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ISBN : 2879296579
Éditeur : Editions de l'Olivier (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.51/5 (sur 530 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Patty a décidé une fois pour toutes d’être la femme idéale.
Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l’épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 25 octobre 2014

    LiliGalipette
    Patty a épousé Walter peu après l'université, sans vraiment oublier Richard, le meilleur ami de Walter. « Oh Walter… Savait-il que la chose la plus attirante chez lui, durant ses mois où Patty apprenait à le connaître, était le fait qu'il était l'ami de Richard Katz ? » (p. 106) Pourtant, les Berglund sont heureux. Mère modèle, épouse dévouée et voisine idéale, Patty est une femme au foyer accomplie après avoir été une brillante athlète universitaire, animée par le même esprit de compétition et la même envie de réussir. Quand Joey, le garçon, affiche sa romance avec Connie, la fille des voisins, tout change. « Les gens se disputent quand ils s'aiment, mais qu'ils ont conservé leur personnalité et qu'ils vivent dans le monde réel. » (p. 502) Aux orties le masque de la famille idéale ! le couple Berglund se déchire : Patty et Richard se cherchent tandis que Walter se jette à cœur perdu dans un projet de sauvegarde animalière, assisté par une trop belle et trop jeune Indienne. Pourtant, Patty aime toujours Walter et Walter aime toujours Patty. « Lui et sa femme s'aimaient et se causaient une douleur quotidienne. » (p. 419)
    Attention, choc littéraire ! Jonathan Franzen dissèque la famille américaine moyenne, ce modèle si illusoire et pourtant toujours convoité. L'auteur interroge également le couple comme structure d'emprisonnement et d'abolition des libertés personnelles. « Combien de milliers de fois encore […] vais-je laisser cette femme me poignarder le cœur ? » (p. 392) Sa position est claire : il préfère la liberté, sous toutes ses formes. Liberté de ne pas se marier, liberté de ne pas avoir d'enfant, liberté d'aimer à sa guise, liberté de changer d'avis et de partenaire, liberté de revenir vers son partenaire. Hélas, la liberté est difficile à gagner ou à garder et elle n'est pas héréditaire : à quel point les enfants sont-ils libres de ne pas reproduire les schémas et les chagrins de leurs parents ?
    Entre politique et scandale écologique, Freedom présente une thèse qui dérange. Il est déjà notoire que l'homme est l'espèce vivante qui cause le plus tort à son environnement et à celui des autres espèces, la surpopulation menaçant toujours davantage le monde et ses richesses. « Nous en sommes maintenant à un point où toute personne raisonnablement instruite peut comprendre le problème posé par la croissance démographique. La prochaine étape est donc de faire en sorte que les étudiants trouvent cool de s'inquiéter de cette question. » (p. 466) Et s'il devenait évident que la seule façon qu'a l'homme de protéger les ressources naturelles est de cesser de se reproduire ? Sujet sensible, s'il en est et l'auteur se garde bien de répondre définitivement à la question.
    La narration de Freedom navigue sur le fil temporel : prétéritions et effets dilatoires donnent au texte une grande densité sans jamais le rendre étouffant. le récit autobiographique de Patty éclaire les silences et remet les vérités en place, mais il ne prend toute son ampleur et sa puissance qu'avec la suite de l'histoire, plusieurs années après la confession écrite de l'épouse pas si parfaite. « Elle était tombée amoureuse du seul homme au monde qui aimait Walter et qui désirait le protégeait autant qu'elle. » (p. 229) Les personnages sont brillamment complexes sans être jamais confus et leur grande force est de se réinventer sous la plume d'un auteur qui les aime en dépit de leurs défauts. Quant au lecteur, il aime les personnages précisément parce qu'ils ont des défauts. Patty est follement compétitive et vraiment dépressive. Walter est pathologiquement gentil et résolument compatissant. Richard est foncièrement agaçant et profondément cynique. Joey est définitivement républicain et éternellement irrésolu. Et pourtant, aucun d'eux n'est jamais un archétype ou un monstre.
    Vous êtes libres de ne pas me croire sur parole, mais Freedom est vraiment un excellent roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par pyrouette, le 19 juin 2013

    pyrouette
    La vie est faite de choix et souvent nous faisons les mauvais ou les plus confortables. Alors forcément des décennies après l'heure est arrivée de nous poser la question : qu'avons-nous fait de notre vie ? Un bon mariage, de beaux enfants qui ne deviendront jamais ce que nous voulons en faire, de l'argent, habiter un beau quartier. Oui mais après ? Patty en a fait l'amère expérience. Au lieu de suivre son Bad boy, elle choisit le bon parti, l'homme calme rassurant et travailleur. Elle sombrera dans la dépression et dans l'alcoolisme surtout quand ses enfants deviendront de jeunes adultes. L'auteur décrit très bien les désillusions du mariage, de la vie, dans un pays de liberté… Ou presque.
    Faudrait-il faire les mauvais choix aux yeux de la société pour son propre bonheur ? Je ne suis pas loin de le penser.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2013/06/19/27462933.html#com..
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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 05 mars 2013

