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Un temps fou de
Laurence Tardieu
Ce qui est violent, ce n'est pas le temps qui passe, c'est l'effacement des sentiments et des émotions. Comme s'ils n'avaient jamais existé.
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Rêve d'amour de
Laurence Tardieu
Tout nous échappe sans cesse, même les êtres qu'on aime. Mais reste la certitude que certains moments ont été ce qu'on appelle le bonheur.
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Par marina53, le 02/04/2013
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Voilà peut-être ce qu’il faudrait accepter : on ne fait que passer. Et quand bien même l’amour, le combat, la souffrance à en devenir fou… De tout ça un jour il ne reste rien.
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Un temps fou de
Laurence Tardieu
Je ne crois pas que ce soit le temps qui passe. Le temps ne passe pas. Ce qui passe, c'est nous. [...] J'avais pensé que tu serais celui qui me consolerait. Tu me consolerais du sentiment déchirant de se savoir en vie et pourtant que de passage. Tu me consolerais de ce que la vie ne soit qu'une insupportable succession de pertes. De ce que rien ne dure et que tout s'efface. De ce qu'on s'efface. [...] Mais je crois avoir compris que personne, jamais, ne pourra me consoler. On devrait peut-être apprendre aux enfants qu'on reste à jamais inconsolable. Que ça ne sert à rien de chercher ça. Que ça n'existe pas. Que c'est un rêve qui n'existe pas.
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Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
L'angoisse me fait déraisonner : nous n'avons rien fait pour mériter ça, bien sûr, le mal vient de nulle part, il peut frapper n'importe qui, pour ça nous sommes tous égaux, aussi fragiles les uns que les autres : un jour nous sommes heureux, le lendemain notre vie vole en éclats. On avait pourtant vu les autres tomber autour de soi mais on se croyait épargné, protégé, jusqu'au jour où c'est notre tour : le sol soudain s'effondre. C'est alors qu'on comprend : on est aussi vulnérable, aussi éphémère que les autres. Notre vie n'a pas davantage de valeur.
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Par marina53, le 07/04/2013
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Quand bien même on s'est efforcé du contraire: le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille..
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Par FRANGA, le 21/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
J'écrivais le soir, lorsque j'en avais le courage.Je me raccrochais à ce temps d'écriture comme d'autres se seraient raccrochés à une mère, à un frère...
Ce n'était pas pour adoucir ma peine : c'était pour ne pas me laisser submerger par elle. Pour que la douleur ne m'emporte pas.
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Un temps fou de
Laurence Tardieu
Les vies sont si fragiles, si incertaines. On croit parfois leurs fondations solides, on s'émerveille du chemin parcouru, puis, comme ça, soudainement, pour un éblouissement, elles volent en éclats, se fracassent contre un rêve. Qui peut se prémunir de ça ? Qui peut se croire assez fort pour ne jamais chuter, pour ne pas désirer céder à ce qui un instant l'a fait défaillir ?
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Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Certains êtres, à mesure que le temps passe, deviennent de plus en plus libres : ils se redressent au lieu de s'affaisser. Il émane d'eux une énergie étonnante. Ils sont lumière pour qui les rencontre. J'aimerais savoir ce qu'ils ont fait des ombres de leur passé. De leurs regrets, de leurs déchirures. Comment ils s'en sont arrangés. Parce qu'on n'oublie rien, je le sais ce soir. On n'oublie rien. Quand bien même on s'est efforcé du contraire : le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille... Alors, eux, ces êtres de lumières : comment font-ils ?
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Un temps fou de
Laurence Tardieu
Parfois, ce qu'on vit et ce qu'on éprouve ne coïncident pas. [...] La vie fragile, qu'on ne sait comment retenir, la vie qui vous file entre les doigts, qui perd son battement, sa pulsation. Un jour on se dit que c'est fini, elle ne reviendra plus, notre tour est passé, on a été vivant, traversé par des énergies, des espérances plus grandes que soi, des rêves qui nous dressaient vers le ciel, et on est devenu autre chose, non plus dressé mais courbé, quelque chose entre le mort et le vivant, comme une poupée dont le mécanisme s'est cassé et qui désormais ne danse plus et reste immobile, les yeux éteints ; et puis si, la vie revient, c'est comme si elle s'était plu à nous jouer un tour, elle revient, c'est violent, fulgurant, ça vous coupe le souffle et vous fait monter les larmes aux yeux, alors on comprend qu'on ne saura jamais rien de ça, de cette vibration mystérieuse, la vie qui peut soudain nous abandonner puis parfois nous reprendre, nous rendre au présent.
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