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Citations à l'affiche
Boris Vian
palamede19 janvier 2017
Boris Vian
A tous les enfants



A tous les enfants

Qui sont partis le sac au dos

Par un brumeux matin d’avril

Je voudrais faire un monument

A tous les enfants

Qui ont pleuré le sac au dos

Les yeux baissés sur leurs chagrins

Je voudrais faire un monument



Pas de pierre, pas de béton

Ni de bronze qui devient vert

Sous la morsure aiguë du temps

Un monument de leur souffrance

Un monument de leur terreur

Aussi de leur étonnement

Voilà le monde parfumé

Plein de rires, pleins d’oiseaux bleus

Soudain griffé d’un coup de feu

Un monde neuf où sur un corps

Qui va tomber

Grandit une tache de sang



Mais à tous ceux qui sont restés

Les pieds au chaud sous leur bureau

En calculant le rendement

De la guerre qu’ils ont voulue

A tous les gras tous les cocus

Qui ventripotent dans la vie

Et comptent comptent leurs écus

A tous ceux-là je dresserai

Le monument qui leur convient

Avec la schlague, avec le fouet

Avec mes pieds avec mes poings

Avec des mots qui colleront

Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues

Des masques de honte et de boue.
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palamede18 janvier 2017
La danse des vivants de Antoine Rault
Mais ce qui l'intéressait le plus dans l'histoire militaire, c'était les défaites car on apprend plus de ses erreurs que de ses succès.
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palamede17 janvier 2017
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
Les chats



Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires



Amis de la science et de la volupté

Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;

L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,

S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.



Ils prennent en songeant les nobles attitudes

Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin ;



Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques

Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
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Guillaume Apollinaire
palamede16 janvier 2017
Guillaume Apollinaire
Le chat



Je souhaite dans ma maison :

Une femme ayant sa raison,

Un chat passant parmi les livres.

Des amis en toute saison

Sans lesquels je ne peux pas vivre.
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palamede21 janvier 2017
Nos étoiles contraires de John Green
Vu l'inutilité de notre combat, est-ce le bref éclair de sens que procure l'art qui est précieux ?
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ninosairosse18 janvier 2017
Cosmos de Michel Onfray
La mort de quelqu'un qu'on aime [...] La philosophie semble sur ce sujet bien pauvre en consolations véritablement efficaces. [...] Certes, on peut trouver ici ou là des idées utiles, mais aucune ne permet efficacement de recouvrer tout de suite la station debout quand on a mis un genou en terre. Sauf...

Sauf si l'on part du principe que le mort est un héritage, que le disparu a légué ce qu'il fut et que, quand on a eu la chance d'avoir eu un père et une compagne ayant confiné à la sainteté laïque par leur bonté, il nous reste à leur rendre le seul hommage qui soit : vivre selon leurs principes, être conforme à ce qui faisait d'eux des personnes aimées, ne pas laisser mourir leur puissance d'exister dans leur générosité d'être en la reprenant comme on relève un étendard tombé au sol après un combat, agir sous leur regard inexistant et leur rester fidèle en incarnant leurs vertus, en épousant leur art de produire de la douceur.



P31
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palamede16 janvier 2017
La danse des vivants de Antoine Rault
On se trahit autant par ses questions que par ses réponses.
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palamede20 janvier 2017
Fiancailles pour rire de Louise de Vilmorin
Choisir n’est pas trahir



Eau-de-vie, au-delà

À l'heure du plaisir

Choisir n'est pas trahir

Je choisis celui-là.



Je choisis celui-là

Qui sait me faire rire

D'un mot par-ci par-là

Comme on fait pour écrire



Comme on fait pour écrire

Il va de-ci de-là

Sans que j'ose lui dire

J'aime bien ce jeu-là



J'aime bien ce jeu-là

Qu'un souffle fait finir.

À l'heure du plaisir

Je choisis celui-là.
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Nastasia-B16 janvier 2017
Livre de Bernard Thierry
la bibliothèque est silencieuse et le bruit est dans ses pages



Paragraphe 58.
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Eric7619 janvier 2017
Nymphéas noirs de Michel Bussi
Ils m'emmerdent, à l'hôpital, avec tous ces papiers. J'entasse comme je peux sur la table de la salle des imprimés de différentes couleurs. Des ordonnances, des certificats d'assurance-maladie, de mariage, de domicile, d'examens. Je glisse tout ça dans des enveloppes de papier kraft. Certaines pour l'hôpital, Pas toutes. J'irai peser et envoyer l'ensemble à la poste de Vernon. Je range les papiers inutiles dans une chemise blanche. Je n'ai pas tout rempli. Je n'ai pas tout compris, je demanderai aux infirmières. Elles me connaissent maintenant. J'ai passé l'après-midi d'hier et une bonne partie de la soirée là-bas.

Chambre 126, à jouer la presque veuve qui s'inquiète pour son mari qui va partir ; à écouter les propos rassurants des médecins et des infirmières. Leurs mensonges.