    cicou45
    Un triangle amoureux : Walter, Richard...et Patty. L'un rockeur extrêmement séduisant, l'autre écologiste avec le charme en moins du premier et les conquêtes amoureuses aussi mais d'une profonde gentillesse et respectant énormément les femmes et enfin la dernière étant tout simplement Patty. Cette dernière s'étant d'abord laissé éblouir par le charme de Richard a néanmoins compris que celui qui la rendrait heureuse serait Walter pour sa fidélité, sa douceur et sa compréhension.
    Un roman que j'ai trouvé assez décevant car il traîne en longueur, narrant sur presque 800 pages ce qu'il pourrait dire en 300, faisant sans cesse des flash-back pour passer en revue toute la généalogie des trois personnages principaux.
    Un roman néanmoins très bien écrit, invitant le lecteur à réfléchir sur de nombreux sujets, tels que la fidélité dans un couple, l'honnêteté envers son conjoint ou, plus complexe, l'écologie, la préservation de la planète et le respect de la nature. J'avoue que je me suis un peu perdue d'ailleurs dans ces dernières mais qui n'étaient pourtant pas dépouvues d'intérêt.
    Un livre qui reste tout de même à découvrir !
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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 21 juin 2012

    Lolokili
    Tout commence par une chronique ménagère façon Wisteria Lane. On passe ensuite en mode affrontements familiaux, sentimentaux ou idéologiques (voire les trois à la fois). Cette évolution dans le propos et le destin des personnages rend ce roman plus attachant de page en page et donne matière à réflexion (écologique notamment).
    Et pourtant et pourtant… la traduction un peu lourdingue ainsi que de dérangeantes coquilles relevées ça et là pourraient parfois en gâcher la lecture. Mais malgré tout, et en dépit d'une tentation de renoncer dès les premières pages, je ne regrette pas d'avoir persévéré. Freedom est plutôt un bon pavé d'été, son poids non négligeable permettant en outre une musculation des avant-bras fort bienvenue en période d'exhibition estivale.
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    • Livres 4.00/5
    Par missmolko1, le 11 octobre 2012

    missmolko1
    Voila plusieurs semaines que je peine a lire ce roman. Pas que le sujet ne me plaise pas au contraire mais les 700 pages sont parfois difficiles. Certains passages m'ont paru long surtout quand il était question de Joey ou de Walter, personnages auxquels j'ai eu du mal a m'attacher. Par contre les pages ou il était question de Patty et Richard se tournaient toutes seules.
    Jonathan Franzen signe ici un roman incroyable, avec des personnages très profond et les sentiments des personnages sont décrits avec une grande justesse. Patty a connu Richard et Walter a la fac, elle était très attirée par Richard mais c'est Walter qu'elle a épousé et cette situation va détruire progressivement cette famille.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Hervé Aubron pour le Magazine Littéraire

    Avec Freedom, Jonathan Franzen se replie-t-il dans le living-room du style académique ? Catapulté chef-d’oeuvre de la rentrée, Freedom a vite suscité un bourdonnement... > lire la suite

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)

Critiques presse (13)


