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ISBN : 2879296579
Éditeur : Editions de l'Olivier (2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.57/5 (sur 675 notes)
Résumé :
Patty a décidé une fois pour toutes d’être la femme idéale.
Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l’épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le couple « bobo » par excellence. En devenant madame Berglund, Patty a renoncé à bien des choses, et d’abord à son amour de jeunesse, Richard Katz, un rocker dylanien qui se trouve être aussi le meilleu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (144) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
LiliGalipette25 octobre 2014
  • Livres 5.00/5
Patty a épousé Walter peu après l'université, sans vraiment oublier Richard, le meilleur ami de Walter. « Oh Walter… Savait-il que la chose la plus attirante chez lui, durant ses mois où Patty apprenait à le connaître, était le fait qu'il était l'ami de Richard Katz ? » (p. 106) Pourtant, les Berglund sont heureux. Mère modèle, épouse dévouée et voisine idéale, Patty est une femme au foyer accomplie après avoir été une brillante athlète universitaire, animée par le même esprit de compétition et la même envie de réussir. Quand Joey, le garçon, affiche sa romance avec Connie, la fille des voisins, tout change. « Les gens se disputent quand ils s'aiment, mais qu'ils ont conservé leur personnalité et qu'ils vivent dans le monde réel. » (p. 502) Aux orties le masque de la famille idéale ! le couple Berglund se déchire : Patty et Richard se cherchent tandis que Walter se jette à coeur perdu dans un projet de sauvegarde animalière, assisté par une trop belle et trop jeune Indienne. Pourtant, Patty aime toujours Walter et Walter aime toujours Patty. « Lui et sa femme s'aimaient et se causaient une douleur quotidienne. » (p. 419)
Attention, choc littéraire ! Jonathan Franzen dissèque la famille américaine moyenne, ce modèle si illusoire et pourtant toujours convoité. L'auteur interroge également le couple comme structure d'emprisonnement et d'abolition des libertés personnelles. « Combien de milliers de fois encore […] vais-je laisser cette femme me poignarder le coeur ? » (p. 392) Sa position est claire : il préfère la liberté, sous toutes ses formes. Liberté de ne pas se marier, liberté de ne pas avoir d'enfant, liberté d'aimer à sa guise, liberté de changer d'avis et de partenaire, liberté de revenir vers son partenaire. Hélas, la liberté est difficile à gagner ou à garder et elle n'est pas héréditaire : à quel point les enfants sont-ils libres de ne pas reproduire les schémas et les chagrins de leurs parents ?
Entre politique et scandale écologique, Freedom présente une thèse qui dérange. Il est déjà notoire que l'homme est l'espèce vivante qui cause le plus tort à son environnement et à celui des autres espèces, la surpopulation menaçant toujours davantage le monde et ses richesses. « Nous en sommes maintenant à un point où toute personne raisonnablement instruite peut comprendre le problème posé par la croissance démographique. La prochaine étape est donc de faire en sorte que les étudiants trouvent cool de s'inquiéter de cette question. » (p. 466) Et s'il devenait évident que la seule façon qu'a l'homme de protéger les ressources naturelles est de cesser de se reproduire ? Sujet sensible, s'il en est et l'auteur se garde bien de répondre définitivement à la question.
La narration de Freedom navigue sur le fil temporel : prétéritions et effets dilatoires donnent au texte une grande densité sans jamais le rendre étouffant. le récit autobiographique de Patty éclaire les silences et remet les vérités en place, mais il ne prend toute son ampleur et sa puissance qu'avec la suite de l'histoire, plusieurs années après la confession écrite de l'épouse pas si parfaite. « Elle était tombée amoureuse du seul homme au monde qui aimait Walter et qui désirait le protégeait autant qu'elle. » (p. 229) Les personnages sont brillamment complexes sans être jamais confus et leur grande force est de se réinventer sous la plume d'un auteur qui les aime en dépit de leurs défauts. Quant au lecteur, il aime les personnages précisément parce qu'ils ont des défauts. Patty est follement compétitive et vraiment dépressive. Walter est pathologiquement gentil et résolument compatissant. Richard est foncièrement agaçant et profondément cynique. Joey est définitivement républicain et éternellement irrésolu. Et pourtant, aucun d'eux n'est jamais un archétype ou un monstre.
