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ISBN : 2290350389
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 542 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ?
Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel,
du réconfort ? " Mathias, une trentaine d'années ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 28 janvier 2013

    marina53
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, ou comment Mathias, jeune trentenaire, tente, tant bien que mal, de surmonter la mort de sa maman.
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, un roman au pouvoir magique, grâce à la présence imaginaire de Jack, un géant que s'invente Mathias au sortir de l'hôpital et qui va le guider dans la vie, au cours des mois qui suivent le deuil. Car Mathias voudrait tant rejoindre sa maman dans le pays des morts, juste la rencontrer, être sûr qu'elle va bien... Mais, on ne peut pas atteindre ce pays... puisqu'on est vivant... et qu'on doit essayer de vivre ou de survivre avec l'absence de l'être aimé.
    Mathias nous emmène avec lui, à travers ses rêves, ses illusions, ses espoirs, son envie de vivre malgré tout...
    Comme le voyage fut agréable, parfois apaisant, poétique, triste, thérapeutique, souvent émouvant ou rempli d'espérance... parce qu'on désire le meilleur au pays des morts...
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, il fait souvent nuit sur moi...
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 24 mars 2014

    Kittiwake
    Il n'est pas facile de rire avec la mort quand elle vous vole l'amour, le plus profond de tous, celui d'une mère. « il y a comme un goût amer sur tout » dit la chanson. La maison se peuple d'ombres, qui comblent le vide de l'absence. Il suffit cependant d'une horloge magique, qui, à la manière de la lampe à huile d'Aladin, sollicitée, fait surgir un géant au grand coeur, un réparateur de deuil. Il confie trois livres-remèdes au narrateur éploré, veille sur lui nuit et jour, et lui propose même une incursion risquée au pays des morts.
    De multiples références affluent tout au long de la lecture, Tim Burton, Lewis Caroll pour l'irruption du fantastique , mais aussi L'écume des jours de Boris Vian : le parallèle avec la maison qui rétrécit avec la maladie de Chloé est inévitable.
    Paradoxe du chagrin qui nous détruit mais dont on ne veut se défaire car il est le lien qui nous unit à l'être disparu : c'est cela le deuil. Mathias Malzieu le pare d'humour et de rêve, pour le rendre tolérable, mais derrière la fable, se profile l'immense chagrin d'un enfant qui ne sait pas qu'il est devenu grand, d'un grand qui conserve en lui toutes les ressources imaginaires d'un « grand petit grand ».
    Belles pages de poésie mélancolique, à méditer à tout âge.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/03/maintenant-quil-fait-toujo..
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    • Livres 5.00/5
    Par Palmyre, le 04 juin 2013

    Palmyre
    Si je devais conseiller un livre qui aborde le difficile sujet du deuil, je choisirai sans hésiter la plume poético magique de Mathias Malzieu avec son livre Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.
    Chacun a plus ou moins vécu une situation semblable: la perte d'un être cher. L'auteur ici nous confie sa douleur, son chagrin. Heureusement pour lui, il fait la connaissance d'un drôle de géant qui va lui donner quelques conseils pour reprendre goût à la vie.
    Décidément, quel talent! Eh dire qu'il y a à peine un mois que j'ai découvert cet auteur, je n'en reviens toujours pas d'être passé à côté pendant tout ce temps.
    A découvrir!
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    • Livres 5.00/5
    Par Capridegh, le 15 janvier 2013

    Capridegh
    Je regrette presque de refermer mon livre ; impossible de ne pas s'attacher au narrateur que l'on souhaite soutenir du plus profond de notre coeur dans le deuil qu'il doit faire de sa mère ; un narrateur que l'on aimerait avoir devant soi pour le serrer fort dans ses bras et lui offrir une pâtisserie (si on est capable d'en faire des aussi bonnes que sa maman). On l'aime de tout son coeur, ce narrateur...
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi est triste et beau à la fois. Mathias Malzieu y raconte, avec son écriture propre, belle, agréable, émouvante et poétique, la perte de sa mère, partie trop tôt, comme toutes les mamans du monde, et sa rencontre avec un de ces géants que l'on croirait sorti d'un univers de Tim Burton ou du film Big Fish, un géant avec le coeur sur la main, drôle et réconfortant. Combattre les ombres, c'est, pour le narrateur orphelin, combattre la mort, faire le deuil de la disparue. Comme un enfant, l'auteur crée un de ces mondes dignes d'un conte pour s'y enfermer, comme dans une bulle, et en ressortir plus tard, plus fort, plus grand, aussi grand que le géant qui l'a pris sous son aile, a chanté et dansé avec lui, lui a appris à voler, à utiliser les ombres, SON ombre, bref, l'a accompagné dans le deuil.
    Quel livre impressionnant ! Un livre qu'on lit avec passion non sans avoir le coeur déchiré par la colère, la tristesse et le refus que l'on ressent dans l'écriture spontanée de l'auteur. Celui-ci nous parle encore, sans aucun tabou, sans aucun secret, avec sa jolie plume et ses idées folles inimitables, d'un de ces mondes sortis tout droit de son imagination débordante, une imagination pleine d'étoiles, de poésie, d'émotions et d'humanité. On referme le livre et on croise les doigts pour que l'auteur soit aussi optimiste, pour toutes les années à venir, que les dernières phrases de l'épilogue et que les dernières paroles qu'il a échangées avec le géant dont l'apprentissage a visiblement porté ses fruits. Mission accompli, Jack ! Et Mathias peut alors sourire un peu plus à la vie.
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  • Par Taylor, le 25 septembre 2012

