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ISBN : 2070573117
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 309 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se pré... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 13 avril 2013

    marina53
    Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Freshnie, elle vit sous l'œil protecteur de ses parents, entourée de ses amies Bintou et Adjoua. Elle rêve de pouvoir faire de grandes études pour devenir médecin, afin d'échapper à la fameuse série C: Coiffure, Couture, Chasse au mari. Au grand désespoir de son père qui souhaite la voir se marier à Moussa, le digne héritier d'une entreprise productrice de Koutouckou. Ça sent le début des vacances scolaires. Ses amies comptent bien en profiter pour décaler, gazer, faire behou et draguer de beaux jeunes hommes. Pour cela, elles ont des combines pour déjouer la surveillance de leurs parents, dêh!. Un soir de fête, au maquis où sont allées décaler Adjoua, Bintou et son ami Moussa, cette dernière va tomber sous le charme de Mamadou, le plus grand séducteur du village...
    Quel plaisir de lire un tel album, aussi subtil, instructif et divertissant! On est plongé dans cette Afrique chaude et accueillante dès les premières pages.
    Beaucoup de sujets sont évoqués ici tels que l'omniprésence de la famille, le travail, les jeunes, les études, la liberté, la sexualité, la condition féminine...
    Ici, toute une galerie de personnages prend une place importante, des parents en passant par les cousins ou neveux. Ils sont gais, pleins de vie et savoureux. L'album est empli d'espoir, d'humour, de rêves, d'insouciance mais également de destins brisés.
    Clément Oubrerie a illustré avec simplicité mais avec un tel charme cet album que ses traits et ses couleurs sont incontournables. Les dessins, épurés et pertinents, reflètent à merveille ce pays. Les traits sont fins et délicats.
    Quant aux couleurs, elles sont si chaudes, colorées et vivantes, avec toute une palette incroyable de planches ton sur ton, que l'on se sent sous le soleil ivoirien.
    J'ai beaucoup apprécié l'utilisation du patois local, ainsi que le lexique, la recette du gnamankoudji et de la sauce arachide ainsi que l'explication pour nouer un pagne.
    Un dépaysement total, rafraichissant, enrichissant et exaltant!
    aya de yopougon, tchoko-tchaka, lisez-le, dêh!
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 13 octobre 2011

    litolff
    En 1978 à Yopougon, dans la banlieue d'Abidjan, la vie était plus douce que maintenant... On y découvre Aya, jeune fille ambitieuse qui rêve d'être médecin, chose quasi-impensable alors que ses copines ne rêvent que de garçons, de sorties et de flirts et placent leurs espoirs scolaires dans les séries "C", c'est-à-dire Coiffure, Couture, et Chasse au mari !
    Les personnages de Yopougon sont gais et pétillants, pleins de spontanéité, à l'image des dessins. Cependant, avec beaucoup d'humour, de finesse et de légèreté, Marguerite Abouet aborde nombre de sujets cruciaux : les ravages du patriarcat, les pères autoritaires et volages, le désintérêt général pour les études des filles, les grossesses non désirées... les hommes en prennent pour leur grade.. et on n'est qu'en 1978 !
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    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 03 novembre 2012