Vous êtes libres de ne pas me croire sur parole, mais Freedom est vraiment un excellent roman.
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pyrouette
pyrouette19 juin 2013
  • Livres 3.00/5
La vie est faite de choix et souvent nous faisons les mauvais ou les plus confortables. Alors forcément des décennies après l'heure est arrivée de nous poser la question : qu'avons-nous fait de notre vie ? Un bon mariage, de beaux enfants qui ne deviendront jamais ce que nous voulons en faire, de l'argent, habiter un beau quartier. Oui mais après ? Patty en a fait l'amère expérience. Au lieu de suivre son Bad boy, elle choisit le bon parti, l'homme calme rassurant et travailleur. Elle sombrera dans la dépression et dans l'alcoolisme surtout quand ses enfants deviendront de jeunes adultes. L'auteur décrit très bien les désillusions du mariage, de la vie, dans un pays de liberté… Ou presque.
Faudrait-il faire les mauvais choix aux yeux de la société pour son propre bonheur ? Je ne suis pas loin de le penser.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Allantvers
Allantvers03 juin 2015
  • Livres 5.00/5
Dix ans après "les corrections", Franzen l'entomologiste à lunettes revient ausculter ses congénères dont il fouille sans complaisance les actes et les consciences.
Cette fois-ci, c'est la famille Berglund qui passera sous la lumière crue de sa loupe, nous donnant à voir dans ce microcosme un aperçu de la société américaine des années 2000.
"Freedom" est pour moi le livre de tous les paradoxes : un récit chiant (*) où l'on ne s'ennuie pas une seconde, un rythme lent (*) qui fait tourner les pages frénétiquement, des personnages antipathiques, immatures, capricieux, égotistes pour lesquels on ressent une profonde empathie, des vies ratées qu'on a envie de vivre.
Alors pourquoi je l'ai tant aimé, ce roman? Je crois que c'est pour une raison pas très avouable car complètement égocentrique, à savoir que je l'ai ressenti comme le reflet de nos propres vies et de nos contradictions, nos grandeurs et nos médiocrités, nos aspirations et nos renoncements.
(*) Nan, c'est pas vrai.Ce n'est pas chiant et ce n'est pas lent, c'est juste long (un poil trop par moments, quand même!).
Et c'est magnifiquement écrit, c'est même une écriture qui tient de l'alchimie tant elle parvient à faire fonctionner cette histoire et l'adéquation de ces personnages au système de valeurs brouillées dans lequel ils baignent.
Bref, ce n'est pas très original, mais je suis fan de Franzen.
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cicou45
cicou4505 mars 2013
  • Livres 2.00/5
Un triangle amoureux : Walter, Richard...et Patty. L'un rockeur extrêmement séduisant, l'autre écologiste avec le charme en moins du premier et les conquêtes amoureuses aussi mais d'une profonde gentillesse et respectant énormément les femmes et enfin la dernière étant tout simplement Patty. Cette dernière s'étant d'abord laissé éblouir par le charme de Richard a néanmoins compris que celui qui la rendrait heureuse serait Walter pour sa fidélité, sa douceur et sa compréhension.
Un roman que j'ai trouvé assez décevant car il traîne en longueur, narrant sur presque 800 pages ce qu'il pourrait dire en 300, faisant sans cesse des flash-back pour passer en revue toute la généalogie des trois personnages principaux.
Un roman néanmoins très bien écrit, invitant le lecteur à réfléchir sur de nombreux sujets, tels que la fidélité dans un couple, l'honnêteté envers son conjoint ou, plus complexe, l'écologie, la préservation de la planète et le respect de la nature. J'avoue que je me suis un peu perdue d'ailleurs dans ces dernières mais qui n'étaient pourtant pas dépouvues d'intérêt.
