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Par Reka, le 03/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
C'est l'ombre qui donne à la lumière sa splendeur. (p. 97)
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Rêve d'amour de
Laurence Tardieu
Tout nous échappe sans cesse, même les êtres qu'on aime. Mais reste la certitude que certains moments ont été ce qu'on appelle le bonheur.
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Un temps fou de
Laurence Tardieu
Ce qui est violent, ce n'est pas le temps qui passe, c'est l'effacement des sentiments et des émotions. Comme s'ils n'avaient jamais existé.
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Par Reka, le 03/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Laura, tout à l'heure, au téléphone : "Tu parles comme si tu allais mourir. Tu verras, même si aujourd'hui tu ne peux pas encore l'envisager, la vie reprendra ses droits, tu recommenceras quelque chose..."
Elle se trompe. Elle n'a pas d'enfant, elle ne sait pas. Ma vie peut-être se prolongera, mais comme une prothèse sur un moignon : le bras n'est plus là, la chair n'est plus là. A la place, un bout de métal qui ne sent rien, ni le froid ni le chaud, ni la douleur ni les caresses. "Garanti incassable". (p. 63)
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Par Reka, le 03/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Comment rendre compte de ça, de cette impuissance? Mes bras qui la cherchent presque malgré eux, comme une habitude du corps, et ne la trouvent pas... Sensation que chacun de mes gestes est désormais vain : partout je me heurte au vide, comme si le vide était en moi et en dehors de moi. Le sang ne circule plus. (p. 58)
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Par Reka, le 03/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Moi, ce que je connais de la mort, ce ne sont pas les corps peu à peu abîmés, dévastés : c'est le vertige du vide, la stupeur du rien, qui vous happe sans fin, à n'en plus finir. (p. 79)
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Par Reka, le 03/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Espoir, non : je n'en garderai pas. Cela me tuerait. Je veux bien fixer une ligne d'horizon, mais que cette ligne ne soit pas un mirage. Ne pas me brûler les yeux. (p. 70)
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Par Reka, le 03/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Une fois encore, j'ai éprouvé qu'on reste à jamais inconsolable de la mort de sa mère. (p. 50)
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Un temps fou de
Laurence Tardieu
Je ne crois pas que ce soit le temps qui passe. Le temps ne passe pas. Ce qui passe, c'est nous. [...] J'avais pensé que tu serais celui qui me consolerait. Tu me consolerais du sentiment déchirant de se savoir en vie et pourtant que de passage. Tu me consolerais de ce que la vie ne soit qu'une insupportable succession de pertes. De ce que rien ne dure et que tout s'efface. De ce qu'on s'efface. [...] Mais je crois avoir compris que personne, jamais, ne pourra me consoler. On devrait peut-être apprendre aux enfants qu'on reste à jamais inconsolable. Que ça ne sert à rien de chercher ça. Que ça n'existe pas. Que c'est un rêve qui n'existe pas.
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Par Reka, le 03/02/2012
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
S'habituer au vide, à la mort en soi. Apprendre à se détacher des choses. (p. 63)