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ISBN : 2715244185
Éditeur : Mercure de France (25/08/2016)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Lili a 20 ans, au début des années 80, quand elle embarque avec son frère Paul, sur un voilier, Le Horus. Elle laisse derrière elle son fiancé, Vincent, qui l’attendra à Bordeaux. Paul est très expérimenté, c’est un marin passionné. Mais traverser l’Atlantique à la voile n’est pas une mince affaire ! De port en port, au gré des escales, Paul et Lili rencontrent des vieux amis, ou des inconnus avec qui ils tissent des liens. Les étapes sont parfois longues et diffici... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Maks
03 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
Le vent se lève de Sophie Avon est une très belle découverte, un roman très intimiste, assez lent mais jamais ennuyeux, tout en douceur même lors des douleurs et des doutes de la narratrice “Lili” une jeune femme de 20 ans au caractère bien trempé.
J'ai eu beaucoup d'empathie pour ce personnage à l'esprit juste mais aussi torturé, livrée à ses questions existentielles et à ses doutes face à son amour resté en métropole et à l'inquiétude de ses proches lors de ce beau voyage.
L'histoire raconte la traversée de l'atlantique jusqu'au Brésil en passant par l'Afrique d'une soeur et son frère à bord d'un petit voilier, la narratrice nous conte sous la forme d'un journal de bord (en plus poétique) les joies de l'aventure et de la découverte, la peur et l'excitation de l'inconnu, les peines, les doutes et les certitudes de l'amour, l'enthousiasme de la liberté et du lâcher prise, l'amitié et la magie des rencontres.
J'ai été surpris par la justesse des mots et la poésie qui s'en dégage, un texte court et simple à lire mais où l'on ressent que l'auteure y a mis tout son amour de la littérature, ce fût pour moi une très belle lecture ou l'espace de quelques soirées j'ai été happé par cette histoire et ces personnages lors de cette traversée aux paysages merveilleux. J'adore la mer et aussi l'Amérique du sud, ce roman m'a donné pas mal de nostalgie, connaissant bien la ville de Belém au Brésil ainsi que la Guyane française, je me voyais de retour dans cette ambiance toute particulière, une véritable évasion.
Je tiens à remercier Les éditions Mercure de France et Babelio de m'avoir permis de lire ce beau roman et d'en faire une chronique par le biais de l'opération Masse Critique !
Lire la chronique sur mon blog :
Lien : http://unbouquinsinonrien.bl..
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hcdahlem
31 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Le proverbe qui nous dit que «les voyages forment la jeunesse» trouve ici une belle illustration. Lili vient d'avoir vingt ans et décide d'accompagner son frère Paul sur son voilier pour une traversée de l'Atlantique. Depuis sa jeunesse, le garçon rêve de ce jour où il pourra concrétiser son rêve. Après avoir dessiné des bateaux et appris à naviguer aux Glénans, il a pu s'acheter un premier voilier, puis un autre, jusqu'au Dufour 34 d'occasion avec lequel il entend rallier l'autre continent.
« C'est un quillard de 1974. Une dizaine de mètres, soixante mètres carrés de voilure, une cabine avant, six couchages, une hauteur sous barrots permettant de se tenir debout et tout ce qui à nos yeux suffit à vivre sous les tropiques.»
Après un faux départ en août et un retour à Bordeaux pour y réparer une avarie, le 5 septembre marque le vrai départ, direction La Corogne, le cap Finisterre puis l'île de Madère.
Pour Lili, ce voyage tient à la fois de la concrétisation d'un grand rêve et d'un déchirement, car elle laisse à terre Vincent: « Il venait d'être nommé professeur dans une grande école et il avait un rendez-vous de première importance concernant sa rentrée. C'est pourquoi il ne faisait pas partie de l'aventure – mais nous étions résolus à nous attendre, lui et moi, nous venions de tomber amoureux. »
La première partie du voyage se fera en compagnie de son amie Faustine, qui choisira de continuer avec un autre équipage au Sénégal. Car, ce sont surtout les rencontres avec les autres navigateurs qui vont rythmer les différentes étapes.