Un livre qui reste tout de même à découvrir !
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zellereb
zellereb22 juin 2016
  • Livres 4.00/5
Ça fait un petit moment que j'ai terminé ce pavé extraordinaire dont l'écriture est un pur régal. Il va bien falloir que je poste ma critique.
Freedom, liberté : l'un des plus beaux mots qui puissent exister, à mon sens personnel. Lamartine dit de la liberté qu'elle est le premier rêve de l'homme et qu'elle ne s'évanouit dans notre âme que quand le coeur se flétrit. Un mot qui est souvent associé à des idéaux politiques, mais je trouve que c'est une erreur, car la liberté est de tous les bords. Il suffit de la définir comme on le voudrait.
Pendant sept longues années, Jonathan Franzen s'est attelé à l'écriture de ce roman panoramique. Il y raconte énormément de choses. C'est principalement l'exploration d'une famille sur 30 ans de temps, celle de Patty et Walter. le début du livre commence avec une sorte de déconstruction, de dysharmonie. le couple, après certains déboires, ne voit plus d'autre issue que de quitter la banlieue très chic où ils vivent.
L'auteur change ensuite de ton pour adopter le point de vue de Patty qui parle à la troisième personne, en "autobiographe". Manifestement, elle fait un travail sur elle-même, ou doit se prouver quelque chose au travers de l'introspection. Elle raconte la période où elle était basketteuse à l'université. Richard, un musicien déjanté, lui plaisait, sans succès. Et puis, Walter s'est imposé petit à petit à elle jusqu'à fonder une famille. Nous suivons ensuite les péripéties de tous les personnages, très intensément, et de manière assidue. J'ai adoré.
Ce livre nous parle de l'Amérique et de la question de liberté qui est une des valeurs fondatrices de ce pays, valeur solidement ancrée dans l'esprit de tous les américains. Ça aide à mieux les comprendre. Et à mieux percer l'esprit d'entreprise, même si on n'a pas ça forcément en nous. le livre est foisonnant, très long mais bien construit. Il est agréable, l'écriture est fluide. On a le temps de s'attacher aux personnages qui sont tous très différents les uns des autres, autant psychologiquement qu'idéologiquement. Tous sont confrontés à un moment ou à un autre, à la question de la liberté. Qui au travers de la drogue, qui au travers de la liberté d'entreprise, ou de la famille, de l'amour, etc…
Ce livre nous montre des personnages en lutte pour défendre leurs idéaux. Quoi de plus beau et de plus représentatif du goût de liberté.
Le hic : Je n'ai juste pas compris pourquoi l'auteur décide de nous narrer un épisode de l'histoire des grands parents vers la fin du bouquin. Même s'ils sont des pionniers et qu'on leur doit respect, j'ai trouvé, qu'avec la profusion d'événements déjà présentés, cela devenait un peu too much.
Un autre très beau livre qui porte un regard tellement humaniste sur l'Amérique.
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Les critiques presse (13)
Lexpress17 octobre 2011
Freedom revisite brillamment, à travers le destin des Berglund (et de quelques drôles d'oiseaux), plus de trente ans d'histoire individuelle et collective. Certes, Franzen se montre bien meilleur en Norman Rockwell qu'en Noam Chomsky : s'il excelle dans les détails, il plombe par instants son récit lorsqu'il tente de regarder le monde de plus haut et tombe dans les généralités de "fond".
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaPresse29 août 2011
Jonathan Franzen nous convie à une formidable expérience littéraire avec Freedom, dont la structure complexe et les ambitions n'empêchent en rien un plaisir de lecture proche du «page turner».
