ISBN : 2879296579
Éditeur : Editions de l'Olivier (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.53/5 (sur 148 notes) Ajouter à mes livres
Patty a décidé une fois pour toutes d’être la femme idéale.
Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l’épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 21 novembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Il y a quelques semaines, j'ai la chance d'entendre parler du « match de la rentrée littéraire » organisé par Price Minister. Il fallait alors choisir parmi une dizaine de livres, un ouvrage faisant partie de cette rentrée littéraire. C'est alors que mes yeux se sont posés sur Freedom. Je ne connaissais pas l'auteur ni le livre. J'avais juste entendu quelques bonnes critiques. Je l'ai donc choisi, pour découvrir. Quelle surprise j'ai ressenti lorsque j'ai reçu ce petit pavé de 700 pages. Et pas 700 pages de grosses lignes, non ! 700 vraies pages !
    Je suis donc partie à la conquête de cette famille Berglund, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai traversé les années avec eux.
    Le roman commence de nos jours. Nous rencontrons la famille Berglund : Walter le père, Patty la mère, Joey et Jessica, leurs deux enfants. Une famille tout à fait normale en apparence. Ils semblent heureux de vivre ensemble jusqu'au jour où leur fils décide d'aller vivre chez sa « petite amie » habitant la maison voisine.
    A ce moment-là, nous repartons vingt ans en arrière lorsque Patty était encore à la fac. C'est l'époque où elle a rencontré Walter et son meilleur ami Richard. Richard est tout ce que Walter n'est pas. L'un se préoccupe de la nature, est sérieux tandis que l'autre est plutôt mauvais garçon. L'un est la gentillesse incarnée tandis que l'autre se fout bien de faire du mal à autrui, du moment qu'il y prend du plaisir.
    Deux personnalités totalement différentes mais une amitié qui les poursuivra bien des années après. Et Patty, entre les deux. Déjà inconstante à cette époque, toujours en proie aux doutes.
    Nous repartons ensuite pour de bon en 2004. C'est alors que l'auteur alterne les points de vue de Patty, Walter, Richard et Joey. On se rend vite compte que Jessica a peu d'importance dans ce livre. Elle est parfois présente mais elle semble surtout vouloir s'éloigner de cette famille plutôt nocive.
    On pourrait dire que c'est un roman où rien ne se passe mais où en même temps, tout se passe. Bien sûr, il n'y a pas de d'évènements extraordinaires mais les personnages présentent une telle force, une telle profondeur qu'il est impossible de s'ennuyer. Je me suis très rapidement attachée à ces personnages. Pourtant, ils sont loin d'être parfaits et certains ont de véritables défauts. Mais l'auteur a tellement travaillé la psychologie de ses personnages que cela m'a donné l'impression qu'ils existaient réellement. Au fil du roman, on comprend le pourquoi du comment. Pourquoi de telles réactions. Pourquoi de tels mots. On ne les excuse pas forcément mais cela donne de la matière pour les comprendre.
    Il est difficile de résumer un livre aussi entier, et surtout de donner envie de le lire. Mais une fois le livre refermé, je peux vous dire qu'ils étaient encore avec moi. Je me demande ce qu'ils deviennent. C'est un livre rempli de sentiments humains. Les bons comme les mauvais. le lecteur ne se reconnaît peut-être pas toujours dans ces personnages mais il a l'impression de les connaître.
    De l'amour, de la jalousie, de la vengeance, de la haine, de la peur… Toutes sortes de sentiments décrits avec justesse et surtout avec vérité.
    J'aurais aimé avoir plus de temps pour cette lecture, afin de m'immerger plus profondément dans leur histoire. Une très belle découverte !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par aranzueque-arrieta, le 01 mai 2012

