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Anita Van Belle (Traducteur)
ISBN : 2070543560
Éditeur : Gallimard (25/04/2003)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 36 notes)
Résumé :
"Ils nous croyaient morts et ils se trompaient. Nous sommes passés ensemble des anciennes ténèbres à une vallée étincelante où le soleil nous inonda. Le monde entier, couvert de glace et de neige, étincelait... Qui aurait pu penser que nous marcherions ensemble avec tant de joie, après ce que nous avions vécu ? Tout avait commencé par un jeu... "

Sur la lande, Kit rencontre Askew, qui va l'entraîner dans les profondeurs d'anciennes mines de charbon e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
mirele
15 octobre 2014
Je suis en train de lire ce roman qui "dormait" sur mon étagère depuis plusieurs mois. Je découvre un auteur et c'est un coup de foudre !
Je croyais lire un énième roman fantastique pour ados perdus dans une mine désaffectée.
Je tombe sur une langue d'une beauté et d'une pureté incroyables, à chaque page ou presque, une phrase me prend le coeur et le broie. Kit, Allie et John ne ressemblent pas aux héros habituels de la littérature de jeunesse contemporaine. Pas de langage jeunes ni de portables. En fait, on dirait plutôt des personnages de conte, sont-ils bien de notre siècle ?
En même temps, c'est un livre sur les racines, sur ce que c'est que d'être d'un endroit qui façonne votre âme et votre imaginaire. le jeu de la mort des ados, c'est en fait plonger dans le passé de la mine à qui la ville a payé un lourd tribut. Les anciennes catastrophes hantent l'imaginaire des héros dont les ancêtres éponymes figurent sur un mémorial aux enfants morts dans la mine.
La ronde des saisons accompagne le récit. Dans la description de l'hiver, je retrouve les hivers glacés de mon enfance, entre luge et glissades.
La relation que Kit, 13 ans, noue avec son grand-père, porteur de la mémoire de la mine, m'émeut profondément. Kit aime son grand-père, il le dit et le montre. La lente dégradation du vieil homme est montrée avec naturel, sa famille l'accompagne, avec amour, sans juger ni récriminer, un peu comme on l'imagine dans des sociétés plus "primitives" que la nôtre...
Tant d'humanité.
Cela m'évoque un roman parmi mes préférés : "Qu'elle était verte ma vallée!".
La mine, bien sûr, un décor rude et omniprésent qui façonne les hommes, mais surtout la solidarité, la tendresse que se vouent les personnages, qui en fait des êtres forts et, pour moi, admirables...
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c.brijs
03 novembre 2011
★★★★★
★★★★★
Cette lecture, loin d'être un coup de coeur, possède toutefois de très nombreuses qualités. Parlons tout d'abord de ce qui m'a surprise. La 4e de couverture parle d' "une histoire envoutante, pleine d'énigmes et de magie". Est-ce vraiment le cas?
Tout d'abord, pour moi, les expériences que vivent les personnages s'apparentent davantage à celles du shaman qui communie avec les esprits des défunts qu'à de la magie. On est plus à la frontière entre réalité et monde onirique que dans une histoire fantastique.
Ensuite, cette histoire est plus noire qu'envoutante. C'est comme si Kit et John, héritiers du passé, n'avaient pas le droit de vivre. Leurs homonymes ne sont-ils pas morts au même âge qu'eux? Ce sentiment est encore renforcé pour John, brimé depuis l'enfance par un père ivrogne. Cette fascination pour la mort est présente tout au long du livre divisé en trois parties: automne, hiver et printemps.
"Quand débute le printemps? En mars? le jour où nous avançons nos montres d'une heure? Ou à l'aube de la première journée après le solstice d'hiver? En réalité, c'est à partir de cet instant que les jours allongent et que les nuits racourcissent. le monde se tourne vers le soleil."

Enfin, j'ai également été décontenancée par le parti pris par l'auteur qui commence son récit par la fin. C'est un peu comme dans ces histoires policières où l'on assiste au meutre et où tout le jeu consiste à voir comment l'inspecteur finira par coincer le meurtrier. Ici, on sait d'emblée que les héros s'en sortiront, qu'ils choisiront la lumière. Reste à savoir comment ils vont y arriver. le suspense réside davantage dans la psychologie des personnages et dans les relations qu'ils vont tisser entre eux.
C'est d'ailleurs le point le plus intéressant du roman. Les liens entre Kit et son grand-père m'ont particulièrement émue. Il lui transmet ses histoires et ses trésors.
J'ai également particulièrement apprécié le style de l'auteur. Il décrit à la perfection cette lande et cet univers qu'il connait bien puisqu'il est, lui aussi, originaire d'une région minière. En lisant la note biographique à la fin de l'ouvrage, on pourrait d'ailleurs presque croire qu'il s'agit d'un récit autobiographique.

