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ISBN : 2290350389
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 501 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ?
Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel,
du réconfort ? " Mathias, une trentaine d'années ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 28 janvier 2013

    marina53
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, ou comment Mathias, jeune trentenaire, tente, tant bien que mal, de surmonter la mort de sa maman.
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, un roman au pouvoir magique, grâce à la présence imaginaire de Jack, un géant que s'invente Mathias au sortir de l'hôpital et qui va le guider dans la vie, au cours des mois qui suivent le deuil. Car Mathias voudrait tant rejoindre sa maman dans le pays des morts, juste la rencontrer, être sûr qu'elle va bien... Mais, on ne peut pas atteindre ce pays... puisqu'on est vivant... et qu'on doit essayer de vivre ou de survivre avec l'absence de l'être aimé.
    Mathias nous emmène avec lui, à travers ses rêves, ses illusions, ses espoirs, son envie de vivre malgré tout...
    Comme le voyage fut agréable, parfois apaisant, poétique, triste, thérapeutique, souvent émouvant ou rempli d'espérance... parce qu'on désire le meilleur au pays des morts...
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, il fait souvent nuit sur moi...
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 24 mars 2014

    Kittiwake
    Il n'est pas facile de rire avec la mort quand elle vous vole l'amour, le plus profond de tous, celui d'une mère. « il y a comme un goût amer sur tout » dit la chanson. La maison se peuple d'ombres, qui comblent le vide de l'absence. Il suffit cependant d'une horloge magique, qui, à la manière de la lampe à huile d'Aladin, sollicitée, fait surgir un géant au grand coeur, un réparateur de deuil. Il confie trois livres-remèdes au narrateur éploré, veille sur lui nuit et jour, et lui propose même une incursion risquée au pays des morts.
    De multiples références affluent tout au long de la lecture, Tim Burton, Lewis Caroll pour l'irruption du fantastique , mais aussi L'écume des jours de Boris Vian : le parallèle avec la maison qui rétrécit avec la maladie de Chloé est inévitable.
    Paradoxe du chagrin qui nous détruit mais dont on ne veut se défaire car il est le lien qui nous unit à l'être disparu : c'est cela le deuil. Mathias Malzieu le pare d'humour et de rêve, pour le rendre tolérable, mais derrière la fable, se profile l'immense chagrin d'un enfant qui ne sait pas qu'il est devenu grand, d'un grand qui conserve en lui toutes les ressources imaginaires d'un « grand petit grand ».
    Belles pages de poésie mélancolique, à méditer à tout âge.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/03/maintenant-quil-fait-toujo..
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    • Livres 5.00/5
    Par Palmyre, le 04 juin 2013

    Palmyre
    Si je devais conseiller un livre qui aborde le difficile sujet du deuil, je choisirai sans hésiter la plume poético magique de Mathias Malzieu avec son livre Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.
    Chacun a plus ou moins vécu une situation semblable: la perte d'un être cher. L'auteur ici nous confie sa douleur, son chagrin. Heureusement pour lui, il fait la connaissance d'un drôle de géant qui va lui donner quelques conseils pour reprendre goût à la vie.
    Décidément, quel talent! Eh dire qu'il y a à peine un mois que j'ai découvert cet auteur, je n'en reviens toujours pas d'être passé à côté pendant tout ce temps.
    A découvrir!
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    • Livres 5.00/5
    Par Capridegh, le 15 janvier 2013