    aranzueque-arrieta
    Freedom
    Jonathan Franzen
    L'Olivier

    Patti Emerson est une ancienne championne universitaire de Basketball. Fille incomprise issue d'un milieu bourgeois-progressiste (son père, Ray, est avocat et sa mère, Joyce, députée démocrate de l'Etat de New-York), elle ne parvient pas à trouver sa place dans la famille.
    A la fac, par l'intermédiaire d'Eliza (son amie toxico dépressive) elle rencontre Richard Katz (rocker ténébreux, un peu loser, qui ressemble à Kadhafi jeune) et son colocataire-meilleur ami Walter Berglund, gentil licencié en droit qui est de tous les combats. Bien qu'amoureuse du musicien, c'est l'avocat qu'elle épouse, parce qu'il est un homme bon et attentionné qui prend soin d'elle.
    Les Berglund, nouvellement mariés, s'installent à Ramsey Hill, deviennent en apparence un couple exemplaire, envié par tous leurs voisins. Patty est mère au foyer dans une immense maison victorienne que Walter retape peu à peu; elle s'occupe de ses deux enfants Jessica et Joey.
    Tout va pour le mieux jusqu'au moment où Joey, onze ans, devient l'amant de Connie, treize ans, la fille de leur voisine Carol Monaghan, une mère célibataire qui se met en couple avec un camionneur républicain aux idées rétrogrades.
    Dès lors l'équilibre des Berglund est altéré; Patty commence à boire, tente de monter le voisinage contre les Monaghan.
    Jessica, l'aînée des Berglund, est une fille studieuse, sérieuse et équilibrée, centrée sur ses études; elle a hérité du caractère de son père. Joey en revanche, trop couvé par sa mère, prend un malin plaisir depuis toujours à contredire son père et à adopter ses idées opposées. A seize ans, il quitte la maison pour s'installer chez les Monaghan, les ennemis jurés de sa mère.
    Patty devient dépressive, sombre dans l'alcoolisme et s'éloigne de Walter qu'elle tient pour responsable du départ de Joey. Elle part à la campagne, dans la maison du lac qui appartenait à la mère de Walter et qu'elle entreprend de restaurer. Elle y vit une très courte idylle avec Richard le rocker à qui Walter offre un toit. C'est là qu'il écrit l'album Namesless Lake (il y parle de sa relation avec Patty) pour son groupe Walnut Surprise qui obtient un grand succès critique et populaire.
    Joey ne cache pas son admiration pour le camp républicain. Il se lance dans des affaires juteuses, mais risquées, en Irak pendant l'invasion américaine en plaçant l'argent de Connie qu'il épouse. Il prend conscience trop tard d'être complice d'affaires troubles qu'il regrette et avoue ses remords à son père. Avec les gains faramineux qu'il engrange, il rembourse l'argent qu'il a emprunté à sa femme et distribue le reste à des associations caritatives.
    Walter s'engage aux côtés d'un milliardaire proche du clan Bush/Cheney pour sauver une race d'oiseau en voie d'extinction, mais en contrepartie, il devient complice de l'exploitation par les compagnies houillères d'un territoire protégé, ce qui lui vaut un article très négatif dans le New York Times.
    Les Berglund habitent désormais à Washington mais rien ne va plus dans le couple.
    Walter organise chez lui un week-end de réflexion, sur les dangers de la surpopulation, au cours duquel nait le projet Free Space. Il réunit Jessica, Richard et sa très jeune et belle collaboratrice Lalitha, qui est aussi sa colocataire, de qui il tombe amoureux. Richard n'est venu à Washington que dans le but de reconquérir Patty qui refuse de s'offrir à lui. Elle lui montre son autobiographie, (Des erreurs furent commises) rédigée sous les conseils de son thérapeute, dans laquelle elle raconte son amour pour Richard, le choix de vie avec Walter par défaut et son infidélité dans la maison du lac. Richard quitte la maison des Berglund au petit matin en laissant le manuscrit de Patty sur le bureau de Walter. Ce dernier chasse sa femme de la maison et entame une relation avec Lalitha.
    Lors de l'inauguration d'une usine de son patron, Walter tient devant les caméras un discours critique contre l'administration Bush et ses magouilles en Irak ainsi que sur la manipulation de la classe moyenne américaine. le public fou de rage se révolte et le frappe. Il devient ainsi une figure phare des mouvements écologistes et antimondialistes radicaux grâce aux vidéos qui circulent sur Internet.
    Lalitha meurt d'un accident de voiture pendant le festival Free Space. Walter se retire dans la maison du lac, devenant une sorte d'ermite aigri, défenseur de la nature.
    Patty emménage avec Richard, mais elle le quitte très vite. Pendant un temps elle garde les enfants de Cathy, une ancienne amie basketteuse lesbienne dans le Wisconsin, puis elle se rapproche de sa famille dès qu'elle apprend que son père est condamné par un cancer.
    Six années passent avant que Patty retrouve Walter dans la maison du lac et qu'ils réapprennent à vivre ensemble.

