Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2290350389
Éditeur : J'ai Lu (2006)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 354 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la
vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ?
Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel,
du réconfort ? " Mathias, une trentaine d'... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (69)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Nanouxy, le 14 juin 2012

    Nanouxy
    Un livre que j'ai beaucoup hésité à ouvrir car je me doutais des conséquences.
    Les pages remplis d'émotion, de larmes et d'amour.
    Un électrochoc face à un sujet lourd à porter: la mort d'un proche et le poids insupportable de l'absence, du vide. Un conte merveilleux qui vous emporte dès les premières phrases en vous touchant au plus profond de votre âme.
    La mort d'un proche est une chose douloureuse, choquante, traumatisante qui vous blesse et vous laisse démuni. Il faut pourtant continuer malgré le tic-tac des horloges que vous préféreriez arrêter, malgré la vie qui continue autour de vous et qui vous semble, soudain, fade et sans plus aucun intérêt.
    Mathias, trente ans, vient d'apprendre le décès de sa maman. Avec son père et Lisa, sa sœur, ils se retrouvent désemparés, anéantis, perdus. Plongés d'un seul coup dans le chagrin et le deuil.
    «  Je suis mécaniquement vivant, puisque mes doigts bougent et que mes yeux clignent. Mais je suis rempli de vide. »
    Perdu entre le monde des vivants et celui des morts, et ayant retrouvé son âme d'enfant, Mathias va rencontrer un étrange personnage: Giant Jack, un géant « ombrologue » et insolite, sorti tout droit du monde ressemblant étrangement à celui du grand Tim Burton, qui va lui donner les clés pour essayer de surmonter cette terrible épreuve, qu'il devra pourtant affronter seul.
    Un long chemin commence alors pour lui, où les ombres du passé et de l'amour viennent sans cesse rouvrir les plaies de la douleur: une odeur, un bruit, une sensation, tous ces petits détails qui lui rappelle « Elle » qui n'est plus là.
    « Maintenant tu me manques. Des fois c'est tes bras, des fois c'est tes pas dont je crois reconnaître le bruit. La plupart du temps, c'est toi en entier, avec ta voix et tes petites façons d'être ma mère »
    Un livre magnifique empreint de poésie, qui résonne comme une lumière au fond du tunnel de la mort. La vie, qui semble avoir disparue avec l'autre, est pourtant bien là. Silencieuse d'abord, presque éteinte, au ralenti, en sourdine. le temps qui semblait s'être arrêté fait son œuvre et l'on réapprend, on redécouvre, on accepte l'inacceptable, on s'éclaire de nouveau, on se relève, on joue de la musique, on chante, on aime, on rit, on vit.
    « Aime les choses ! Tu es vivant ! Et si tu es triste à mourir, c'est normal, assume-le. Mais ne te laisse pas aller va...Revendique-moi un peu ce coeur-là ! »
    Ce livre vous fera pleurer, sourire, rêver et prendre conscience que dans la nuit du deuil, il y a un moment où on est prêt à enfin relever la tête pour découvrir et admirer les étoiles des souvenirs, qui éclairent l'obscurité.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 38         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 28 janvier 2013

    marina53
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, ou comment Mathias, jeune trentenaire, tente, tant bien que mal, de surmonter la mort de sa maman.
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, un roman au pouvoir magique, grâce à la présence imaginaire de Jack, un géant que s'invente Mathias au sortir de l'hôpital et qui va le guider dans la vie, au cours des mois qui suivent le deuil. Car Mathias voudrait tant rejoindre sa maman dans le pays des morts, juste la rencontrer, être sûr qu'elle va bien... Mais, on ne peut pas atteindre ce pays... puisqu'on est vivant... et qu'on doit essayer de vivre ou de survivre avec l'absence de l'être aimé.
    Mathias nous emmène avec lui, à travers ses rêves, ses illusions, ses espoirs, son envie de vivre malgré tout...
    Comme le voyage fut agréable, parfois apaisant, poétique, triste, thérapeutique, souvent émouvant ou rempli d'espérance... parce qu'on désire le meilleur au pays des morts...
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, il fait souvent nuit sur moi...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 26         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Capricorn, le 15 janvier 2013