    Missbouquin
    Dans cette bande dessinée, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie nous emmènent sur les traces d'Aya, une jeune fille de 19 ans, qui vit à Yopougon, quartier chaud d'Abidjan, à la découverte de la vie de jeunes gens à la fin des années 70.
    « En 1978, la Côte d'Ivoire, mon beau pays, connut sa première campagne publicitaire télévisée. Elle vantait les mérites de la Solibra, notre bière reconnue dans toute l'Afrique de l'Ouest. Dago, un comédien à la mode, en buvait une gorgée, ce qui lui donnait la force de dépasser les bus à vélo. »
    Au fil des images et des textes, on découvre une Afrique très différente de celle qu'on attendait. Les jeunes filles y flirtent, sortent et dansent. Certes, ce n'est qu'une partie de la jeunesse d'Abidjan, plutôt aisée, mais pourtant ils sont très proches de notre culture. Malgré le massacre d'un français mêlé d'argot ivoirien, à part par Aya qui est une jeune fille sérieuse (« Arrête de m'embrouiller avec ton français ! Tu crois quoi ? que c'est toi seule qui as la cervelle de tout le quartier pour parler gros français compliqué ? « ), les mêmes mentalités se retrouvent, de l'adolescent pataud au beau gosse aux dents qui brillent. Mais il ne s'agit pas d'oublier que c'est encore une société traditionnelle – comme en France il n'y a pas si longtemps – et que l'on peut s'amuser jusqu'à une certaine limite. Quand une des amies d'Aya tombe enceinte, c'est le drame.
    La qualité des illustrations a contribué au plaisir de ma lecture, déployant une gamme de couleurs séduisantes, par la création d'une atmosphère très particulière. Une ambiance certifiée 100% conforme grâce à la nationalité de l'auteur (enfin j'espère …).
    Les personnages y sont gais, pétillants. Les jeunes filles ne mâchent pas leurs mots et savent ce qu'elles veulent ! Les gars sont plus mous, se laissent berner dans un chassé-croisé nocturne qui en perdra plus d'un.
    Enfin, cette série ne manque pas d'humour (« Regardez-moi ces fesses plates, on dirait une raie ! ». Une remarque que j'avais déjà retrouvé dans Des Fourmis dans la bouche, où l'héroïne est considérée comme laide parce qu'elle est maigre et peu confortable pour son homme …), ce qui la rend agréable à lire.
    Mais j'ai eu l'impression de louper une partie des blagues et du message, car la BD est tout de même très ancrée dans la réalité ivoirienne. Ce qui fait que mon avis n'est pas complétement positif. J'espère parvenir à le changer ou du moins l'approfondir en lisant les tomes suivants de la série, ne serait-ce que parce que dans ce premier tome, Aya s'est trouvée plutôt en retrait …

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/11/03/aya-de-youpougon-bd-m..
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    • Livres 4.00/5
    Par tycos, le 18 mars 2013

    tycos
    Le tome 1 de « aya de yopougon a reçu à Angoulême en 2006 le prix du premier album. Ça aide une série à bien commencer.
    L'histoire qui se déroule à la fin des années 70 est celle de 3 copines de Yopougon, quartier populaire d'Abidjan, en Côte d'Ivoire : Aya, Bintoue et Adjoua, filles d'environ 19 ans en quête de garçons, de sorties sauf pour Aya qui souhaite étudier pour devenir médecin.
    L'histoire de ce tome 1, hormis la présentation des personnages, en 2 lignes : Adjoua, qui se retrouve enceinte, l'annonce au père présumé, Moussa, le fils de Mr Sissoko, le très riche producteur de bière d'Abidjan.
    Ce premier tome est très sympathique. On a un aperçu de la jeunesse ivoirienne, de ses préoccupations, de la différence de classes. C'est léger, le dessin est plaisant, on passe un bon moment. Je pense que ça s'adresse plutôt aux jeunes. Mais comme ce n'est pas un manga, on a du mal à convaincre !
    On appréciera en fin d'album le lexique, les recettes,le mode d'attache du pagne, la technique de roulement du "tassaba" (les fesses) présentées par les personnages de l'histoire dans le "bonus ivoirien" en annexe, ainsi que la présentation des auteurs.
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    • Livres 2.00/5
    Par petitours, le 05 janvier 2011

