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Critiques sur Ravage (22)


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    • Livres 3.00/5
    Par Diasphine le 16/08/2008


    Totalement d'accord avec Nanou2008 :
    Le début est vraiment bien fait avec la déliquescence progressive mais finalement très rapide, non seulement des villes, mais aussi en fin de compte de tout le monde moderne. Ne subsiste à la fin que le village "originel" qui a conservé un certain mode de vie archaïque, et ce n'est pas pour rien que c'est le village natal du héros

    Mais, à l'arrivée, c'est un roman aux idées très réactionnaires (attention, il y a quelques spoilers dans les mots qui suivent) :
    - L'origine de la tragédie reste mystérieuse, mais ressemble beaucoup à une intervention divine.
    - Je ne sais trop quel sens on peut donner à "la maladie des vierges", mais au moins permet-elle d'être certain que Blanche est encore "pure" HA ha ! Pratique...
    - Et surtout la misogynie et la vision très traditionnelle du rôle et de la place de la femme dans la société :
    Le personnage de Blanche : écervelée, qui se laisse prendre au jeu de l'argent et de la célébrité (alors que son ami, bien sûr, garde la tête froide). Et les autres personnages féminins sont tous du même acabit.

    A la fin, Comme par hasard, il reste plus de femmes que d'hommes, ce qui favorise la polygamie masculine, le contraire n'était pas du tout envisageable semble-t-il.
    Et malgré cette majorité écrasante de femmes, on en arrive à une société totalement patriarcale où la femme est soumise et se contente d'accomplir, docile, sa mission : reproduire l'espèce !
    C'est cette image finale de ce nouveau monde "idéal" (parce qu'il est bien présenté comme ça) que le roman pèche le plus et agace.

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a le 23/10/2011


    L'histoire se déroule essentiellement à Paris, au XXIème siècle. Barjavel brosse au début du roman une société technologiquement très avancée, avec une population totalement coupée des contingences du monde : la technologie apporte tout à tout le monde. Mais, alors qu'une terrible guerre mondiale menace d'éclater, l'électricité disparaît tout à coup, rendant caduque toute la civilisation moderne.

    François, un jeune de la campagne qui se trouve à Paris lors de la catastrophe, va tout faire pour échapper à une ville tentaculaire, en proie à la famine et au chaos. C'est le début d'une longue aventure qui a pour destination le village de son enfance, en Provence, refuge idéalisé et désiré ardemment.

    Moi qui ne suis pas du tout Science-Fiction, j'ai vraiment aimé ce livre ou plutôt le style de René Barjavel qui m'étonnera toujours !

    A lire pour l'imagination de l'auteur, les personnages touchants mais surtout pour l'histoire MAGNIFIQUE et tellement émouvante...

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par accrobiblio le 11/12/2011


    J'avoue, je ne connaissais pas Barjavel et j'en avais une fausse impression : celle d'un auteur barbant, sans intérêt … J'ai été agréablement surprise et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte.

    On est peu de choses, sans les machines qui nous entourent et je pense que c'est le message qu'a voulu transmettre l'auteur.


    Lien : http://www.accrobiblio.fr/archives/2011/12/11/22939544.html

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par boutentrain le 13/09/2011


    Ravage, livre d'anticipation, intéressant et perturbant. Il se découpe implicitement en à peu près 3-4 parties : L'avant catastrophe, le pendant et la survie, et l'après. Ce volume nous immerge dans un futur basé complètement sur l'énergie électrique. Puis, cet univers futuriste s'effondre. Pour une raison inexpliquée, tout appareil électrique ne fonctionne plus. Les avions s'écrasent, les métros s'arrêtent. C'est la panique générale !
    Cette intrigue est des plus intéressantes. En effet, on prend plaisir à voir comment les personnages essayent de survivre. On arrive alors à la dernière phase du livre qui est des plus déconcertantes. Les idées y sont perturbantes par leurs côtés extrémistes. Cependant, il faut remettre ce livre dans son contexte historique.
    Il reste quand même un livre que je conseille, car il est bien écrit et il se lit rapidement. Il mérite d'être découvert.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb le 05/09/2011


    A l'heure où l'on met en garde contre l'abus des portables, la dépendance aux énergies et autres conforts technologiques, ce récit apparaît vraiment comme un "roman d'anticipation". Et si tout ça nous abandonnait un jour ? C'est effrayant à lire. Très "actuel" dans les positions idéologiques ( on pourrait imaginer que le retour au petit village de campagne résonne comme une invitation à la décroissance). A ranger à côté de La nuit des temps dans votre bibliothèque :o)

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



  • Par petitepom le 07/10/2011


    J'aime les romans catastrophes où la technologie humaine déborde, ce roman en ai une réussite.

