> Édith Ochs (Traducteur)

ISBN : 2355840377
Éditeur : Sonatine Editions (2010)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Syracuse, État de New York. L'hiver est terrible, la ville est sous la neige, battue par des vents glacés. Lena, experte en empreintes digitales, travaille à l'unité scientifique de la police. C'est une jeune femme renfermée, à l'équilibre fragile, qui, en dépit de comp... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Zazette97, le 18 août 2010

    Zazette97
    "Origine" est le troisième roman, paru aux USA en 2007 et le premier traduit cette année en français, de l'écrivaine américaine d'Origine jordanienne Diana Abu-Jaber, également auteure de "Arabian Jazz" et "Crescent".
    Technicienne de labo officiant à la criminelle, Lena Dawson est spécialisée dans les empreintes digitales. Une position idéale pour cette jeune femme timorée qui préfère rester dans l'ombre et éviter la confrontation directe aux scènes de crimes comme aux parents des victimes.
    Mais Lena possède ce 6ème sens, une sensibilité supérieure au monde qui l'entoure, qui lui permet de voir au-delà des apparences.
    Elle est ainsi appréhendée par Erin Cogan, une mère persuadée que son bébé n'est pas décédé des suites d'une mort subite du nourrisson tel que l'ont conclu les enquêteurs mais a selon elle été assassiné.
    D'autres nouveaux-nés trouvent la mort dans des circonstances similaires et Lena se voit dès lors embarquée dans une affaire qui s'avèrera plus personnelle qu'elle l'aurait cru...
    Depuis maintenant plusieurs mois, je ne cesse de lire d'élogieux billets vantant la qualité des thrillers parus aux éditions Sonatine. Aussi étais-je curieuse d'en découvrir un à mon tour.
    En ce qui me concerne, ce ne fut malheureusement pas une bonne pioche.
    Il faut dire que, comme le signale la quatrième de couverture, "Origine" est un thriller un peu particulier.
    La narratrice, qui n'est autre que Lena Dawson, est une jeune femme au passé nébuleux dont elle ne conserve que quelques souvenirs diffus, notamment celui d'avoir eu initialement pour mère une guenon...
    Elevée par une famille d'accueil avec laquelle elle n'entretient que des rapports épisodiques, elle a toujours ignoré la raison pour laquelle elle n'avait jamais fait l'objet d'une adoption officielle.

    Encore en quête d'elle-même, Lena se montre difficile d'accès, peu ambitieuse et passe son temps entre son appartement délabré, son voisin schizophrène, son ex envahissant et son lieu de travail, véritable gynécée où les commérages vont bon train.
    Alors que je m'attendais à entrer de plein pied dans cette enquête entourant de mystérieux décès de nourrissons, j'ai découvert le personnage de Lena en long, en large et en travers, au point de me demander à quel moment du roman interviendrait enfin ce que je croyais être l'intrigue principale.
    Or il semblerait que toute l'histoire tourne autour de Lena et de ses Origines et que l'enquête policière ne soit qu'un prétexte à mettre ce personnage principal en valeur et auquel je n'ai absolument pas réussi à m'attacher.
    Lena harcelée par les journalistes, Lena met sa parka et part acheter son pain, Lena et la jalousie de ses collègues, Lena a chaud, Lena a froid, Lena et son ex, où est Lena?
    J'ai passé mon temps à tournicoter avidement les pages en espérant découvrir autre chose que les sempiternels états d'âme de Lena façon Mowgli lobotomisé, les sensations que lui évoquent chaque lieu et chaque personne, ses nombreuses fuites et envies de prendre l'air, tous ces détails d'une longueur ennuyeuse qui m'ont découragée de la suivre dans sa quête et qui, de surcroît, barraient la route à tout rebondissement.
    Même si l'enquête policière présente un lien étroit avec la quête personnelle de Léna, j'aurais préféré que ces deux aspects soient plus équilibrés dans le récit.
    Cette asymétrie a du coup pour effet de faire stagner la résolution de l'énigme et d'y mettre fin par des raccourcis plus qu'hasardeux, comme si l'auteure s'était souvenue à la dernière minute qu'une enquête devait encore être élucidée.
    La fin? Les services de police du monde entier en rêveraient...
    Je n'ai pas non plus adhéré à cette manie de l'auteure de présenter les réactions des personnages ainsi que leurs propos en mêlant discours direct et parenthèses.
    Entre un personnage principal froid qui court dans tous les sens et une enquête policière qui fait du surplace, j'ai fini par m'essouffler. Un thriller certes différent mais que j'aurais justement voulu... différent.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/08/origine-diana-abu-jaber.html
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    • Livres 3.00/5
    Par beeshop, le 15 décembre 2011

