmes n’ont pas suffisamment le sens de la démesure pour se donner à fond ; elles sont trop timides et respectueuses….Elle ne parvenait tout bonnement pas à peindre à partir de rien, à partir d’elle-même, il n’y a qu’un homme pour oser cela.