    Il est très bien construit, une première partie nous décrit le monde vu par Barjavel au milieu de XXI° siècle, l'électricité statique est le moteur des villes nouvelles et des exploitations agricoles ; bien que son imagination soit fertile, il était loin de s'imaginer ce que serait le XXI° siècle et l'Internet, toutefois son monde est une anticipation très probable de l'évolution technologique du XX° siècle.

    La deuxième partie est la catastrophe, alors que l'homme ne peut vivre sans ses machines électriques, un phénomène inconnu le détraque, et oblige l'humanité à se suffire à elle-même, nous somme dans la nouvelle ville de Paris quand cela survient, au coté de 2 personnages principaux, François, un jeune étudiant de 22 ans et son ami Blanche qui commençait une carrière de chanteuse. La catastrophe va les réunir, ils vont s'entourer d'amis afin de survivre.

    La troisième partie est le voyage de notre petite bande mené par François, vers la Provence où vit la famille de notre héros, le feu et le manque d'eau vont les accompagner durant ce long périple.

    L'écriture est belle, même si ce n'est pas le premier livre du genre que je lis, la plume de Barjavel et son imagination sont plaisantes à lire, le coté démodé de la première partie ne m'a aucunement gêné.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita le 22/12/2009


    Paris, 2052. François Deschamps, 22 ans, attend les résultats d'un concours pour entrer dans une grande école de chimie. Il va revoir son amie d'enfance, dont il est secrètement amoureux, Blanche Rouget. Cette dernière a été engagée par Jérôme Seita, directeur artistique de Radio-300, comme chanteuse. Mais Seita empêche Blanche de revoir François. Attirée par une vie matérielle facile et aisée, elle se laisse tenter par les fiançailles avec cet homme. C'était sans compter sur la pugnacité de François et la rébellion de la nature face au monde à la technologie très sophistiquée et aux intentions belliqueuses. Une panne d'électricité définitive s'abat sur le monde entier, le paralysant et le détruisant progressivement. François, accompagné de Blanche et d'un petit groupe d'individus, tente de fuir vers Vaux, en Provence, son village d'origine. Ils traversent un pays de cendres. Parviendront-ils à destination ?

    Un roman titré « Ravage » qui porte bien son titre tant il est noir et contient bien peu d'espoir. Les morts s'accumulent au fil des pages, disparaissant de manière plutôt horrible. Un passage glace d'effroi par son réalisme et la précision de ses descriptions : les humains du XXIème siècle ont inventé des « Conservatoires », sortes de musées refroidis à –30°C, où sont conservés les défunts dans des postures de vie quotidienne, musées intégrés dans les appartements des plus riches, abrités derrière une vitre. Que se passe-t-il si l'électricité disparaît ?… J'ai apprécié, comme dans « le voyageur imprudent » du même auteur, la précision et la beauté – parfois noire cependant – des descriptions de Barjavel. Ce dernier dénonce dans son ouvrage l'inconséquence technologique de l'humanité et sa nature belliqueuse. Sans l'électricité, l'homme n'est plus rien, il doit gravir à pied, par exemple, les centaines d'étages des immeubles, se déplacer par lui-même, sans l'assistance de véhicules motorisés. La panne d'électricité entraîne un retour à l'état de nature et déchaîne les instincts primitifs des hommes. J'ai aimé l'imagination prolifique de l'auteur mais sa vision du monde du futur fait froid dans le dos…

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Sly le 15/05/2011


    Ravage ! Voilà un livre dont le titre est plutôt explicite. Et je dois dire que le titre est correctement choisit. En effet, le livre est plutôt bien structuré, l'auteur commence par placer le décor, en décrivant l'ensemble de la société et les technologies utilisées. Une fois que le cadre de la science-fiction est posé, il y ajoute une petite intrigue amoureuse pas très folichonne, enfin il y ajoute quelques péripéties. Et c'est à ce moment que l'histoire commence réellement et que le titre Ravage prend toute son importance. Les descriptions sont de qualités, les personnages sont correctement décrits, mais il n'y a pas eu d'attachement particulier de ma part à ceux-ci.

    Le point négatif du livre, est peut être le tout début du livre avec cette menace faîte du continent africain au continent américain, leur annonçant leur fin imminente, provoqué par une arme de destruction massive censé ôter tout signe de vie. Mais le Ravage dans l'histoire semble être provoqué par un arrêt complet des technologies, et ne cause directement aucune mort. de plus l'histoire se passe en France. le seul lien qui je pense puisse expliquer ce bouleversement, c'est une sorte de réaction en chaîne suite à l'attaque du continent africain contre les américains. Mais ce n'est qu'une supposition et l'auteur ne nous donne pas plus d'indice à ce sujet. C'est un peu dommage.

