> Dave McKean (Illustrateur)
> Cécile Dutheil de La Rochère (Traducteur)

ISBN : 2070622797
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2010)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
A la mort de son père, Blue se met à écrire sur un carnet pour exprimer son chagrin avec ses mots à lui. Il imagine alors un personnage, celui d'un jeune garçon qui vit dans le bois voisin et rôde aux alentours. Un être effrayant, qui ne parle pas, le sauvage. Blue s'in... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par alouett, le 09 novembre 2011

    alouett
    Sans famille, sans maison, Le sauvage est un enfant solitaire. Il vit dans le Bois de Burgess. Il chasse du petit gibier pour se nourrir. La nuit, il pénètre dans la ville endormie, y vole un peu de nourriture et observe les hommes. Si l'un d'entre eux s'approchait trop près de lui, « il le poursuivait, l'attrapait, le tuait, le mangeait et il fourrait les os au fond d'un vieux puits de mine ».
    Un jour pourtant, Blue, un jeune garçon vient jouer à l'entrée de son repère. Guidé par son instinct, Le sauvage se tapit dans l'ombre. Il sait que cet enfant-là ne lui veut aucun mal. Blue, quant à lui, sait que Le sauvage est là mais est-ce réel ou est-ce son imagination ?
    -
    Il y a quelques semaines, je vous présentais Le Jour où j'ai échangé mon père contre deux poissons rouges (Neil Gaiman & Dave McKean). A cette occasion, Jérôme m'avait conseillé de lire Le sauvage… l'occasion de découvrir ce titre s'est présentée à moi plus tôt que je ne le pensais !
    L'ouvrage prend la forme d'un roman illustré (il est cependant répertorié sur de nombreux sites de bédéphiles). le scénario de David Almond est écrit à la première personne. J'ai naïvement pensé, à la lecture des premières pages, qu'il s'agissait là de l'auteur qui se remémorait un épisode de son enfance.
    Vous ne me croirez peut-être pas mais c'est vrai. J'avais écrit une histoire qui s'appelait Le sauvage et qui mettait en scène un enfant sauvage vivant dans une chapelle en ruine au milieu du Bois de Burgess, et l'enfant est devenu réel, dans la vraie vie.
    Je n'en suis plus si sure à la fin de la lecture… quoi qu'il en soit, j'ai rapidement plongé dans le récit. Puisque ce dernier est écrit de la main d'un enfant, les fautes d'orthographe et de syntaxe y sont nombreuses. Sans freiner la compréhension de l'histoire, elles lui donnent une touche enfantine très agréable. Ce qui m'a le plus surpris, c'est la capacité de l'auteur à se fondre dans son personnage (et à utiliser le « Je »). de même, son personnage principal dispose de la même facilité à se fondre dans son personnage imaginaire via tout un jeu d'expression de ressenti physique et psychique.
    Une nouvelle fois, les illustrations de Dave McKean m'ont séduite. Elles ne sont pas présentes à chaque page mais lorsque le narrateur s'intéresse à l'enfant sauvage, mettant ainsi tour l'aspect fantastique de cet univers en valeur. Deux ambiances viennent compléter la narration, tantôt teintées de verts sombres, tantôt illustrées de bleus marines.
    Un album doté d'une grande richesse narrative et graphique.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/11/07/le-sauvage-almond-mckean/
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 01 juillet 2011

    argali
    Ce roman graphique est un petit bijou d'émotions.
    Alternant passages narratifs et dessins, il nous conte une histoire entre rêve et réalité. Celle d'un petit garçon, Blue, qui cherche à se reconstruire après la mort inopinée de son papa. Pour extérioriser son chagrin, il se met à écrire l'histoire d'un jeune garçon qu'il nomme « Le sauvage ». Ce double plus fort et plus violent va progressivement envahir la réalité et intervenir dans son existence…
    Les passages narratifs sont rédigés par Blue qui a grandi et qui jette un regard sur le récit qu'il avait imaginé et illustré quelques années plus tôt. Dès le début, il se dissocie du Sauvage, remettant les choses en place. L'histoire est racontée par un Blue enfant, maîtrisant mal la syntaxe et l'orthographe mais cependant capable de rendre un récit vivant et poignant. Cette histoire l'amènera à faire son deuil et à oser l'aventure d'une vie autre.