    Capridegh
    Je regrette presque de refermer mon livre ; impossible de ne pas s'attacher au narrateur que l'on souhaite soutenir du plus profond de notre coeur dans le deuil qu'il doit faire de sa mère ; un narrateur que l'on aimerait avoir devant soi pour le serrer fort dans ses bras et lui offrir une pâtisserie (si on est capable d'en faire des aussi bonnes que sa maman). On l'aime de tout son coeur, ce narrateur...
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi est triste et beau à la fois. Mathias Malzieu y raconte, avec son écriture propre, belle, agréable, émouvante et poétique, la perte de sa mère, partie trop tôt, comme toutes les mamans du monde, et sa rencontre avec un de ces géants que l'on croirait sorti d'un univers de Tim Burton ou du film Big Fish, un géant avec le coeur sur la main, drôle et réconfortant. Combattre les ombres, c'est, pour le narrateur orphelin, combattre la mort, faire le deuil de la disparue. Comme un enfant, l'auteur crée un de ces mondes dignes d'un conte pour s'y enfermer, comme dans une bulle, et en ressortir plus tard, plus fort, plus grand, aussi grand que le géant qui l'a pris sous son aile, a chanté et dansé avec lui, lui a appris à voler, à utiliser les ombres, SON ombre, bref, l'a accompagné dans le deuil.
    Quel livre impressionnant ! Un livre qu'on lit avec passion non sans avoir le coeur déchiré par la colère, la tristesse et le refus que l'on ressent dans l'écriture spontanée de l'auteur. Celui-ci nous parle encore, sans aucun tabou, sans aucun secret, avec sa jolie plume et ses idées folles inimitables, d'un de ces mondes sortis tout droit de son imagination débordante, une imagination pleine d'étoiles, de poésie, d'émotions et d'humanité. On referme le livre et on croise les doigts pour que l'auteur soit aussi optimiste, pour toutes les années à venir, que les dernières phrases de l'épilogue et que les dernières paroles qu'il a échangées avec le géant dont l'apprentissage a visiblement porté ses fruits. Mission accompli, Jack ! Et Mathias peut alors sourire un peu plus à la vie.
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  • Par Taylor, le 25 septembre 2012

    Taylor
    Les premiers mots de ce court roman sont d'une telle force que je me suis mise à pleurer. C'était incontrôlable. Pourquoi ? Parce que ces mots, ces questions, on les a tous posées à un moment ou à un autre de notre vie.
    Et puis une fois ce trop plein d'émotion passé, viennnent le sourire, la tendresse, l'apprentissage de la vie sans la personne qui nous a quitté.
    Pour aider Mathias qui vient de perdre sa mère, un étrange personnage entre dans sa vie, un géant brinquebalant, docteur en ombrologie, répondant au nom de Jack le géant.
    Discuter avec ce géant n'est pas chose aisée car on frole le torticolis et de plus son humour particulier ne donne pas toujours envie de rire (enfin ça doit dépendre également de notre inclination à l'humour du moment).
    J'ai tout de suite su à quoi ressemblait Jack, son image est apparue dans mon esprit au moment même où il est apparu dans le livre. J'avoue que c'est le personnage qui m'a le plus touché.
    Ce serait tellement plus facile d'accepter l'inacceptable si Jack pouvait nous accompagner pendant cette période difficile.
    Une citation a retenu mon attention :
    « J'aime les livres qu'on peut mettre dans les poches, trimballer, aimer, prêter corner, donner, racheter pour relire ses passages préférés. C'est un acte important pour moi d'échanger un livre qu'on aime, c'est comme prêter ses chaussures….. ».
    Pour moi aussi, c'est un acte important de prêter un livre que j'ai aimé, parce qu'il m'a fait du bien, parce qu'il m'a fait oublier pendant un moment mes soucis.
    J'ai découvert une écriture délicate, tendre et forte à la fois car l'auteur nous fait passer des larmes aux rires en un claquement de doigts.
    Un peu de douceur dans ce monde de brutes c'est appréciable non ?
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Citations et extraits

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  • Par Capridegh, le 15 janvier 2013