Lire la critique sur le site : LaPresse
LesEchos29 août 2011
La dimension politique de « Freedom » ne doit pas faire oublier l'essentiel : le récit d'une douloureuse histoire d'amour, d'un combat rageur pour le bonheur. Limer ses chaînes à chaque souffle de vie pour exister dans un monde qui étouffe : Franzen nous lance d'Amérique un revigorant appel à la liberté.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeFigaro26 août 2011
Après Les corrections, le nouveau roman de Jonathan Franzen débarque avec tambours et trompettes. Du solide, mais pas vraiment le chef d'œuvre qu'on annonçait.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress19 août 2011
Le "great american novelist", c'est lui ! De quoi faire trembler Philip Roth sur son trône.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress19 août 2011
Son génie repose précisément sur cette distance face à un pays et à une société dont il connaît trop bien les vertus, mais aussi les vices.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir19 août 2011
De la littérature européenne du dix-neuvième siècle, il [Jonathan Franzen] a gardé l'ampleur et le goût d'approfondir le caractère de ses personnages. La modernité du siècle suivant lui permet en même temps d'écarter toute naïveté de ses livres, et de leur donner la force qu'on connaît.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeMonde19 août 2011
Chaque époque a ses sujets à traiter, et Franzen se tient au coeur de ce qui fâche sans jamais lâcher prise. La petite entreprise capitaliste familiale est un terrain de jeu formidable pour ce grand romancier.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde19 août 2011
Commencé comme une charge contre et une réflexion sur l'Amérique conservatrice, le livre se clôt sur cette forme sécularisée du pardon qu'est, aux Etats-Unis, le happy end.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde19 août 2011
Avec un luxe de précision inouï (noms de lieux, de personnages publics, événements récents, détails techniques), Franzen brosse le portrait d'une nation vieillie trop vite, revenue de ses idéaux et submergée par le désarroi
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Bibliobs18 août 2011
[..] sans aucun doute l'événement de cette rentrée. [..] un monument!
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique17 août 2011
“Freedom” de Jonathan Franzen est l’événement littéraire attendu. Un grand roman sur les USA déboussolés, dépourvus de valeurs, de l’ère Bush.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LePoint16 août 2011
La leçon de fresque d'une famille décomposée par le temps et l'histoire collective est que, dans ce free country que sont les États-Unis, la vraie liberté n'est pas de pouvoir faire ceci ou cela sans compromis ni compromissions, mais d'accepter d'être ce qu'on est. Freedom ou Freedom, liberté de se damner ? Le malheur est en libre-service.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
zellerebzellereb23 juin 2016
Je n’ai pas envie de rejeter quelque chose dont je ne sais encore rien.
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zellerebzellereb22 juin 2016
Mais il arrive que la meilleure chose à faire soit de retenir la leçon et de s’assurer de ne plus jamais se retrouver dans la même situation.
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zellerebzellereb22 juin 2016
Mieux voir le panier, mieux se placer sur le terrain et pivoter plus librement en défense auraient pu rendre sa fibre compétitive un peu moins agressive, ce qui aurait pu lui offrir une vie post-universitaire plus heureuse ; sans doute pas, mais c’était intéressant d’y réfléchir.
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DonaSwannDonaSwann18 juin 2016
"Mais les mecs sont soit des losers, soit des cons, ou alors ils sont mariés. C'est terrifiant. Je sais, je sais que je ne suis pas un canon, mais je pense que je vaux au moins cinq minutes de conversation polie. Ça fait huit mois, maintenant, et j'attends toujours ces cinq minutes. Je n'ai même plus envie de sortir, c'est trop démoralisant".
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DonaSwannDonaSwann18 juin 2016
Le souci, avec les gouvernements, c'est qu'ils sont élus par des majorités qui n'en ont rien à foutre, de la biodiversité. Alors que les milliardaires ont tendance à s'en préoccuper. C'est important pour eux que la planète ne soit pas complètement bousillée, parce que ce sont eux et leurs héritiers qui auront assez d'argent pour en profiter, de cette planète. (...) Quand on parle de fermer l'habitat pour le sauver du développement, c'est beaucoup plus facile de brancher quelques milliardaires que d'éduquer les électeurs américains qui sont parfaitement heureux avec leur câble, leurs Xbox et leur haut débit.
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