    beeshop
    Origine est un roman troublant et marquant.
    Lena est technicienne spécialisée dans l'analyse des empreintes au sein du laboratoire de la police. Elle a également un sens aigu des choses, elle « ressent » les événements. Elle semble dotée d'un instinct que je qualifierais d'animal et en même temps parait d'une extrême fragilité. Lena est une enfant adoptée, elle à de vague souvenir de la jungle, d'une maman gorille, d'un accident. Elle est convaincu d'avoir été recueilli par des singes suite à un accident dans la jungle auquel elle seule a survécu. Elle se souvient de « l'humain » qui l'à découvert et arraché à sa mère singe. Durant une grande partie du livre le doute flotte sur cette histoire trouble.
    Le roman se passe en hiver à Syracuse, ville moyenne américain au climat hivernal très dur. La ville est prise sous la neige, la glace, le vent. L'auteur parvient à faire du froid un véritable personnage du roman, ce froid mordant, déroutant, dangereux, qui met le corps à mal et épuise par l'énergie qu'il faut déployer pour lutter contre. le froid semble être le fil d'Ariane de ce roman. On constate un parallèle entre les événements tragiques dans un froid incontrôlable et le dénouement puis l'apaisement au début de la fonte des neiges.
    Lena est contactée par Erin Cogan, mère d'un nourrisson décédé. L'enfant a été trouvé dans son berceau et est déclaré mort suite à une mort subite hors Erin est persuadée que son enfant a été assassiné. Pour elle il y avait une présence dans la maison la nuit du décès. La police met ses arguments sur le compte de la douleur et de son besoin de trouver un « coupable ». Erin supplie Lena d'étudier le berceau, de chercher des empreintes, d'enquêter.
    Lena se laisse convaincre et est également assez vite persuadée que le décès de ce nourrisson est suspect, elle ne peu pas l'expliquer scientifiquement mais elle le ressent, face à sa hiérarchie qui la contredit elle va enquêter et découvrir que plusieurs nourrissons sont mort depuis quelques mois. Lena va se plonger dans une histoire qui la ramènera à son passé, à ses Origines, à sa propres histoire. Qui est-elle ? Pourquoi ses parents adoptifs ne l'on jamais adopté légalement ? Qui s'en prend aux enfants ? Pourquoi ?
    Elle va sonder son passé, se confronter à sa mère adoptive et découvrir que l'amour d'un enfant peu conduire à de douloureux choix.
    Le personnage de Lena est très attachant, sa fragilité, sa sensibilité, son mal de vivre, sa difficulté à oser aimer en font un personnage complexe. La relation qui se noue entre Lena et Keller l'inspecteur de police, relation difficile et ambiguë semble suivre elle aussi le fil d'Ariane du froid.
    Ce roman est complet et est loin d'être un simple polar. L'intrigue est prétexte a explorer des thèmes tel que la filiation, l'amour, la folie. Encore une fois les Editions Sonatine me permette de découvrir un très bon roman.

    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2010/10/04/origine-de-diane-abu..
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    • Livres 3.00/5
    Par gruz, le 29 juin 2011

    gruz
    "Origine" est un thriller original dans sa forme. Là où habituellement nous avons droit à une intrigue forte et la description des personnages principaux en arrière plan, ici c'est tout le contraire.
    L'histoire s'est principalement attachée à la psychologie du personnage principal, une jeune femme asociale, perdue dans le monde quand elle est loin de ses repères, et en recherche constante de ses Origines.
    Je peux comprendre que ce personnage (Lena) puisse laisser de marbre certains lecteurs du fait de son manque de caractère (du moins en apparence).
    J'ai été, pour ma part, vraiment touché par elle, sa sensibilité à fleur de peau, sa fragilité et son don pour sentir les choses.
    L'écriture du roman inonde, déborde, regorge d'empathie pour ce personnage et ses états d'âmes. C'est souvent touchant, mais malheureusement quelquefois au détriment de l'histoire elle même.
    Une histoire qui a tendance à trainer un peu en longueur et qui aurait peut être mérité d'être ramassée sur moins de 500 pages.
    A vouloir être trop dans l'observation, l'histoire en perd un peu de son intérêt et déséquilibre le récit.
    Clairement à recommander tout de même, si on souhaite se plonger dans un thriller différent, loin des courses poursuites haletantes.
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 24 juin 2011

