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ISBN : 2266154095
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 461 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De tous les coins de la terre, des garçons et des filles se mettent en marche vers Katmandou, la ville qui dresse ses deux mille temples au pied de l'Himalaya, à la frontière du Tibet. Que vont-ils y chercher ? L'illusion d'un Dieu plus proche ? La liberté de vivre comm... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par nameless, le 27 avril 2015

    nameless
    De René Barjavel, j'ai surtout apprécié “La nuit des temps” et “Le voyageur imprudent”, mais aujourd'hui, je me demande pourquoi, j'ai envie de fouiller mes souvenirs littéraires pour évoquer “Les chemins de Katmandou”. Ca sonne bien Katmandou, depuis 2 jours, sur les chaînes d'infos permanentes.

    Roman qu'il faut replacer dans son contexte : mai 68 avait fleuri, l'Ile de Wight puis Woodstock avaient drainé une génération entière, les hippies avaient libéré les corps et les esprits étriqués de l'ancien temps, et même dans le plus obscur lycée de province français, les rangées de tables bien alignées sous les estrades d'où les profs infligeaient “le programme” à leurs élèves, avaient été remplacées par des tables ordonnées en U, en carré, en rectangle, peu importe la forme géométrique pourvu que le savoir descende de son piédestal. le prof de philo se laissait tutoyer et partageait ses clopes dans la cour, et pour les grandes vacances, il n'existait pas d'autre destination que “le sud”, nébuleuse où il semblait que tout irait brusquement mieux sous un soleil méridional.

    Non, il y a avait une autre destination qui nourrissait les rêves d'évasion, d'ailleurs, de cette génération : le Népal, Katmandou, et plus spécifiquement Freak Street, qu'il n'était pas question de rallier en avion. Il fallait impérativement faire le trajet en 2 CV, bien en baver en route, mais aussi faire de belles rencontres. A la limite, mais vraiment à la limite, une 4 l'pouvait servir de substitut. L'auto-stop était réservé aux têtes brûlées, et il y en a eu.

    Dans ce roman qui a marqué ces gosses qui ont eu une vingtaine d'années à l'aube des années 70, Jane et Olivier s'acheminent vers leur paradis et leur enfer, à Katmandou. Je ne porte de jugement ni sur la romance ni sur son sens, l'usage des substances psycho-actives de quelque nature qu'elles soient, ne m'a jamais amusée ni même fait sourire. Simplement, depuis 2 jours, je découvre que cette destination attire toujours autant. Les paradis naturels de l'Himalaya ont remplacé les paradis artificiels, on devrait s'en réjouir, mais pourtant : Ils s'avèrent tout autant mortels.
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    • Livres 4.00/5
    Par Jahro, le 26 avril 2013

    Jahro
    Une fois n'est pas coutume, Barjavel délaisse un temps le fantastique pour s'aventurer sur les traces du réel – même si ce réel est instable et ses traces teintées de psychotropes.
    Nous sommes à l'aube des 70's ; années troubles marquées par le soulèvement étudiant, la libération individuelle et l'avènement de la drogue pour tous. Et aussi par une certaine fuite des cerveaux occidentaux – du moins ce qu'il en reste – vers la grande Katmandou.
    Katmandou, lieu protéiforme peuplé de moines et de dévots, de pauvres qui rient et de riches qui gémissent, de quotidiens frugaux brusquement confrontés à une caste inconsciente et vorace venue d'ailleurs. Katmandou, but unique pour des odyssées diverses, celle-ci coloniale, celle-là new-age, parfois simple escale fortuite où laver les excès d'un quart-de-vie trop raide.
    Elevés dans le détachement et la joie bouddhistes, les locaux s'adaptent. Aux hippies absorbés dans la contemplation des bronzes et des fleurs, ils fourguent leur opium et leur haschisch. Aux aristo chasseurs du dimanche, ils offrent leurs vallées et leurs fauves ; aux mécènes restés à l'ouest, ils ferment l'oeil sur le saccage des temples.
    Ici le héros est une ville, un aimant, une impasse. Un phare maudit où s'entassent les idéaux vides et les piétés de carnaval. On retrouve bien l'éternelle love-story de rigueur chez l'auteur ; mais cette fois elle s'efface au profit d'une étude plus vaste où se mêlent destins croisés, choc des cultures et pensées amères. Ils ont tous fui leur vie mais sont tous restés les mêmes. le cupide fait fortune, l'immature reste enfant et le hippie s'égare.
    Difficile d'en vouloir à l'écrivain s'il a, tandis que prend fin Mai 68 et que la soixantaine s'ouvre à lui, choisi de surfer sur une vague sociétale amenée à durer dans les mémoires. Et de réduire son livre à quelques grammes de sagesse dans un roman de gare. Scénariste passager, Barjavel a la science du conteur, comme un pendant de Spielberg pour la littérature francophone. Ses chemins sont d'ailleurs tirés d'un film source – sur lequel certes je confesse quelques doutes.
    Mais la version papier tient la route. Bien plus que ne le suggère sa couverture enfumée. Et bien plus que nombre d'ouvrages du même acabit. Mais puisque manifestement les avis divergent…

