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ISBN : 2253171670
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 1344 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pierre Niémans, un commissaire aux méthodes musclées, est envoyé à Guernon, ville universitaire de l'Isère, pour élucider un meurtre atroce: un homme a été découvert nu, mutilé, coincé dans une paroi rocheuse en position fœtale. Qui est l'auteur de cette mise en scène m... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 03 décembre 2012

    carre
    Mon seul Grangé à ce jour, et je me demande bien pourquoi. Car ces « Rivières pourpres » sont des eaux bien tumultueuses. Grangé mène un double récit qui nous captive dès les premières pages. c'est le genre de bouquin qu'on lâche difficilement. Un rythme effréné, deux flics peu orthodoxe Pierre Niémans et Karim Abdouf, l'art de nous mettre le trouillomètre à zéro, des indices éparpillés façon puzzle (comme dirait le grand Bernard Blier), et cerise sur le gâteau, une fin dès plus réussie.
    Grangé nous embarque de façon assez impressionnante dans un univers qui personnellement m'a fait penser au bouquin de Maurice G. Dantec « La sirène rouge »  qui vous captive sans le moindre répit.
    Kassovitz en a fait une adaptation honnête avec Jean Reno ( à l'époque ou il faisait encore l'acteur correctement) et Vincent Cassel (lui un vrai acteur).
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    • Livres 5.00/5
    Par Mounou12, le 13 janvier 2013

    Mounou12
    J'ai découvert le roman après avoir vu l' adaptation cinématographique et quelle claque!
    Le film était déjà une réussite mais le livre est un bijoux de littérature policière, l'histoire est fantastique, tortueuse, machiavelique!
    Au début deux enquêtes, deux policiers que tout oppose, l'un chevronné, impulsif, talentueux: Niémans ; L'autre est jeune, ambitieux, à fleur de peau et à moitié voyou: Abdouf.
    Une enquête pour des meurtres sanglants et diaboliques, l'autre pour une violation de sépulture et un cambriolage dans une école.
    Au final les deux fusionnent, unissant Niémans et Karim dans une seule quête pour la vérité...
    Entre vengeance et Eugenisme, tous les ingrédients sont réunis pour faire frissonner le lecteur, et lui torturer les neurones!
    Grangé excelle comme toujours dans la narration, les lieux sont décrits avec talent, les personnages sont attachants et charismatiques à souhait, les pages se tournent toutes seules avec un seul but: tout comprendre.
    Un Thriller noir à dévorer sans la moindre hésitation, sans doute mon livre préféré, le meilleur de Jean-Christophe Grangé...
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    • Livres 4.00/5
    Par tousleslivres, le 08 juin 2013

