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ISBN : 2266154095
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 344 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De tous les coins de la terre, des garçons et des filles se mettent en marche vers Katmandou, la ville qui dresse ses deux mille temples au pied de l'Himalaya, à la frontière du Tibet. Que vont-ils y chercher ? L'illusion d'un Dieu plus proche ? La liberté de vivre comm... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Jahro, le 26 avril 2013

    Jahro
    Une fois n'est pas coutume, Barjavel délaisse un temps le fantastique pour s'aventurer sur les traces du réel – même si ce réel est instable et ses traces teintées de psychotropes.
    Nous sommes à l'aube des 70's. Années troubles marquées par le soulèvement étudiant, la libération individuelle et l'avènement de la drogue pour tous. L'auteur s'attarde sur la fuite des cerveaux occidentaux – du moins ce qu'il en reste – vers la grande Katmandou.
    Katmandou, lieu protéiforme peuplé de moines et de dévots, de pauvres qui rient et de riches qui gémissent, de quotidiens frugaux brusquement confrontés à une caste inconsciente et vorace venue d'ailleurs. Katmandou, but unique pour des odyssées diverses, celle-ci coloniale, celle-là new-age, parfois simple escale fortuite où laver les excès d'un quart-de-vie trop raide.
    Elevés dans le détachement et la joie bouddhistes, les locaux s'adaptent. Aux hippies absorbés dans la contemplation des bronzes et des fleurs, ils fourguent leur opium, leur haschisch. Aux aristo chasseurs du dimanche, ils offrent leur jungle et leurs fauves ; aux mécènes restés à l'ouest, ils ferment l'œil sur le saccage des temples.
    Ici le héros est une ville, un aimant, une impasse. Un phare maudit où s'entassent les idéaux vides et les piétés de carnaval. On retrouve bien l'éternelle love-story de rigueur chez Barjavel ; mais cette fois elle s'efface au profit d'une étude plus vaste où se mêlent destins croisés, choc des cultures et pensées amères. Ils ont tous fui leur vie mais sont tous restés les mêmes. le cupide fait fortune, l'immature reste enfant et le hippie s'égare.
    Difficile d'en vouloir à l'écrivain s'il a, tandis que prend fin Mai 68 et que la soixantaine s'ouvre à lui, choisi de surfer sur une vague sociétale amenée à durer dans les mémoires. Et de réduire son livre à quelques grammes de sagesse dans un roman de gare. Scénariste passager, Barjavel a la science du conteur, tel un pendant de Spielberg pour la littérature francophone. Ses chemins sont d'ailleurs tirés d'un film source – sur lequel certes je confesse quelques doutes.
    Mais la version papier tient la route. Bien plus que ne le suggère sa couverture enfumée. Et bien plus que nombre d'ouvrages du même acabit. Mais puisque manifestement les avis divergent…

    3,5/5
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    • Livres 3.00/5
    Par EosMayonnaise, le 20 février 2013

    EosMayonnaise
    Bon, je me doutais depuis le début que celui-ci n'allait pas autant me passionner que mes précédentes découvertes. Katmandou, les hippies, tout ça, pas trop ma tasse de thé. Mais c'est Barjavel et il m'a bluffé depuis que je l'ai découvert donc je m'y suis plongée.
    J'avoue, je suis remontée à la surface pendant quelques semaines. J'ai lu 200 pages d'une traite, puis une pause de deux à trois semaines, avant de me forcer et de finir les cent dernières pages en deux jours.
    Arrivée à la fin, j'ai failli remettre une quatrième étoile mais sur la longueur du livre, en restant objective, je n'en mets que trois parce que je l'ai trouvé beaucoup moins captivant que les autres.
    La fin m'a remise en joie (et oui, j'adore tout ce qui se finit mal, donc le suicide de Jane m'a absolument ravie).
    Une bonne lecture au final, je ne regrette pas de ne pas l'avoir abandonné, mais je préfère de loin Barjavel dans la science-fiction.
    Petit bémol au niveau de toute son oeuvre qui me rebute toujours un peu et qui trouve encore plus sa place dans ce monde-ci: il y a vraiment trop de sexe.
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    • Livres 4.00/5
    Par lolie77, le 29 janvier 2013

