ISBN : 2266154095
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 139 notes) Ajouter à mes livres
De tous les coins de la terre, des garçons et des filles se mettent en marche vers Katmandou, la ville qui dresse ses deux mille temples au pied de l'Himalaya, à la frontière du Tibet. Que vont-ils y chercher ? L'illusion d'un Dieu plus proche ? La liberté de vivre comm... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par raton-liseur, le 26 février 2011

    raton-liseur
    Un livre publié début 1969, peut-être un peu trop vite et à chaud après le mois de mai de l'année précédent. Ce livre sent un peu trop la frilosité bourgeoise et conservatrice (sans vouloir blesser qui que ce soit par ces termes, et je précise que je ne suis ni anarchiste ni révolutionnaire !). Les personnages n'ont guère de substance ou de crédibilité et il y a bien peu d'analyse du phénomène « flower power » des années 60 et de ses excès.
    Cet auteur a fait mieux et certains de ses livres de science-fiction ont des messages bien plus intéressants (que l'on soit d'accord ou non avec la polygamie prônée dans Ravage, mais c'est un autre sujet !)
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    • Livres 3.00/5
    Par spleen, le 04 juin 2011

    spleen
    Il ne faut pas toujours relire des livres que l'on avait beaucoup aimé de nombreuses années auparavant, je n'ai pas retrouvé le goût de l'aventure sur les chemins du Népal ni l'atmosphère envoûtante des ruelles de Katmandou même quand on les parcoure des lustres après l'époque hippie.
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    • Livres 1.00/5
    Par Scriba, le 12 juillet 2011

    Scriba
    Lecture qui laisse un goût amer sur la nature humaine et sur le Népal.
    Plusieurs jeunes convergent vers Katmandou, paradis sur terre croient-ils, pour diverses raisons, voire très opposées. On suit notamment Olivier, qui voulait changer le monde et qui se retrouve englué dans la réalité la plus sordide et qui finira avec cette question existentielle : À quoi on sert ?!
    Beaucoup de violence, de sexe, de drogue pour nous expliquer que la vie est horrible (?)
    Présence aussi des hippies, complètement drogués et inconscients (l'action se passe entre 1968 et 1969), couchés sur des paillassons, ou dans les rues très sales de Katmandou.
    En fait, on ne s'attache à aucun des personnages...
    Barjavel a écrit des choses plus intéressantes ! Livre dont on peut se passer, donc.
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    • Livres 1.00/5
    Par Pumpkin, le 30 novembre 2010

    Pumpkin
    Dans les boutiques pour touristes de Kathmandu et Benares, on croise sans cesse ce livre dont le titre fait rever les voyageurs en herbe; "chouette, les voyages, le drame de la drogue, les hippies et l'amour libre!"
    Il est étrange qu'au milieu des dizaines de romans qui abordent les mêmes themes, ce soit celui ci qui attire le plus l'attention; on ne retient après l'avoir lu qu'un grand vide, on ne goute ni l'Inde, ni le Népal, qui ne donnent l'impression que de servir de décor (palichon) à une fable moralisatrice (et palichonne) qui pourrait se passer n'importe ou...
    Très grosse déception .
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 21 novembre 2010

    LiliGalipette
    Roman de René Barjavel, tiré du film éponyme d'André Cayatte de 1969.
    Jane et Olivier vont à Katmandou, au Népal. Ils prennent chacun des chemins différents pour des raisons différentes. Dans un mélange de drogue, d'alcool et de sexe, ils cherchent un dieu ou Dieu, qui sait? Ils vont se perdre sur les chemins de l'inconnu et avancer vers le néant.
    L'ascension vers Katmandou est semée d'embûches et s'éloigne des chemins de félicité espérés par les jeunes qui entreprennent la route. Brutalement exposés aux dangers et aux compromis, les jeunes gens perdent l'âme qu'ils croyaient trouver au bout de la route.
    Le livre évoque le film, avec des allusions au tournage faites sur le ton d'une voix off. En plein mouvement hippie, le récit dénonce les paradis mensongers et les échappées vaines de jeunes gens en quête de sens.
    J'avais lu ce livre en pleine adolescence et il m'avait efficacement prévenue contre la drogue et les automobilistes qui prennent des auto-stoppeurs... L'avoir relu n'a pas atténué la puissance du récit et la violence de certains passages. Pour moi qui ai lu tout Barjavel au lycée, je considère ce livre comme une exception heureuse dans l'oeuvre de l'auteur, une tentative d'écriture hors des sentiers battus et rebattus par Barjavel.
    Il ne manque plus que la découverte du film pour remonter aux sources du texte.