    tousleslivres
    Mon premier Grangé !!!
    Jean-Christophe Grangé nous propose ici deux enquêtes en parallèle :
    Pierre Niémas, ex gloire du RAID, ex commissaire de la BRB, ex chasseur de tueurs et de dealers... avait quitté la rue, comme il aimait à la dire. Il était bien payé et il avait un bureau, n'importe quel autre filc aurait aimé accéder aux offices centraux, c'était un avancement, mais pour Niémens, c'était comme une mise au rancard. Jusqu'au jour où Rheims, son supérieur, l'appelle et lui propose d'aller enquêter en Isère, sur un crime. Rheims veut que cette affaire soit vite réglée et surtout il lui faut un expert, un spécialiste en meurtres et en meurs, on soupçonne un mobile sexuel...
    En arrivant sur les lieu, Niémas découvre, Remy Caillais, mort, coincé entre deux roches à de 15 mètres de haut dans une position peu commune...
    Karim Abdouf, beur et flic, rien d'évident. Enfant de la DASS et petit délinquant, voir grand délinquant, il entre à l'école de police où il en ressort gradé. Mais il a sa fierté et refuse d'intégrer un commissariat à Paris, une équipe spécialisée dans les voyous arabes. Il se retrouve donc « puni » dans centre de la France à Sarzac. Minuscule ville où il ne se passe rien, jusqu'au jour où une nuit l'école du coin se fait cambrioler, les voleurs sont entrés tact, sans laisser de trace... Karime en déduit que cette effraction est digne de grands professionnels. Dans la même nuit, la tombe d'un enfant est profanée. Même modus operendis : la porte a été ouverte avec professionnalisme. Dans les deux endroits, il semble que rien n'a été volé. Peut-être à l'école, après vérification, les archives entre 1980 et 1982 ont disparues. Karime, sait que les cambriolages cachent quelque chose et que cela concerne le rapt et très certainement le meurtre d'un enfant...
    Deux enquêtes, deux lieux... deux enquêteurs que rien ne peut rassembler même pas leur enquête. Ils vont tout de même être amené à travailler ensemble. Au moment où ces deux enquêtes se rejoignent, ce qui est évident depuis la lecture du premier chapitre concernant le second enquêteur, Karime apprend que Niémans est rappelé sur Paris à cause de son affaire de Hooligan du Parc des Prince...
    Ce premier Grangé n'est pas un cœur de cœur, comme beaucoup de thriller...
    J'ai adoré la vitesse avec laquelle l'auteur, Jean-Christophe Grangé, fait évoluer ses personnages. Par moment, je ne suis presque imaginée avoir entre les mains, un Franck Thilliez ou un Maxime Chattam... Je m'explique : Thilliez et Chattam font des recherches de folies pour colorer leurs histoires, ils y ajoutent de la violences et des scènes assez gores avec des psychopathes et tout ce qui va bien avec le sang et le suspens...
    Par contre, j'ai deviné très tôt ce qu'il se cachait derrière ces deux enquêtes. Trop prévisible... Thilliez et Chattam auraient très certainement fait durer plus l'attente.
    J'aurai bien aimé mieux connaître Niémans, personnage quelque peu perturbé !!! Quant à Karime, juste dommage que le mot « beur » revient trop souvent, je pense qu'après les explications sur son passé, l'auteur aurait pu passe outre et ne plus rajouter ce mot systématiquement...
    Pas un coup de cœur, mais un très bon moment passé !!! Un bon thriller...

    Lien : http://tousleslivres.canalblog.com/archives/2013/06/08/27217043.html
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    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 30 janvier 2012

    100choses
    J'ai choisi de lire ce livre par curiosité, pour découvrir le style Grangé, parce que le film avait beauoup fait parler de lui à sa sortie, bref sans en attendre grand chose et wahhh je ne m'attendais pas à un tel coup de cœur ! Pourtant, tout n'est pas parfait dans ce bouquin, mais j'ai vraiment été conquise.
    J'ai tout d'abord énormément aimé la profusion de détails très réalistes, le style presque journalistique. Tout en racontant son histoire, Grangé nous livre une véritable étude anthropologique des groupes et personnages que l'on croise. L'histoire est profondément encrée dans son contexte et en parait d'autant plus crédible, malgré son côté rocambolesque. J'ai aimé, vraiment, cette analyse des personnages, de leur comportement qu'il s'agisse des protagonistes ou de simples figures passagères comme le groupe de skinheads. On apprend énormément de chose, sans pour autant que tous ces détails viennent rompre le rythme haletant de l'intrigue.
    Parlons-en justement de cette intrigue. J'ai a-do-ré ! Originale sans être tirée par les cheveux, on arrive petit à petit à en remonter le fil. Tous les détails sont minutieusement choisis et s'imbriquent parfaitement. Si une telle histoire semble peu probable dans la « vraie » vie, elle n'en reste pas moins hyper crédible parce que justement, tout colle. Aucune pirouette ou omission, chaque détail a son rôle à jouer. Et puis quel rythme ! Si on n'est jamais réellement saisi par l'angoisse, une fois ouvert, il est tout simplement impossible de refermer ce bouquin. Je l'ai ouvert une nuit pour tenter de trouver le sommeil, me disant que le temps que l'intrigue se mette en place, je ne prenais pas grand risque…Bilan, je n'ai pas reposé avant d'avoir tourné la dernière page -_-'. J'ai même appelé des gens en plein nuit pour leur raconter ce que je lisais et comment c'était trop génial, et trop bien travaillé, et trop plein de suspense,…jusqu'à ce qu'ils me disent qu'ils dormaient avant que je ne les dérange -_-' Mais sincèrement, je n'avais pas le choix, je devais absolument parler de ce bouquin ! Pourtant, je voulais m'arrêter pour essayer de dormir, mais c'était juste impossible. A chaque fois que les choses commençaient à se mettre en place, que j'entrevoyait un petit bout de la vérité, un événement ou un révélation arrivaient et venaient lancer de nouvelles pistes, faire progresser l'affaire, alors j'étais obligée de continuer ! Au passage, je suis très fière d'avoir très rapidement compris le sens du titre, d'avoir battu Niémans sur ce point.
    Le seul truc qui m'a fait un poil tiquer au début, c'est la violence des personnages, qui s'exprime dans leur comportement ou leur façon de parler . Nos deux enquêteurs sont quand même de grands malades ! Mais en fait, je m'y suis très vite habituée et puis ça contribue grandement à l'ambiance générale de l'ouvrage, à son rythme, et à lui conférer une identité particulière. Et puis je me suis énormément attachée à Niémans. Je n'y peux rien, plus le personnage est mentalement perturbé, plus je craque (si je disparais un jour, on me retrouvera brûlée et découpée en petits morceaux par un psychopate -_-'). Il y a aussi quelques détails un peu gore, mais perso ça ne m'émeut plus vraiment…
    Bref, immense coup de cœur !!! Je le disais au début, un ou deux trucs m'ont chagrinée, mais vraiment trois fois rien dont je ne vois même pas l'intérêt de parler ici. Révélation thrilleresque en ce début d'année (mais pourquoi j'ai autant attendu avant de découvrir Grangé ?)!!! Il me faut absolument tous les autres titres de l'auteur, même si j'ai vu que certains ont moyennement plu. Raaah, ce bouquin est génial, lisez-le !!