    Malgré des tons sombres : bleu, vert, noir et un thème triste, ce livre est un hymne à l'espoir, à la vie. Les dessins nerveux et vifs traduisent merveilleusement la violence qui habite Blue malgré son apparence résignée et calme. Ses peurs, ses pulsions font partie de lui et il devra les faire jaillir pour atteindre la sérénité. Les dessins illustrent bien cette dualité et apportent au texte le complément nécessaire pour en faire un roman graphique très abouti.
    Ce roman, à plusieurs niveaux de lecture, rend à merveille la disparité des sentiments qu'un enfant peut éprouver après une perte aussi terrible. le dessin et l'écriture, véritable catharsis, lui permettront de surmonter cette épreuve.
    L'histoire m'a vraiment touchée et l'émotion qu'elle dégage me restera longtemps en mémoire. Ce livre peut être proposé à des enfants dès douze ans ainsi qu'aux adultes.

    .
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par VanessaV, le 26 juin 2010

    VanessaV
    « Le sauvage » de David ALMOND, illustré par Dave McKEAN est un coup de fouet, un coup de hache, un coup de cœur. le propos est dur (mais pas tant), l'illustration extrême mais il faut oser lire page après page.
    Blue est un garçon qui vient de perdre son père d'un arrêt cardiaque. La psychologue scolaire demande alors à l'enfant d'écrire ce qu'il ressent face à ce deuil. Rien ne sort, ni par la bouche ni par la main. Blue est dans une famille à la sensibilité sans faille. Ses parents l'aident, le soutiennent, lui apportent réconfort et amour. La mère, restée seule, est toujours aussi présente et attentionnée.
    Mais les mots ne viennent pas pour décrire cette horreur, cette « p. d'horreur ». Un jour, Blue se met à écrire une histoire (quelques morceaux présents avec l'orthographe et la grammaire d'origine). Pas de celles qui n'ont aucun lien avec la réalité, trop mièvres : « Moi, ce que je voulais, c'était du sang, des tripes et de l'aventure, et c'est ce que j'avais imaginé. » Le sauvage nait de sa plume, un enfant vivant dans les bois, de rapines, de liberté, de meurtres. Et grâce à cette histoire qui prend vie, Blue exprime son agressivité, sa haine, son envie d'être ailleurs.
    Il est question de cette communication qui peut péricliter même dans une famille extrêmement attentive. Un enfant qui ne sait plus dire ou qui ne veut plus pour ne pas surcharger de peine
    C'est aussi un livre sur l'agressivité des enfants. Agressivité « ordinaire » d'un petit tyran d'école ou agressivité meurtrière, de survie, de haine contre la vie et les hommes. J'ai beaucoup aimé ce regard sur l'agressivité comme une inadaptation, une faiblesse, une jalousie. J'ai aimé cette autre pour ce que l'enfant a en lui sans jamais pouvoir assouvir sa haine, sa violence, pour contrecarrer celle qui vient de la vie, celle qui peut venir des adultes (même si ce n'est pas le sujet du livre).
    Le deuil est aussi, bien sûr, au centre du livre. Et avec nuances, nuance des souvenirs, présents et nombreux auxquels on peut se raccrocher, si infimes qu'ils ne seront pas une frustration. Ce deuil de l'entre-deux, d'un enfant, qui a profité de son père mais pas assez pour savoir ce qui aurait pu advenir. Ce travail de deuil, comme une reprise au goût de la vie, aux petits bonheurs. Le sauvage va découvrir la dualité des hommes et l'intérêt de certains. Un bonheur comme de la joie, un pique-nique et de la danse. le langage a aussi beaucoup de place, avec les poèmes. (...)
    Et que dire des illustrations de Dave McKEAN. Il reste fidèle à lui-même. J'ai de lui de nombreux artbooks en anglais reprenant ces petits tiroirs de curiosités, ces montages photographiques, à la fois glauques, pertinents, dérangeants et si interrogateurs. Ces dessins sont aussi « chargés » de double sens adulte. Le sauvage est vraiment cruel, presque métamorphosé en cauchemars.
    et un peu plus ici

