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Par alicejo, le 12/05/2010
Les corrections de
Jonathan Franzen
Toutes ses amies étaient estimables et avaient des amis estimables, et comme les gens estimables tendaient à faire des enfants estimables, le monde d'Enid était comme une pelouse où le pâturin poussait si dense que le mal était proprement étouffé : irréprochable.
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Les corrections de
Jonathan Franzen
Ca donne envie d’en lire plus, n’est-ce-pas? ...
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Un instant, Enid eu l’impression que Jim Crolius se livrait à une analyse de marché purement technique du genre auquel son courtier de Saint Jude lui avait dit de ne jamais prêter attention. En omettant les effets minimes de la traînée aux faibles vitesses, un objet en “chute libre” (un objet de valeur “plongeant” sans retenue) subissait une accélération de 9,81 mètres par seconde carrée sous l’effet de la pesanteur, et, l’accélération étant la dérivée de second ordre de la distance, l’analyste pouvait intégrer une fois par rapport à la distance parcourue par l’objet (en gros 10 mètres) pour calculer sa vitesse (12,6 mètres par seconde) au moment où il passait au centre d’une fenêtre de 2,40 mètres de haut, et en faisant l’hypothèse d’un objet de 1,80 mètre, en faisant aussi l’hypothèse simplificatrice d’une vitesse constante sur l’intervalle, dériver un chiffre approximatif de quatre dixièmes de seconde de visibilité totale ou partielle.
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Par Chouchane, le 21/02/2012
Freedom de
Jonathan Franzen
C'était une fille vraiment patiente, dotée du métabolisme d'un poisson en hiver.
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Freedom de
Jonathan Franzen
On fait bien comme on peut pour aller mieux :
Pour passer le temps, Walter dressa des listes mentales de tout ce qui avait mal tourné depuis qu’il s’était réveillé au Days Inn. Accroissement net de la population : 60 000. Nombre d’hectares nouvellement couverts par l’urbanisme aux Etats-Unis : 400. Nombre d’oiseaux tués par des chats domestiques ou redevenus sauvages : 500 000. Barils de pétrole brûlés dans le monde : 12 000 000. Tonnes de gaz carbonique envoyées dans l’atmosphère : 11 000 000. Requins massacrés pour leurs ailerons et abandonnés flottant à l’eau : 150 000… Ces chiffres, qu’il remettait constamment à jour pour passer le temps, lui apportèrent une étrange satisfaction. Il est des jours si mauvais que seule la perspective qu’ils deviennent pires encore, seule une descente dans une véritable orgie d’horreur, peut les sauver.
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Par morin, le 05/09/2011
Les corrections de
Jonathan Franzen
Et pourtant quand il mourut, quant elle eut posé les lèvres sur son front sortie avec Denise et Gary dans la chaude nuit de printemps, elle sentit que plus rien ne pouvait tuer son espoir à présent, plus rien. Elle avait soixante quinze ans et elle allait opérer des changements dans sa vie.
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La zone d'inconfort : Une histoire personnelle de
Jonathan Franzen
Ma mère eut été accablée du prix de vente que nous en avions obtenu [...] Ce qui perdura en moi fut un double inconfort : avoir passé l'âge du roman dans lequel j'avais vécu si heureux et me soucier comme d'une guigne du prix final.
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Par Chouchane, le 03/10/2011
Les corrections de
Jonathan Franzen
Et si le monde refusait de cadrer avec sa version de la réalité,alors c'était nécessairement un monde insensible, un monde rébarbatif et répugnant, une colonie pénitentiaire, et il y était voué à une solitude violente.
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La zone d'inconfort : Une histoire personnelle de
Jonathan Franzen
Chapitre 1, verset 1 à 4, de ce que je sais sur la désillusion : Charlie Brown devant la maison de la petite rouquine, l'objet de ses éternelles assiduités infructueuses. Il s'assoit avec Snoopy et dit "Je voudrais avoir deux poneys." Il s'imagine offrant l'un des poneys à la petite rouquine, chevauchant à travers champs à ses côtés et s'asseyant avec elle sous un arbre. Tout à coup, il regarde sévèrement Snoopy et lui demande "Pourquoi n'es-tu pas deux poneys?" Snoopy, roulant les yeux, pense : "Je savais qu'on en arriverais là."
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Par Chouchane, le 03/10/2011
Les corrections de
Jonathan Franzen
Et, quand l'événement, le grand bouleversement de votre vie,est une pensée...n'est-ce pas étrange ? qu'absolument rien ne change, sinon que vous voyez les choses différemment, que vous êtes moins craintive, moins anxieuse, et globalement plus forte de ce fait : n'est-ce pas étonnant que quelque chose de complètement invisible qui se passe dans votre tête puisse paraître plus réel que tout ce que vous avez connu auparavant ? vous voyez les choses plus clairement et vous savez que vous les voyez plus clairement.
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Par dipari, le 27/11/2011
Les corrections de
Jonathan Franzen
Elle dormait à présent, aussi silencieuse que si elle simulait le sommeil.