    Capricorn
    Je regrette presque de refermer mon livre ; impossible de ne pas s'attacher au narrateur que l'on souhaite soutenir du plus profond de notre coeur dans le deuil qu'il doit faire de sa mère ; un narrateur que l'on aimerait avoir devant soi pour le serrer fort dans ses bras et lui offrir une pâtisserie (si on est capable d'en faire des aussi bonnes que sa maman). On l'aime de tout son coeur, ce narrateur...
    Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi est triste et beau à la fois. Mathias Malzieu y raconte, avec son écriture propre, belle, agréable, émouvante et poétique, la perte de sa mère, partie trop tôt, comme toutes les mamans du monde, et sa rencontre avec un de ces géants que l'on croirait sorti d'un univers de Tim Burton ou du film Big Fish, un géant avec le coeur sur la main, drôle et réconfortant. Combattre les ombres, c'est, pour le narrateur orphelin, combattre la mort, faire le deuil de la disparue. Comme un enfant, l'auteur crée un de ces mondes dignes d'un conte pour s'y enfermer, comme dans une bulle, et en ressortir plus tard, plus fort, plus grand, aussi grand que le géant qui l'a pris sous son aile, a chanté et dansé avec lui, lui a appris à voler, à utiliser les ombres, SON ombre, bref, l'a accompagné dans le deuil.
    Quel livre impressionnant ! Un livre qu'on lit avec passion non sans avoir le coeur déchiré par la colère, la tristesse et le refus que l'on ressent dans l'écriture spontanée de l'auteur. Celui-ci nous parle encore, sans aucun tabou, sans aucun secret, avec sa jolie plume et ses idées folles inimitables, d'un de ces mondes sortis tout droit de son imagination débordante, une imagination pleine d'étoiles, de poésie, d'émotions et d'humanité. On referme le livre et on croise les doigts pour que l'auteur soit aussi optimiste, pour toutes les années à venir, que les dernières phrases de l'épilogue et que les dernières paroles qu'il a échangées avec le géant dont l'apprentissage a visiblement porté ses fruits. Mission accompli, Jack ! Et Mathias peut alors sourire un peu plus à la vie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Ellen-R, le 08 février 2013

    Ellen-R
    Flammarion réédite ce roman de Mathias Malzieu paru initialement en 2005 avec en couverture une illustration de Benjamin Lacombe, dont l'univers mystérieux colle tout à fait au sujet.
    Auto-fiction, rêverie, appel désespéré au monde imaginaire : cet ouvrage de jeunesse, autant pour l'auteur que pour ses lecteurs, ne cache pas son inspiration très burtonienne. le narrateur n'est plus un enfant et pourtant, dans son cœur, c'est la détresse d'un petit qui a perdu sa mère, c'est un monde qui s'écroule. Et comme pour les enfants, l'imagination sauve, et ce, sous les traits de Giant Jack, le panseur d'âmes, celui qui connaît le monde des ombres et aide à se soigner du désespoir. Fantômes, créatures et pays des morts, Giant Jack aura bien des choses à lui apprendre, tout ça avec un savoir-faire propre aux êtres magiques, teinté de poésie et d'un brin d‘absurdité.
    Si ce roman ne brille pas d'une originalité extrême (Mathias Malzieu allait faire bien mieux avec La Mécanique du cœur), il ne manque pas de fantaisie et de ce ton légèrement immature qui entraîne le lecteur dans une atmosphère décalée et rêveuse, en nous rappelant combien nous aimons nous-mêmes si souvent solliciter notre fabuleux monde intérieur.
    Une belle lecture pour les ados qui oscillent entre ces deux univers si opposés et pourtant liés que sont ceux de l'enfance et de la vie d'adulte.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

  • Par Taylor, le 25 septembre 2012

    Taylor
    Les premiers mots de ce court roman sont d'une telle force que je me suis mise à pleurer. C'était incontrôlable. Pourquoi ? Parce que ces mots, ces questions, on les a tous posées à un moment ou à un autre de notre vie.
    Et puis une fois ce trop plein d'émotion passé, viennnent le sourire, la tendresse, l'apprentissage de la vie sans la personne qui nous a quitté.
    Pour aider Mathias qui vient de perdre sa mère, un étrange personnage entre dans sa vie, un géant brinquebalant, docteur en ombrologie, répondant au nom de Jack le géant.
    Discuter avec ce géant n'est pas chose aisée car on frole le torticolis et de plus son humour particulier ne donne pas toujours envie de rire (enfin ça doit dépendre également de notre inclination à l'humour du moment).
    J'ai tout de suite su à quoi ressemblait Jack, son image est apparue dans mon esprit au moment même où il est apparu dans le livre. J'avoue que c'est le personnage qui m'a le plus touché.
    Ce serait tellement plus facile d'accepter l'inacceptable si Jack pouvait nous accompagner pendant cette période difficile.
    Une citation a retenu mon attention :
    « J'aime les livres qu'on peut mettre dans les poches, trimballer, aimer, prêter corner, donner, racheter pour relire ses passages préférés. C'est un acte important pour moi d'échanger un livre qu'on aime, c'est comme prêter ses chaussures….. ».
    Pour moi aussi, c'est un acte important de prêter un livre que j'ai aimé, parce qu'il m'a fait du bien, parce qu'il m'a fait oublier pendant un moment mes soucis.
    J'ai découvert une écriture délicate, tendre et forte à la fois car l'auteur nous fait passer des larmes aux rires en un claquement de doigts.
    Un peu de douceur dans ce monde de brutes c'est appréciable non ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