    Lien : http://1pageluechaquesoir.blogspot.com/2010/03/le-sauvage.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par natali33, le 06 avril 2012

    natali33
    Le pouvoir de l'écriture !
    Blue, un petit garçon heureux, perd subitement son père. Pour mettre des mots sur son chagrin, il se met à écrire dans un carnet. Il écrit une histoire. L'histoire d'un enfant sauvage qui va le venger de tous ses problèmes, notamment le problème Hopper, un garçon de son école qui s'acharne bêtement sur lui. Le sauvage va l'aider à dépasser son angoisse ; il va lui permettre de grandir, de prendre en confiance en lui et de garder son père toujours présent dans ses pensées.
    « Une histoire si vraie qu'elle commence à se confondre avec la réalité… »
    On alterne les deux histoires : celle de Blue, racontée avec des mots et celle du vieux carnet où Blue a commencé à gribouiller « Le sauvage ». Je sais que la grammaire et l'orthographe ne sont pas très brillantes, mais c'était il y a quelques temps déjà, j'étais plus jeune. »
    La force du récit et des illustrations nous amène à ressentir l'émotion de la famille à la disparition du père, continuant malgré tout à avancer et à se construire une nouvelle vie. Blue exprime toute la violence qu'il a en lui au travers de ce sauvage, traduite par des illustrations torturées dans les tons de bleu et de noir. Puis petit à petit, Le sauvage devient plus humain en même temps que Blue s'apaise…
    Le sauvage est l'histoire du deuil.
    Un roman graphique étonnant, bouleversant. Un très gros coup de cœur.
    « Le sauvage » a reçu le Prix Sorcières 2011 dans la catégorie romans ado.
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    • Livres 5.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 20 janvier 2012

    livr0ns-n0us
    Lorsque j'ai aperçu ce titre dans les nouveautés à mettre en rayon, je l'ai immédiatement emprunté. Je garde un souvenir étonnamment assez précis d'un autre titre de David Almond, Glaise, que je n'avais pas apprécié plus que ça. Depuis, j'ai appris qu' Almond était un écrivain réputé et j'avais peur d'être passée à côté de quelque chose ; aussi n'ai-je pas hésité une seule seconde devant ce fascinant roman graphique.
    L'histoire est belle et terrible. David Almond joue beaucoup sur la temporalité et la narration : son héros nous raconte comment il a écrit Le sauvage, avec son regard actuel, tout en insérant des passages de ce fameux récit. Ce n'est pas quelque chose de facile à expliquer ; voici donc un petit extrait pour que vous puissiez comprendre :
    "Je sais que la grammaire et l'orthographe ne sont pas très brillantes, mais c'était il y a quelque temps déjà, j'étais plus jeune.
    C'était un enfant sauvage qui vivait dans le bois de Burgess,
    j'avais écrit."
    Le style et le sujet de cette histoire la placent davantage dans un rayon ado car même si le texte est relativement court et écrit assez gros, certains aspects pourraient choquer les plus jeunes.
    Les illustrations de Dave McKean sont sans aucun doute une forte plus-value. Je trouve que son trait s'adapte harmonieusement à l'histoire qui nous est contée, et j'ai adoré les ambiances développées grâce à une palette de couleurs assez foncée, composée de verts et de bleus. "Sauvage" est d'ailleurs un qualificatif que j'utiliserais volontiers pour décrire les graphismes de McKean, s'affranchissant de la perspectives ou des proportions sans jamais paraître bancal.
    Le sauvage est donc un roman graphique fort, original, bien mené et magnifiquement servi par les illustrations. Je suis de plus en plus adepte de ce genre délicat, qu'il n'est d'ailleurs pas aisé à traiter en bibliothèque à cause du décalage image/texte (dans la tête de la majorité des gens, il faut bien le dire, image = bébé). Je ne manquerais en tout cas pas de mettre ce superbe titre en avant !

    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
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Citations et extraits

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  • Par VanessaV, le 26 juin 2010

    Bien sûr, le sauvage n’avait pas de mots, il bredouillait, grondait ou haletait, il ne connaissait rien aux mots. Comment il aurait pu ? Pourtant il commençait à apprendre.
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  • Par argali, le 01 juillet 2011

    Au fait je m'appelle Blue Baker. Je vis au bout de l'allée d'Aidan, à la périphérie de la ville, avec ma mère et ma petite soeur, Jess. En ce moment ça va, mais à l'époque, pas vraiment.
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Vidéo de David Almond

Bande annonce de "Skellig", by David Almond. En anglais mais assez simple à traduire, et accompagné d'une jolie musique








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