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Citations à l'affiche
Charles Bukowski
palamede15 février 2017
Charles Bukowski
Rien à faire à ça



Il y a un endroit du cœur qui



ne sera jamais rempli



un espace



et même aux

meilleurs instants

et

aux plus fabuleux

moments



nous le saurons



nous le saurons plus que jamais



il y a un endroit du cœur qui

ne sera jamais rempli



et



nous attendrons

encore et

encore



dans cet

espace.





You Get So Alone At Times That It Just Makes Sense (1986) – Traduit par Yves Sarda
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rabanne15 février 2017
La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt
Ben oui, j'aurais voulu être grande pour être une froide, une dédaigneuse, une snob, le genre qui fait tourner les hommes en bourrique rien qu'en se taisant. Vu mon gabarit, faut que je me résolve à me montrer joyeuse, enjouée, pétillante, bonne fille quoi ! Ça aurait été moins fatigant d'être une salope. Seulement, il faut le physique en conséquence.

Les deux hommes éclatèrent de rire.
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Pierre Dac
palamede20 février 2017
Pierre Dac
La télévision est faite pour ceux qui, n'ayant rien à dire, tiennent absolument à le faire savoir.
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palamede16 février 2017
Oeuvres Romanesques de Marguerite Yourcenar
[...] L'une des meilleures manières de recréer la pensée d'un homme : reconstituer sa bibliothèque. [...]



(Extrait de Carnets de notes de Mémoires d'Hadrien p. 524).
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palamede18 février 2017
Derniers Poèmes d'Amour de Paul Eluard
La mort l'amour la vie



J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensité

Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho

Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges

Comme un mort raisonnable qui a su mourir

Un mort non couronné sinon de son néant

Je me suis étendu sur les vagues absurdes

Du poison absorbé par amour de la cendre

La solitude m’a semblé plus vive que le sang



Je voulais désunir la vie

Je voulais partager la mort avec la mort

Rendre mon cœur au vide et le vide à la vie

Tout effacer qu’il n’y ait rien ni vitre ni buée

Ni rien devant ni rien derrière rien entier

J’avais éliminé le glaçon des mains jointes

J’avais éliminé l’hivernale ossature

Du vœu qui s’annule



Tu es venue le feu s’est alors ranimé

L’ombre a cédé le froid d’en bas s’est étoilé

Et la terre s’est recouverte

De ta chair claire et je me suis senti léger

Tu es venue la solitude était vaincue

J’avais un guide sur la terre je savais

Me diriger je me savais démesuré

J’avançais je gagnais de l’espace et du temps



J’allais vers toi j’allais sans fin vers la lumière

La vie avait un corps l’espoir tendait sa voile

Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit

Promettait à l’aurore des regards confiants

Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard

Ta bouche était mouillée des premières rosées

Le repos ébloui remplaçait la fatigue

Et j’adorais l’amour comme à mes premiers jours.



Les champs sont labourés les usines rayonnent

Et le blé fait son nid dans une houle énorme

La moisson la vendange ont des témoins sans nombre

Rien n’est simple ni singulier

La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit

La forêt donne aux arbres la sécurité

Et les murs des maisons ont une peau commune

Et les routes toujours se croisent.



Les hommes sont faits pour s’entendre

Pour se comprendre pour s’aimer

Ont des enfants qui deviendront pères des hommes

Ont des enfants sans feu ni lieu

Qui réinventeront les hommes

Et la nature et leur patrie

Celle de tous les hommes

Celle de tous les temps.
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Michel Audiard
alberthenri16 février 2017
Michel Audiard
Dans des circonstances que je tiendrai secrètes, une personne dont je tairai le nom m'a dit des choses que je ne peux pas répéter.



Réplique de Jean Carmet dans "Comment réussir quand on est con et pleurnichard".
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Louis-Ferdinand Céline
Nastasia-B14 février 2017
Louis-Ferdinand Céline
L'amour c'est comme l'alcool, plus on est impuissant et soûl et plus on se croit fort et malin, et sûr de ses droits.



VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT.
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Eric7618 février 2017
Un pont sur la brume de Kij Johnson
Au bout d'un moment, comme la douleur s'apaisait, il rouvrit les yeux. Le fleuve mesurait quatre cents mètres de large ici, grande balafre lumineuse entre les levées. Il semblait presque lisse, scintillant au soleil tel une nappe de crème ou de soie délavée, mais Kit, une fois accoutumé à la luminosité, vit que la surface était semée de creux et de bosses plutôt que lisse et qu'elle bougeait lentement, imperceptiblement, devant lui.