En conclusion, le jeu de la mort est un récit qui plaira davantage aux amateurs de récits psychologiques et décevra sans doute ceux qui s'attendent à un récit bien plus fantastique!
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livr0ns-n0us
16 juin 2012
★★★★★
★★★★★
Il y a des fois où il faut se résoudre à admettre qu'un auteur n'est pas fait pour nous. David Almond a beau être un écrivain encensé par la critique, par les jeunes lecteurs comme les plus vieux, et y compris par ses pairs (le formidable Philip Pullman reconnaît son "grand talent"), il se voit dans l'incapacité de séduire mon petit coeur de lectrice. Et pourtant... et pourtant je ne suis pas complètement hermétique à son univers puisque parfois, j'ai l'illumination, comme avec le Sauvage par exemple. Oui mais voilà, je me demande si cette illumination n'est pas simplement liée aux magnifiques illustrations et à la forme originale du Sauvage, car je n'arrive pas à retrouver ce qui m'a fait vibrer dans ses autres textes.
Le jeu de la mort me laisse en effet une impression assez mitigée. En lisant la quatrième de couverture, je me suis imaginé quelque chose de très fantastique alors que pas tellement. Cela ne m'a finalement pas gênée mais j'ai mis un petit moment à savoir où et quand l'action se déroulait. le jeu de la mort met en scène un jeune adolescent d'aujourd'hui, Kit Watson, qui emménage chez son grand-père pour ne pas le laisser seul après la mort de sa femme. Tout juste arrivé, il fait la connaissance de John Askew, un adolescent marginal qui l'entraîne au plus profond de son âme, à la recherche de fantômes...
David Almond a l'art et la manière d'entraîner son lecteur dans un univers sombre et très onirique qui laisse la part belle aux peurs et angoisses de chacun. Oscillants entre réalité et cauchemars, les personnages doivent plonger au plus profond d'eux-mêmes, laisser s'exprimer leurs côtés les plus obscurs afin d'espérer trouver la lumière. Sans être dépressif, le jeu de la mort (vous l'aurez deviné) n'est pas un roman joyeux. Il m'a été difficile de me plonger dans ce récit sans éprouver un certain malaise, une sensation d'étouffement et parfois même de la tristesse. On pourrait dire que le mal-être est ici l'un des personnages principaux, aux côtés de la mémoire. Ce sujet là en revanche m'a beaucoup plu ; je me suis énormément attachée au grand-père rêveur et marqué par la vie qui transmet petit à petit ses souvenirs à Kit.
J'ai beaucoup de mal à mettre des mots sur ce que j'ai ressenti lors de cette lecture, du moins à expliquer et analyser précisément ce qui m'a plu et ce qui m'a déplu. Ce roman est une suite de sensations plus ou moins définies qui, accumulées, me laissent un gout étrange et plutôt amer. Celui qui domine est pourtant la frustration devant mon incapacité à comprendre et apprécier les rouages de l'esprit de David Almond. Je ne m'avoue pas complètement vaincue pour autant mais je pense laisser passer un certain temps avant de retenter l'expérience...
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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cats26
28 janvier 2015
★★★★★
★★★★★
C'est le deuxième livre de cet auteur que je lis mais je peux déjà dire que c'est un grand auteur. Almond est un grand maître de l'imagination enfantine, de la part sombre et mystérieuse de l'enfance. Ce livre encore m'a époustouflé par sa puissance évocatrice, sa force narrative.
Pourtant, à y regarder de plus près, l'intrigue est mince, pas d'action, ni de vrai suspense, ni de romance mais une atmosphère magique, inquiétante, troublante, un récit où réalité crue se mêle à la poésie, à l'imaginaire, un monde où les vivants côtoient les morts et leur souvenir, le monde de la mine, sombre et mortifère mais qui a fait vivre des générations dans cette petite ville.
Le jeu de la mort est un jeu que des enfants, des adolescents pourraient vraiment inventer, un jeu de "jouer à se avoir peur", à "t'es pas cap", un jeu lié au monde de la vie et de la mort, à l'imaginaire et aux peurs de l'enfance, aux rites de passage.
Kit, le jeune héros est attachant, plein d'imagination; sa relation avec son grand-père est tendre et belle, autant lorsque le vieil homme est bien portant que lorsqu'il "se perd".
Bref, un coup de coeur pour ce roman original qui parle de famille, de racines, d'enfance, d'imagination, tout ça dans un volume peu épais aux courts chapitres. C'est ça le talent!
A partir de 14 ans
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LirePourVivre
23 septembre 2013
★★★★★
★★★★★
Pas mon préféré ça c'est une certitude, je ne le conseil pas non plus comme cadeau même pour un anniversaire ni pour noël. Cependant ce n'était pas si mauvais que ça. Déjà la 4eme de couverture donne vraiment envie et l'épilogue aussi. Seulement le reste de l'histoire n'est pas extraordinaire. Les personnages jouent leurs rôle mais c'est tout. le seul à être vraiment "autre" est Askew, le fait qu'il pratique la magie des shaman et qu'il sois un rebelle dans ce bled pommé est un plus, un rayon de lumière mais c'est tout.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
LirePourVivreLirePourVivre04 décembre 2013
Nous avons levé les bras pour nous protéger de la lumière et nous nous sommes regardés. C’était une vision surprenante : nous étions noirs de fumée, la peau légèrement brûlée par endroits, nos lèvres étaient couvertes de sang séché et nos corps, de coupures et de bleus. Nous avons éclaté de rire. Une joie débordante se lisait dans nos yeux.
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LirePourVivreLirePourVivre04 décembre 2013
Oui, nous étions là, les trois disparus, ramenés à la surface du monde comme par magie : John Askew, le ténébreux, couvert de colliers d’os et de signes magiques ; Allie Keenan, la fille des neiges, à la peau argentée, partagée entre le bien et le mal ; Jax, le chien fou ; et moi, Kit Watson, la tête pleine de vieilles histoires, de très anciennes pierres dans le creux de la main.
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cats26cats2628 janvier 2015
Cette matière, plus noire qu'une nuit noire, poursuivit-il en touchant l'écorce de l'arbre, contient en elle la lumière et la chaleur d'un ancien soleil.

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Videos de David Almond (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Almond
Bande annonce de "Skellig", by David Almond. En anglais mais assez simple à traduire, et accompagné d'une jolie musique
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