    canel
    Lena, trente-deux ans, est technicienne de laboratoire, et plus précisément spécialiste des empreintes digitales. Erin Cogan sollicite son aide car elle est persuadée que le décès de son bébé Matthew, survenu cinq mois plus tôt, n'est pas dû à une mort subite du nourrisson. Il faut préciser que Lena a un don : elle "sent" les choses, dans tous les sens du terme. Rien de surnaturel en cela, l'explication est plutôt à rechercher du côté de ses origines... La jeune femme va donc enquêter sur plusieurs décès suspects de bébés, et en même temps sur son propre passé, l'odorat toujours en éveil.
    Les Sonatine se suivent, nous enchantent... et ne se ressemblent pas. Voilà un roman à suspense qui sort vraiment des sentiers battus ! le rythme du récit est lent, mais jamais ennuyeux. On approche, on apprivoise doucement Lena, jeune femme fragile, meurtrie par son enfance et sa récente séparation d'avec l'odieux et pitoyable Charlie. Ces blessures la rendent particulièrement émouvante et attachante...
    Environnement professionnel conflictuel, filiation, adoption... voici quelques uns des thèmes de ce "thriller" qui ne fait pas frissonner mais promène tranquillement le lecteur et l'émeut... Une belle découverte, je surveillerai les parutions de Diana Abu-Jaber.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lirio, le 08 octobre 2011

    Lirio
    Lena est experte en empreintes digitales auprès de la police de Syracuse, Etat de New-York. Jeune femme fragile et renfermée en raison d'un passé douloureux, elle limite autant que possible les contacts avec ses semblables. Cependant elle va s'impliquer presque malgré elle dans l'enquête sur plusieurs cas suspects de mort subite du nourrisson. Certains indices semblent en effet suggérer que la clé de ces assassinats se trouve dans le passé mystérieux de Lena, orpheline dès l'âge de 2 ans dans d'étranges circonstances...
    Le personnage de l'héroïne est à la fois dérangeant et attachant, avec ses doutes et ses difficultés relationnelles, et l'intrigue est parfois tirée par les cheveux. Mais il s'agit d'un thriller différent et original, qui évite les poncifs du genre, plus orienté vers les rapports humains, l'introspection et la quête identitaire. Une lecture à tenter.
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Citations et extraits

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  • Par Dexterette, le 25 mai 2012

    Imaginer l'existence d'un assassin de bébés relève d'un fantasme tellement diabolique, si proche de la légende urbaine, qu'on ne peut y croire.
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  • Par Zazette97, le 18 août 2010

    Les parents de substitution se bousculent dans ma vie, tout comme les enfants des autres. Même quand j'ai essayé d'être une femme mariée, mon mari n'était pas à moi.
    Tout est bricolé, créé de toutes pièces. Pour autant que je puisse dire, les liens du sang sont des promesses creuses. Rien ne peut vous trahir davantage que votre propre famille.
    Mais les gens parlent de la "famille nucléaire" comme si c'était une entité inscrite au niveau cellulaire. Comme si c'était davantage qu'une protéine et de l'ADN. p.185
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  • Par Elianthe, le 27 septembre 2010

    Les enfants traumatisés font tous partie de la même tribu, je les repère instantanément chez les adultes - Margo, Erin Cogan : nous sommes partout. L'enfance perdue subsiste comme des scarifications dans un sourire de travers ou une expression dans le regard. Il y a toujours un signe.
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  • Par beachris02, le 07 septembre 2011

    Beaucoup plus de psychologie que de réelle intrigue....un grand désordre dans ce roman qui me paraissait prometteur, j'ai eu beaucoup de mal à le terminer, c'est un roman différent des autres ce qui est un point positif, mais pour ma part, cela ne m'a pas convaincue.
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  • Par mimipinson, le 09 mai 2011

    « Je crois que j’ai le droit de savoir, je hasarde en m’accrochant aux accoudoirs du fauteuil. Tout le monde a le droit de savoir d’où il vient, me semble-il. »
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Diana Abu-Jaber, author of Birds of Paradise, discusses some of the books she's reading for the courses she teaches on modern Arab-American literature and creative writing.








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