    Moi j'y vais, je vais commencer par me tirer de ce con de parking plein à ras bord de vide et je vais don quichottement affronter Big Ben et toutes les plus grandes horloges du monde. Je vais escalader, tu vas voir, regarde, je grimpe ce putain de clocher anglais et je tords les aiguilles, regarde ! Il est peu avant 19 h 30, ils ne t'auront pas ! Regarde comme je fais la manivelle avec les petits muscles que tu m'as fabriqués dans ton ventre trente ans plus tôt ! Tu te lèves ! Il n'y a plus de tuyaux en plastique, il n'y a plus de soupe dégueulasse et de steak haché au goudron, plus de biscuits aux miettes de gravier non plus ! Tu t'envoles vers la maison ! On y mangera sur la terrasse et tes yeux seront ouverts comme des billes agate noisette ! Regarde, les avions reculent, tout le monde parle à l'envers ! Tes petites-filles, Mathilde et Charlotte, rebondissent sur tes genoux, on va mettre un disque un peu fort sur la chaîne de la salle à manger pour qu'on l'entende sur la terrasse ! Regarde, le vide et la nuit ! On leur pète la gueule à coups de manivelle ! Big Ben ! Il n'y a plus rien dans ton ventre, tu es libre ! Le peuplier géant, regarde-le verdir, les chats qui grimpent dessus ont de la sève sur les pattes et s'en foutent partout quand ils se battent ou s'embrassent ! Oh, ça sent la tarte aux pommes, tu y as encore glissé des fées à la canelle, il ne va pas en rester une seule miette ! Et tu es là, avec tes pinces-crabes dans les cheveux, à te dandiner en glissant des "Elle est bonne hein ? Elle est bonne hein ? Elle est bonne hein..."
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  • Par Kittiwake, le 24 mars 2014

    Il rassemble un vieux grimoire, mais format poche. La couverture est aussi épaisse et rugueuse que l'écorce d'un arbre. Je le manipule comme j'aime le faire avec mes livres fétiches. Passer le plat de la main dessus, l'ouvrir, le fermer,
    Feuilleter en accéléré avec le pouce, m'arrêter au hasard sur une page, goûter les mots comme on trempe le doigt dans une sauce, et renifler l'odeur du papier tout neuf, ou tout vieux, de la colle aussi, entre les pages.
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  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    Pour la première fois, je m'emmitoufle dans ma nouvelle ombre. Je sais qu'elle est censée m'aider, mais je ne sais pas comment l'utiliser. Enfin, c'est la mienne, le géant me l'a donnée, elle me fait un peu moins peur que toutes celles qui sillonnent la maison, qui comme des lames se plantent dans les portes. Et dans le lavabo de la salle de bain, et dans le crâne de toute la famille qui s'y lave les dents. Elles font mal comme des coups de soleil sur les yeux. Elles diffusent deux produits très toxiques pour la bande de cœurs troués qui se baladent dans cette maison : d'abord du vide visible et ensuite des souvenirs de vie de toi ici. Les deux cumulés, ça arrache la gueule.
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  • Par Liyah, le 01 février 2010

    « Elle va revenir, je l’attends avec des étoiles et des gâteaux, elle en a marre des fleurs, elle en a marre d’être morte, c’est trop long… »

    « La seule manière de tuer la mort, c’est de rester en vie »

    « … les livres sont des accessoires, non-accessoires pour se battre contre la nuit éternelle »

    « Un rêve brisé bien recolle peut devenir encore plus beau et solide »
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  • Par marina53, le 27 janvier 2013

    Si c'était pas une histoire de tradition et de respect pour les autres "habitants" du cimetière, en plus des fleurs, je t'amènerais des gâteaux et des livres. Des oiseaux, il faut des oiseaux, je vais planter des œufs d'oiseau, j'irai en cachette et tu finiras par éclore de nouveau.

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Videos de Mathias Malzieu

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Vidéo de Mathias Malzieu

Pour "Traits pour traits" (France Inter, été 2013) Mathias Malzieu commente avec humour un tableau de Di Rosa du M.N.A.M.- Centre Pompidou http://www.franceinter.fr/emission-traits-pour-traits-mathias-malzieu-se-jette-dans-le-vide-avec-di-rosa








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