Le couple Lars et Marisa tout d'abord. Alors que le scandinave optimiste est toujours prêt à donner un coup de main, l ne se rend pas compte que le mal de mer de sa compagne risque de l'emporter. Après quelques jours, la panique finit par gagner l'équipage, qui parviendra toutefois à arriver à bon port, non sans avoir testé une recette originale de réhydratation.
«Et puis le le 27 octobre, à 18 heures, c'est le grand départ.» Benjamin, l'ami de Paul depuis le lycée, a pu négocier cinq semaines de congé pour être de l'aventure.
Le voyage se passe sans encombres, entre la navigation, les repas, la lecture.
« La durée n'est plus la même, elle s'étale de façon inédite. Être entouré d'absence produit des sensations d'un autre ordre. Pas une coque à l'horizon, rien que notre embarcation, en plein coeur de l'océan, à des milles et des milles de la côte, nous trois flottant obstinément au milieu de nulle part – mais ce n'est pas nulle part, c'est à nos yeux l'endroit le plus vivant du monde. C'est le noyau pur de nos jeunes vies.»
Arrivés au Brésil, de Récife à Rio, ce sont de nouvelles rencontres, Christiane et
Gilles puis Pierre, Antoine, Pt'Louis et Katia, qui veulent aller jusqu'au Cap Horn, puis Hector et Geovanna, un couple de Brésiliens qui enseignent le français dans un lycée de Vitória et rêvent d'ailleurs, qui rêvent d'Horus. (Horus est le nom du bateau, «du dieu faucon qui règne sur les airs, dont les yeux sont le soleil et la lune et dont le patronyme signifie " le Lointain " ».
Lili croit pour sa part en avoir fini avec l'ailleurs et rentre en France rejoindre Vincent. Même si elle ne sait pas trop dans quel état d'esprit il sera, elle imagine que leur histoire d'amour pourra alors vraiment commencer. Elle retrouve Bordeaux, sa famille, décide de s'installer dans un nouvel appartement avec Vincent, va chercher du travail. Mais un sentiment bizarre, celui de ne pas vraiment être ici à sa place, ne la quitte pas.
Sophie Avon va réussir dans ce court roman, qui se lit facilement, à nous faire ressentir combien ce voyage tient du rite initiatique. À l'image de sa narratrice qui commence plusieurs romans, elle cherche sa voie et finit par la trouver.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Liliz
31 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
Un grand merci aux éditions Mercure de France et à l'opération Babelio Masse Critique qui m'a une nouvelle fois permis de découvrir un auteur et un roman à l'écriture qui porte légèrement le lecteur tout au long du voyage des personnages que sont Lili et Paul.
Justement Paul et Lili ont vingt ans et l'avenir devant eux. Ils sont frères et soeurs, ont des envies de voyage et de découvertes, le besoin de s'échapper avant d'entrer véritablement dans le monde des adultes qui, ils le pressentent, les entraînera dans un quotidien peut-être sans rebondissements (du moins c'est ce que le lecteur ressent). Nous sommes au début des années 1980, la période faste des années 1970 est derrière, le chômage, les crises préfigurent un avenir bien incertain, plus sombre, moins glorieux. Une maladie qui marquera le siècle et celui qui suit fait son apparition. Voici le contexte dans lequel doivent évoluer les jeunes adultes qui sont en proie à de nombreuses questions existentielles.
Lili et Paul vont faire le choix de découvrir le monde, de se connaître eux-mêmes avant d'avancer dans leur vie futur en accord avec ce qu'ils souhaitent devenir. Paul est l'aîné, est totalement passionné par la mer et les bateaux, et aimerait faire sa vie de port en port sans jamais toucher terre. Lili, quant à elle, est à la recherche de son identité et n'hésite pas à quitter Vincent dont elle est très amoureuse pour partir vers un ailleurs, une quête qui la fera grandir et réfléchir.
C'est à bord de l'Horus, nom qui évoque une allusion au lointain et plus particulièrement le dieu égyptien guérisseur et sauveur, que leurs rêves vont prendre forme. Les deux jeunes gens prennent leur envol.
