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Par luocine, le 13/09/2009
Un temps fou de
Laurence Tardieu
Je marche dans la nuit, je voudrais ne penser à rien, n’être qu’un corps qui marche, un corps en mouvement dans la ville endormie.
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Par luocine, le 13/09/2009
Un temps fou de
Laurence Tardieu
Dehors l’air est tendre. Tu marches à côté de moi, lentement. Nos pas s’accordent. Ils se sont toujours accordés.
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Par sylvie, le 15/01/2009
Rêve d'amour de
Laurence Tardieu
La lecture :
" Ma mère fouille dans son sac, elle sort un livre. Elle lit. Je l'observe. Elle est attentive. Elle est belle. Elle est ailleurs. Je pense que, plus tard, moi aussi je lirai des livres; Je m'évaderai."
."Les livres ne se finissent pas : le mouvement qui les a fait naitre, qui les a fait battre, ne s'achève pas. Les vies non plus.
... je n'ai pas oublié cet instant où mon père, m'apparaissant vulnérable, m'avait semblé profondément humain, plus proche que jamais. Pendant des années je me suis demandé quel était le livre qui avait réussi le prodige de mettre mon père à nu, de l'amener au bord des larmes, au bord de l'abandon....
... C'est ce soir là que j'ai compris que les livres étaient une des expressions les plus fortes, les plus troublantes et les plus vraies de la vie."
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Par boule, le 21/01/2009
Puisque rien ne dure de
Laurence Tardieu
Si, à cet instant, nous avions pu nous parler, ou nous étreindre, ou tout au moins accepter le regard de l'autre, sans doute aurions-nous pu nous retrouver, et, peut-être traverser ensemble la tourmente.Je ne sais pas pourquoi j'ai baissé les yeux. J'ai compris que nous étions entrain de perdre la partie.
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Par sylvie, le 15/01/2009
Rêve d'amour de
Laurence Tardieu
La couleur bleue :
"Je choisis ma robe préférée, une robe de coton bleu. Comme chaque fois que je la mets, je pense à ma mère : dans les rares images qu'il me reste d'elle, je la vois en bleu. ... seulement une grande tâche bleue sur le corps de ma mère. Un mouvement bleu qui avance vers moi ...Me suis-je endormie avec ce bleu au creux de moi ?"
"Alors nous nous étions baignés, tous les jours, dans cette mer bleue et radieuse qui nous apaisait...
... J'ouvrais les yeux, juste un instant, et j'apercevais le ciel au-dessus de moi, vaste et bleu, éblouissant."
... "Je me lève. Voilà, je me lève. Ce n'est pas difficile après tout. Même en robe bleue ce n'est pas difficile."
..."Je viens vers vous. Je n'ai pas changé de tenue : j'ai gardé ma robe bleue."
..."Le ciel est immense, rien qu'à le contempler, il me semble que je pourrai m'y perdre."
...j'enlève ma robe, j'enlève le bleu...
... J'écris sur un cahier bleu, un cahier d'écolier à grosse spirale.
...Les dimensions du tableau doivent approcher les deux mètres sur trois. Je me perds dans la contemplation de ce bleu que rien ne semble pouvoir troubler. Cela ressemble à une image du bonheur
... Je préférais rapporter le bleu vaste, apaisé et éclatant de la mer.
...Le mouvement bleu, flou, fantasmagorique, s'était transformé en une réalité : un corps, des gestes, des paroles, aujourd'hui disparus, mais qui, de manière certaine, avaient existé.
...Il portait une chemise bleue pâle que je ne lui connaissais pas et qui donnait à son visage une douceur singulière.
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