Rasali avança d'un pas et il sursauta. " Je suis désolé, dit-il en riant. J'ai passé combien de temps à la contempler ? En fait... je ne me rendais pas compte.

- Personne ne se rend compte. " Le regard de la femme trahissait un certain amusement.
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Albert Camus
sabine5918 février 2017
Albert Camus
Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout.



("Carnets")
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Eric7616 février 2017
La Colline inspirée de Maurice Barrès
Les appels d'un enfant ou d'un coq apportés de la plaine par le vent, le vol plané d'un épervier, le tintement d'un marteau qui là-bas redresse une faucille, le bruissement de l'air animent seuls cette immensité de silence et de douceur. Ce sont de paisibles journées faites pour endormir les plus dures blessures. Cet horizon où les formes ont peu de diversité nous ramène sur nous-mêmes en nous rattachant à la suite de nos ancêtres. Les souvenirs d'un illustre passé, les grandes couleurs fortes et simples du paysage, ses routes qui s'enfuient composent une mélodie qui nous remplit d'une longue émotion mystique. Notre cœur périssable, notre imagination si mouvante s'attachent à ce coteau d'éternité. Nos sentiments y rejoignent ceux de nos prédécesseurs, s'en accroissent et croient y trouver une sorte de perpétuité.
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Nastasia-B19 février 2017
Le Règne éphémère de Pépin IV de John Steinbeck
Je n'ai pas demandé à être roi, dit-il. Mais je suis roi, et je trouve cette chère France, cette riche et fertile France déchirée entre d'égoïstes factions, tondue par des affairistes avides, trompée par les partis. Je découvre qu'il y a six cents moyens de tromper le fisc, si l'on est assez riche… soixante-cinq méthodes pour élever le prix des loyers dans les localités où s'exerce le contrôle des loyers. Les richesses de la France, dont tous les Français devraient plus ou moins profiter, sont dévorées. Tout le monde vole tout le monde jusqu'au moment où il ne reste plus rien à voler.



Chapitre IV.
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nameless18 février 2017
La Chambre d'ami de James Lasdun
Il y a quarante-cinq millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans ce pays, dit Charlie en se resservant de l'esturgeon fumé qu'il avait rapporté de New-York.

Page 197
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Charlélie Couture
carre18 février 2017
Charlélie Couture
La vie est une succession de paragraphes qui finissent tous par un point d'interrogation.
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Nastasia-B14 février 2017
Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
Une fois dans la rue, nous réfléchîmes qu'on irait pas très loin avec nos vingt francs chacun, mais Voireuse lui, avait une idée supplémentaire.

« Viens, qu'il me dit, chez la mère d'un copain qui est mort pendant qu'on était dans la Meuse, j'y vais moi tous les huit jours, chez ses parents, pour leur raconter comment qu'il est mort leur fieu… C'est des gens riches… Elle me donne dans les cent francs à chaque fois, sa mère… Ça leur fait plaisir qu'ils disent… Alors tu comprends…

— Qu'est-ce que j'irai y faire moi, chez eux ? Qu'est-ce que je dirai moi à la mère ?

— Eh bien tu lui diras que tu l'as vu, toi aussi… Elle te donnera cent francs à toi aussi… C'est des vrais gens riches ça ! Je te dis ! Et qui sont pas comme ce mufle de Puta… Y regardent pas eux…

— Je veux bien, mais elle va pas me demander des détails, t'es sûr ?… Parce que je l'ai pas connu moi, son fils hein… Je nagerais moi si elle en demandait…

— Non, non, ça fait rien, tu diras tout comme moi… Tu feras : Oui, oui… T'en fais pas ! Elle a du chagrin, tu comprends, cette femme-là, et du moment alors qu'on lui parle de son fils, elle est contente… C'est rien que ça qu'elle demande… N'importe quoi… C'est pas durillon… »

Je parvenais mal à me décider, mais j'avais bien envie des cents francs qui me paraissaient exceptionnellement faciles à obtenir et comme providentiels.

« Bon, que je me décidai à la fin… Mais alors faut que j'invente rien, hein je te préviens ! Tu me promets ? Je dirai comme toi, c'est tout… Comment qu'il est mort d'abord le gars ?

