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Miserere de
Jean-Christophe Grangé
Ce qui est triste, ce n'est pas seulement que le nazisme ait existé, qu'il ait contaminé un peuple entier et provoqué le massacre de millions de personnes, ni que cette monstruosité persiste encore aujourd'hui, partout sur la planète. Le plus triste, vraiment, c'est qu'il y ait une telle haine au fond de chacun de nous. Sans exception.
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Par caro64, le 07/09/2010
La forêt des Mânes de
Jean-Christophe Grangé
Elle eut tout le temps de détailler encore la capitale.
Le trafic était dense. Et plus dense encore, aux feux rouges, la vente de portière à portière. Des barbes à papa, des chiens, des hamacs, des cigarettes, des kleenex..., tout se vendait ici entre les voitures. [...]
Jeanne respirait en même temps quelque chose de plus lugubre. Le poids du passé. La population, derrière ses sourires, sa gentillesse, était encore accablée par la violence du siècle dernier. Le sang hantait toujours les esprits. Une sorte de veillée funèbre permanente désincarnait les âmes. Trois siècles d'exploitation américaine. Quarante ans de dictature sanglante. Une révolution. Une contre-révolution. Tout ça pour sombrer dans la corruption larvée, endémique, incurable... Pas vraiment de quoi être optimiste.
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Par LeaB, le 12/01/2012
Le passager de
Jean-Christophe Grangé
" Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. " C'était une connerie. Du moins dans son acception banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. Freire était payé pour le savoir. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée, hantée.
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Par toto, le 09/11/2009
Le Serment des Limbes de
Jean-Christophe Grangé
Le diable ne donne rien pour rien. Au moment où le sujet meurt, Satan propose son marché. La vie sauve contre une totale soumission. La promesse de faire le mal. On appelle cette "transaction" le Serment des Limbes...."Lex est quod facimus". Le possédé écrira la loi nouvelle par ses crimes.
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Par caro64, le 07/09/2010
La forêt des Mânes de
Jean-Christophe Grangé
Jeanne était prête à s'y coller. Même si elle n'était pas optimiste. En France, ces affaires n'aboutissaient jamais. Depuis qu'elle était étudiante, elle suivait les fameux « scandales de la République ». Fausses factures, marchés truqués, caisses noires, racket financier, commissions occultes, emplois fictifs... Pas une fois un juge n'avait gagné contre les politiques. Pas une seule fois. Le scandale éclatait, oui. Occupait un temps les pages de journaux. Puis on oubliait. Quand le procès survenait – des années plus tard, dans le meilleur des cas –, justice et politique faisaient leur cuisine. Et chacun en sortait indemne.
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Par oops, le 06/05/2010
Le Concile de pierre de
Jean-Christophe Grangé
Souvenez-vous : les dieux n’aiment pas qu’on cherche à les imiter.
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Par Aela, le 26/10/2011
Le passager de
Jean-Christophe Grangé
Mathias Freire parla des trois meurtres. Le Minotaure. Icare. Ouranos. Il expliqua qu’il souffrait du syndrome du voyageur sans bagage. Il évoqua les trois personnalités qu’il avait traversées. Freire, le psychiatre, à partir de janvier 2010. Janusz, le clochard, de novembre à décembre 2009. Narcisse, le peintre fou, de septembre à octobre…
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Par caro64, le 07/09/2010
La forêt des Mânes de
Jean-Christophe Grangé
Elle fouilla dans son sac et regarda son portable.
Pas de message.
Donc, pas de cadavre.
Elle s'aperçut qu'elle attendait aussi un appel de Féraud. C'était décidément son destin. Elle n'était pas seulement abonnée à Orange. Mais aussi, mais surtout, au désir d'être aimée.
Un abonnement à perpétuité.
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Par liliba, le 11/04/2009
Miserere de
Jean-Christophe Grangé
Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du Mal."
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Par Aela, le 26/10/2011
Le passager de
Jean-Christophe Grangé
Il se rappela un ouvrage sur la mémoire qu’il avait étudié jadis – quand ? – signé par un philosophe et psychologue français du XIX ème siècle, Jean-Marie Guyau, mort à 33 ans de phtisie.
Guyau écrivait :
« Sous les villes englouties par le Vésuve on trouve encore, si on fouille plus avant, les traces de villes plus anciennes, précédemment englouties et disparues… La même chose s’est produite dans notre cerveau ; notre vie actuelle recouvre sans pouvoir l’effacer notre vie passée, qui lui sert de soutien et de secrète assise. Quand nous descendons en nous-mêmes, nous nous perdons au milieu de tous ces débris… »
Janusz se leva et prit le chemin de l’hôtel. Il devait descendre dans ses propres catacombes. Pratiquer des fouilles archéologiques. Trouver des villes mortes au fond de sa mémoire.
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