    Cela fait plusieurs mois qu'on nous annonce la publication en France de Freedom comme étant un événement littéraire majeur. Enorme succès commercial et critique aux Etats-Unis, Franzen signe un roman social très dense et ambitieux.
    Il s'agit d'une fresque, écrite sans complaisance, qui dépeint la société américaine de ses trente dernières années à travers le portrait plutôt réussi de la famille Berglund.
    L'auteur a fait le pari de présenter Patty et Walter avant même la genèse de leur couple. On a ainsi un aperçu de leur adolescence et des relations qu'ils entretenaient avec leurs parents, marquant au fer rouge leurs choix (pas si libres que ça!) de vie et leurs erreurs.
    Franzen étudie avec justesse le délitement de la cellule familiale des Berglund en donnant au lecteur tous les éléments pour comprendre la chronique de ce chaos annoncé.
    Le portrait de Patty Berglund est saisissant. L'auteur peint une femme jeune et dynamique, ancienne championne de Basketball universitaire, qui s'est en quelque sorte condamnée (ou punie) à devenir femme au foyer à la suite de son échec amoureux avec le rocker Richard et en réaction à l'éducation qu'elle a reçue de sa mère (toujours absente). En s'unissant par défaut à Walter, elle a choisi la sécurité, mais aussi l'inévitable enlisement menant à la dépression.
    Le roman met l'accent sur les frustrations de chacun, sur les petites lâchetés quotidiennes des personnages qui les rendent profondément humains.
    On peut parler de réalisme social pour décrire l'esthétique narrative de Franzen. le discours politique de ses personnages, notamment celui de Walter et de Joey, est un condensé des opinions politiques et des choix éthiques (progressistes démocrates ou ultraconservateurs) qui divisent les Etats-Unis depuis l'ère Bush; cependant l'auteur ne tombe pas dans le manichéisme, chacun en prend pour son grade, il montre les limites de chaque voie.
    La construction du livre est cohérente et ambitieuse bien qu'elle ne présente rien de vraiment innovant d'un point de vue strictement littéraire.
    Le roman met aussi l'accent sur le poids de l'éducation et ses conséquences; presque tous les personnages se construisent en opposition à leur vécu en famille (Patty par rapport à Joyce; Joey par rapport à Walter...).
    Freedom est davantage une radiographie de trois générations (celle de Ray et Joyce Emerson; celle de Patty, Walter et Richard; celle de Jessica, Joey et Connie) de la société nord-américaine avec ses aspirations politiques et économiques, ses choix sociétaux, ses paradoxes, ses incohérences, ses rêves se transformant parfois en cauchemars, ses erreurs qui montrent un système hystérique qui nous mène droit au mur (cf. la partie sur le combat écologique et contre la surpopulation de Walter).
    Franzen inclut les préoccupations environnementales qui secouent notre monde, de façon à donner un ancrage encore plus cohérent, réaliste sur le présent.
    Le roman prend le temps, dans ses plus de 700 pages, d'expliquer sa thèse qui vise à nous montrer qu'il est impossible d'être libre ou tout du moins de s'affranchir de son passé, de son éducation, de ses névroses, de ces nœuds qui nous rendent tributaires de tant de choses; Freedom devient ainsi un titre ironique voire sarcastique.
    Il y a parfois quelques longueurs, mais tel est le risque lorsqu'on s'attaque à un livre si volumineux et ambitieux; néanmoins Freedom remplit son contrat dans l'ensemble. Il ne s'agit certes pas du roman exceptionnel qu'on nous annonçait depuis que Franzen avait fait la couverture de Times, mais le livre fera très certainement date grâce à la lucidité avec laquelle l'auteur peint, avec une amertume non feinte, cette fresque de l'Amérique contemporaine.
    A découvrir ! Un Franzen qui s'inscrit dans la lignée de ses œuvres précédentes.

    http://faranzuequearrieta.free.fr

    Lien : http://faranzuequearrieta.skyrock.com/3028746894-Freedom-de-Jonathan..
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    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 21 février 2012