— Il a pris un obus en pleine poire, mon vieux, et puis pas un petit, à Garance que ça s'appelait… dans la Meuse sur le bord d'une rivière… On en a pas retrouvé " ça " du gars, mon vieux ! C'était plus qu'un souvenir, quoi… Et pourtant, tu sais, il était grand, et bien balancé, le gars, et fort, et sportif, mais contre un obus hein ? Pas de résistance !

— C'est vrai !

— Nettoyé, je te dis qu'il a été… Sa mère, elle a encore du mal à croire ça au jour d'aujourd'hui ! J'ai beau y dire et y redire… Elle veut qu'il soye seulement disparu… C'est idiot une idée comme ça… Disparu !… C'est pas de sa faute, elle en a jamais vu, elle, d'obus, elle peut pas comprendre qu'on foute le camp dans l'air comme ça, comme un pet, et puis que ça soye fini, surtout que c'est son fils… »
+ Lire la suite
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ninosairosse15 février 2017
Candide de Voltaire
"[...] Le grand homme ! dit Candide, c'est un autre Pangloss.""

Alors se tournant vers lui, il lui dit : "Monsieur, vous pensez sans doute que tout est au mieux dans le monde physique, et dans le moral, et que rien ne pouvait être autrement ? - Moi, monsieur, lui répondit le savant, je ne pense rien de tout cela; je trouve que tout va de travers chez nous, que personne ne sait ni quel est son rang, ni quelle est sa charge, ni ce qu'il fait, ni ce qu'il doit faire, et qu'excepté le souper qui est assez gai, et où il paraît assez d'union, tout le reste du temps se passe en querelles impertinentes; jansénistes contre molinistes, gens de parlement contre gens d'église, gens de lettres contre gens de lettres, courtisans contre courtisans, financiers contre le peuple, femmes contre maris, parents contre parents; c'est une guerre éternelle."

p137



Chapitre XXII Ce qui arriva en France à Candide et à Martin.
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ninosairosse19 février 2017
Candide de Voltaire
"[...] Croyez-vous, dit Candide, que les hommes se soient toujours mutuellement massacrés, comme ils le font aujourd'hui ? qu'ils aient toujours été menteurs, fourbes, perfides, ingrats, brigands, faibles, volages, lâches, envieux, gourmands, ivrognes, avares, ambitieux, sanguinaires, calomniateurs, débauchés, fanatiques, hypocrites et sots ? -- Croyez-vous, dit Martin, que les éperviers aient toujours mangé des pigeons quand ils en ont trouvé ? -- Oui, sans doute, dit Candide. --Eh bien, dit Martin, si les éperviers ont toujours eu le même caractère, pourquoi voulez-vous que les hommes aient changé le leur ? -- Oh ! dit Candide, il y a bien de la différence, car le libre arbitre..."



Chap XXI Candide et Martin approchent des côtes de France et raisonnent.
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Nastasia-B16 février 2017
Les Caractères ou les moeurs de ce siècle de Jean de La Bruyère
Ne nous emportons point contre les hommes en voyant leur dureté, leur ingratitude, leur injustice, leur fierté, l’amour d’eux-mêmes, et l’oubli des autres : ils sont ainsi faits, c’est leur nature, c’est ne pouvoir supporter que la pierre tombe ou que le feu s’élève.



De l'homme : 1.
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michemuche17 février 2017
Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck
Plus le temps passe, plus j'ai l'impression de voir nos libertés s'abimer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, " pour son bien". J'ai le sentiment que, chaque jour, une nouvelle loi sort du chapeau d'un magicien drôlement sadique pour réglementer encore un peu plus nos toutes petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins.
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fnitter16 février 2017
Une aventure de Richard Bolitho, tome 24 : Le sabre d'honneur de Alexander Kent
Connais ton ennemi.

Mais ne montre jamais que tu le connais.
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ninosairosse16 février 2017
Candide de Voltaire
Extrait de Notice sur Candide- 8 Les personnages- Les autres personnages :

-Prococurante (ch. XXV) (nom qui signifie "qui se soucie de peu de choses") devant tant de solutions possibles, sera pour Candide la tentation du scepticisme. Son esprit est à l'image de Venise, un jeu de reflets et de miroirs. Pour lui, comme pour Martin, tout se vaut. Cette attitude est le résultat d'une culture qui, à force de raffinement, a perdu sa raison d'être. Détaché de toute chose, il est à la fin détaché de lui-même et se regarde exister. Comblé de richesses, il ne possède rien. La vie se dérobe à sa prise et n'a plus de sel. A force de vouloir la tenir à distance il a perdu contact avec elle. Il reste spectateur de sa propre inutilité.



p27
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