    petitours
    Je ne m'explique pas l'enthousiasme démesuré et le succès populaire rencontré par cette bande dessinée. Certes on y retrouve quelques scènes amusantes de la vie quotidienne ivoirienne, certes on y découvre des des tranches de vies, traitée avec une certaine légèreté, avec douceur parfois même, mais au delà de l'exotisme de la couleur locale les qualités artistiques m'ont semblé assez pauvres. Un humour enfantin et attendu, des dialogues dont la créolisation ne cache pas la pauvreté, un graphisme pas franchement original...un peu décu donc?
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - En 1978, en Côte d’Ivoire, plus précisément à Yopougon dans la banlieue d’Abidjan, tous les soirs à 19 heures, la famille et les amis d’Aya se réunissent pour visionner la campagne télévisée qui vante les mérites de la bière Solibra. Pour cette première rencontre avec les habitants de Yop City — « pour faire comme dans film américain » —, les présentations sont faites par notre guide, la jeune Aya. Ici la vie est douce, les filles sont belles et vont « gazer » — pas d’inquiétude, un petit lexique en fin d’ouvrage nous éclaire : « sortir, s’éclater en boîte ou ailleurs » — au Ça va chauffer pour rencontrer des « génitos » — « jeune homme qui a de l’argent à gaspiller » —. Aya, bonne copine, gère les amourettes, et les problèmes qui en découlent, de Binetou et Adjoua. Quant à elle, pas question de s’en laisser compter : elle travaille et veut devenir médecin. Contrairement à ses amies elle ne veut pas finir en « série C » : coiffure, couture et chasse au mari ! Cette douce chronique de l’adolescence est pleine de fraîcheur, d’humour et de tendresse. La langue est belle et vivante. Le récit, qui multiplie les intrigues — amoureuses évidemment ! — et les rebondissements, est captivant. Enfin l’illustration, déployant une gamme de couleurs séduisantes, parvient à créer des atmosphères : tons acidulés de la maison très ostentatoire de la famille de Moussa, rouge et mauve des nuits d’Abidjan, bleu profond des lieux de rencontres secrets… Le cadrage et le découpage font la part belle au mouvement, soutiennent le rythme effréné de l’histoire et nous amènent à suivre les aventures d’Aya de façon très cinématographique. n Hélène Sagnet
  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Dans la Côte d’Ivoire d’avant la crise, les jeunes gens mènent une vie joyeuse et insouciante. L’heure est aux sorties et à la drague, première étape dans la quête du prince charmant. Pour sa première BD, parfaitement maîtrisée, la franco-ivoirienne Marguerite Abouet s’est inspirée de ses propres souvenirs. Elle livre dans une langue savoureuse mâtinée d’argot ivoirien un récit rythmé et réjouissant comme un (très) bon sitcom. Clément Abouet, optant pour un trait fin et des couleurs chaudes, traduit toute la vivacité et le tempérament de personnages dont on appréciera la drôlerie et le franc-parler. Vivement la suite ! n Gaëlle Glin

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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 25 juin 2012

    - C'est avec Bintou qui est nulle comme toi que tu vas aller faire des exercices ?
    - De quoi je me mêle ?
    - Dis plutôt que tu vas chercher les garçons.
    - Tais-toi, avec ta grosse bouche on dirait cul de vache.

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  • Par Missbouquin, le 21 octobre 2012

    "Arrête de m'embrouiller avec ton français !
    Tu crois quoi ? que c'est toi seule qui as la cervelle de tout le quartier pour parler gros français compliqué ? "

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  • Par petitsoleil, le 30 novembre 2012

    - Je connais 2 filles, Bintou et Adjoua, elles sont dans ton quartier.
    - Ce sont mes copines. C'est donc toi le fameux Moussa !
    - Elles t'ont parlé de moi, hein ? Je sais, elles font toutes ça.
    - Je vois, tu es tellement irrésistible.
    - C'est drôle qu'elles ne m'aient pas parlé de toi.
    - C'est parce que je ne veux pas qu'elles parlent de moi à n'importe qui.
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  • Par mandarine43, le 22 mars 2011

    Mes amies, l'un de mes secrets (parmi d'autres) pour faire rentrer mon mari plus vite du bureau, et surtout le garder à la maison, c'est ma fameuse SAUCE ARACHIDE, appelée aussi "aller-retour" : tu goûtes une fois, tu en redemandes.

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  • Par Voltaire, le 16 juin 2011

    En 1978, la Côte d'Ivoire, mon beau pays, connut sa première campagne publicitaire télévisée. Elle vantait les mérites de la Solibra, notre bière reconnue dans toute l'Afrique de l'Ouest. Dago, un comédien à la mode, en buvait une gorgée, ce qui lui donnait la force de dépasser les bus à vélo.

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