    Chouchane
    Le genre humain : c'est de cela dont il est question dans Freedom. Des hommes et des femmes avec leurs failles et leurs passions, qui sont souvent les mêmes, vont trébucher dans leur existence et se relever. J.Frazen sait faire exploser les « grands » principes, il nous fait perdre nos repères et nous ouvre, ainsi, des horizons de tolérance. Mêlant avec talent et sans lourdeur les questions écologiques et celle de l'amour il s'attèle à briser tous les clichés ; L'amour n'est jamais là où on croit le trouver, l'écologie non plus, pas plus que ce qui est juste ou pas… A travers, l'implosion d'une famille standard américaine, Frazen démontre que l'édifice d'une vie repose sur une série de compromis avec soi-même et qu'aussi désastreuses que puissent en être les conséquences, ces accommodements sont inévitables. La description minutieuse et passionnante de la famille Berglund permet de dépeindre une société américaine obnubilée par elle-même, par son droit individuel à la liberté et par sa vision coloniale de la démocratie. Aucune génération n'est épargnée, ni aucun milieu social. Avec une réelle efficacité, Frazen campe des personnages qui portent en eux névroses profondes et stabilité, rien n'est ni tout noir, ni tout blanc. En lisant, on oscille entre colère et plaisir, entre suspens et certitude, le roman s'avère très vite captivant. Chacun se retrouvera pris dans le filet de ses mensonges et de ses lâchetés mais arrivera (plus ou moins) à s'en libérer. Avec leurs travers et leurs déséquilibres les personnages s'avèrent attachants et nous livrent une vérité vivre c'est « commettre des erreurs » ; on sort de cette lecture plus léger et moins coupable.

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    • Livres 5.00/5
    Par Ikebukuro, le 29 octobre 2011

    Ikebukuro

    Au vu des nombreuses critiques que l'on voit fleurir sur les blogs concernant ce livre, j'étais très curieuse de découvrir cet auteur. Pour résumer, je dirai que j'ai adoré me plonger dans ce pavé et vivre quelques belles heures de lecture aux cotés de la famille Berglund. Chronique familiale, critique d'une certaine middle class américaine, Freedom est sûrement un peu plus que ça. A travers la crise de cette famille, c'est la crise de l'Amérique que nous décrit l'auteur, une Amérique qui perd ses repères, ses valeurs, l'essence même de ses fondations et qui laisse sur le bas-côté de la route une grande partie de sa population.
    Tout au long de ces pages, c'est avant tout un hymne aux illusions perdues, à la liberté et au libre-arbitre, la possibilité du choix. En tous cas c'est ce que j'ai ressenti au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture. Les choix de Patty d'abord, basketteuse promise à un bel avenir sportif qui s'émancipe de sa famille pour tomber dans une forme de dépendance à l'amour et à l'amitié, Walter libéré lui aussi de sa famille qui se complait dans un mariage qui s'étiole et dans une amitié incertaine avec Richard artiste incompris qui connaîtra des hauts et des bas et se créera ses propres chaines malgré sa vie "drogue, sexe et rock'n'roll". Bien sûr qu'avec 700 pages on trouve quelques longueurs mais le style brillant, le sens du détail, font que ces longueurs trouvent malgré tout leur place dans l'histoire.
    J'ai aimé les interrogations que soulèvent ce livre et qui nous entrainent vers nos propres questionnements : dans la vie a-t-on vraiment le choix ? Comment savoir si la voie que l'on a choisi va s'avérer la bonne, qu'est-ce qui nous pousse à continuer à aller de l'avant quoiqu'il arrive ? Va-t-on choisir d'oublier nos désillusions dans l'alcool comme Patty, dans le sexe et le refus de s'attacher comme Richard ou dans le travail comme Walter ? Va-t-on réussir à gagner cette liberté à laquelle on aspire tous, à nous émanciper de nos démons, de nos peurs d'enfants… J'ai aimé être le témoin curieux des secrets de famille, des états d'âmes, des aspirations et des peurs de chacun qui tout au long de ces pages nous renvoient malgré nous à nos propres peurs. Analyse d'une crise familiale annoncée, le doute et le chaos peuvent-ils mener un jour à une certaine forme de liberté ?
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 20 septembre 2011