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2012/01/30/grange-jean-christophe-les-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Tari, le 24 avril 2013

    Tari
    En tant que fan de thrillers, je ne pouvais pas rester sans avoir lu ce classique du genre. L'erreur est donc réparée, maintenant, et à la vérité, j'aurais dû le faire bien plus tôt ! Ce roman n'a définitivement pas usurpé son excellente réputation.
    Nous commençons par suivre en parallèle deux enquêtes apparemment sans aucun lien, menées par deux flics que tout oppose. D'un côté, Pierre Niémans, enquêteur expérimenté mais aux poussées de violence incontrôlables, exilé par sa hiérarchie dans les montagnes iséroises pour faire la lumière sur le meurtre particulièrement sanglant d'un jeune bibliothécaire retrouvé encastré dans la roche. de l'autre côté, Karim Abdouf, ancien délinquant devenu flic, enquête sur la profanation de la tombe d'un jeune garçon de 10 ans mort dans les années 80.
    A priori, aucun rapport entre les deux, et pourtant, les deux enquêtes vont se rapprocher jusqu'à n'en former plus qu'une dont la clé reviendra à trouver la signification des mots : rivières pourpres.
    Un roman prenant, où l'on remonte doucement le fil des évènements pour arriver à la révélation finale, surprenante mais en même temps tout à fait crédible. J'avais certes trouvé quelques éléments du dénouement avant les deux enquêteurs, mais cela ne m'a en rien gâché le plaisir de la lecture et puis j'ai quand même été surprise par certaines révélations que j'étais à mille lieues d'imaginer. Les Rivières Pourpres n'est pas un roman à l'ambiance angoissante, je n'ai pas vraiment frissonné en le lisant, mais c'est malgré tout un roman difficile à laisser de côté avant d'en avoir tourné la dernière page car on a de ci de là des petits éléments qui attisent notre curiosité et les chapitres sont coupés exactement au bon endroit, de sorte qu'on ressent toujours le besoin de continuer.
    J'ai également apprécié la plume de l'auteur. C'est précis, on a beaucoup de détails, mais pas trop non plus. Grangé réussit à nous faire voir l'histoire comme si elle se déroulait devant nos yeux, tout est très travaillé, des lieux aux personnages, même secondaires.
    On sent qu'il y a un véritable travail de recherche derrière ce roman, une volonté de l'auteur d'ancrer son roman dans la réalité, et en effet, même si l'intrigue est un peu tirée par les cheveux, elle reste tout à fait crédible, il n'y a aucune incohérence ni raccourci facile.
    Seul bémol, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Ce n'est pas la faute de l'auteur qui les a très bien travaillés, Niémans comme Karim sont des personnages complexes, façonnés par un passé non des plus calmes, mais aucun des deux ne m'a vraiment touchée. C'est sans doute dû à la violence qui les entoure, l'un comme l'autre sont des hommes assez « durs », on peut tout à fait comprendre leur comportement au regard de ce qu'ils ont vécu, mais cette violence, qu'elle s'exprime dans leurs actes ou simplement dans leurs paroles, m'a un peu gênée.
    C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce roman, qui du reste est un chef-d'œuvre, n'est pas devenu un coup de cœur. La « petite étincelle » qui fait passer un livre de la catégorie « excellent » à « coup de cœur » vient la plupart du temps des sentiments que j'éprouve pour les personnages, or là, il n'y en a pas eu.
    En conclusion, je garderai un excellent souvenir de ce roman, mon premier de l'auteur, que j'ai refermé avec une question : mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour découvrir Grangé, au juste ?