    Taylor
    Les premiers mots de ce court roman sont d'une telle force que je me suis mise à pleurer. C'était incontrôlable. Pourquoi ? Parce que ces mots, ces questions, on les a tous posées à un moment ou à un autre de notre vie.
    Et puis une fois ce trop plein d'émotion passé, viennnent le sourire, la tendresse, l'apprentissage de la vie sans la personne qui nous a quitté.
    Pour aider Mathias qui vient de perdre sa mère, un étrange personnage entre dans sa vie, un géant brinquebalant, docteur en ombrologie, répondant au nom de Jack le géant.
    Discuter avec ce géant n'est pas chose aisée car on frole le torticolis et de plus son humour particulier ne donne pas toujours envie de rire (enfin ça doit dépendre également de notre inclination à l'humour du moment).
    J'ai tout de suite su à quoi ressemblait Jack, son image est apparue dans mon esprit au moment même où il est apparu dans le livre. J'avoue que c'est le personnage qui m'a le plus touché.
    Ce serait tellement plus facile d'accepter l'inacceptable si Jack pouvait nous accompagner pendant cette période difficile.
    Une citation a retenu mon attention :
    « J'aime les livres qu'on peut mettre dans les poches, trimballer, aimer, prêter corner, donner, racheter pour relire ses passages préférés. C'est un acte important pour moi d'échanger un livre qu'on aime, c'est comme prêter ses chaussures….. ».
    Pour moi aussi, c'est un acte important de prêter un livre que j'ai aimé, parce qu'il m'a fait du bien, parce qu'il m'a fait oublier pendant un moment mes soucis.
    J'ai découvert une écriture délicate, tendre et forte à la fois car l'auteur nous fait passer des larmes aux rires en un claquement de doigts.
    Un peu de douceur dans ce monde de brutes c'est appréciable non ?
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Citations et extraits

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  • Par MlleJuin, le 25 janvier 2015

    Mais tu dois réapprendre à rire, à manger avec goût, tu dois rééduquer ton goût!
    Sers-toi de ton ombre, lis, rêve, repose-toi, amuse-toi, même si ça te paraît aussi impossible que le jour où tu as essayé de faire ton premier accord de guitare. Tout va te paraître dérisoire, mais n'abandonne rien. Ne cède rien au désespoir! Utilise tes rêves. Et même s'ils sont cassés, recolle-les! Frotte-les à ton ombre magique, tu verras mon gars! Un rêve brisé bien recollé peut devenir encore plus beau et solide. Au point de frrrrlllacasser les limites du réel. [...] Aime les choses! Tu es vivant! Et si tu es triste à mourir, c'est normal, assume-le. Mais ne te laisse pas aller va... Revendique ce cœur-là!
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  • Par MlleJuin, le 25 janvier 2015

    Je me sens comme un oiseau déplumé à qui on dirait "vole maintenant", alors que déjà respirer, je trouve ça compliqué.

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  • Par dedanso, le 21 janvier 2015

    Les invités de l'enterrement avancent, penchés comme des fantômes d'arbres morts. Des gens qu'on aime sont là, ils ont l'air gêné, avec leur sac d'amour dans les bras. Ils veulent nous le donner sans nous encombrer. On sait pas quoi en foutre de tout cet amour dans les yeux des gens, des fleurs et des bondieuseries à la pelle. Ils sont tous venus déguisés en cadeaux sombres. Les hommes encostardisés, moi le premier, les femmes endimanchées pour la mort. On peut dire que c'est pour toi, on peut dire ce qu'on veut, mais reste la mort et rien d'autre.
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  • Par dedanso, le 21 janvier 2015

    On a ramassé les coeurs, on s'est tenus les uns aux autres avec la mécanique des bras, et on a quitté la chambre.
    Le silence est partout, épais comme une dalle. On quitte le bâtiment.

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  • Par dedanso, le 21 janvier 2015

    Se battre contre la mort ne veut pas dire aller la voir de près. La seule manière de tuer la mort, c'est de rester en vie. Reste tourné vers la vie.

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