    brigittelascombe
    "Les grandes souffrances qui peuvent délabrer, à jamais, une vie affective, ne se rencontrent que chez ceux qui connaissent la passion." dixit Boris Cyrulnik.
    Ce délabrement psychique puis physique,Patty,l'héroïne de Freedom,va le ressentir, jusqu'à noyer son chagrin dans l'alcool. C'est l'éclatement de sa cellule familiale relaté dans son autobiographie (conseillée par son thérapeute) qui nous est donnée ici à lire par l'auteur Jonathan Franzen.
    Quarante ans de l'histoire des Etats Unis.Quarante ans du mariage de Patty et Walter (de 1970 à 2010). Voilà le défi relevé par Jonathan Franzen ( auteur américain de Corrections:National Book Award 2001 au succés faramineux,d'un recueil d'essais en 2002 et de ses mémoires en 2006) qui a fait la une du Time avec Freedom,car il dévoile la façon de vivre des américains.
    Au tout début, Walter et Patty Berglund, "les premiers jeunes diplomés de l'université à acheter une maison dans Barrier Street depuis que le coeur historique De Saint Paul avait commencé à connaître des jours difficiles quelques trois décennies plus tôt" acquièrent leur maison victorienne pour "une bouchée de pain".Formidable!Patty a "le sens prononcé de la famille", même si elle préfère son fils Joey à sa fille Jessica.Sa mère, représentante de l'état de New-York,est versée dans la politique et son mari Walter l'adore. Les Berglunds, aux dire de leurs voisins bobos sont "des progressistes" qui se culpabilisent de leur bonne fortune.
    Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes s'il n'y avait Richard. Richard ? Richard Katz.
    Flash back grace à l'autobiographie,sur leurs études.
    Patty, étudiante, très sportive, vit le baskett "comme une secte". Son amie Eliza,qui s'avère menteuse et mauvaise,couche avec Richard, un copain de Walter, une "rock-star". Elle aussi tombe amoureuse, mais choisit Walter plus gentil.
    Après mariage,elle trompe Walter avec Richard mais "la biographe" Patty n'estime pas avoir trahi car elle était endormie lorsqu'il l'a pénètrée!!!(Ah la mauvaise foi des femmes!!)
    Et ainsi de suite,elle ne veut pas perdre ses enfants,sombre dans l'alcool, a honte de sa propre déchéance lue dans les yeux de Richard,remonte la pente doucement dans la maison au bord du lac pour retrouver la forme en courant,est cruelle avec Walter,le prive de caresses,pleure,se dispute, veut être bonne et avoir une bonne vie,mais c'est dur!
    Tout se dégrade,Walter lancé à fond dans la cause écologique et ornithologique,apprenant l'adultère avec "ce salopard" cède à son assistante Lalitha. le mariage des Berglund survivra-t-il à ces secousses continuelles?
    Jonathan Franzen nous montre la chronique d'un désastre familial annoncé mais également, il aborde les dérèglements de la planète,le conflit avec l'Irak qui a sali les mains de beaucoup et s'interroge sur la vie, le bonheur et les retournements de situation.Le salaud se métamorphose en gentil et le gentil Walter se trouve pris,bien malgré lui,dans un engrenage écologiste où les capitalistes s'en mettent plein les poches sous le couvert de bonnes causes.
    Un livre intéressant mais dont l'écriture genre "best-seller" ne m'a pas vraiment subjuguée.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Hervé Aubron pour le Magazine Littéraire

    Avec Freedom, Jonathan Franzen se replie-t-il dans le living-room du style académique ? Catapulté chef-d’oeuvre de la rentrée, Freedom a vite suscité un bourdonnement... > lire la suite

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Critiques presse (13)