    Mais revenons en France avec c'est arrêt brutal de toutes formes d'énergies.
    Le monde qui a pris l'habitude de se reposer sur ses avancées technologiques pour vivre, se voit déposséder de celles-ci. C'est alors que les gens se mettent à piller et tuer pour survivre. François l'un des personnages principales de ce livre part donc retrouvé sa belle "Blanche" et tente d'organiser leur survie. le groupe petit à petit va s'agrandir et François va se montrer un meneur d'homme de qualité. Intelligent, réfléchis, et dénuer de sentiments lorsque la situation le demande. C'est ainsi que pour leur survie notre groupe va commettre des meurtres, et punir de mort l'un des leur qui s'est endormi pendant un tour de garde. Son manque d'attention mettra le groupe dans un danger immédiat ce qui justifie en quelque sorte l'application de cette punition.

    Dans un monde où il n'y a plus de règle à part celle de la survie, seuls les plus forts peuvent s'en sortir et ils n'ont droit à aucune erreur. le groupe après s'être constitué va partir en expédition et s'agrandir au début, pour finalement diminuer au fil des évènements. le monde est devenu dangereux. Ce n'est qu'une fois arriver au point de destination que François va tenter de recréer une société en évitant de commettre les mêmes erreurs du passé. Il va donc instaurer de nouvelles règles.

    Au fil de la lecture, on ressent bien que chaque décision de François est la bonne. On pourrait presque considérer que c'est une sorte de manuel sur la survie dans un cas similaire.

    J'ai aimé cette lecture qui me réconcilie un peu avec la littérature de science-fiction.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Well-read-kid le 07/03/2010


    Récit difficile que celui de ce livre : il commence par une description d'un monde où plus personne ne sait rien faire de ses mains, où la machine règne en maître, où l'électricité est vitale. Un monde asséché par le réchauffement climatique, où la vie de l'homme est simplifiée au maximum. Puis, tout coupe et Barjavel montre avec talent comment, peu à peu, les hommes paniquent, pillent, tuent, redeviennent des bêtes. Il explique à quel point les hommes sont démunis sans technologie, et comment les Ravages subis par la terre la pousse à la révolte. Nos héros vivent tout, le meurtre, la mort de leurs compagnons, la faim, la soif, les cadavres, les incendies, les hallucinations. Cruel récit de ce petit groupe de rescapé qui assiste, impuissant, à la mort du monde qu'ils ont toujours connus. Paris devient un immense charnier, où le choléra et le feu s'installent. L'homme, dans ses retranchements, n'a plus rien d'humain. Barjavel nous enjoint, dans ce livre, de prendre un peu plus soin de cette Terre à laquelle on prête peu d'attention au quotidien, de se méfier de la technologie, et de notre dépendance à celle-ci. Qui sait, Ravage pourrait être une histoire vraie.


    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Chiwi le 04/12/2011


    En 2052, l'humanité est technologiquement très avancée. le moindre est déplacement se fait grâce à un véhicule, la nourriture est produite par des usines. Mais un jour l'énergie qui alimentait toutes les machines au service de l'homme disparaît. L'homme se retrouve seul, il doit faire face à la loi de la jungle, il doit réapprendre à dompter la nature.


    Ravage, roman d'anticipation publié en 1943, commence avec un ton désuet. Les innovations technologiques font sourire, comme le service de lecture de livres dans les navettes sillonnant la planète où l'usager choisit un livre et un lecteur lui lira le livre ; ou les soldats aux cottes anti rayons et casques à antennes.

    Mais lorsque la civilisation chute, faute d'énergie, la description d'une humanité violente fait froid dans le dos. Il y a une description froide, sans empathie pour les personnages. On bascule alors dans un roman post-apocalyptique. Tout se déchaîne contre les personnages, ils se retrouvent dans un monde bien différent de leur monde aseptisé.

    Avec Ravage, Barjavel réalise une critique du progrès technique, qui certes est une aide pour l'homme, mais peut aussi causer sa perte. J'ai pu ressentir une influence de l'époque de l'écriture quand Barjavel envisage un retour à la terre pour ses personnages. Mais il n'hésite pas non plus à critiquer un Etat qui régit a peu près tous les aspects de la vie, ce qui n'est pas sans rappeler 1984 ou le Meilleur des mondes.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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