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Aimer à peine de
Michel Quint
A peine si j'ai entendu...C'est moi qui ai fini..Et plus rien, nicht mehr,morte,gestorbene,on s'en fout de la langue qui pense ça,il n'y a pas de langue des vivants et de langue des morts,n'importe quel mot suffit,par contraste,à dire le silence,la douleur,le néant,la jeunesse ôtée,ce scandale d'un corps magnifique,rempli d'années possibles et d'amours et d'enfants et de folies,cette flambante réserve de vie,sans le souffle,éteint d'un coup.
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Aimer à peine de
Michel Quint
"Oui je veux vous aimer mais vous aimer..."
A peine si j'ai entendu...C'est moi qui ai fini...Et plus rien,nicht mehr,morte,gestorbene,on s'en fout de la langue qui pense ça,il n'y a pas de langue des vivants et de langue des morts,n'importe qul mot suffit,par contraste,à dire le silence,la douleur,le néant,la jeunesse ôtée,ce scandale d'un corps magnifique,rempli d'années possibles et d'amours et d'enfants et de folies,cette flambante réserve de vie,sans le souffle,éteint d'un coup.
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Aimer à peine de
Michel Quint
A peine si elle pèse conre moi, cette fille est une liane,une cavalière de pampa née pour le tango.Alors que moi...Je serais plutôt côté cheval! Deux piétinements, un hennissement d'excuse,une dérobade,je suis à l'agonie...
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Aimer à peine de
Michel Quint
Croyez pas que ce soit cruauté de parler ainsi de Françoise.Au contraire,cette façon de n'être jamais surprise par la douleur,ce désespoir maîtrisé au cil près,ça force l'admiration...
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Aimer à peine de
Michel Quint
Aujourd'hui Inge est morte,p'pa,aujourd'hui et tous les aujourd'hui à venir,elle ne cessera pas de mourir jusqu'à ce que moi aussi je sois sous terre ou cendres soufflées au vent...
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Aimer à peine de
Michel Quint
Et le comble:il se réjouissait,papa,que tu en sois sorti sain et sauf,bravo pour ton évasion...Il avait cette impudence calme,cette insupportable politesse du bourreau...
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Par Plumeline, le 24/01/2011
Effroyables jardins de
Michel Quint
« L’héroïsme, le cœur à l’échancrure de la chemise, la Marseillaise que tu leur chantes à la gueule jusqu’au souffle dernier, tu peux toujours rêver mon garçon, c’est du roman. » p.29
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Par lanard, le 03/09/2010
Effroyables jardins de
Michel Quint
« Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au dessus de tout qu’on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c’est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur. Pardon d’être avec cet uniforme d’être du côté du mal ».
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Par Chrys, le 03/02/2011
Effroyables jardins de
Michel Quint
P54:
"Ton père lui a demandé son nom et ce qu'il faisait dans le civil. Bernd, il a souri:
- Je m'appelle Bernhard Wicki et je suis clown.
- Ah, clown!
Bernd il a fait une petite grimace, comme pour s'excuser:
- Auguste, avec une perruque rouge et un gros nez...
- Moi je suis bien instituteur, a dit ton père. Comme ça, tous les deux, on fait rire les enfants..."
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Effroyables jardins de
Michel Quint
Je ferai le clown de mon mieux. Et peut-être ainsi je parviendrai à faire l'homme, au nom de tous.