    3,5/5
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    • Livres 3.00/5
    Par lyoko, le 03 janvier 2015

    lyoko
    Un histoire qui débute en plein mai 68... et qui va mener Olivier a la recherche de son père a Katmandou.. Olivier y fera des rencontres et y découvrira l'amour. Un amour difficile au temps des hippies et des psychotropes.. et ou chacun rencontrera son destin.
    J'ai trouvé que Barjavel s'éparpillait beaucoup au début du livre, au point qu'à un moment je ne savais plus sur quel pied danser. Pour finir par se recentré et apporter enfin une suite logique a son histoire.
    Néanmoins ce livre m'a beucoup moins séduite que les autres oeuvres de Barjavel... ce qui ne m'empèchera pas de continuer à le lire
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    • Livres 3.00/5
    Par EosMayonnaise, le 20 février 2013

    EosMayonnaise
    Bon, je me doutais depuis le début que celui-ci n'allait pas autant me passionner que mes précédentes découvertes. Katmandou, les hippies, tout ça, pas trop ma tasse de thé. Mais c'est Barjavel et il m'a bluffée depuis que je l'ai découvert donc je m'y suis plongé.
    J'avoue, je suis remontée à la surface pendant quelques semaines. J'ai lu 200 pages d'une traite, puis une pause de deux à trois semaines, avant de me forcer et de finir les cent dernières pages en deux jours.
    Arrivée à la fin, j'ai failli remettre une quatrième étoile mais sur la longueur du livre, en restant objective, je n'en mets que trois parce que je l'ai trouvé beaucoup moins captivant que les autres.
    La fin m'a remise en joie (et oui, j'adore tout ce qui se finit mal, donc le suicide de Jane m'a absolument ravie).
    Une bonne lecture au final, je ne regrette pas de ne pas l'avoir abandonné, mais je préfère de loin Barjavel dans la science-fiction.
    Petit bémol au niveau de toute son oeuvre qui me rebute toujours un peu et qui trouve encore plus sa place dans ce monde-ci: il y a vraiment trop de sexe.
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    • Livres 4.00/5
    Par lolie77, le 29 janvier 2013

    lolie77
    C'est l'histoire de jeunes gens allant pour diverses raisons vers Katmandou en pleine période hippie. Deux personnages sont au centre de l'histoire, Jane et Olivier. Ils se dirigent vers cette ville pour trouver la paix et l'amour, et aussi pour guérir des blessures plus profondes ancrées en eux depuis toujours.
    Ce livre est bouleversant tant les histoires sont tragiques. Il nous montre une réalité glaçante d'une époque qu'on oublie parfois. Les histoires que le lecteur est amené à connaitre sont une parfaite image d'une époque. Les bouleversements de société, les jeunes perdus face aux générations plus anciennes. Cette mauvaise communication et cette incompréhension de l'évolution trop rapide de cette génération de Mai 1968 ou des hippies.
    Tous ces thèmes sont abordées avec comme filigrane la poursuite d'un idéal à Katmandou et la drogue omniprésente donnant des destins tragiques à certains personnages.
    Non vraiment ce récit est superbe.
    J'ai été prise au piège par cette histoire. Au départ, j'ai eu du mal à comprendre la trame, l'envergure que l'auteur voulait prendre. Mais au fil des mots, je me suis laissée emportée dans ce voyage initiatique.
    René Barjavel a une très belle plume, ce n'est pas pour rien qu'il est si connu.
    En phrase finale, je pense que c'est un livre qu'il faut lire, pour prendre conscience d'une époque, des conséquences de la drogue, et qu'on ne sort pas indemne de cette lecture.