    lolie77
    C'est l'histoire de jeunes gens allant pour diverses raisons vers Katmandou en pleine période hippie. Deux personnages sont au centre de l'histoire, Jane et Olivier. Ils se dirigent vers cette ville pour trouver la paix et l'amour, et aussi pour guérir des blessures plus profondes ancrées en eux depuis toujours.
    Ce livre est bouleversant tant les histoires sont tragiques. Il nous montre une réalité glaçante d'une époque qu'on oublie parfois. Les histoires que le lecteur est amené à connaitre sont une parfaite image d'une époque. Les bouleversements de société, les jeunes perdus face aux générations plus anciennes. Cette mauvaise communication et cette incompréhension de l'évolution trop rapide de cette génération de Mai 1968 ou des hippies.
    Tous ces thèmes sont abordées avec comme filigrane la poursuite d'un idéal à Katmandou et la drogue omniprésente donnant des destins tragiques à certains personnages.
    Non vraiment ce récit est superbe.
    J'ai été prise au piège par cette histoire. Au départ, j'ai eu du mal à comprendre la trame, l'envergure que l'auteur voulait prendre. Mais au fil des mots, je me suis laissée emportée dans ce voyage initiatique.
    René Barjavel a une très belle plume, ce n'est pas pour rien qu'il est si connu.
    En phrase finale, je pense que c'est un livre qu'il faut lire, pour prendre conscience d'une époque, des conséquences de la drogue, et qu'on ne sort pas indemne de cette lecture.

    Lien : http://echappeesculturelles.blogspot.com
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    • Livres 1.00/5
    Par raton-liseur, le 26 février 2011

    raton-liseur
    Un livre publié début 1969, peut-être un peu trop vite et à chaud après le mois de mai de l'année précédent. Ce livre sent un peu trop la frilosité bourgeoise et conservatrice (sans vouloir blesser qui que ce soit par ces termes, et je précise que je ne suis ni anarchiste ni révolutionnaire !). Les personnages n'ont guère de substance ou de crédibilité et il y a bien peu d'analyse du phénomène « flower power » des années 60 et de ses excès.
    Cet auteur a fait mieux et certains de ses livres de science-fiction ont des messages bien plus intéressants (que l'on soit d'accord ou non avec la polygamie prônée dans Ravage, mais c'est un autre sujet !)
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 12 octobre 2013

    bilodoh
    Les romans qui parlent de voyage sont souvent une invitation à prendre aussi la route. Ce n’est pas le cas avec « Les chemins de Katmandou » qui semble écrit pour inciter les jeunes des années 70 à ne pas faire le voyage.
    L’histoire touchante témoigne des tourments sociaux de son époque : mai 68, drogue, mouvement hippy. Elle présente le destin tragique de jeunes en rupture avec leur milieu, dont on pourrait dire qu’ils expieront les fautes de leurs parents à l’autre bout du monde.
    (Une remarque personnelle : je suis souvent agacée quand un excellent auteur utilise une formule à répétition. Dans ce cas, Barjavel utilise de « couleur cigare ». C’est une expression colorée, mais quand elle est répétée plusieurs fois dans un bouquin, elle devient aussi grise que « brun »)
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Citations et extraits

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  • Par Pau, le 08 décembre 2010