Après un premier échec suite à une avarie, opiniâtres et décidés coûte que coûte à entreprendre ce voyage, ils repartent en mer. Ils ne sont pas seuls puisque la meilleure amie de Lili les accompagne. Les voici partis direction Madère, la Mauritanie, le Sénégal et le Brésil. L'Horus se transforme en auberge espagnole lorsqu'ils prennent à leur bord un Suédois et une Espagnole.
Ils vont gagner Rio de Janeiro, son exotisme, sa légèreté pour apprendre à se comprendre. Un voyage humain et d'introspection.
Un joli roman initiatique riche en rencontres, en belles images et beaux paysages portés par une plume aérée et fine qui nous emmène en voyage à travers le monde et à la recherche de soi.
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Marti94
30 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Je suis très contente d'avoir acheté ce livre de la rentrée littéraire un peu par intuition et surtout parce que j'aime bien Sophie Avon que j'écoute au Masque et la plume sur France Inter. Je me suis dit que j'aurais pu écrire ce roman d'autofiction. Ou du moins j'aurais pu écrire le récit du voyage que j'ai fait lorsque j'avais 20 ans, comme Lili dans "Le vent se lève".
A la même époque, au début des années 80 j'ai fait la route comme on dit et j'ai vécu plusieurs mois en Casamance. Malheureusement je n'ai pas pris de notes et c'est déjà bien loin. Mais enfin je garde en mémoire l'essentiel et le plaisir d'avoir vécu intensément. J'ai surtout le souvenir d'avoir eu une chance immense de pouvoir partir et voyager durant plusieurs mois.
Sophie Avon raconte donc l'histoire de Lili à la première personne. Elle a une vingtaine d'années et va quitter Bordeaux pour voyager avec son frère Paul à bord du bateau Horus. Paul est navigateur et une bonne partie du voyage se passe sur le voilier. C'est l'occasion de prendre des leçons de voile, ce qui n'est pas déplaisant.
Ils vont naviguer vers des lieux qui font rêver : la Corogne, l'île de madère, les Canaries, le Sénégal, et surtout le Brésil, Recife, Salvador de Bahia, Rio et Ilha grande.
C'est un livre qui permet à Sophie Avon de tirer des bords sur sa vie à une époque où elle est en train de la construire.
Elle va rentrer pour l'amour de Vincent mais ne cesse de s'interroger sur son impression d'être entre deux eaux. Elle va pouvoir vivre pleinement quand elle comprend que ses racines y sont pour quelque chose.
Je reprocherais juste à Lili sont manque d'entrain aux moments où elle fait des choix. Il semblerait qu'elle ait du mal à les assumer alors qu'elle est quand même très privilégiée.
Ce livre reste quand même une bonne surprise pour moi.
Lu en novembre 2016
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Nadael
09 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
Lili a tout juste vingt ans lorsqu'elle monte à bord d'Horus, le vieux bateau d'occasion acheté par son frère Paul, féru de navigation. Lili n'y connait pas grand chose, mais elle aime tant être au côté de Paul qu'elle a décidé de l'accompagner dans sa traversée de l'Atlantique. Horus, nom qui signifie « le lointain » va les porter tout au long de ce voyage, sur ses ailes de rapace au vol majestueux, – Horus est une divinité égyptienne représenté par une tête de faucon –.
On est dans les années quatre-vingt. La jeune femme s'interroge sur son sort, que faire de sa jeunesse, que faire de son existence, que faire de sa peau... ? Vers où aller ?
Lili est tombée amoureuse il y a peu, de Vincent, récemment diplomé. Un poste de professeur l'attend, sa vie à lui semble tracée. Pas la sienne... Alors ce périple avec son frère débarque à point nommé. Quitter la terre, filer sur l'eau. Partir pour saisir, voir et comprendre. Appréhender le monde, arpenter des contrées inconnues, aller à la rencontre d'autres cultures, d'autres figures... Un voyage par la mer, un cheminement intérieur. Frère et soeur vogueront jusqu'au Brésil, en partant des Gorges du Verdon, et en passant par Madère, Les Canaries, le Sénégal. Semaine après semaine, des escales, des possibilités, des circonstances, des nécessités, des collisions, des paysages, des discussions, des apprentissages, des turbulences, du silence, de l'immensité, de la bousculade, de la confusion, de l'absolu, de l'espace, du désir, de l'embrasement, de la solitude, du clair-obscur, des souvenirs... Une pérégrination initiatique. Frôler l'eden et penser à rentrer. S'émerveiller et imaginer le retour à quai. Les retrouvailles avec son amour. Comment poursuivre, en sauvant l'instant ? Cette parenthèse avec son frère aura-t-elle des répercussion sur le déroulement de son existence ?
