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ISBN : 2869597673
Éditeur : Arléa (01/03/2007)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 144 notes)
Résumé :
Elles sont deux. Fanny et Marion. L’une est la mère, l’autre la fille. Elles vivent ensemble dans ce Paris de l’après-guerre, plein de promesses et de blessures encore ouvertes.

Fanny est une mère célibataire, Marion une petite fille aimante. Tout pourrait être normal mais une ombre rôde, une dissonance s’installe qui fausse leur relation. La petite fille est alertée, par instinct : la voix de sa mère un ton trop haut, ses emportements inexplicables, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
18 février 2017
★★★★★
★★★★★
Fanny a connu et aimé un Allemand pendant la guerre.
C'est une femme complètement détruite et éteinte.
Marion est leur fille. On va la suivre depuis l'âge de 2 ans jusque 16 ans.
D'emblée, l'auteur commence son récit en s'adressant à Marion en la tutoyant comme si elle lui racontait son histoire.
Marion est très vite au courant que sa mère est malade. Elle alterne des périodes calmes avec d'autres très effrayantes, en-dehors de la raison. On dit qu'elle est maniaco-dépressive.
L'histoire se passe à Paris dans leur appartement et, lorsque sa mère doit être soignée, Marion est prise en charge par ses grands-parents. Elle trouve aussi beaucoup de réconfort et d'équilibre à l'école où elle se révèle être une excellente élève.
Le côté fort du roman se situe dans la protection que déploie la petite fille envers sa maman. cela changera avec le temps.
Marie Sizun analyse les personnage très finement.
C'est un de mes livres préférés.
Je l'avais lu lors de sa sortie en poche en 2012 et je viens de reparcourir mes passages appréciés notés sur une petite fiche colorée.
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Commenter  J’apprécie          390
lauredanse
20 mai 2013
★★★★★
★★★★★
Ce roman est un grand coup de coeur pour moi. J'ai beaucoup de mal à en parler. C'est une des choses de la vie, qui je trouve est terrible : la maniaco-dépression. Comme tant d'autres choses, toutes ces choses qu'on ne contrôle pas et qui font tant souffrir, qui détruisent, qui s'insinuent dans les vies sans crier gare, lentement, insidieusement, qui peuvent transformer un amour en haine. Une femme, une mère qui en est malade. Une petite fille qui y fait face pour la première fois à l'âge de deux ans mais qui ne se rend pas compte sur le moment. Une petite fille qui va aimer si fort sa mère que ce ne sera que souffrances, paradoxes et contradictions dans ses émotions, petit à petit. "Ta mère fait tout trop haut, fait tout trop fort. Elle n'est pas comme les autres.(…) Dans un monde décoloré elle est en rouge. Elle crie au milieu des muets. Elle danse parmi des gisants.(…) Ta mère magnifique, insupportable. Tu as honte d'elle, de son exaltation, de ses couleurs , de ses cheveux fous, de son trop de vie. Tu l'admires follement. (…) Elle t'entraîne jusqu'à la maison d'une main ferme. Tu es confondue d'amour et d'effroi."
Une famille déchirée par la honte et le jugement d'un amour impossible, celui d'un allemand avec une française à la fin de la guerre. Des non-dits. Des parents qui ne parlent plus de leur fille, qui ne parlent plus à leur fille et, une femme qui déteste ses parents. Et la maladie qui a pris place. Seule avec sa fille, fruit de cet amour. Un amour fusionnel, un amour intense et enfantin. Une enfant qui admire sa mère. Mais le temps n'est pas un ami. Des phases de crises, des phases d'hôpitaux psychiatriques, des phases de calmes. Calmes de plus en plus courts, inquiétudes de plus en plus grandes. L'espoir, puis l'espoir qui s'amenuise. Des souvenirs, des souvenirs qui sont si lointains et qui plus le temps passe plus ils ne pourront désormais n'être que de beaux souvenirs. Parce que les beaux jours c'était avant, parce que Fanny s'efface. Impossible de revoir et retrouver ce visage connu, ce visage d'amour, ce visage aimant. Une démente prend de plus en plus de place. Une petite fille qui grandit. Oui Marion grandit et comprend de plus en plus ce dont souffre sa mère, Fanny. Et la culpabilité, entre désir de protéger et promesse impossible. Des grands-parents qu'elle détestait au travers de Fanny mais qu'elle apprend à connaître et à aimer. Une tante des plus serviables. Un amour absolu, un lien unique qui s'effrite. La maladie est là, la maladie dirige, la maladie est incontrôlable. Et puis un père absent, un père Allemand, la honte (nous sommes après-guerre mondiale), la mort supposée qui sépare. Les non-dits, encore les non-dits. Et un amour puissant, celui de l'inconnu, celui du père qui n'est pas là et qu'on recherche dans toutes ces choses qu'on peut faire qui nous rapprocheraient de lui, comme d'apprendre l'allemand.
Et cette fille qui n'est plus fille qui devient femme. Et cette mère qui devient jalouse, qui fait peur. Marion voit le monde autour d'elle, Marion voit sa mère partir, partir loin en ayant peur qu'elle ne revienne jamais. Puis elle revient, mais pour combien de temps ?
