Thriller romantique moderne.
Un roman mené tambour battant de bout en bout.
La femme du Dr Beck est sauvagement assassinée.
8 ans plus tard, celui-ci a toujours beaucoup de mal à s'en remettre lorsqu'il reçoit un mél contenant une photo récente de sa femme...
Canular douteux ? Réalité trompeuse ? Beck tente de démêler le vrai du faux et se retrouve mêlé malgré lui à une sombre (et dangereuse) intrigue aux multiples ramifications.
Quand j'étais plus jeune et que je commençais tout juste à lire (cad. il y a environ 30 ans ;).), je dévorais les livres de la série du "Club des Cinq" (en Bibliothèque Rose, pour ceux qui ont connu le Club des Cinq autrement qu'à la TV en dessin animé ;).).
Je faisais même des concours de lecture avec des copains, à savoir qui terminerai son Club des Cinq le plus rapidement.
Habituellement ça nous prenait quelques heures à lire le soir en rentrant après l'école. (Bah oui, ni TV - enfin si une vieille en Noir et Blanc avec 3 chaines et pas de programme spécifique pour les enfants à part Bonne Nuit les Petits - , ni consoles à cette époque lointaine ;).)
Eh bien, Ne le Dis A Personne, c'est un peu un Club des Cinq pour adulte.
Attention, je ne dis aucunement ça péjorativement, j'ai adoré lire les Club des Cinq et j'ai bien aimé aussi lire (et relire) le roman de Coben.
L'analogie Cd5 et NlDaP, c'est juste au niveau littéraire, ce sont des livres plaisants qui se lisent bien ET VITE ;).
Harlan Coben écrit des romans complexes au niveau de l'intrigue aux multiples points de vues, multiples personnages, multiples rebondissements... dans un style très simple (attention je n'ai pas dit simpliste !) et dynamique.
Parfois la cohérence est mise de côté au profit de la facilité de lecture, on entre dans le roman comme dans du beurre, on a un peu l'impression de regarder un thriller américain au cinéma ou à la TV (un soir où on a envie de se détendre et de ne pas regarder un film d'auteur à la française).
Pour reprendre une analogie ludique, parfois les auteurs de jeux de société relâchent un peu leurs règles au profit de la jouabilité et du plaisir de jouer.
Eh bien là c'est pareil, Coben privilégie le plaisir de lire par rapport à un certain réalisme.
Et l'alchimie fonctionne parfaitement.
Tout à notre plaisir de suivre les (mes)aventures du Dr Beck, on en oublie (on occulte inconsciemment) de chipoter sur les quelques faiblesses du scénario.
On est loin par exemple du réalisme proposé par une Elisabeth George, peut-être plus proche de Philip le Roy ou d'un
Dan Brown.
Se faire plaisir en lisant n'a rien de honteux bien au contraire.
Le livre américain a donné lieu à un très bon film français réalisé par Guillaume Canet en 2006.
Ce film comporte pas mal de différences avec le livre.