Dans ce roman, l'auteure convoque des petits bouts de son histoire personnelle et y insuffle un vent romanesque. Cette traversée, vécue dans sa jeunesse, semble l'avoir toujours portée.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre06 septembre 2016
J’ai oublié le moment où nous avons largué les amarres, l’instant précis où le bateau s’est éloigné du ponton, mais je n’ai pas oublié la mort de Klaus Nomi. C’était l’une des premières victimes célèbres du sida. Il ouvrait le cortège de tous ceux qui ne pensaient pas qu’on puisse mourir d’amour.
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MaksMaks25 septembre 2016
Malgré tout, Horus s'était révélé fiable et valeureux.
Horus, c'était le nom du bateau, le propriétaire précédent l'avait baptisé ainsi, du dieu faucon qui règne sur les airs, dont les yeux sont le soleil et la lune et dont le patronyme signifie "le Lointain". Une divinité aussi bien disposée méritait qu'on s'y attache.
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hcdahlemhcdahlem31 janvier 2017
Jamais pourtant, je n’ai imaginé de ne pas suivre mon frère. Je songe que si nous nous aimons vraiment, Vincent et moi, aucune distance, pas plus que les mois écoulés, ne viendront à bout de nos sentiments. Au fond, j’envisage notre séparation comme une parenthèse. Je n’ai aucune idée de ce qui se joue ni de la façon dont ce périple éclairera ma vie et mes origines. À cette époque, tout me paraissait léger. (p. 19)
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NadaelNadael09 septembre 2016
« On entame l'année à Rio de Janeiro, au pied du Pain de sucre. C'est un mont qui s'avance dans l'eau, comme un avant-poste. Un peu plus en retrait dans les terres, le grand Christ rédempteur veille sur la baie, au sommet du Corcovado. On l'aperçoit, tantôt à babord tantôt à tribord selon l'orientation du mouillage. C'est lui qui nous a guidé, du haut de ses sept cents mètres. C'est lui qui nous a servi de repère quand, après le Cabo Frio, on a passé une nuit à se demander si les lumières de la ville étaient bien celles qu'on cherchait. C'est lui qui nous a accueillis, lui qui rachète les péchés de la cité depuis 1931. À présent qu'on le voit de près, façon de parler vu qu'il est hors d'atteinte, il nous donne une idée de la foi des hommes qui sont si petits face à Dieu qu'ils façonnent. Vivre à l'intérieur de ses deux grands bras déployés n'est pas indifférent. Et trouver sa place entre les remparts de cette agglomération toute en démesure peut s'avérer une épreuve. »
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NadaelNadael09 septembre 2016
« Manger du pain frais en plein Atlantique est un luxe qui nous renforce dans l'idée que nous sommes les rois de la planète bleue. Adieu les tracas de la vie quotidienne, les cieux plombés de l'hiver, les obligations en tout genre, adieu parents, patrons, collègues. Nous sommes libérés d'une existence qui nous assomme, exempté du poids social, délivrés des mirages de la réussite, soulagés de tous les boulets de l'humanité, et plus encore : affranchis de la rotation terrestre et du temps dont nous modifions la course en poursuivant l'autre hémisphère, échappés de la longue chaîne des hommes dont nous avons choisi de nous exclure momentanément, jusqu'à notre filiation dont nous avons rompu le câble de transmission, la suite naturelle. Nous sommes le chaînon manquant, le mouton noir transformé en oiseau, l'animal domestique converti en poisson volant. Nous planons.
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