  • Lexpress , le 17 octobre 2011
    Freedom revisite brillamment, à travers le destin des Berglund (et de quelques drôles d'oiseaux), plus de trente ans d'histoire individuelle et collective. Certes, Franzen se montre bien meilleur en Norman Rockwell qu'en Noam Chomsky : s'il excelle dans les détails, il plombe par instants son récit lorsqu'il tente de regarder le monde de plus haut et tombe dans les généralités de "fond".
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  • Cyberpresse , le 29 août 2011
    Jonathan Franzen nous convie à une formidable expérience littéraire avec Freedom, dont la structure complexe et les ambitions n'empêchent en rien un plaisir de lecture proche du «page turner».
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • LesEchos , le 29 août 2011
    La dimension politique de « Freedom » ne doit pas faire oublier l'essentiel : le récit d'une douloureuse histoire d'amour, d'un combat rageur pour le bonheur. Limer ses chaînes à chaque souffle de vie pour exister dans un monde qui étouffe : Franzen nous lance d'Amérique un revigorant appel à la liberté.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LeFigaro , le 26 août 2011
    Après Les corrections, le nouveau roman de Jonathan Franzen débarque avec tambours et trompettes. Du solide, mais pas vraiment le chef d'œuvre qu'on annonçait.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 19 août 2011
    Le "great american novelist", c'est lui ! De quoi faire trembler Philip Roth sur son trône.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 19 août 2011
    Son génie repose précisément sur cette distance face à un pays et à une société dont il connaît trop bien les vertus, mais aussi les vices.
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  • LeSoir , le 19 août 2011
    De la littérature européenne du dix-neuvième siècle, il [Jonathan Franzen] a gardé l'ampleur et le goût d'approfondir le caractère de ses personnages. La modernité du siècle suivant lui permet en même temps d'écarter toute naïveté de ses livres, et de leur donner la force qu'on connaît.
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  • LeMonde , le 19 août 2011
    Chaque époque a ses sujets à traiter, et Franzen se tient au coeur de ce qui fâche sans jamais lâcher prise. La petite entreprise capitaliste familiale est un terrain de jeu formidable pour ce grand romancier.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 19 août 2011
    Commencé comme une charge contre et une réflexion sur l'Amérique conservatrice, le livre se clôt sur cette forme sécularisée du pardon qu'est, aux Etats-Unis, le happy end.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 19 août 2011
    Avec un luxe de précision inouï (noms de lieux, de personnages publics, événements récents, détails techniques), Franzen brosse le portrait d'une nation vieillie trop vite, revenue de ses idéaux et submergée par le désarroi
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 18 août 2011
    [..] sans aucun doute l'événement de cette rentrée. [..] un monument!
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LaLibreBelgique , le 17 août 2011
    “Freedom” de Jonathan Franzen est l’événement littéraire attendu. Un grand roman sur les USA déboussolés, dépourvus de valeurs, de l’ère Bush.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LePoint , le 16 août 2011
    La leçon de fresque d'une famille décomposée par le temps et l'histoire collective est que, dans ce free country que sont les États-Unis, la vraie liberté n'est pas de pouvoir faire ceci ou cela sans compromis ni compromissions, mais d'accepter d'être ce qu'on est. Freedom ou Freedom, liberté de se damner ? Le malheur est en libre-service.
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Citations et extraits

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  • Par Litterature_et_Chocolat, le 23 septembre 2011

    On fait bien comme on peut pour aller mieux :

    Pour passer le temps, Walter dressa des listes mentales de tout ce qui avait mal tourné depuis qu’il s’était réveillé au Days Inn. Accroissement net de la population : 60 000. Nombre d’hectares nouvellement couverts par l’urbanisme aux Etats-Unis : 400. Nombre d’oiseaux tués par des chats domestiques ou redevenus sauvages : 500 000. Barils de pétrole brûlés dans le monde : 12 000 000. Tonnes de gaz carbonique envoyées dans l’atmosphère : 11 000 000. Requins massacrés pour leurs ailerons et abandonnés flottant à l’eau : 150 000… Ces chiffres, qu’il remettait constamment à jour pour passer le temps, lui apportèrent une étrange satisfaction. Il est des jours si mauvais que seule la perspective qu’ils deviennent pires encore, seule une descente dans une véritable orgie d’horreur, peut les sauver.
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  • Par Kittiwake, le 19 octobre 2011

    D'où venait l'apitoiement sur soi? Cette quantité extraordinaire d'apitoiement sur soi? Selon presque tous les critères possibles, elle menait une vie très heureuse. Elle avait toutes ses journées pour penser à une façon décente et satisfaisante de vivre et pourtant tout ce qu'elle semblait récolter avec tous ses choix et toute sa liberté, c'était de plus en plus de malheur. Du coup, l'autobiographe en arrive presque à la conclusion qu'elle se lamentait d'avoir autant de liberté
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  • Par myriampele, le 02 février 2012

    IL est aujourd'hui facile de voir que Patty aurait été bien inspirée de consacrer quelques années à se construire une carrière et une identité post-compétition sportive plus solide, de se faire une expérience avec d'autres types d'hommes et, de manière générale, d'acquérir plus de maturité avant de s'embarquer dans la maternité.
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  • Par agnesca, le 14 décembre 2011

    L'autobiographe a maintenant cinquante-deux ans et les paraît. Ces derniers temps, ses règles sont étranges et irrégulières. Tous les ans, au moment de payer les impôts, il semble que l'année qui vient de s'écouler a été plus courte que la précédente, tant celles-ci deviennent de plus en plus similaires.
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  • Par Litterature_et_Chocolat, le 23 septembre 2011

    Le féminisme avait encore de beaux jours devant lui dans les années 70 :

    « Je veux vivre dans une belle maison ancienne et avoir deux enfants, dit-elle à Walter. Et je veux être une très, très bonne maman.
    - Et tu veux une carrière, aussi?
    - Élever des enfants serait ma carrière. »
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