    Mais le démon habitait la poitrine d'Olivier. Était-ce cela l'amour ?
    Cette fille, qu'il avait à peine connue, tenue dans ses bras une seule nuit, lui avait tout à coup, après son entrevue avec son père, semblé constituer la réponse à toutes ses questions, la solution à tous ses problèmes. Il avait marché vers elle pendant des jours et des jours, se souvenant de ses grands yeux qui le regardaient sans l'ombre d'un mensonge, de son sourire clair, de ses paroles et surtout de la plénitude, du calme qu'il éprouvait quand il était auprès d'elle, même sans parler, même sans la regarder. Elle était assise dans l'herbe, près de lui, ou à quelques pas, et autour de lui et en lui tout était bien, en équilibre, et en paix.
    À mesure qu'il marchait vers Katmandou, sa joie et son impatience augmentaient. Il avait descendu la dernière montagne en courant, comme on dévale vers une source, un lac, une cascade, pour s'y jeter en riant, la boire, la brasser, s'y noyer de vie.
    Il n'avait trouvé que la poussière.
    Heure après heure, pendant qu'il cherchait en vain, il avait eu la révélation progressive de l'abîme d'absence qui s'était creusé en lui et autour de lui depuis la minute où il s'était séparé de Jane, presque légèrement, sans y attacher d'importance. Sa hâte à quitter son père, sa course vers Katmandou, c'était le besoin de redevenir vivant en la retrouvant, de combler ce vide insupportable, dont il n'avait pas eu conscience tant qu'il marchait sur le chemin dont il savait, si long qu'il fût, qu'il le conduisait vers elle.
    Au bout du chemin, il n'y avait personne.
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  • Par gill, le 03 octobre 2012

    L'aventure que nous raconte Barjavel dans ce nouveau roman est peut-être encore plus extraordinaire que celle de "la nuit des temps", car elle se passe parmi nous, et nous concerne tous.
    C'est l'histoire de quelques garçons et quelques filles, et parmi eux, d'un couple, Olivier et Jane, en marche vers l'impossible...
    (extrait de la quatrième de couverture de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1972)
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  • Par vichenze, le 07 mars 2013

    Tous les murs de la maison étaient courbes et irréguliers, comme les abris naturels des bêtes : nids, gîtes ou cavernes. Quand on y pénétrait pour la première fois, on s'étonnait de s'y trouver si extraordinairement bien, et on comprenait alors ce qu'il y a d'artificiel et de monstrueux dans la ligne droite, qui fait des maisons des hommes des machines à blesser. Pour dormir, pour se reposer, pour aimer, pour être heureux, l'homme a besoin de se blottir. Il ne peut pas se blottir dans un coin ou contre un plan vertical. Il lui faut un creux. Même s'il le trouve au fond d'un lit ou d'un fauteuil, son regard rebondit comme une balle d'une surface plane à une autre, s'écorche à tous les angles, se coupe aux arêtes, ne se repose jamais. Leurs maisons condamnent les hommes à rester tendus, hostiles, à s'agiter, à sortir. Ils ne peuvent en aucun lieu, en aucun temps, faire leur trou pour y être en paix.
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  • Par Melisende, le 18 décembre 2010

    Ceux qui se rendront à Katmandou ne reconnaîtront pas ce qui est écrit dans ce livre.
    Ceux qui suivront les chemins qui y mènent ne reconnaîtront pas les chemins de ce livre.
    Chacun suit son chemin, qui n'est pareil à aucun autre, et personne n'aboutit au même lieu, dans la vie ni dans la mort.
    Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la réalité, mais à s'approcher de la vérité.
    Celle de Jane, et celle d'Olivier, dont il raconte l'histoire.
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  • Par LydiaB, le 03 décembre 2010

    Elle était sortie de la maison en courant, se mordant les lèvres pour ne pas hurler, s'était jetée dans sa voiture, avait bousculé le pare-chocs de la voiture avant, de la voiture arrière, avait grincé contre un autobus couleur de sang voilé, s'était enfoncée dans le fleuve du brouillard gris. Depuis des heures, des jours peut-être, depuis quand ? Il n'y avait plus de jour, il n'y avait plus de temps, elle roulait, s'arrêtait, repartait, accrochée par les yeux au halo des feux de la voiture qui la précédait lentement, qui s'arrêtait, qui repartait, au fond du fleuve mort qui noyait la ville.
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Panorama international de la science fiction
Emission consacrée à la place de la littérature de science fiction au niveau international avec une pièce radiophonique de Frédéric CHRISTIAN "L'ambassadeur de Xonoï (avec une voix synthétique dans le rôle de l'extraterrestre) (48'00) - René BARJAVEL, Pierre STRINATI, John BRUNNER, Eremei PARNOV (en russe, traduction simultanée), Forrest J. ACKERMAN, James BLISH, Paul ANDERSON (en...








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