  • Lexpress , le 17 octobre 2011
    Freedom revisite brillamment, à travers le destin des Berglund (et de quelques drôles d'oiseaux), plus de trente ans d'histoire individuelle et collective. Certes, Franzen se montre bien meilleur en Norman Rockwell qu'en Noam Chomsky : s'il excelle dans les détails, il plombe par instants son récit lorsqu'il tente de regarder le monde de plus haut et tombe dans les généralités de "fond".
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  • LaPresse , le 29 août 2011
    Jonathan Franzen nous convie à une formidable expérience littéraire avec Freedom, dont la structure complexe et les ambitions n'empêchent en rien un plaisir de lecture proche du «page turner».
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • LesEchos , le 29 août 2011
    La dimension politique de « Freedom » ne doit pas faire oublier l'essentiel : le récit d'une douloureuse histoire d'amour, d'un combat rageur pour le bonheur. Limer ses chaînes à chaque souffle de vie pour exister dans un monde qui étouffe : Franzen nous lance d'Amérique un revigorant appel à la liberté.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LeFigaro , le 26 août 2011
    Après Les corrections, le nouveau roman de Jonathan Franzen débarque avec tambours et trompettes. Du solide, mais pas vraiment le chef d'œuvre qu'on annonçait.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 19 août 2011
    Le "great american novelist", c'est lui ! De quoi faire trembler Philip Roth sur son trône.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 19 août 2011
    Son génie repose précisément sur cette distance face à un pays et à une société dont il connaît trop bien les vertus, mais aussi les vices.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeSoir , le 19 août 2011
    De la littérature européenne du dix-neuvième siècle, il [Jonathan Franzen] a gardé l'ampleur et le goût d'approfondir le caractère de ses personnages. La modernité du siècle suivant lui permet en même temps d'écarter toute naïveté de ses livres, et de leur donner la force qu'on connaît.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LeMonde , le 19 août 2011
    Chaque époque a ses sujets à traiter, et Franzen se tient au coeur de ce qui fâche sans jamais lâcher prise. La petite entreprise capitaliste familiale est un terrain de jeu formidable pour ce grand romancier.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 19 août 2011
    Commencé comme une charge contre et une réflexion sur l'Amérique conservatrice, le livre se clôt sur cette forme sécularisée du pardon qu'est, aux Etats-Unis, le happy end.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 19 août 2011
    Avec un luxe de précision inouï (noms de lieux, de personnages publics, événements récents, détails techniques), Franzen brosse le portrait d'une nation vieillie trop vite, revenue de ses idéaux et submergée par le désarroi
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 18 août 2011
    [..] sans aucun doute l'événement de cette rentrée. [..] un monument!
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LaLibreBelgique , le 17 août 2011
    “Freedom” de Jonathan Franzen est l’événement littéraire attendu. Un grand roman sur les USA déboussolés, dépourvus de valeurs, de l’ère Bush.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LePoint , le 16 août 2011
    La leçon de fresque d'une famille décomposée par le temps et l'histoire collective est que, dans ce free country que sont les États-Unis, la vraie liberté n'est pas de pouvoir faire ceci ou cela sans compromis ni compromissions, mais d'accepter d'être ce qu'on est. Freedom ou Freedom, liberté de se damner ? Le malheur est en libre-service.
    Lire la critique sur le site : LePoint

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Citations et extraits

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  • Par missmolko1, le 01 octobre 2012

    Le souci, avec les gouvernements, c'est qu'ils sont elus par des majorites qui n'en ont rien a foutre, de la biodiversite. Alors que les milliardaires ont tendance a s'en occuper. C'est important pour eux que la planete ne soit pas completement bousillee, parce que ce sont eux et leurs heritiers ui auront assez d'argent pour en profiter, de cette planete.

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  • Par Lolokili, le 22 juin 2012

    … Les gens parlent du caractère paisible de la nature, mais moi, ça me paraît être tout le contraire de paisible. C’est une tuerie constante. C’est encore pire que les êtres humains.
    – Pour moi, dit Walter, la différence, c’est que les oiseaux ne tuent que parce qu’ils doivent manger. Ils ne le font pas par colère ni gratuitement. Ce n’est pas névrotique chez eux. Pour moi, c’est ça qui rend la nature paisible. Les choses vivent ou ne vivent pas, mais l’ensemble n’est pas empoisonné par le ressentiment, la névrose et l’idéologie.
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  • Par pyrouette, le 19 juin 2013

    Il ne savait pas quoi faire, il ne savait pas comment vivre. Chaque chose nouvelle qu’il rencontrait dans sa vie le poussait dans une direction qui le convainquait totalement de sa justesse, et puis la chose suivante apparaissait et le poussait dans la direction opposée, qui lui semblait tout aussi juste. Il n’y avait pas de récit dominant : il avait l’impression d’être une boule de flipper uniquement réactive, dont le seul objet était de rester en mouvement simplement pour rester en mouvement.
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  • Par Lolokili, le 20 juin 2012

    « ET PENDANT CE TEMPS, cria-t-il, NOUS AJOUTONS TREIZE MILLIONS D’ETRES HUMAINS CHAQUE MOIS SUR CETTE TERRE ! TREIZE MILLIONS DE PERSONNES EN PLUS QUI VONT S’ENTRE-TUER DANS LA COMPETITION POUR DES RESSOURCES LIMITEES ! ET QUI VONT ANEANTIR TOUTE AUTRE CREATURE VIVANTE AU PASSAGE ! C’EST UN PUTAIN DE MONDE PARFAIT TANT QUE VOUS NE PRENEZ PAS EN COMPTE LES AUTRES ESPECES ! NOUS SOMMES LE CANCER DE CETTE PLANETE ! LE CANCER DE CETTE PLANETE ! »
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  • Par Lolokili, le 18 juin 2012

    On ne peut jamais s’asseoir pour avoir une conversation soutenue, tout n’est plus que saletés bon marché et développement merdique. Toutes les choses vraies, les choses authentiques, les choses honnêtes sont en train de disparaître. Intellectuellement et culturellement, on ne fait que rebondir partout comme des balles de billard, réagissant au dernier stimulus aléatoire.

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