    Lien : http://echappeesculturelles.blogspot.com
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Citations et extraits

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  • Par Pau, le 08 décembre 2010

    Mais le démon habitait la poitrine d'Olivier. Était-ce cela l'amour ?
    Cette fille, qu'il avait à peine connue, tenue dans ses bras une seule nuit, lui avait tout à coup, après son entrevue avec son père, semblé constituer la réponse à toutes ses questions, la solution à tous ses problèmes. Il avait marché vers elle pendant des jours et des jours, se souvenant de ses grands yeux qui le regardaient sans l'ombre d'un mensonge, de son sourire clair, de ses paroles et surtout de la plénitude, du calme qu'il éprouvait quand il était auprès d'elle, même sans parler, même sans la regarder. Elle était assise dans l'herbe, près de lui, ou à quelques pas, et autour de lui et en lui tout était bien, en équilibre, et en paix.
    À mesure qu'il marchait vers Katmandou, sa joie et son impatience augmentaient. Il avait descendu la dernière montagne en courant, comme on dévale vers une source, un lac, une cascade, pour s'y jeter en riant, la boire, la brasser, s'y noyer de vie.
    Il n'avait trouvé que la poussière.
    Heure après heure, pendant qu'il cherchait en vain, il avait eu la révélation progressive de l'abîme d'absence qui s'était creusé en lui et autour de lui depuis la minute où il s'était séparé de Jane, presque légèrement, sans y attacher d'importance. Sa hâte à quitter son père, sa course vers Katmandou, c'était le besoin de redevenir vivant en la retrouvant, de combler ce vide insupportable, dont il n'avait pas eu conscience tant qu'il marchait sur le chemin dont il savait, si long qu'il fût, qu'il le conduisait vers elle.
    Au bout du chemin, il n'y avait personne.
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  • Par vichenze, le 07 mars 2013

    Tous les murs de la maison étaient courbes et irréguliers, comme les abris naturels des bêtes : nids, gîtes ou cavernes. Quand on y pénétrait pour la première fois, on s'étonnait de s'y trouver si extraordinairement bien, et on comprenait alors ce qu'il y a d'artificiel et de monstrueux dans la ligne droite, qui fait des maisons des hommes des machines à blesser. Pour dormir, pour se reposer, pour aimer, pour être heureux, l'homme a besoin de se blottir. Il ne peut pas se blottir dans un coin ou contre un plan vertical. Il lui faut un creux. Même s'il le trouve au fond d'un lit ou d'un fauteuil, son regard rebondit comme une balle d'une surface plane à une autre, s'écorche à tous les angles, se coupe aux arêtes, ne se repose jamais. Leurs maisons condamnent les hommes à rester tendus, hostiles, à s'agiter, à sortir. Ils ne peuvent en aucun lieu, en aucun temps, faire leur trou pour y être en paix.
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  • Par gill, le 03 octobre 2012

    L'aventure que nous raconte Barjavel dans ce nouveau roman est peut-être encore plus extraordinaire que celle de "la nuit des temps", car elle se passe parmi nous, et nous concerne tous.
    C'est l'histoire de quelques garçons et quelques filles, et parmi eux, d'un couple, Olivier et Jane, en marche vers l'impossible...
    (extrait de la quatrième de couverture de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1972)
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  • Par MurielT, le 12 avril 2015

    En marchant avec une peine de plus en plus frange, de toute sa volonté et de tous ses muscles, dans l'épaisseur de la pluie qui emplissait l'espace entre le ciel et la terre, il se demandait s'il allait trouver au bout de la piste noyée, sur la colline qui émergeait encore, où quelques êtres vivants luttaient pour continuer de vivre, la réponse à la question qu'il avait posée à son père :
    - A quoi on sert ?....
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  • Par Melisende, le 18 décembre 2010

    Ceux qui se rendront à Katmandou ne reconnaîtront pas ce qui est écrit dans ce livre.
    Ceux qui suivront les chemins qui y mènent ne reconnaîtront pas les chemins de ce livre.
    Chacun suit son chemin, qui n'est pareil à aucun autre, et personne n'aboutit au même lieu, dans la vie ni dans la mort.
    Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la réalité, mais à s'approcher de la vérité.
    Celle de Jane, et celle d'Olivier, dont il raconte l'histoire.
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