Il est foutu mon mari ! J'en suis consciente. S'ils savaient ce que je peux m'en foutre.
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Boris Vian
palamede22 janvier 2017
Boris Vian
La vie, c'est comme une dent



La vie, c'est comme une dent

D'abord on y a pas pensé

On s'est contenté de mâcher

Et puis ça se gâte soudain

Ça vous fait mal, et on y tient

Et on la soigne et les soucis

Et pour qu'on soit vraiment guéri

Il faut vous l'arracher, la vie
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Nastasia-B18 janvier 2017
Nour, 1947 de Raharimanana
Mon cœur bat. Depuis longtemps, il battait la mesure de ma vie. Comme un son de tam-tam qui résonne dans les savanes et qui trahit la présence d'une vie. Au loin répond le chant de la mort. Je l'attends. Il viendra infailliblement. Le battement du cœur est un appel à la mort.



Première nuit, 5 novembre 1947 : I.
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Eric7618 janvier 2017
L'Épée brisée de Poul Anderson
Freda, blottie au fond du drakkar de Skalfloc, le vit dressé, grand et ensanglanté devant la lune tombante, qui traçait des signes runiques dans l'air et murmurait d'étranges mots. Un vent se leva derrière la flotte elfe, une tempête en vérité, et les navires filèrent d'un bond, les voiles tendues à craquer, les mâts pliés à se rompre, les gréements gémissants sous le souffle du vent. Ils filèrent de plus en plus vite, pareils aux embruns volants, à la tempête hurlante, au rêve, à la sorcellerie, au clair de lune courant sur les flots. Skafloc se tenait sur la proue, fouetté par les vagues, chantant son chant de mage, ses cheveux volant et sa broigne tintinnabulant, figure sortie des mythes et des mondes inconnus des hommes.
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Relax6719 janvier 2017
Mordre le bouclier de Justine Niogret
- Je préfère la nourriture du Nord, termina Bréhyr. Elle nourrit mieux, elle est belle et grasse, chaude de ses porées, de sa viande et de ses crèmes. Celle du Sud ne vaut rien ; elle pue la fleur et l'amande, elle est blanche et convient mieux à la marmaille et aux vieillards. Mais je te l'accorde, ils savent faire les gâteaux.
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Eric7621 janvier 2017
L'Épée brisée de Poul Anderson
Le tonnerre craqua, le tonnerre hurla. " Oui, lance donc ton marteau dans le ciel ! hurla Valgard. Tonne tant que tu le peux ! J'empoignerai les colonnes du ciel et je les ferai choir. Je foulerai le monde sous mes pieds destructeurs. J'invoquerai la tempête, les ténèbres et les glaciers descendant du Nord pour broyer le monde, et la poussière tourbillonnera dans mon sillage. Je suis la mort ! "
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Nastasia-B19 janvier 2017
Les Caractères ou les moeurs de ce siècle de Jean de La Bruyère
Celui qui n’a vu que des hommes polis et raisonnables, ou ne connaît pas l’homme, ou ne le connaît qu’à demi : quelque diversité qui se trouve dans les complexions ou dans les mœurs, le commerce du monde et la politesse donnent les mêmes apparences, font qu’on se ressemble les uns aux autres par des dehors qui plaisent réciproquement, qui semblent communs à tous, et qui font croire qu’il n’y a rien ailleurs qui ne s’y rapporte. Celui au contraire qui se jette dans le peuple ou dans la province y fait bientôt, s’il a des yeux, d’étranges découvertes, y voit des choses qui lui sont nouvelles, dont il ne se doutait pas, dont il ne pouvait avoir le moindre soupçon : il avance par des expériences continuelles dans la connaissance de l’humanité ; il calcule presque en combien de manières différentes l’homme peut être insupportable.



De l'homme : 156.
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ninosairosse16 janvier 2017
Léon l'Africain de Amin Maalouf
- De quelle pâte es-tu fait pour accepter de perdre une ville après l'autre, une patrie après l'autre, une femme après l'autre, sans jamais te battre, sans jamais regretter, sans jamais te retourner ?

- Entre l'Andalousie que j'ai quittée et le Paradis qui m'est promis, la vie n'est qu'une traversée. Je ne vais nulle part, je ne convoite rien, je ne m'accroche à rien, je fais confiance à ma passion de vivre, à mon instinct du bonheur, ainsi qu'à la Providence.



p268
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fnitter18 janvier 2017
La flotte perdue, tome 2 : Téméraire de Jack Campbell
Pour le plus grand malheur de l’humanité, l’histoire de la guerre est bien souvent celle de stratèges réitérant sans cesse les mêmes erreurs jusqu’à l’anéantissement de leurs armées.
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ninosairosse18 janvier 2017
Léon l'Africain de Amin Maalouf
Mais le monde est ainsi fait que souvent le vice est le bras de la vertu, que souvent les meilleurs actes sont accomplis pour les pires raisons.



p298
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Nastasia-B21 janvier 2017
Les Caractères ou les moeurs de ce siècle de Jean de La Bruyère
Il ne faut ni art ni science pour exercer la tyrannie, et la politique qui ne consiste qu’à répandre le sang est fort bornée et de nul raffinement ; elle inspire de tuer ceux dont la vie est un obstacle à notre ambition : un homme né cruel fait cela sans peine. C’est la manière la plus horrible et la plus grossière de se maintenir ou de s’agrandir.



Du souverain ou de la république : 2.
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