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/11/21/19660211.html
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Citations et extraits

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  • Par Pau, le 08 décembre 2010

    Mais le démon habitait la poitrine d'Olivier. Était-ce cela l'amour ?
    Cette fille, qu'il avait à peine connue, tenue dans ses bras une seule nuit, lui avait tout à coup, après son entrevue avec son père, semblé constituer la réponse à toutes ses questions, la solution à tous ses problèmes. Il avait marché vers elle pendant des jours et des jours, se souvenant de ses grands yeux qui le regardaient sans l'ombre d'un mensonge, de son sourire clair, de ses paroles et surtout de la plénitude, du calme qu'il éprouvait quand il était auprès d'elle, même sans parler, même sans la regarder. Elle était assise dans l'herbe, près de lui, ou à quelques pas, et autour de lui et en lui tout était bien, en équilibre, et en paix.
    À mesure qu'il marchait vers Katmandou, sa joie et son impatience augmentaient. Il avait descendu la dernière montagne en courant, comme on dévale vers une source, un lac, une cascade, pour s'y jeter en riant, la boire, la brasser, s'y noyer de vie.
    Il n'avait trouvé que la poussière.
    Heure après heure, pendant qu'il cherchait en vain, il avait eu la révélation progressive de l'abîme d'absence qui s'était creusé en lui et autour de lui depuis la minute où il s'était séparé de Jane, presque légèrement, sans y attacher d'importance. Sa hâte à quitter son père, sa course vers Katmandou, c'était le besoin de redevenir vivant en la retrouvant, de combler ce vide insupportable, dont il n'avait pas eu conscience tant qu'il marchait sur le chemin dont il savait, si long qu'il fût, qu'il le conduisait vers elle.
    Au bout du chemin, il n'y avait personne.
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  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    Elle était sortie de la maison en courant, se mordant les lèvres pour ne pas hurler, s'était jetée dans sa voiture, avait bousculé le pare-chocs de la voiture avant, de la voiture arrière, avait grincé contre un autobus couleur de sang voilé, s'était enfoncée dans le fleuve du brouillard gris. Depuis des heures, des jours peut-être, depuis quand ? Il n'y avait plus de jour, il n'y avait plus de temps, elle roulait, s'arrêtait, repartait, accrochée par les yeux au halo des feux de la voiture qui la précédait lentement, qui s'arrêtait, qui repartait, au fond du fleuve mort qui noyait la ville.
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  • Par Melisende, le 18 décembre 2010

    Ceux qui se rendront à Katmandou ne reconnaîtront pas ce qui est écrit dans ce livre.
    Ceux qui suivront les chemins qui y mènent ne reconnaîtront pas les chemins de ce livre.
    Chacun suit son chemin, qui n'est pareil à aucun autre, et personne n'aboutit au même lieu, dans la vie ni dans la mort.
    Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la réalité, mais à s'approcher de la vérité.
    Celle de Jane, et celle d'Olivier, dont il raconte l'histoire.
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  • Par lecassin, le 31 octobre 2011

    Dieu était partout, et les «voyageurs» venus le chercher de si loin ne le trouvaient nulle part, parce qu'ils oubliaient de le chercher en eux-mêmes.
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