Une histoire narrée par un tiers, qui raconte l'histoire de Marion à la deuxième personne du singulier. de sa naissance à ses 16 ans. Une écriture riche, vraie, pudique, belle, sensible. Une écriture qui ressemble à Marie Sizun, toute en émotions. Je ne dirais rien d'autre que de vous plonger dans cette histoire déchirante, pleine de vérité, d'amour et de douleur en pudeur. Je suis émue par cette histoire et admirative face au style et à la profondeur d'écriture de Marie Sizun.
Lien : http://madansedumonde.wordpr..
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Moan
03 février 2013
★★★★★
★★★★★
le narrateur interpelle Marion pour lui rappeler sa vie et ses relations avec sa mère " la femme de l'Allemand".
Il lui rappelle sa petite enfance avec cette mère et leur relation fusionnelle, sa relation avec ses grands-parents à qui sa mère ne rend jamais visite.
Il lui rappelle le silence de sa mère au sujet de son père qu'elle dit être mort en Russie, ses comportements inexplicables et provocants et ses séjours à l'hôpital.
Marie Sizun a le mérite de parler d'un sujet que l'on aborde rarement . Elle écrit avec beaucoup d'émotion une histoire compliquée : être la fille d'un allemand.
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carre
21 avril 2012
★★★★★
★★★★★
J'ai découvert Marie Suzin lors d'un salon, j'avais beaucoup apprécié l'auteur et j'avoue avoir été bouleversé par son roman. L'histoire de cette mère et de sa fille ( Fanny et Marion) flirte tout le temps sur la corde sensible des émotions mais sans patho ni sensiblerie. Car Fanny est maniaco-dépressive. Marion subit au quotidien la maladie de sa mère, et son amour se dispute avec la peur, dans l'attente d'une nouvelle crise. La description de la maladie de Fanny alors que le regard de Marion évolue en grandissant est remarquablement décrit. Marie Suzin distille de page en page avec retenue et justesse une petite musique qui va droit au coeur. Une bien belle découverte.
Commenter  J’apprécie          250
mollymoon
19 janvier 2016
★★★★★
★★★★★
Dans ce roman Marie Sizun décrit avec grande sensibilité les émotions de Marion face à la maladie mentale de Fanny, sa mère.
La fillette n'a que deux ans lorsqu'elle détecte pour la première fois les symptômes effrayants de la maladie. Au gré des bouffées délirantes, des traitements puissants qui la métamorphosent , Fanny devient une autre, une étrangère que sa fille ne reconnaît plus. Marion porte seule le souci de cette mère qui devient folle et temps en temps et qui finit par l'épouvanter. Elle se met alors à rêver à son père, cet allemand qu'elle ne connaît pas et dont personne ne veut lui parler.
Elle grandit en manque de sécurité dans un climat complexe fait d'amour et d'admiration mais aussi de peur, de honte et de culpabilité. Peu à peu s'installe entre la mère et la fille un malaise profond qui empoisonne leur amour fusionnel.
Le procedé narratif de Marie Sizun dans ce roman est tout à fait original. L'auteur s'adresse à Marion comme si la Marion adulte s'adressait à Marion enfant et adolescente.
Cet emploi du "tu" met de la distance entre les deux et permet de décrire les choses de façon plus détachée que si l'auteur avait employé le "je". La charge émotionnelle en devient moins forte, moins pathétique. Un peu trop peut-être car j'ai été révoltée par la façon beaucoup trop désinvolte dont se termine le roman. Mais bon... même d'inspiration autobiographique, une fiction reste une fiction et il faut bien que l'histoire se termine d'une manière ou d'une autre.
En bref: une très belle découverte !
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
lauredanselauredanse20 mai 2013
Oui vous êtes heureuses toutes les deux, ta mère et toi ; heureuse d’un bonheur lumineux, singulier, bien à vous. Un bonheur si naturel qu’on ne penserait pas qu’il puisse s’arrêter. Pourtant, tu sens déjà, quelque part, comme une ombre. Tu as le vague sentiment que quelque chose peut arriver : une idée comme ça, une inquiétude indéfinie. Un peu comme la crainte qu’on a pour des bulles de savon, ces bulles merveilleuses, toutes dorées, que Fanny t’a appris à faire devant la fenêtre : tu sais qu’elles peuvent éclater l’instant d’après et ne rien laisser, que le souvenir d’un rêve.
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jeunejanejeunejane18 février 2017
Elle pleure. Et ces larmes qui sont la seule chose vivante sur son visage, ces larmes qui coulent toutes seules, on dirait qu'elles emportent la vie. On dirait qu'elles vident Fanny de sa vie. On dirait que Fanny perd sa vie comme on perd son sang.
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Sophie_BazarSophie_Bazar05 juin 2010
Le regard d'adoration que la petite porte sur sa mère, belle, altière, un peu sauvage. Tu vois tout de suite qu'elles vivent l'une pour l'autre. Elles ne parlent pas. La mère sourit vaguement. Elles forment toutes les deux comme une île où personne n'a accès. Et tu ressens à les regarder comme une petite douleur, obscure, lointaine.
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MoanMoan03 février 2013
Dans un monde décoloré elle est en rouge. Elle crie au milieu des muets. Elle danse parmi les gisants.
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luocineluocine15 août 2009
Elle n’est pas comme les autres. Elle détonne parmi les fidèles, ces gens tranquilles, sans éclat, ces gens qu’on ne remarque pas, qu’on ne voit pas….. Elle crie au milieu des muets. Elle danse parmi les gisants.

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