    Lien : http://i-read-therefore-i-am.blogspot.fr/2013/04/les-rivieres-pourpr..
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Citations et extraits

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  • Par claudine42, le 29 septembre 2014

    Brusquement, Niémans perçut un petit trot, comme dans un rêve. Le chien était tout en muscles, son poil ras luisait sous la bruine. Ses yeux, deux boules de laque sombre, fixaient le policier. Il s'approchait, en dodelinant du derrière. L'officier s'immobilisa. Le chien s'approcha encore, à quelques pas. Sa truffe humide frémissait. Soudain il se mit à grogner. Ses yeux brillèrent. Il avait senti la peur. La peur qui exsudait de l'homme.
    Niémans été pétrifié.
    Ses membres lui semblaient battus par une force incontenue. Son sang le fuyait par un siphon invisible, quelque part dans son ventre. Le chien aboya, retroussa ses babines. Niémans connnaissait le processus. La peur produisait des molécules olfactives que le chien sentait et qui déclenchaient chez lui crainte et hostilité. La peur engendrait la peur. Le chien aboya puis roula de la gorge, crissa des dents. Le flic dégaina.
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  • Par Cielo1984, le 15 janvier 2013

    Le premier nous a répondu que la notion de mal était une valeur bourgeoise, qu’il fallait revisiter tout ça sous un angle social et plutôt marxiste. Nous avons laissé tomber avec lui. Le deuxième nous a parlé de frontière et de transgression. Mais il a ajouté que la frontière était en nous... que notre conscience ne cessait de négocier avec un censeur supérieur et... Enfin, on n’a rien compris. Le troisième nous a branchés sur l’absolu et la quête de l’impossible... Il nous a parlé d’expérience mystique, qui pouvait se réaliser dans le bien comme dans le mal, en tant qu’aspiration. Alors... Je... Enfin, on s’en sort pas vraiment, lieutenant..
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  • Par nadou_971, le 13 juin 2013

    Le commissaire palpa les planches et sentit, sur l'une d'elles, quelque chose de plat, couvert d'une pellicule poisseuse. Il saisit l'objet : c'était un petit cahier à spirale.
    Une flambée sous sa chair. Il le feuilleta aussitôt. Toutes les pages étaient couvertes de chiffres minuscules, incompréhensibles. Mais l'une des pages, par-dessus les chiffres, portait une large inscription oblique. Ces lettres semblaient écrites avec du sang. Le trait était d'une telle violence que les mots par endroit avaient crevé le papier. Niémans songea à une colère frénétique, à un geyser rougeoyant. Comme si l'auteur de ces lignes n'avait pu s'empêcher de cracher sa folie en lettres écarlates. Niémans lu :
    NOUS SOMMES LES MAÎTRES, NOUS SOMMES LES ESCLAVES
    NOUS SOMMES PARTOUT, NOUS SOMMES NULLE PART
    NOUS SOMMES LES ARPENTEURS
    NOUS MAÎTRISONS LES RIVIÈRES POURPRES
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  • Par litolff, le 02 décembre 2010

    Personne ne peut comprendre un flic. Encore moins le juger. Nous évoluons dans un monde brutal, incohérent, fermé. Vous êtes en dehors, et vous ne pouvez plus le comprendre. Vous êtes en dedans, et vous perdez toute objectivité.

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  • Par litolff, le 02 décembre 2010

    Lorsque des éléments, des détails, même anodins, reviennent régulièrement dans une enquête, il faut toujours les retenir, parce qu'ils dissimulent à coup sûr une signification profonde.

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