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Par nadejda, le 09/05/2012
Val de Loire terre des hommes de
Maurice Genevoix
Ainsi, par les soirs purs d’octobre, lorsque le soleil s’est couché, le ciel d’avant la nuit est envahi d’une blême transparence qui très vite se décolore, jusqu’à donner aux regards qui s’y perdent le vertige d’un vide absolu. Après, la Loire les prend et les attire vers elle ; ils se reposent sur sa surface polie, en éprouvent joyeusement la densité et la couleur ; une alternance de coulées lilas, tièdes encore comme des fleurs au crépuscule, et de minces glacis vert émeraude, extrêmement pâles et froids, mais dont la nuance demeure sensible et franche jusqu’aux limites de son évanouissement. Lorsqu’elle a enfin disparu, la Loire reflète un ciel nocturne et familier, peuplé d’étoiles, et son friselis vivant prolonge à travers la vallée le murmure du vent assoupi. p 150
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Par nadejda, le 09/05/2012
Val de Loire terre des hommes de
Maurice Genevoix
La lumière pleuvait comme une onde à travers la ramure des platanes, et les feuilles s’éployaient, vernissées encore, frémissaient toutes avec un bruissement d’eaux vives. p 109
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Par gean25, le 11/05/2012
La motte rouge : Roman : reliure cartonnée toilée & jacquuette éditeur de
Maurice Genevoix
Au temps des guerres de religion, dans le Rouergue, un cruel et beau ruffian prend de force une jeune et belle épousée, Jourdaine.
Entre rapines, coups de main et atrocités, c'est désormais une lutte sans merci entre les amants-ennemis...
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Par nadejda, le 09/05/2012
Val de Loire terre des hommes de
Maurice Genevoix
Blancheur engrisaillée, dorée, -- selon le temps et la lumière -- des vieilles pierres amies des hommes p 67
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Par nadejda, le 09/05/2012
Val de Loire terre des hommes de
Maurice Genevoix
Claude Rameau, peintre de la Loire, ne s’est jamais lassé d’en épier les glacis, les nuances changeantes, les reflets. (...) Il l’a aimée, scrutée comme un visage, s’assombrissant, s’illuminant au gré des saisons et des heures, pour un rayon glissé entre deux nuages, pour une risée du vent d’ouest accourant à fleur des eaux et ternissant fugacement leur coulée, comme la buée d’une haleine une vitre. Ainsi a-t-il rejoint, naturellement, la poésie en même temps que la vérité. C’est la récompense d’un sage. p 42
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Mon ami l'ecureuil de
Maurice Genevoix
« C’est en écureuil libre que conduisait celui-là, jusqu’à son sans-gêne, son aisance, sa façon d’être chez lui. » (p. 48)
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Mon ami l'ecureuil de
Maurice Genevoix
« La douce petite bête nous faisait une confiance aveugle, ne redoutait plus rien de nous, une fois pour toutes. Nous faisions partie de son monde. » (p. 29)
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Mon ami l'ecureuil de
Maurice Genevoix
« Tranquillement, aimablement, il fit vers moi deux sauts légers. Quand il touche presque mes souliers, il se replante sur son séant, relève son petit nez rond et recommence à me dévisager. » (p. 13)
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Mon ami l'ecureuil de
Maurice Genevoix
« Avant tout, je tiens à le dire : cette histoire est une histoire vraie. »
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Par gean25, le 17/05/2012
La motte rouge : Roman : reliure cartonnée toilée & jacquuette éditeur de
Maurice Genevoix
Elle apparut,la poitrine palpitante et les yeux étincelants.A quelques pas des tables, elle s'arrêta, une jambe un peu fléchie, interdite par l'aspect barbare des hommes qu'elle découvrait soudain, leurs visages durs et balafrés qu'allumait la chaleur du vin, leurs barbes rudes, et plus encore par leurs regards levés sur elle, pleins d'une stupeur qu'elle y voyait grandir, d'une admiration cynique, crûment avouée.
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Par nadejda, le 09/05/2012
Val de Loire terre des hommes de
Maurice Genevoix
Il semble par instant que se fasse une accalmie, que l’on puisse enfin respirer, revoir l’espace et les étoiles. Mais déjà passe une rafale nouvelle, emportée dans le même mouvement frénétique, comme charriée par un ouragan. Mais c’est toujours le même silence calme de la nuit tiède, le même friselis de l’eau contre le flanc de la barque en dérive. Pas tout à fait les mêmes pourtant : car le miroir du fleuve s’émeut maintenant de sauts coulés, de rides furtives qui le frôlent, s’entrecroisent et s’allongent, renaissent sans trêve au fil du courant. Ce sont les chevesnes, les vandoises, les ablettes qui sont montés à la surface et qui happent, sans bondir, en glissant souplement, silencieusement aussi, à coups de nageoires tranquilles, les éphémères tombés sur l’eau.
Et tout à coup avec la même brusquerie feutrée, tout s’éloigne et disparaît. C’est fini, le nuage est passé. La nuit reprend sa transparence, sa profondeur, son scintillement d’étoiles immobiles. p 117
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Maurice Genevoix. Le Roman de Renard de
Maurice Genevoix
Renard songeait. la même béatitude qui baignait sa chair jusqu'au coeur colorait ses songes du matin. Il y avait peut-être une heure qu'il avait émergé,tout seul,à la gueule de son terrier. S'il eût frappé de la patte sur le sol,à la place même où il se tenait,il en eût entendu la résonance creuse et profonde. Hermeline y était restée,allaitant leurs trois renardeaux.
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Mon ami l'ecureuil de
Maurice Genevoix
« Au revoir, mon petit bonhomme ! Nous sommes restés tant que nous avons pu. Mais cette fois, il n’y a plus moyen : il faut qu’on se sépare, que chacun retrouve les siens. Au revoir, encore. Quand même, tu sais, ça nous fait bien de la peine. » (p. 33)
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Par odie, le 28/08/2011
Rroû de
Maurice Genevoix
Et quand elle vient pour le dessert,le maitre rit de toutes ses dents.Il dit en montrant le chat noir:"Ma pauvre fille,ce phénomène nous rends idiots."
Et le grand froid d'hiver bientot,et l'enclos sans provende ramènerontRrou vers la maison,sous ses yeux attentifs,sous ses mains qui retiennent et qui surement sauront reprendre.
Il suffisait à Rrou d'etre seul,et de vivre.
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Images pour un jardin sans murs de
Maurice Genevoix
Forêt d'hiver, forêt "morte" ; la plus vivante qui soit dans sa gravité dépouillée, son solennel et rigoureux silence : forêt de bourgeons durs, où déjà toutes les feuilles de la saison nouvelle attendent, sous la gomme et la bourre, l'heure d'éclore et de se déplier; forêt des sèves arides où les fibres du bois travaillent, où le temps et la vie confondus élargissent, sous les écorces, des ondes pareilles à celles qu'une plume tombée fait trembler sur l'eau de l'étang mais dont chaque ride est une de nos années.