> voir toutes (51)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Nanouxy, le 14 juin 2012

    Les invités de l'enterrement avancent, penchés comme des fantômes d'arbres morts. Des gens qu'on aime sont là, ils ont l'air gêné, avec leur sac d'amour dans les bras. Ils veulent nous le donner sans nous encombrer. On ne sait pas quoi en foutre de tout cet amour dans les yeux des gens, des fleurs et des bondieuseries à la pelle.

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la citation

  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    Pour la première fois, je m'emmitoufle dans ma nouvelle ombre. Je sais qu'elle est censée m'aider, mais je ne sais pas comment l'utiliser. Enfin, c'est la mienne, le géant me l'a donnée, elle me fait un peu moins peur que toutes celles qui sillonnent la maison, qui comme des lames se plantent dans les portes. Et dans le lavabo de la salle de bain, et dans le crâne de toute la famille qui s'y lave les dents. Elles font mal comme des coups de soleil sur les yeux. Elles diffusent deux produits très toxiques pour la bande de cœurs troués qui se baladent dans cette maison : d'abord du vide visible et ensuite des souvenirs de vie de toi ici. Les deux cumulés, ça arrache la gueule.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par Capricorn, le 15 janvier 2013

    Moi j'y vais, je vais commencer par me tirer de ce con de parking plein à ras bord de vide et je vais don quichottement affronter Big Ben et toutes les plus grandes horloges du monde. Je vais escalader, tu vas voir, regarde, je grimpe ce putain de clocher anglais et je tords les aiguilles, regarde ! Il est peu avant 19 h 30, ils ne t'auront pas ! Regarde comme je fais la manivelle avec les petits muscles que tu m'as fabriqués dans ton ventre trente ans plus tôt ! Tu te lèves ! Il n'y a plus de tuyaux en plastique, il n'y a plus de soupe dégueulasse et de steak haché au goudron, plus de biscuits aux miettes de gravier non plus ! Tu t'envoles vers la maison ! On y mangera sur la terrasse et tes yeux seront ouverts comme des billes agate noisette ! Regarde, les avions reculent, tout le monde parle à l'envers ! Tes petites-filles, Mathilde et Charlotte, rebondissent sur tes genoux, on va mettre un disque un peu fort sur la chaîne de la salle à manger pour qu'on l'entende sur la terrasse ! Regarde, le vide et la nuit ! On leur pète la gueule à coups de manivelle ! Big Ben ! Il n'y a plus rien dans ton ventre, tu es libre ! Le peuplier géant, regarde-le verdir, les chats qui grimpent dessus ont de la sève sur les pattes et s'en foutent partout quand ils se battent ou s'embrassent ! Oh, ça sent la tarte aux pommes, tu y as encore glissé des fées à la canelle, il ne va pas en rester une seule miette ! Et tu es là, avec tes pinces-crabes dans les cheveux, à te dandiner en glissant des "Elle est bonne hein ? Elle est bonne hein ? Elle est bonne hein..."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par marina53, le 27 janvier 2013

    Si c'était pas une histoire de tradition et de respect pour les autres «habitants» du cimetière, en plus des fleurs, je t'amènerais des gâteaux et des livres. Des oiseaux, il faut des oiseaux, je vais planter des œufs d'oiseau, j'irai en cachette et tu finiras par éclore de nouveau.

    Commenter     J’apprécie          0 26         Page de la citation

  • Par Liyah, le 01 février 2010

    « Elle va revenir, je l’attends avec des étoiles et des gâteaux, elle en a marre des fleurs, elle en a marre d’être morte, c’est trop long… »

    « La seule manière de tuer la mort, c’est de rester en vie »

    « … les livres sont des accessoires, non-accessoires pour se battre contre la nuit éternelle »

    « Un rêve brisé bien recolle peut devenir encore plus beau et solide »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
4,75 € (neuf)
2,79 € (occasion)

   

Faire découvrir Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (672)

> voir plus

Quiz